A. — LE SYSTÈME PROFOND
Les images pathologiques recherchées par veinographie sont de deux ordres :
19 Les images de thrombose profonde.
Survenant de nombreuses années après la phlébite aiguë,
elles entrent dans le cadre des affections que nous avons
groupées plus haut sous le titre de maladie post-phlébitique. La sclérose péri-veineuse a modifié les images de thrombose.
Dans les cas où existe une oblitération des veines profondes, le défect est souvent beaucoup plus étendu que la thrombose elle-même.
Il faut également éviter les écueils dus à la présence de fausses images extrêmement fréquentes venant soit d’une injection dans les veines superficielles, soit d’un spasme veineux.
20 Les images de.reperméabilisalion.
Quelquefois on ne voit pas à leur niveau d'images valvulaires.
B. — LES VEINES COMMUNICANTES (fig. 12).
Lorsque la phlébographie est effectuée uniquement sur le système profond, la visibilité des communicantes est toujours pathologique. Normalement, en effet, ces veines, valvulées, ne permettent le passage du sang que de la superficie vers la profondeur.
Au niveau de la jambe, ces communicantes sont nombreuses, et leur multiplicité interdit toute systématisation ainsi que tout abord chirurgical. A la lecture des clichés, il suffit de savoir que l'injection du système superficiel signe leur insuffisance
(fig. 13).