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Ki^. 109. - Iiistallalion de l'annonoialeur de fin de Iransmissioo.
relais translateur, c'est l'employé manipulant qui, en appuyant sur son manipulateur, pendant un temps suffisant, produit, au bureau intermédiaire, la chute du volet de l'annonciateur de fin de transmission.
La figure 109 montre la disposition générale de rinstallation. T et T' représentent les deux côtés d'un relais translateur tel que le relais Froment; B et B' sont les deux bobines d'un parleur; ces bobines, dont les enroulements sont indépendants l'un de l'autre, sont respectivement embrochées sur les circuits des
INSTALLATION DES POSTES
piles du translateur. V est un électro-vibrateur, actionné par une pile locale dont le circuit est fermé par le contact de l'armature a avec la vis de butée p. Une petite bobine de dérivation d, intercalée entre les deux extrémités de Tenroulement de l'électrovibrateur, supprime, ou tout au moins atténue, les effets nuisibles de Tétincelle d'extra-courant qui se manifeste au point d(» rupture du circuit de cet électro-aimant.
Un volet indicateur est mis en jeu par l'action combinée de Tarmature a et du vibrateur V.
Sur un arbre en acier c (fig. 110), fixé dans le massif m, tourne librement une poulie portant deux roues r et r'. La roue r est un rocbet à denture tr^s fine. Un eliffuet à ressaut est articulé avec
^Lj2__«^
Fi§^. 110. — Annonciateur de fin de transmission.
Tarmature du vibrateur, et, en obéissant aux mouvements v(»rticaux que lui imprime celle-ci, fait tourner la roue r, toujours dans le même sens. Un cliquet de retenue monté sur le côté du support m s'oppose à tout mouvement rétrograde de la roue r.
L'axe horizontal c traverse, de part en part, l'arbre c dans le .sens de sa longueur. Cet axe c\ soutenu par les supports m, m', se déplace, en glissant sur ces deux supports, de droite à gauche lorsqu'il est poussé par la branche verticale du levier /, de gauche à droite lorsque le levier / cesse d'agir et que le ressort d devient prépondérant.
Vers son milieu, l'axe c' porte une roue dentée r^, taillée eu dents de loup, et pouvant engrener avec la roue r*, en regard de laquelle elle est placée ; la roue ;'^ porte une partie excentrée formant contre-poids et destinée à faire échapper le volet d'appel. La roue r^ est folle sur son axe, mais elle suit les mouvements longitudinaux de l'axe c\ tout en tournant librement autour de cet axe.
Au repos, les roues r*, H sont éloignées l'une de l'autre par le
ressort d qui repousse Taxe c contre le levier coudé /. Ce dernier pivote autour d'une vis à centre.
La branche horizontale du levier / est à proximité de la vis de réglage de Tarmature «, mais assez éloignée pour que le contact ne soit pas établi quand l^armature est au repos.
Lorsque Tarmature a du parleur P est attirée, sa vis de réglage frappe sur le levier / qui bascule et chasse de droite à gauche l'axe c\ provoquant ainsi Kembrayage des roues r' et r^. L'ensemble des deux roues forme alors un tout qui, sous l'action du cliquet à ressaut, tourne jusqu'à ce que le désembrayage se soit produit. Tant que le courant traverse les bobines du parleur, le mouvement de rotation continue, mais dès que le courant est interrompu à travers les bobines du parleur, le désembrayage se produit, car le ressort d agissant seul, l'axe c est chassé de gauche à droite et ramène le levier / à sa position de repos.
Tant que l'embrayage a lieu, le cliquet à ressaut fait tourner l'ensemble des roues /•* et r^ ; en effet pendant tout ce temps, le circuit de la pile locale est fermé à travers le vibrateur V (voir flg. 109) et l'armature' de celui-ci communique tous ses mouvements au cliquet à ressaut, qui lui-môme entraîne les roues r* , r*. Evidemment l'excentrique e, solidaire de la roue r^, est entraîné dans ce mouvement de rotation. Il arrive un moment où il rencontre le levier p (fig. 111), le soulève et dégage le volet annonciateur A.
