‹ Tel qu'en songeChapitre 13 sur 15 · LA DEMEURE · texte numérisé non relu

LA DEMEURE

D'avoir erré

Parmi tout ce tumulte à toute cette honte Et j'ai lavé le sang tenace à ma main prom Agenouillé plus bas de toute ma hauteur, A l'eau du fleuve pur et purificateur Et j'ai jeté mon glaive à l'onde qui passait Ainsi que s'en allait cette âme qui ne sait Plus rien de toute sa rolère misérable.

Le fleuve maintenant s'est perdu dans les i Et les chemins pourmoi n'ont plus de but ^

O Demeure

Tu sais mon âme faible et tous ses mauvais songes Et les pas qui vers moi proviennent de la Nuit Et qu'une autre survient sitôt qu'une autre fuit

Hélas! garde ma paix des Passantes de l'ombre.

Elle vint aussi vers le soir

Avec le visage doux et pâle de l'Espoir!

Elle m'a dit le songe doux des lents Etés, Le rêve d'être deux parmi toute la vie,

Il8 TEL qu'en songe

La joie autre que toute joie et qui sourie.

Les caresses simples comme des chastetés

Et l'aube toujours blanche et le ciel toujours clair.

Elle m'a dit le songe étrange de l'amour,

La torpeur oublieuse et le réveil amer

Du sommeil dormi parmi la chevelure,

Le visage méchant parmi la chevelure

Et la Luxure

Bestiale et fauve

Nouant avec un rire et nue un lacs de roses

Au cou du Sphinx qui veille au chevet de l'Amour.

C'était le soir

Des larmes ruisselèrent sur le visage de l'Espoir.

A la coupe tendue à mon désir avide

J'ai bu l'ivresse ardente où s'empourpra mon songe ;

C'était comme un pays misérable et splendide,

Les cygnes d'Amathonle et les roses de Gnide,

Des bois où le vent berce aux cyprès des colombes,

Et des faces mirant leurs délices en pleurs

A des lacs pâles parmi de hautes fleurs

Sous des ciels corrodés d'un couchant qui s'oxyde.

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