DOIGTS TOUCHES
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Blanc des chiffres.
Blanc des lettres.
Le signe x indique les touches qu'il faut abaisser.
relevée. Des rondelles de laiton interposées sur Taxe assurent Técartement normal des touches.
Pour chaque touche, une équerre en laiton c, à laquelle est attaché le ressort antagoniste R, porte un ressort-contact en acier B, perpendiculaire à Taxe de la touche. Le ressort B, garni à sa partie supérieure d'un fort contact en argent, se déplace entre les butées AS 6", également garnies de pièces en argent. Les 5 butées b^ sont fixées sur une équerre-butoir en laiton C; les 5 butées b^ sont fixées sur une autre équerre-btitoir en laiton Z, les équerres C et Z étant isolées Tune de Vautre.
Fig. 1T7. — Manipulateur Baudot (coupe).
Une pièce de fer doux e, mobile autour d'un axe horizontal, est logée dans la partie antérieure des touches, évidées à cet effet. Cette pièce e est Farmature d'un électro-aimant polarisé E que Ton appelle électro-abnant accrocheur.
La bobine E est constituée par 1450 tours de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu 20/100 de millimètre); sa résistance électrique est de 30 ohms. Son noyau rf, vissé sur la <5ulasse aa\ est recourbé à angle droit à sa sortie de la bobine E; la culasse elle-même aa^ est un barreau aimanté recourbé deux fois à angle droit. Les pôles permanents, formés en a et en rf, •sont situés sur un môme plan, en regard de l'armature e. Les -équerres m, m^ assujettissent l'électro-aimant-accrocheur à la boîte du manipulateur.
Lorsque, sous la pression du doigt de l'opérateur, la touche A est abîHssée, le ressort B abandonne la butée b^ pour s'appuyer sur la butée b^ ; l'armature e se rapproche des pôles a, d de
réiectroaîmant-accrocheur et, malgré Teffort du ressort K, y reste adhérente. La touche A reste donc abaissée et immobilisée jusqu'à ce qu'une force extérieure intervienne pour la <légager.
Cette force est produite, en temps opportun, par un courant de sens tel qu'il affaiblisse la polarité de Télectrô-accrocheur. L'action du ressort R devient alors prépondérante, la touche A est dégagée, et le ressort B, abandonnant Ja butée b* vient reposer de nouveau sur la butée 6^.
Des 5 touches du manipulateur, trois seulement sont pourvues d'électro-aimants-accrocheurs; ce sont les deux premières touches de gauche et la dernière touche de droite, autrement dit les touches m, IV et V; les deux autres ne sont plus garnies de l'armature eet, lorsqu'elles sont abaissées, elles viennent simplement reposer sur un coussinet en bois ; elles reprennent d'ellesmêmes leur position de repos, dès que l'action du doigt de l'opérateur cesse de se faire sentir.
Les doigts appuyés sur les touches, pour former un signal, doivent rester dans cette position pendant tout le temps que dure le passage des balais sur les contacts du distributeur correspondant à ces touches. Si l'employé manipulant relevait ses doigts trop tôt, il arriverait presque toujours que les touches V, IV et même III n'enverraient pas leur courant de travail sur la ligne. C'est pour cette raison que ces trois touches ont été pourvues d'électro-aimants-accrocheurs, qui les maintiennent abaissées pendant le temps voulu, indépendamment de la volonté de l'employé manipulant.
La pièce en fer e a d'ailleurs été montée à pivot, sous la face inférieure des touches, pour faciliter le rapprochement de ses deux extrémités avec les surfaces polaires «, d de l'électroaccrocheur, sans nécessiter un réglage qui deviendrait indispensable si la pièce e était flxe.
Dans l'espace qui sépare les deux groupes de touches, se trouvent un commutateur à manette M (fig. 178) qui permet de passer de la position de transmission h la position de réception, et une sorte de petit parleur, appelé frappeur de cadence. Il est, en effet nécessaire que l'opérateur qui abaisse les touches pour former les combinaisons, sache à quel moment la ligne est à sa disposition ; le frappeur de cadence l'en avertit.