. Pour que le volet déclenche, il faut que les roues exécutent
environ trois quarts de tour et, pour cela, il faut que l'armature a du parleur agisse sur le levier / pendant toute cette durée.
Lorsque le levier / ne transmet que des mouvements intermittents , produits parles courants discon- Décienchemeiii du volet. tiuus d'unc trausmissiou de
signaux Morse, l'embrayage des roues r*, r- ne dure pas assez longtemps pour que l'excentrique vienne dégager le volet, car, dès que l'axe c' revient au repos, la roue /• cesse de tourner. D'autre part, la roue r^ est désembrayée, et, comme elle est folle sur Taxe, elle obéit à l'excentrique e qui, par son poids, l'entraîne et la ramène à son point de repos.
Tous les organes de Tavertisseur sont ftxés solidement sur une
INSTALLATION DES POSTES
plaque de fondation en cuivre et recouverts d'une petite boîte; les dimensions, en longueur et en largeur ont été établies de façon qu'il puisse être placé à la partie supérieure d'un tableau annonciateur Mandroux à 12 directions, dont il forme en quelque sorte le complément naturel.
Le montage se fait eu raccordant au point d'attache de l'appareil : les deux fils allant aux buloirs-pile du relais, les
conducteurs-pile des cordons souples, la pile locale et la terre (fig. 112).
Tous ces raccords se font par les bornes du tableau et par la réglette dont est pourvu l'avertisseur.
La figure 113 re-
£1/7:3 nt ^Lt JâWeâlL., ç.-î 9» %
Fig. 112. — Raccordement de lannonciateur avec le tableau.
Relai translateur
présente le montage de l'appareil (le fm de transmission avec le relais.
Régies d'exploitation.—«Les tableaux doivent <^tre montés, autant que possible, au centre du bureau et de façon que l'accès en soit facOe pour le personnel. Les appareils qui leur correspondent peuvent être d'ailleurs répartis en divers points du bureau, suivant les convenances et les besoins de l'exploitation.
« Les tableaux doivent être solidement fixés à l'aide d'équcrres ou de pattes en fer sur des socles eu bois ou des consoles de
-edV
ft/rica/e
Kig. 113. — Maison de Tannonciateur are<' le relais.
hauteur telle qu'ils puissent être facilement manœuvres par un agent assis.
« Les fils, câblés ou non, qui y parviennent, doivent ôtre disposés aussi régulièrement que possible, de façon à ne pas empêcher rouverture des côtés et du fond.
« Le montage électrique des fils extérieurs se fait de la façon suivante :
« 1° Lignes, — Les fils venant de la rosace doivent, avant (Farriver au tableau, ôtre reliés à des paratonnerres à fil préservateur, groupés sur un pimneau, ou à un tableau spécial contenant i± coupe-circuits à fil fusible. De là, ils sont dirigés aux bornes de lignes qui occupent la partie supérieure du tableau.
« 2° Piles. — Pour les lignes ordinaires, bifurquées ou non, on a avantage à établir des piles communes groupées suivant le mode de montage en cascade (échelle d'Amsterdam).
« Pour les lignes bifurquées, on groupera sur une pile positive tous les blocs positifs des conjoncteurs et sur unc^ pile négative tous les blocs négatifs de ces mômes conjoncteurs.
« Appareils de trmismission et accessoires, — Les fils recouverts, reliant la table de manipulation aux sonneries d'appel et à la terre sont, comme les fils de ligne, attachés aux bornes supérieures du tableau; il est nécessaire d'observer pour leur pose les mômes précautions que pour celle des fils de ligne. Un commutateur spécial, disposé en un point quelconque du bureau, donne à volonté la sonnerie*de jour ou de nuit: le bloc central de ce commutateur est relié ])ar un fil recouvert aux bornes S du tableau.
« Tous les organ(»s d'appel et de commutation étant fixés sur les tableaux, les taliles de manipulation ne supportent plus que les appareils de transmission, de réception et <le contrôle, c'està-dire les manipulateurs, les récepteurs et les galvanomètres.
