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APPAREIL A SIGNAUX DB M. BREGUET

électro-aimants, les roues d'échappement du récepteur de Tappareil à signaux décrivent un huitième de circonférence, et les aiguilles se déplacent d'un angle de /t5 degrés, comme les manivelles des manipulateurs correspondants. — Deux tiges métalliques t, f, placées à la partie inférieure du récepteur (fig. 56), prennent le nom de pédales, et permettent de mettre les aiguilles en mouvement sans l'intermédiaire des électro-aimants. Elles servent à corriger les erreurs qui peuvent survenir pendant la transmission.

Flg. 67.

La figure 56 montre les communications de la pile et de la ligne avec les manipulateurs, et des manipulateurs eux-mêmes avec les électro-aimants du récepteur. — La ligne a deux fils L, L', qui viennent se fixer aux faces latérales externes des socles des manipulateurs de gauche et de droite. Par le fil P, le pôle positif de la pile communique à la fois avec les pièces métalliques isolées externes, fixées sur les faces antérieures des socles des manipulateurs. Par les pièces métalliques isolées internes, fixées sur ces mêmes socles, le manipulateur de droite communique avec Félectro-aimant du mouvement d'horlogerie de l'aiguille droite, et le manipulateur de gauche avec l'électro-

iO.

il II APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES.

aimant du mouvement d'horlogerie de TaiguiUe gauche. A la partie postérieure de la boîte du récepteur, on voit deux fils qui se réunissent et qui font communiquer les bobines des deux électro-aimants avec la terre.

Il est facile de voir que Ton peut mettre en action, soit Tun des manipulateurs seulement, soit les deux à la fois, et par conséquent émettre le courant, soit par Tun des deux fils de ligne L, L', soit par les deux à la fois. De même le courant peut arriver au récepteur, soit par Tun des fils de la ligne seulement, soit par les deux à la fois : dans le premier cas, une seule aiguille est mise en mouvement pendant que l'autre reste au repos ; dans le second cas, les deux aiguilles tournent ensemble.

Les aiguilles étant indépendantes Tune de Tautre, et chacune d'elles pouvant prendre huit positions distinctes, il est évident que le récepteur permet de reproduire soixante-quatre signaux différents. Il y a évidemment là de quoi satisfaire largement à toutes les exigences de la correspondance télégraphique la plus complète. Ajoutons que les positions successives des aiguilles, étant séparées par des angles de 1x5 degrés, ne sauraient, en aucun cas, être confondues; cette circonstance rend la lecture facile en donnant une grande netteté aux indications télégraphiques, et contribue puissamment à la sûreté de la correspondance. Avec cet appareil, la transmission se fait avec une très grande rapidité ; habituellement la correspondance est entretenue à raison de cent vingt lettres par minute, mais des employés très exercés peuvent expédier jusqu'à deux cent quarante signaux dans le même temps.

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