La manette M du commutateur est composée de deux pièces isolées l'une de l'autre : la lame postérieure fait corps avec la masse du commutateur et communique avec l'axe de celui-ci ; la double lame latérale m est rapportée et isolée de la masse; elle
réunit soit à gauche, soit à droite, les deux plots latéraux y', z^
La bobine C du frappeur de cadence est constituée par 1850 tours de (il de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu 23/100 de millimètre); sa résistance est de 30 ohms. Cette bobine est périodiquement traversée par un courant transmis par le distributeur. Sous Faction de ce courant, l'armature est attirée et frappe sur une petite caisse sonore.
Fig. 17S. — Manipulateur Baudot (communications).
Les communications électriques du manipulateur sont représentées par la figure 178. Elles sont assurées par 2 cables à 7 conducteurs. La couleur des conducteurs, identique dans tous les câbles, diffère d'un conducteur à Fautre : le fil n° 1 est violet, le n*» 2 bleu, le n° 3 vert, le n° 4 jaune, le n° 5 rouge, le n** 6 noisette, le n° 7 blanc.
La môme couleur étant réservée à la .même communication, on évite toute hésitation lorsqu'on fait une installation; ainsi, c'est toujours un conducteur violet qui est attaché à la touche I du
manipulateur, un bleu à la touche II, un vert à la touche III, un jaune à la touche IV, un rouge à la touche V. . Les deux câbles à 7 conducteurs X et Y établissent la liaison du manipulateur avec les organes extérieurs qui varient suivant le mode d'installation.
A rintérieur du manipulateur, le càl)le X est attaché :
Fil i au ressort à boudin et par suite au levier de la touche I,
Fil 2 — — touche II,
Fil 3 — — touche m,
FiM — — touche IV,
Fil 5 — — touche V,
Fil 0 au plot r//,
Fil 7 au plot dt/.
Le câble Y est attaché :
Fil 1 au plot <///,
Fil 2 au plot y//.
Fil 3 au plot ///,
Fil \ au plot Pj/,
Fil o au plot />/,
Fil 6 au plot ////,
Fil 7 au plot ai/.
La borne (+) est placée sur l'équorrc-butoir qui supporte les 5 plots de travail des 5 touches; cette borne communique avec le plot /j/.
La borne ( — ) est placée sur récjuerre-butoir qui supporte les 5 plots de repos des 5 touches ; elle communique avec l'axe de la manette M du commutateur.
Le plot at/ est relié à la bobine G du frappeur de cadence, réunie d'autre part au plot q de la plaque métallique N.
Le plot by est relié au plot s de la même plaque N.
Le plot ry est relié à l'onlrée du fil de la bol)ine de l'accrocheur de la troisième touche ; la sortie du fil de cette bobine s'attache à Ventrée de la bobine de l'accroclieur de la quatrième louche, bobine réunie elle-même à celle de l'accrocheur de la cinquième touche, dont la sortie aboutit au plot /• de la plaque N.
Le plot dy est relié au plot //' du commutateur,
Le plot py — // —
Le plot fy à la borne (+),
Le plot yy au plot j: du commutateur,
Le plot hy — x^ —
Le plot /// — 2* —
Le plot /y — z —
Dans la position de transmission, le commutateur s'appuie sur
les plots x*f y^, 2:*; dans la position de réception, il doit être placé sur les plots a?, y, z.
Un pupitre articulé, vissé sur la face postérieure du manipulateur sert à déposer les télégrammes à transmettre.
Manipulateur Baudot (modèle 1896), — Le manipulateur que nous venons de décrire est celui qui est actuellement en service; M. Baudot vient d'en imaginer un autre modèle, dont seront pourvues les nouvelles installations.
Dans ce nouveau type, l'électro-aimant-accrocheur de la troisième touche est supprimé. D'autre part, un récepteur téléphonique unipolaire a été suhstitué au frappeur de cadence et est intercalé dans le circuit, comme l'était ce dernier.