« Dans les bureaux importants et afin de simplifier le service; du dirigeur, ce dernier est relié à tous les appareils du bureau par un réseau local: ce réseau comprend :
« l*» Des boulons d'appel installés près de chaque appareil el communiquant avec des annonciateurs spéciaux groupés près du dirigeur;
« 2*» Des clés placées auprès du dirigeur et le mettant en relation avec chacun des appareils.
« Celui-ci a donc la faculté de communiquer avec les commis suivant les besoins du service, (jui est organisé de la façon suivante :
INSTALLATION DES POSTES 179
: « 1* Dépêches de départ.
« Toutes les dépêches de départ sont remises à l'agent diri- ^eur, qui marque sur chacune le numéro du poste vers lequel il la dirige, tout en appelant le commis chargé de ce poste et en lui donnant la communication avec le bureau destinataire.
« 2° Dépêches d'arrivée.
« Dès la chute du volet, le dirigeur avertit, par le circuit local, le commis disponible et, en même temps, établit la liaison au tableau.
« 3° Fin de communication.
« La fin de transmission et de réception est donnée par le commis manipulant qui, en appuyant sur la clé locale, détermine la chute du volet de l'annonciateur spécial et indique au dirigeur que la liaison établie au tableau peut être rompue.
« Installatiom spéciales, — Le tableau annonciateur permet de relier un fil y aboutissant à un appareil d'un système quelconque.
u Le rattachement des installations telles que cadran. Morse, Hughes, etc., qui nécessitent l'emploi d'un seul fil de pile, n'exige aucune précaution spéciale.
« Dans le cas de translation ou relais, on fait usage de deux cordons communiquant chacun avec une borne de pile et une borne de ligne du relais; les fiches de ces cordons sont ensuite enfoncées dans les conjoncteurs correspondant aux fils ([u'il s'agit de relier.
« Lorsqu'il existe des fils embrochés dans le bureau, on modifie rinstallation d'un ou de plusieurs appareils et le jeu du tableau permet de mettre à volonté sur les appareils modifiés les deux sections d'un quelconque des fils embrocbés. Le tableau utilisé doit être alors du modèle à lignes bifurquées et la mise en communication nécessite, comme pour la translation, l'emploi do deux cordons et de deux conjoncteurs.
(( Les modifications à faire pour ce cas particulier dans l'installation sont les suivantes :
« 1° Table de manipulation, — Relier les bornes L et P du manipulateur à chacun des deux conducteurs du premier cordon ifig. 114) ; relier la borne T du récepteur au plus grand bloc d'un commutateur bavarois à deux directions, les deux autres blocs de ce commutateur étant mis en communication, l'un avec la terre, l'autre avec les deux extrémités réunies du second cordon. « 2* Tableau, — Pas de modifications pour la liaison des fils
de ligne; amener les deux pôles d'une pile spéciale aux deux
blocs marqués + des deux conjoncteurs correspondant aux fils
4le ligne; amener aux blocs marqués — les fils venant de la pile -commune du bureau, insérés sur le nombre d'éléments conve-
liftei
LifteM
nrrn
T<)...Il6" -,
Fig. 114. — Modincalions nécessitées par les postes embrochés.
nable pour travailler séparément avec chaciue section de la ligne.
« Pour installer en embrochapre l'un des appareils modifiés
INSTALLATION DES POSTES 18f
il suffit d'enfoncer ses deux cordons dans chacun des blocs -4* des conjoncteurs correspondant aux deux sections de la ligne ; la fiche du commutateur bavarois étant d'ailleurs installée entre le bloc commun et le bloc relié au cordon de gauche.
« Si, au contraire, on veut travailler séparément avec Tune ou Tautre des sections de la ligne, il suffit de porter dans le bloc marqué — du conjoncteur intéressé la flche du cordon de Tun quelconque des appareils. Au cas où celui-ci aurait été modifié pour Tembrochage, la manœuvre doit s'opérer avec le cordon de droite, la flche du commutateur bavarois étant installée entrer le bloc commun et le bloc de terre.
