APPAREILS DE M. REGNAULT
projections des deux boutons poussoirs dont nous avons déjà parlé.
Le bouton poussoir D agit sur ces trois ressorts au moyen d'un peigne isolant d'ivoire ; quand ce bouton est pressé, V. butte contre le contact a\ V contre le contact a^\ et le ressort V*' est isolé par son extrémité libre. Au moment où le bouton poussoir D est abandonné à lui-même, les ressorts reprennent spontanément leur position de repos indiquée dans la figure.
Sur le socle du manipulateur sont fixées quatre bornes L, T, C, Z. La borne L donne attache au fil de ligne, et la borne T au fil de terre ; la borne C communique avec le pôle positif et la borne Z avec le pôle négatif de la pile.
Le récepteur se compose essentiellement de deux électro-aimants horizontaux e, e', mobiles sur leurs pivots, et dont le jeu est le même que celui de Télectro-aimant palette du télégraphe à renversement des courants (p. 139, fig. 42).
L'électro-aimant e est destiné à faire marcher V aiguille indicateur «. Son barreau de fer doux se termine par deux armatures platas et verticales de fer doux, qui viennent se ' placer entre les pôles de noms contraires de deux aimants fixes 6, cf. A rétat de repos, ces armatures de fer doux appuient contre les pôles de Télectro-aimant o, et Taiguille i est verticale. Lorsque le courant qui traverse la bobine e polarise son barreau de fer doux dans le même sens que Taimant fixe o, les armatures sont repoussées vers l'aimant fixe o', et la bobine tourne sur son axe ho« rizontal. A l'une de ses extrémités, cette bobine est armée de deux leviers verticaux t^ L Le levier supérieur t, en-
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grène une petite roue dentée s à laquelle est fixé Taxe de raiguille i. Quand les armatures sont repoussées vers Tainiant fixe o\ raiguille i s'incline dans le sens de la flèche. En même temps, le levier inférieur /, qui à Tétatde repos appuie contre la borne métallique />, est entraîné par la bobine et vient heurter contre la borne p'. Quand le courant cesse de traverser la bobine, ses armatures sont retenues par les surfaces polaires de Taimant fixe o\ Taiguille i reste inclinée, et le levier / reste en contact avec la borne jo', jusqu'à ce que, par une pression mécanique, on rétablisse la bobine dans sa position du repos et qu'on ramène ses armatures à leur position verticale contre les surfaces polaires de l'aimant fixe o.
L'électro-aimant e^ est destinée faire marcher Y aiguille répétiteur r, il est disposé comme l'électro-aimant e. Seulement ses armatures verticales de fer doux sont placées entre un aimant fixe d et une pièce de fer doux d*. k l'état de repos, les armatures sont maintenues verticales par l'attraction des surfaces polaires de l'aimant fixe d^ et l'aiguille r est aussi verticale. Quand le courant qui traverse la bobine e' polarise son barreau de fer doux dans le même sens que l'aimant fixe «/, les armatures sont repoussées vers la pièce de fer douxrf', et l'aiguille r s'incline dans le^ensde la flèche. Les armatures et l'aiguille conservent cette position tant que le courant continue à passer ; mais du moment que le courant est interrompu, les armatures se désaimantent, cèdent à l'attraction des surfaces polaires de l'aimant fixe d^ et ramènent spontanément la bobine^ et l'aiguille r à leur position de repos.
Les deux bpbines e, e\ communiquent entre elles; en
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outre, la première coramunit}ue d'une manière permanente avec la borne /?, et la seconde avec le bouton /*. Quand le courant traverse les deux bobines de p en /, les deux barreaux de fer doux sont polarisés comme Taimant fixe o; par conséquent les armatures de la bobine e sont seules repoussées, et Taiguille indicateur / est seule inclinée; la bobine e' et Taiguille répétiteur r conservent leur position de repos. Quand, au contraire, le courant change de sens et traverse Tappareil de fen jo, les deux barreaux sont polarisés comme Taimant fixe d ; alors les armatures de la bobine e* sont seules repoussées, et l'aiguille répétiteur r est seule inclinée. Quant à la bobine e et à Taiguille indicateur ? , elles conservent leur position de repos sous l'influence du courant dirigé de /en p.