Lç récepteur téléphonique est monté sur une potence qui permet de l'exhausser, de l'abaisser et de l'avancer ou de le reculer dans le sens horizontal; le pupitre est lui-môme articulé sur celte potence. Le manipulateur se fixe sur la table au moyen d'un appendice tubulaire qui laisse passer les communications électriques et que Ton assujettit à l'aide d'un écrou.
Socle-moteur à, poids pour distributeur Baudot. — Le système de mise en marche des distributeurs est analogue à celui du Hughes. Un poids remonté avec une pédale ou automatiquement par un moteur électrique fait mouvoir, par l'intermédiaire d'une chaîne sans fin, les rouages qui constituent le soclemoteur. Le dernier mobile de celui-ci engrène, au moyen d'une vis tangente, une roue dentée qui fait partie de la cage du distributeur.
La chaîne de Galle qui soutient le poids moteur P (fig. 179) s'engage enlre les dents de deux roues B, E dont l'une B reste immobile, tandis que l'autre E tourne sous l'action du poids P et entraîne, par un jeu d'engrenages, le mécanisme du socle-moteur. Si nous suivons le trajet de la chaîne de Galle, en partant de la poulie p du poids P, nous la voyons s'engager entre les dents de la roue E, passer sous le guide G et sur la poulie F ; de là elle descend verticalement, supporte le contre-poids G P, en passant dans la gorge de sa poulie cp^ remonte verticalement jusqu'à la roue B, sur les dents de laquelle elle s'appuie et, finalement, revient à la poulie jo. On conçoit aisément que le poids P, en s'abaissant, tire sur la chaîne dans le sens de la flèche /", fait tourner la roue E et remonter le contre-poids GP.
La pédale PI) est articulée en 0, point fixe qui fait partie de la table sur laquelle est posé le socle-moteur. Au crochet H est Vixo un brin de chaîne de Galle qui passe entre les dents de la roue A et s'attache au ressort à boudin R, assujetti d'autre part à un point fixe 0'.
Le système de remontage est identique à celui de Tappareil Hughes. L'axe XY (flg. 179 et 180) porte les roues à rochet D, G, et la roue B, fortement dentée, sur laquelle pass^ la chaîne de
Flg. nw, — Socle- moleurii |jùîd» ^mur ilisiiibiiieur.
Galle* Sur ce mémo -àxv ïs**^inh(>il<^ un ruiinchtm sur K'^hh'I ^^m\ montés la rouo rlciit^t' A. qui ^ruinnii io hriiï il*- rluuiH' uUiM'Iu'^ à la pédale PU, et un bras de liMirr i.
Sur un axe jj^, placé au sommet du levier I, est monté un cliquet J qui se trouve ainsi au-dessus des dents de la roue à rochet C. Le cliquet J porte un doigt k qui, pressé par le ressort K, vissé lui-même sur la pièce I, reste appliqué sur les dents de la roue C. De la sorte, si le système des roues A, I est entraîné en avant, par exemple, par rabaissement de la pédale PD, les roues C, B, D sont également entraînées en
avant. Pour que le remontoir fonctionne, il faut que Tensemble des roues C, B, D ne retourne pas en arrière. Pour cela, un cliquet d'arrêt L est monté sur l'axe /qui fait corps avec le bâti du socle. Le cliquet L est pressé contre les dents de la roue D par le ressort M.
Lorsqu'on ap puie sur la pédale PD, le système de remontage est entraîné dans le sens de la flècbe /•; lorsqu'on cpsse d'agir sur la pédale PD, la roue A revient en arrière sous Taction du ressort R, mais la roue B reste immobile. Pendant cette double action, le poids P ne cesse pas d'agir sur la roue E.