« Le jeu du tableau fait retomber automatiquement chacune des sections de la ligne sur annonciateur, quand aucune flche n'est enfoncée dans les trous du conjoncteur.
« Quelle que soit la manière dont on utilise les tableaux, il y a intérêt à ce que les courants reçus des diverses lignes soient sensiblement égaux. On y arrive facilement en modiflant los^ piles des postes correspondants. »
Métbodes de transmission duplex. — Par installation ou transmission en duplex, on entend les procédés qui permettent de transmettre simultanément deux dépêches en sens inverse par le même fil. Par opposition, on appelle installation ou transmission simple Finstallation ordinaire des postes danslaquelle les dépèches se succèdent une à une à travers le conducteur.
C'est en 1853 que le docteur Gintl, de Vienne, réalisa TinstaUation en duplex, mais elle n'entra dans la pratique que longtemps après sous les auspices de M. Stearns.
Parmi les nombreuses méthodes imaginées depuis, nous ne retiendrons que les deux principales qui ont été appliquées en France ; ce sont :
La méthode difl'érentieUe,
La méthode du pont de Wheatstone.
Méthode différentielle, — Si nous considérons un électroaimant Morse ayant des bobines dont les résistances sont rigoureusement égales et si un courant traverse ces bobines, en pénétrant par la bobine de gauche pour ressortir par la bobine de droite; si ce courant détermine au sommet du noyau de gauche un pôle magnétique austral, il déterminera, au sommet du noyau de droite, un pôle magnétique boréal.
Si nous enlevons la bobine de gauche E (flg. 115-2) et si nous faisons pénétrer le courant par le milieu de la culasse, le courant traversant le fil de la bobine E' dans le même sens que
précédemment, développera encore en A' un pôle austral et en B' un pôle boréal.
Si, toutes choses égales d'ailleurs, nous maintenons la bobine de gauche E, en supprimant la bobine de droite E' (flg. 115-1), le courant traversera la bobine E en sens inverse et développera des pôles de noms contraires à ceux qu il produisait lorsqu'il pénétrait par a pour ressortir par 6. Nous aurons donc en A un pôle boréal et en B un pôle austral.
\^ Rétablissons les deux bobines ou, ce qui revient au môme,
superposons les figures 115-1 et 115-2 : une partie du courant prendra la direction a et développera un pôle boréal en A et un pôle austral en B; l'autre partie prendra la direction b et développera un pôle austral en A' et un pôle boréal en B'. Ces pôles superposés, d'égale puissance, s'annuleront, de sorte que si l'électro-aimant possède une armature, cette armature ne sera plus attirée. C'est là ce qu'on appelle un système différentiel. Il peut être établi comme nous venons de l'indiquer, ou bien par l'enroulement de deux conducteurs sur chaque bobine. Dans l'un ou l'autre cas, lorsque le courant traverse les doux circuits dans le môme sens les actions s'ajoutent; elles tendent au contraire à se détruire lorsque le courant traverse les deux circuits en sens inverse, l'intensité résultante et produisant un eflet actif étant la difTérence des intensités dos courants circulant dans les doux circuits; enfin, l'action magnétisante devient nulle lorsque les intensités sont égales et que les courants circulent en sens contraires dans les deux circuits; c'est ce qui arrive lorsqu'un môme courant parcourt en sens inverse deux circuits de résistances rigoureusement égales.
Cela posé, lorsqu'il s'agit d'appareils Morse, les deux postes correspondants sont inslallos de la manière suivante (fig. 116) : 1° Un des pôles de la pile est relié à la borne pile du manipulateur; l'autre pôle à la terre;
2** La borne ligne de chaque manipulateur est reliée à la culasse de l'électro-aimant du récepteur du môme poste ;
Fig. 115. — SysU'me différenllel.