Il est facile maintenant de comprendre le jeu de cet appareil.
Supposons qu'un train parte de la gare A pour se rendre à la gare B. L'employé de la gare  appuie le doigt sur le bouton joow5soîV D de l'appareil X. Les lames élastiques du manipulateur sont déplacées; V touche le contact a\ V le contact «", et V" est isolé. Le pôle négatif de la pile de l'appareil X communique avec la terre par la borne Z, la lame V, le contact a* et la borne T. Le courant part de la borne C, gagne la lame V, le contact û", la borne L, traverse le fil de ligne L, L, L, et aboutit à la borne L de l'appareil Y du poste B. De là il gagne le contact û", la lame V", le bouton /*' et le levier /, la borne />, traverse les bobines de jo en /et se perd dans le sol par le contact a! et la borne T. Dès lors les barreaux des deux bobines e, e' de l'appareil Y acquièrent la même polarité
que raimant fixe o; la bobine éf conserve sa position, et Faiguille r reste verticale; mais Tarmature de la bobine e est repoussée vers Taimanto', et l'aiguille indicateur i s'incline dans le sens indiqué par la flèche, c'est-à-dire dans le sens de déplacement du train. Le levier / se détache de la borne jo, heurte la borne |>', et le courant est interrompu. L'armature de la bobine e est maintenue par l'attraction de l'aimant fixe o', et l'aiguille i reste inclinée malgré la cessation du courant.
Au moment où le levier / de l'appareil Y appuie contre la borne />', le circuit de la pile de cet appareil est fermé. Le pôle positif de cette pile communique avec la terre par la borne C, la lame V, le contact a' et la borne T. Le courant du pôle négatif de la pile part de la borne Z, passe à la lame V, au contact a, à la borne p\ au levier / qui appuie contre jo ', au bouton Z', à la lame V", au contact a"^ à la borne L ; de là il traverse la ligne L, L, L, aboutit à la borne L de l'appareil X de la gare de départ Â, passe au contact af\ à la lame V", au bouton /*', au levier /, à la borne p, traverse les bobines de p en f, et se perd dans le sol par la borne /*, le contact a' et la borne T. Les bobines e, e' de l'appareil X étant traversées par un courant négatif de jo en /, leurs barreaux et leurs armatures prennent la polarité de l'aimant fixe d ; dès lors la bobine e et l'aiguille indicateur i conservent leur position; mais l'armature de la bobine e' est repoussée vers la pièce de fer doux rf', et l'aiguille répétiteur r est inclinée dans le sens de la flèche, c'est-à-dire dans le sens de la marche du train. Cette bobine e' et l'aiguille répétiteur r restent ainsi déplacées tant que le courant continue,
c*est-à-dire tant que dure le trajet du train entre les deux gares A et B.
Par ce moyen, remployé du poste A, qui a donné le signal de départ du train, est sûr que remployé de la gare B est averti, puisque Taiguille répétiteur r de la gare A entre en mouvement sous Tinfluence de la pile de Tappàreil Y, dont le circuit a été fermé en p' par le courant expédié de la gare A.
Tant que le train est entre les deux gares. Taiguille indicateur i de Tappareil Y et Vaiguille répétiteur r de Tappareil X restent inclinées ; les employés de ces deux gares sont avertis que la voie est occupée par un train marchant de A en B.
