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SÉRIE DE POINTS ET DE TRAITS ALTERNES

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Le rythme que Ton obtient en décomposant ainsi les signaux est évidemment très lent. Dès que les élèves l'ont bien saisi et exécutent correctement les trois exercices précédents, l'instructeur prend une cadence plus vive et, pour cela, au lieu de compter deux temps sur les points et quatre sur les traits, il appelle chacun de ces signaux par son nom, en donnant à l'intonation la durée que doit avoir le signal. Ainsi, au lieu de dire, un, deux, un, deux, trois, quatre, un, deux, un, deux, trois, quatre..., pour faire une série de points et de traits, l'instructeur dira : point, trait, point, trait..., en traînant sur le mot trait, de façon à donner aux deux signaux élémentaires des valeurs analogues à celles de la brève et de la longue en versification; on

pourrait également écrire point, trait, point, trait, etc..

Lorsque les élèves sont nombreux, le meilleur moyen d'ol)tenir, chez le plus grand nombre, une manipulation régulièn» consiste à leur faire chanter tous ensemble le signal qu'ils exécutent.

Toutes les lettres de l'alphabet sont étudiées par cotte méthode. Ainsi, lorsque l'instructeur commande B, par exemple, il dit :

^— vr \/ vr

B..., trait, point, point, point, et tous les élèves répètent :•

Trait, point, point, point, en exécutant le signal avec leur manipulateur.

Chacune des lettres de l'alphabet est ainsi transmise un certain

nombre de fois, et cette manœuvre a lieu, comme pour les assouplissements de gymnastique, aux commandements : « Commencez..., cessez ».

Dans les lettres qui se terminent par un trait, on combat la tendance qu ont les élèves à prolonger ce dernier trait en le terminant par Tintonation « heup », prononcée brièvement au moment où le manipulateur doit se relever.

Exemple : J point, trait, trait, trait, heup.

De temps à autre, Tinstructeur arrête un dos, élèves et lui fait •ensuite reprendre la cadence.

Lorsque les élèves possèdent bien toutes les lettres de Talphabet, on leur fait transmettre, toujours en chantant, et au ^commandement des syllabes, des mots très courts, ensuite des mots plus longs, et on arrive, petit à petit, à transmettre des phrases entières.

Lorsqu'on a atteint ce degré d'instruction, l'instructeur peut expliquer les règles à observer pour la transmission des télégrammes, écrire des dépêches au tableau et les faire transmettre au commandement, comme il a été dit précédemment. Les élèves arrivent ainsi à retenir machinalement, très promptement, et tous à la fois, les règles de transmission. Pendant cette période, on doit aussi faire travailler les élèves sur un manipa* lateur muni d'une pile et en communication avec un récepteur placé en face de l'élève, c'est ce qu'on appelle travailler en local. Nous avons indiqué précédemment ce mode d'installation. Chaque élève peut ainsi vérifier les irrégularités de sa transmission et corriger ses défauts.

Les exercices faits en commun, et €*n chantant, ont non seulement l'avantage de donner une cadence uniforme à un grand nombre d'élèves à la fois, mais ils servent aussi beaucoup à les préparer pour la lecture au son, en les forçant à traduire par la parole ce qu'ils exécutent avec la main.

Lecture au son. — Il nous paraît avantageux d'initier, dès le •début, les élèves à la lecture au son et de faire marcher de front •cette étude avec celle de la manipulation.

L'instructeur, muni d'un manipulateur et d'un parleur, dissimule autant que possible les mouvements de sa main, de façon à s'assurer que les élèves lisent au son et non à fa vue. Il s'efforce de faire distinguer la différence entre le point et le trait.

Tout signal lu au son est limité par un bruit sec qui indique son commencement et un autre bruit qui indique sa fin. Bans le pouit, les deux bruits se succèdent très rapidement; dans le trait, il existe entre eux un intervalle très apprécialile.

On a installé des parleurs qui reproduisent les signaux par un bruit continu, une sorte de ronflement qui rend la lecture très aisée. On peut représenter graphiquement les signaux produits par ces appareils à Taide de la notation suivante :

Trait, point, trait, point, trait, point.

Avec ce système, les élèves arrivent à faire de rapides progrès et on est étonné de la facilité avec laquelle ils interprètent les' signaux, c'est malheureusement là une sorte de trompe VœU, et si on met en présence d'un parleur ordinaire des télégraphistes lisant très couramment au ronfleur^ on constate qu'ils ne peuvent pas saisir une seule lettre. Le ronfleur ne doit donc servir, suivant nous, que comme auxiliaire ; lorsqu'un élève ne peui. pas lire un signal au parleur, on peut le lui répéter au ronfleur, de manière à faciliter sa tâche et à lui faire saisir la concordance des deux rythmes.

En l'absence de ronfleur, lorsque l'élève ne lit pas le signal exécuté par l'instructeur, celui-ci le lui fait chanter et le répète jusqu'à ce que l'élève le chante correctenaent.

Exemple : l'instructeur. fait le signal .

L'élève lit F.

u Chantez »^ dit Tinstructeur.

L'élève chante nécessairement ce qu'il a cru entendre, c'est-àdire :

Trait, point, point, point.

L'instructeur fait s^lors le signal chanté par l'élève

et répète celui qu'il avait fait primitivement

poar hîen lui moBtrer la différence ; il répète ce'signal jusqu'à ce que l'élève soit parvenu à le chanter et, par suite, à le traduire-. Les élèves sont ainsi exercés à lire les ditlereixtes lettres de lalphabct; l'mstmcteur transmet successivement des lettres ne différant que par un seul signal élémentaire, comme :

C ( ) et Y V ;, B ( ) et X ( j

et répète ces exercices jusqu'à ce que les élèves n'aient plus aucune hésitation. '

Les télégrajAistes sont ensuite exercés à lire des mots, d'abord très courts, et à les écrire en môme temps. On procédera encore

\U TELEGRAPHIE PRATIQUE

ici par opposition, eu transmottant successivement des mois peu différents au point de vue de Talphabel Morse.

Non

Son

Car

Mon

An

Ver

Raie

etc.

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