INSTALLATION DES POSTES
3* La borne appareil de chaque manipulateur est à la terre à trarors une bobine de résistance égale à la résistance intérieure delà pile;
i* Une des bobines de chaque récepteur est reliée à la ligne ;
5* L'autre bobine est en communication avec la terre à travers UD(> caisse de résistances, et un condensateur est greffé sur cette prise de terre, comme le montre la figure 116.
Sous n'avons pas à nous préoccuper, quant à présent, de la construction des caisses de résistances ni de celle des condensateurs ; nous dirons seulement que, par la manœuvre d'un jeu de
fl
Fîg. 116. — iustallalion théorique en duplex par U uu*(hode dilTérentielle.
<^lïevîlles, les caisses de résistances permettent de faire varier k
volonté la résistance d'un circuit; quant au condensateur, il
représente la capacité électrostatique d'un conducteur et on peut
faire \'arier cette capacité en graduant le condensateur.
^'^T\s le cas qui nous occupe, la caisse de résistances et le con-
^S^tv^ateur forment une fif/ne factice destinée à produire Téqui-
>Jv\)re électrique avec la ligne télégraphique réelle. ComuMî la
résistance et la capacité de la ligne réelle sont variables, il faut
aussi que Ton puisse faire varier la résistance de la caisse et la
capacité du condensateur; c'est en cela que consiste le réglage
du système.
La ligne factice doit avoir même résistance et môme capacité qwo la ligne réelle, y compris le récepteur du poste d'arrivée.
Si chacun des postes X et Y transmet séparément, la marche du courant est facile à suivre. Le courant émis par X se divise en deux parties égales, dont Tune suit le trajet jo, P, L, a, b, R, T, tandis que l'autre prend la direction p, P, L, a, c, ligne,
Vy à, L', A', r', t\ Au point a\ le courant d'arrivée a bien trouvé une voie d'écoulement par c'y R', T', mais la résistance R' est très grande par rapport à celle de /•' ; la plus grande partie du courant se rendra donc à la terre par le chemin a\ L', A', r', /'; il est à remarquer cependant que la faible portion de courant qui traversera la bobine c ne sera pas nuisible, mais que, au contraire, elle augmentera la puissance attractive de Télectro-aimant Y puisque les bobines b', c' sont traversées dans le môme sens par le coûtant.
Ainsi, au poste X qui transmet, les bobines i, c sont traversées en sens contraire par des courants égaux dont l'action devient nulle; le récepteur de X ne fonctionne pas.
Au poste Y qui reçoit, les bobines b\ c sont traversées dans le même sens par le courant; le récepteur de Y fonctionne.
Les choses se passent d'une manière analogue lorsque Y transmet seul; son récepteur reste inerte tandis que celui de X est actionné.
Si les deux postes transmettent simultanément, l'équilibre électrique est rompu; les courants s'ajoutent algébriquement et, dans chaque récepteur, une des bobines est parcourue par un courant plus intense que celui qui traverse l'autre; cette bobine attire l'armature; les armatures des deux récepteurs sont attirées au môme moment.
Par exemple, si les deux postes X, Y envoient simultanément sur la ligne un courant égal à 4- 20, la bobine c sera traversée par un courant égal à -|-^^; la bobine b sera parcourue par un courant semblable, mais agissant en sens inverse et produisant le môme effet qu'un courant égal à — 10; l'élcctro-aimant X restera donc inerte. En Y la bobine b' recevra un courant égal à + ^^ (dans cette démonstration, nous ne tenons pas compte de l'affaiblissement produit par les pertes le long de la ligne).
Sous l'action du courant -j- 20 émis par Y, la bobine c' recevra un courant 4" *0, la bobine V recevra un courant semblable, mais agissant en sens inverse, c'est-à-dire — 10; il en sera de môme pour la bobine c au poste X. Nous aurons^ donc, comme résultante de la double émission : .
en* — 10 I Y l enb' + lO — 10 = 0
enc + 10 — 10 = 0 I /enc'4-10
Par conséquent, en X l'armature du récepteur sera attirée par un courant égal à — 10 et en Y par un courant égal à + ^0 ; au poste X la bobine b agira seule, au poste Y ce sera la bobine c'.