Sur Taxe Y' de la roue E est calée une roue dentée E' qui engrène le pignon du mobile Y^; de là le mouvement se transmet successivement aux mobiles Y^, Y*, Y^. Ce dernier mobile engrène avec le pignon y de l'axe du régulateur. L'axe du régulateur tourillonne sur deux montants x, x\ fixés verticalement sur la plathw-socle; il porte en T une vis tangente qui engrène avec la cage du distributeur, placée au-dessus du soclemoteur et maintenue par des tenons . ^Le volant V est com-
Fig. 180. — Socle-moteur à poids pour distributeur.
mandé par le frein W, W* qui, pour arrêter la marche de l'appareil, agit par friction sur la tranche du volant au moyen du petit cylindre de liège /. L'axe porte enfin la pièce S et h» régulateur de vitesse, sur lequel nous reviendrons, et qui est protégé par un anneau de garde vissé sur le socle.
Tous les axes tourillonnent dans des hagues en acier trempé. A chacune des extrémités des axes ahoutit un tube de graissage^ dont l'ouverture se trouve sur la face supérieure du socle.
Fig. 181. — Moleur électrique pour distributeur Caudot.
La longueur de la chaîne sans fin est de 2,00 m, celle de la chaîne du remontoir de 0,90 m.
Le contre-poids pèse 1,360 kg; la chape-support du poids moteur, 20 kg, et chaque plaque de plomb i 1,300 kg; on emploie quatre de ces plaques.
Suivant le modèle, Taxe du régulateur fait 231 ou lil révolutions pour 1 cm de chute du poids-moteur.
Au remontage par la pédalo on peut, comme dans l'appareil Hughes, substituer le remontage automatique; c'est le cas des grandsïbureaux disposant d'une installation électrique suffisante. Le remontage se^fait alors exactement dans lei mômes
conditions que pour l'appareil Hughes, au moyen d'un petit moteur électrique.
Socle-moteur électrique pour distributeur Baudot. —
Ce dispositif, excessivement simple, se réduit à une platinesocle montée sur une cage en bois à laquelle sont fixées les bornes de prise de courant et Fanneau de garde du régulateur. Le moteur électrique (flg. 181 et 182), solidement fixé à la
platine -socle, est Q constitué par une
bobine Siemens à tambour BB, réalisée avec des disques en fer denté juxtaposés, comme ceux que Ton emploie dans les machines Rechnewski.
Cette bobine tourne entre les branches d'un aimant à quatre lames en fer à cheval AAAA, garni d'armures en fer aa formant les pièces polaires. L'axe de la bobine porte d'un côté un pignon P qui engrène avec les rouages de la cage du distributeur, de l'autre un collecteur C , puis une roue dentée R qui commande un pignon p faisant partie de l'axe D du régulateur.
Sur le collecteur frottent deux balais bb, en fils de bronze, qui
communiquent avec les prises de courant (-| ) et sont isolés
de la platine-socle.
Les fils des balais sont pinces, puis soudés, dans un bloc d^ monté à glissière dans la pièce e, et assujetti par la vis de réglage f. La pièce e repose simplement sur l'axe en acier g^ encastré dans la platine-socle, mais isolé de cette dernière par une rondelle d'ivoire. Chacune des pièces e, e porte un ressortlame en acier h dont l'un s'appuie sur la partie inférieure d'une
Flg. 1S2. — Sloteur éleclrique pour distributeur Baudot (collecteur et balais).
grorg-e creusée dans une vis i, Tautre sur la partie supérieure de la gorge d'une seconde vis /. Gomme conséquence de ce mode de montage, la pression des balais contre le collecteur est toujours assurée; ces balais peuvent être avancés ou reculés par rapport au collecteur et changés, en cas de besoin, en desserrant les vis /", /*; ils peuvent être déplacés latéralement en manœuvrant les vis / /.
Les vis / / sont isolées de la platine-socle et communiquent respectivement avec les prises de courant (-|-) et (—).
Trente ou trente-cinq éléments Callaud, fournissant un courant de 53 à 60 milliampères avec 20 volts aux bornes, suffisent pour actionner ce moteur et faire marcher le distributeur qu'il commande.