Quand le train est arrivé en B, remployé de cette gare appuie sur le bouton poussoir A de Tappareil Y. Ce bouton agit sur un levier coudé qui détache le levier / de la borne p' et le ramène contre la borne p. L'aiguille indicateur i de Tappareil Y est ramenée à la verticale, et Tarmature de la bobine e à sa position de repos, contre les surfaces polaires de Taimant fixe o. Mais alors le circuit de la pile de l'appareil Y est rompu en p\ le courant cesse ; l'armature de la bobine e' de l'appareil X est désaimantée, cède à l'attraction de l'aimant fixe rf, et ramène l'aiguille répétiteur r à la position verticale. De cette manière, l'employé de la gare A est averti que le train est arrivé en B, et que la voie est libre entre les deux gares.
Ces détails suffisent pour faire comprendre tous les services que des appareils de ce genre installés dans les gares des chemins de fer peuvent rendre, et combien ils contribuent à la sécurité des voyageurs.
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Appareil d« 4cim*B4e de accovra. — Les lignes ferrées sont divisées en un certain nombre de sections servies par un bureau de dépôt placé en leur milieu. M. Regnault a eu la pensée de mettre chacun de ces dépôts en communication permanente avec des appareils fixes distribués dans rétendue de ces sections, et qui permettent aux trains en détresse de communiquer avec les dépôts pour demander du secours.
A cet effet, une pile est placée dans chaque dépôt ; de son pôle positif part un fil qui dessert la moitié droite de la section correspondante, et de son pôle négatif, un second (il qui dessert la moitié gauche de la section. Les bouts libres de ces fils plongent en terre aux extrémités de la section, qui est ainsi traversée par un courant continu dans toute sa longueur ; les avertisseurs sont tous placés dans ce circuit électro-dynamique.
Un avertisseur (fig. 72) se compose d'un galvanomètre récepteur G et d'un' manipulateur semblable à celui du télégraphe à cadran de M. Bréguet. Le fil de ligue est coupé; Tun de ses bouts F descend du poteau et vient se fixer à la borne B, qui communique avec une extrémité du fil du galvanomètre; l'autre extrémité de ce dernier fil communique avec la borne E reliée elle-même par un fil à un bouton à vis p du manipulateur. De Taulre côté de Tappareil, l'autre bout F' du fil de ligne vient se fixer au bouton H qui communique, en o, avec le centre de mouvement du levier du manipulateur. La manivelle M entraîne dans son mouvement de rotation une roue métallique Pi à gorge sinueuse; le levier du manipulateur est lui-même entraîné, et exécute des oscillations qui éloi-
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gnent et rapprochent alternativement son extrémité libre du bouton p.
 l'état de repos, la manivelle M est verticale, le levier appuie contre le bouton />, le circuit est fermé, le fil de ligne est traversé par un courant continu ; Taiguille a est déviée, et appuie, par son extrémité inférieure, contre le timbre t; t' est un second timbre placé symétriquement du côté opposé.
Les avertisseurs sont séparés l'un de Tautre et du poste de dépôt lui-même par un intervalle de quatre kilomètres. La gorge de la roue R porte un nombre de sinuosités qui représente le numéro d'ordre de l'avertisseur, à partir du dépôt. La roue du troisième aveilisseur est à trois sinuosités, celui du cmquième à cinq sinuosités, et ainsi de suite. Quand la manivelle du manipulateur d'un avertisseur quelconque fait un tour entier, le nombre des interruptions du courant est égal au nombre des sinuosités de la roue, et correspond exactement au numéro d'ordre de l'appareil
Dans le bureau du chef de dépôt, le courant traverse un récepteur à cadran dont les lettres sont remplacées par des chif&es en nombre égal à celui des avertisseurs avec lesquels il communique. Quand le circuit est fermé, l'aiguille du récepteur est sur la croix du cadran; mais à chaque interruption du courant, cette aiguille avance d'une division.
Supposons qu'un train lancé sur la voie soit arrêté par un accident quelconque. Le chef du train court à l'avertisseur le plus voisin, dont la distance ne peut pas excéder deux kilomètres, saisit la manivelle du récepteur et