La figure 117 représente l'installation pratique d'une commu-
INSTALLATION DES POSTES
nication Morse, simple ou double, à volonté, par la méthode différentielle. Le manipulateur M est affecté à la transmission simple, le manipulateur M^ correspond à Tinstallation double.
Le culasse de Télectro-aimant du récepteur est reliée au plot principal du commutateur C^.
Si la cheville du commutateur C| est placée dans le trou 2, on est installé en simple ; il faut alors mettre en place toutes les chevilles de la caisse de résistance R| de façon que la résistance
Tffl*'
"D<TrO ÔL
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Fig. 117.
■ Installation pratique en duplex par la méthode différentielle.
(le cette caisse soit réduite à zéro ; dans cette situation, la ligne est sur sonnerie si la cheville du commutateur C est enfoncée dans le trou 2; la ligne est sur appareil si la cheville est enfoncée dans le trou 1.
La cheville du commutateur C restant enfoncée dans le trou 1, la ligne est en duplex si la cheville du commutateur C^ est placée dans le trou 1.
Métbode du pont de ^Wheatstone. — On appelle pont de Wheatstoîie un dispositif très usité dans les mesures électriques, et qui permet d'établir facilement l'équilibre électrique eu faisant varier dès résistances convenablement disposées.
La disposition théorique du pont de Wheatstone est figurée par une série de fils conducteurs représentant un quadrilatère et ses deux diagonales (fig. 118).
Sur lune des diagonales CD est intercalé un galvanomètre G, sur l'autre AB est placée une pile P.
L'équilibre électrique est établi lorsque, la pile étant en activité
dans le circuit, raiguille dû galvanomètre ne dévie pas et reste au zéro de la graduation :
on a alors entre les résistancos a, b, r, rf, des quatre côtés «lu quadrilatère, la relation :
Fig. 118. — Disposition théorique du pont de Wheatstone.
L'installation pratique d'un poste Morse monté en duplex par la méthode du pont do Wheatstonne est représentée par la figure 119. Les quatre branches du pont, A, B, G, D sont représentées A et B par deux résistances fixes, convenablement choisies, G et D par deux résistances variables. Les deux résistances fixes, aboutissant à la tète du pont, sont, par exemple, 2o0 et 500 ohms; les résistances variables sont celles de la ligne qui forme le côté D du quadrilatère, et celle qui forme le côté G que nous choisirons moitié moindre étant données les valeurs des côtés A et B. Dans tous les cas, nous devrons obtenir dans chacun des postes, la relation
A xD (D = résistance de la ligne + celle du poste correspondant) = B X G.
Le réglage consistera donc à installer sur la branche C un rhéostat dont la résistance satisfasse à la condition A X R = B X ^■
Sur Tune des diagonales est installée la pile P qui, par Tintcrmédiaire du manipulateur M envoie son courant sur les deux branches du pont ou bien qui, au repos, est remplacée par une résistance R* égale à sa résistance intérieure.
Sur l'autre diagonale sont placés le récepteur R et un commutateur K qui permet d'intercaler dans le circuit, au moment du réglage, un galvaiioniMre G que Ton met ensuite hors circuit.
Sur la branche C, outre la résistance artificielle destinée à établir l'équilibre, on dispose un condensateur N représentant là capacité de la ligne qui forme la branche I).
Pour régler la résistance variable et la capacité de la branche
INSTALLATION DES POSTES
C, on dispose la cheville du commutateur de façon à motlre le laralvanomètre dans le circuit et à en retirer le récepteur.
La condition fondamentale du système A X D = B X G est obtenue lorsque, en abaissant le manipulateur, le galvanomètre cesse de dévier.