Régulateur. — Que le socle-moteur soit électrique ou à poids, le régulateur est le môme. Il est cependant utile de disposer de deux types qui ne se différencient que par la force de leurs ressorts, et que, pour cette raison, on appelle reffulateurs Baudot à ressorts faibles et régulateurs Baudot â ressorts forts.
Le régidateur a pour objet de maintenir le synchronisme entre le distributeur du poste de départ et celui du poste d'arrivée, pour que la marche de ces organes reste concordante. Le poids moteur tend évidemment à accélérer le mouvement; les frottements et le travail des différents organes tendent à le retarder; le régulateur a pour effet de .rétablir constamment Téquilibre.
« Le régulateur a pour objet d'introduire dans le mécanisme moteur une résistance variant automatiquement, lorsque cela est nécessaire, de façon à maintenir l'équilibre parfait entre le travail moteur et le travail résistant total.
« Ce régulateur est constitué par une masse métallique mobile susceptible de se déplacer, en glissant sur deux tiges-guides fixées transversalement à l'extrémité d'un arbre appartenant au moteur dont le mouvement doit être régularisé. A celte masse sont accrochés deux forts ressorts à boudin, destinés à la ramener vers le centre de rotation. Ces ressorts prennent leur point d'appui sur l'extrémité même de l'arbre. Au repos de l'organe, la masse est légèrement excentrée par rapport à l'axe de rotation, et, dans cette position, le système comprenant la masse, les ressorts et leurs supports, a son centre de gravité sur l'axe.
u Lorsque le moteur est mis en mouvement, la vitesse va s'accélérant jusqu'à ce que la force centrifuge, agissant sur la
33G TELEGRAPHIE PRATIQUE
masse, atteigne et dépasse la valeur de la tension des ressorts. Dès que la masse mobile s'écarte en tirant sur les ressorts, ceux-ci, prenant leur point d'appui sur l'arbre, le font presser contre ses paliers et augmentent le travail dépensé par le frollement; il en résulte que le travail supplémentaire imposé au moteur dépend de l'écartement de cette masse.
c< La force centrifuge d'une masse, à vitesse de rotation constante, est proportionnelle au rayon de la circonférence décrite. D'autre part, on sait qu un ressort à boudin luen fait sutiit des allongements directement proportionnels aux efforts; on peut donc concevoir une vitesse angulaire telle que la force centrifuge et la tension des ressorts restent constamment égales.
u Supposons maintenant que le centre de gravité de la masse mobile puisse être amené à coïncider avec le centre de rotation (position qui correspondrait à ime valeur nulle de la force centrifuge ) ; si l'on accroche alors à cette masse l'extrémité libre des ressorts, sans les déformer par aucun allongement (ce qui, pour eux, correspond à une valeur nulle de l'effort appliqué à les allonger), l'équilibre existera, pour cette position de la masse, entre la force centrifuge et la tension des ressorts, qui sont toutes deux nulles; et cet équilibre subsistera également pour toutes les positions que la masse mobile pourra occuper, mais à la condition expresse que la vitesse angulaire ait une valeur déterminée.
« La masse se trouve ainsi dans une sorte d'équilibre instable qui ne peut exister qu'à cette condition.
« Mais, pour que le mouvement soit uniforme, il faut que le travail moteur soit égal au travail résistant. Si donc, nous voyons la masse tournante se maintenir en équilibre, nous pourrons en conclure que la vitesse de rotation est bien la vitesse pour laquelle le réglage a été effectué et, de plus, que l'appoint de travail résistant apporté au moteur par l'écartement actuel de la masse est juste suffisant pour équilibrer la puissance et les résistances.
