I. Il iui «et impoMible d'être celui qui peut ne plut être
'ANALECT'A
non compensé. Manque de ressorts ou leur altération.
Ajouter à cela l'adaptation artificielle — développement de la conscience et de l'intelligence.
Quelle étrange conséquence. La recherche de l'émotion, la fabrication de l'émotion ; chercher à faire perdre la tête, à troubler, à renverser...
Et encore : pourquoi y a-t-il des émotions physiologiques (sans quoi la nature se perdrait) ? Nécessité de perdre l'esprit, ou de voir partialement ou de former un monde fantastique, — sans quoi le monde finirait ! — Amour.
Les fonctions finies conscientes contre la vie.
La non-adaptation finale....
XLiy
spécialité du mot.
Ce que je me dis, — ce que je me crie, — je ne veux point qu'un autre me le dise. — Je soufïre, je m'évanouis s'il me dit cette même pensée...
Pourquoi, comment cette asymétrie, et cette différence de traitement ? Pourquoi souffrir de moi ce qui passe mes forces s'il vient de tes lèvres ?
Et pourquoi je supporte le cri de la craie contre la vitre, si c'est moi qui la presse sur le verre, — (et même je ris de ta grimace), — et pourquoi le même grincement m'est odieux s'il vient de ton acte ?
Pourquoi l'on ne peut se chatouiller soi-même et se rendre fou de ses chatouilles ?
On pourrait donner à ceci une réponse facile en disant que l'efïet est dans la surprise et que l'on ne peut se surprendre soi-même volontairement. Mieux vaut laisser la question sans réponse.