Dès que Fimmolûlité de raigiiille du galvanomètre a été obtenue, après avoir réglé, par tâtonnements le rhéostat et le
Z^yr» oriifktA
Kig. 119. — Installation pratique en duplex par la méthode du pont de Whealstone.
condensateur, on introduit dans le circuit le récepteur en déplaçant la cheville du commutateur. L'armature du récepteur reste, comme Taiguille du galvanomètre, insensible à l'action du courant de départ, tandis qu'elle obéit à l'action du courant d'arrivée.
Nous n'insisterons pas davantage sur les installations duplex dont l'usage se restreint de plus en plus et qui disparaîtront bientôt pour faire place aux systèmes multiples, tels que le Baudot, qui, à plus d'un titre, leur sont préférables.
• Installation des postes d'écluses. — Tout un réseau électrique est installé le long des canaux et des grandes voies navig-ables dans le but d'assurer le service des ponts et chaussées.
Ce réseau comprend des fils directs et des fils omnibus.
Les postes sont généralement aménagés chez les éclusiers ; on y utilise l'appareil à cadran, l'appareil Morse et le téléphone. Ils se distinguent des autres postes du réseau général par l'emploi de relais à voyant (fig. 120), destinés à laisser une trace de l'appel, on cas d'absence de l'agent chargé de la manœuvre des appa-
reils. Ce relais a une forme analogue à celle des parleurs. Un voyant N, mobile autour d'une vis qui lui sert d'axe, est maintenu au repos, à l'intérieur de la boîte, par sa pointe P, en forme de crochet, qui mord sur l'extrémité antérieure de l'armature A du relais. Lorsque cette armature est attirée, le voyant s'échappe par son propre poids et apparaît en dehors de la boîte. Son extrémité inférieure a rencontre un plot métallique et le contact de ces deux pièces ferme le circuit d'une pile locale sur la sonnerie qui fonctionne tant que le voyant ou lapin n'a pas été relevé à la main.
Le paratonnerre d'entrée de poste est un paratonnerre à
Fig. 120. — Relais à voyant.
pointes multiples et à lame de gutta-percha du modèle ordinaire (fig. 20, page 26), mais celui qui est placé sur la table est un paratonnerre à fil fusible. Ainsi que le montre la figure 121, un fil de fer fin, enroulé sur une petite bobine, est maintenu tendu le long d'une potence en laiton qui communique avec l'appareil. La bobine, montée sur une tige à ressort, est en relation avec l'une des gouttes de suif sur lesquelles peut reposer la manette qui occupe le centre de l'instrument. L'autre goutte de suif est reliée, d'une part, à un plot situé immédiatement au-dessus de la pièce qui supporte la bobine, de l'autre, à la borne terre (borne de gauche). L'axe de la manette est relié à la borne ligne (borne du milieu), la potence avec la borne appareil (borne de droite).
Lorsque la manette est placée sur la goutte de suif de gauche, on est sur paratonnerre ; la ligne est au contraire à la terre si la manette est placée sur la goutte de suif de droite.
INSTALLATION DES POSTES
Le fil fin qui, par sa tension le long de la potence, maintient seul la bobine soulevée vient-il à être fondu par un coup de foudre, la pièce qui supporte la bobine obéit à l'action de son ressort et vient prendre fortement contact avec le plot situé audessous d'elle; la ligne est à la terre. Il convient alors de remplacer le fil brisé en déroulant une partie de celui qui est placé sur la bobine et en lé tendant, entre les deux pinces disposées à cet effet, mais en prenant soin que le contact soit interrompu avec le plot de mise à la terre.
Fig. 121. — ParaloDoerre à fil fusible.
La figure 122 représente l'installation d'un poste d'écluse à A directions avec un appareil à cadran. Ce poste comprend une table de manipulation et, dans le voisinage, une installation téléphonique qui n'a pas été figurée et qui, généralement, met le bureau de l'éclusier en relation avec les différents services dos ponts et chaussées. Ce poste téléphonique dispose habituellement de la môme sonnerie que le poste télégraphique. Les lignes y sont protégées par des paratonnerres à pointes multiples el h lame de gutta-percha. Les appels se font au moyen de boutons à trois contacts.
Le transmetteur, un Ader à pupitre, n'a ni sonnerie ni pile ^l'appel.
Au poste lélégrapliique, neuf bornes à eontre-écrou sont
disposées sur une rosace; elles communiquent, en allant de gauche à droite :
Fig. 1S2. — Installation d'un poste d'écIUse.
S N avec l'une dos liornes de la sonnerie de nuit qui est une sonnerie pcndanle;
P avec l'autre borne de la sonnerie de nuit et avec le plot i du commutateur de pile C/';
INSTALLATION DES POSTES 19
L| avec la ligne n° 1 ;
Lj avec la ligne n** 2 ;
T avec la terre ;
L3 avec la ligne n° 3 ;
L4 avec la ligne n° 4;
F avec le fluviographe (ij ;
S avec le poste téléphonique.
Les paratonnerres d'entrée de poste n'ont pas été figurés.
Les quatre fils de ligne arrivent aux bornes médianes desquatre paratonnerres à fil fusible jd,, p^^ JO3, p^\ les bornes de gauche de ces paratonnerres sont reliées à la terre par la borne T, les bornes de droite aux plots centraux des quatre conunutateurs bavarois C^, C^, C, C4.
Ces commutateurs permettent de placer les différentes lignes sur appareil, sur sonnerie ou de les mettre en communication directe.
Une cheville intercalée entre le plot central et le plot ,v met la ligne correspondante sur somierie, à la condition qu'une cheville soit également placée dans le commutateur C7. Si celte dernière cheville est placée à droite, la ligne est reliée à la sonnerie de jour; si elle est placée à gauche, la ligne communique avec la sonnerie de nuit.
En effet, les électro-aimants des relais de sonnerie Z^, /g, /a, /4V sont respectivement reliés aux blocs s des quatre commutateurs- C4, C2, C3, C4; la sortie des bobines de ces électro-aimants est réunie à la borne T. Le contact sur lequel tombe le voyant, lorsque Tarmature du relais est attirée, est également à la terre par la borne T; d'autre part, les axes des voyants de /|, /g, /j, Ij^ sont tous réunis par un même fil conducteur qui aboutit au plot principal du commutateur C-. Si une cheville est placée entre C^ et s et une autre entre C7 et .s^, le courant de la ligne n° 1 arrivera par C,.v au relais /^ et se perdra à la terre ; le voyant, en tombant, fermera le circuit de la pile à travers la sonnerie SJ qui fonctionnera. Si la cheville du commutateur Cavait été placée entre G7 et v//, c'est la sonnerie de nuit f|ui aurait fonctionné.
Une cheville placée entre C3 cl son plot a mettrait la ligne n" 'i sur appareil. En effet, tous les plots a des commutateurs C^, C^, C3, C, sont reliés au galvanomètre G ([ui communique lui-mônie avec le manipulateur M. La liaison de ce dernier avec la pile et avec le récepteur a lieu dans les conditions ordinaires.
(1) Appareil enregistreur destiné à indltiuer le niveau de l'eau des fleuves et desrivières.
Les plots d et d' des commutateurs C^, Co, C3, C^ permettent ^rétablir la communication directe entre les différentes lignes, en laissant à volonté le galvanomètre g dans le circuit. Tous les plots d sont reliés ensemble et avec une des bonies du galvanomèlre (j\ tous les plots d sont également reliés ensemble, et avec la seconde borne du galvanomètre g. De la sorte, si on place une cheville entre C, et son bloc rf, et entre C3 et son bloc rf, les deux lignes n°" 1 et 3 sont en communication directe, mais le galvanomètre g reste en dehors du circuit. Si, au contraire, on place une cheville entre C| et son bloc d et une autre entre C3 et son bloc rf', les lignes n°' i et 3 sont encore en communication directe, mais le galvanomètre g est dans le circuit.
Le commutateur C^ est affecté au service du fluviographe ; le plot principal de C^ est relié à celui de C4 ; de sorte que, en plaçant des fiches entre C^ et ^, ainsi qu'entre C4 et son Idoc .v, l'instrument est sur sonnerie.