« L'accroissement ou la diminution du travail moteur produit d'abord une variation de vitesse angulaire faible et momentanée; puis l'équilibre se rétablit par un simple déplacement de la masse mobile, et la vitesse redevient ce qu'elle était avant la perturbation (1). »
Un manchon terminé par une sorte de fourche en laiton A s'adapte sur l'axe 00 du dernier mobile du socle-moteur (flg. 1H3
(1) Académie des sciences. Comptes rendus, 30 juUlet 1888.
et 184) et y est assujetti par une vis. La fourche AA est traversée par deux tiges parallèles en acier / solidement fixées sur cette pièce par des vis a. Sur ces tiges peut glisser la masse de laiton m ; mais cette masse est liée à la partie supérieure des tiges / par deux ressorts à boudin en fil d'acier R, R. Ces ressorts sont accrochés à la pièce a, qui est maintenue sur les tiges /, entre deux écrous de réglage ; ils passent librement dans des trous pratiqués à l'intérieur de la pièce A, traversent également la masse m, mais sont solî dément fixés à cette pièce par des ressorts en équerre qui s'engagent entre deux des spires des ressorts et sont assujettis par des vis à la masse m.
La masse m pèse 35 gr. Les ressorts sont en acier trempé et leurs spires, livrées à elles-mêmes , restent en contact sans pression. Mais, dès que le poids moteur agit sur les rouages, la vitesse tend à s'accélérer. La masse m, obéissant à la force centrifuge, glisse sur les tiges t en s'éloignant du centre de rotation; il en résulte une tension des ressorts R, R qui a pour effet d'augmenter le frottement de l'axe sur ses coussinets et, par conséquent, de diminuer la vitesse. Lorsque la vitesse diminue, la force centrifuge diminue aussi et la masse m se rapproche du centre de rotation de l'arbre moteur, la tension des ressorts R, R est amoindrie, l'axe exerce une pression moins grande, sur ses coussinets et la vitesse augmente. En somme, par suite de ces augmentations et de ces diminutions de
Fig. 183. — Régulateur Baudot.
vitesse, sans cesse corrigées, il s'établit un régime d'équilibre qui donne à Taxe moteur une vitesse de rotation sensiblement uniforme.
Cependant, le synchronisme obtenu dans ces conditions entre deux distributeurs quel que soit leur éloignement, ne saurait rester parfait s'il n'était soumis à correction.
Pour régler le régulateur, on s'assure tout d'abord que la masse mobile glisse librement sur ses guides, puis, en agissant sur la force motrice ou sur la résistance, on fait varier l'amplitude de la masse mobile. Dans ces conditions, la vitesse ne varie pas, elle augmente ou elle diminue.
Si la vitesse ne change pas, lorsque l'amplitude varie, le régulateur est bien réglé.
Si la vitesse augmente ou diminue, quand l'amplitude augmente elle-même ou diminue, la tension initiale des ressorts à boudin est trop faible ; elle est au contraire trop forte lorsque la vitesse diminue, quand l'amplitude augmente et réciproquement.
Dans ces deux derniers cas, il faut manœuvrer, dans un sens ou dans l'autre, les écrous qui fixent les ressorts à la potence.
Si l'on a à enlever le régulateur il convient, pour éviter un nouveau réglage, de le replacer sur l'arbre avec la même orientation.
Distributeur. — Plateaux. — Le distributeur est Torgane qui, au départ, sert d'intermédiaire entre les manipulateurs et la ligne pour répartir sur celle-ci les courants émis et qui, à l'arrivée, recueille ces courants.
^ Les distributeurs sont des plateaux en ébonite sur lesquels sont convenablement groupées des pièces de contact en bronze, isolées les unes des autres. Ces plateaux, dont il existe plusieurs modèles répondant aux différents modes d'installation adoptés, s'emboîtent dans des rainures disposées sur les deux platines d'une cage.
Cette cage s'adapte sur le socle-moteur qui lui communifiue son mouvement. Le principal organe de la cage, mis en mouvement par le socle-moteur, est un arbre aux extrémités duquel sont calés des bras, garnis de frotteurs, qui parcourent les différentes couronnes de contact des plateaux distributeurs. La cage contient en outre les organes de correction, destinés à rétablir le s\Tichronisme lorstiu'il vient à être altéré; car, il faut hicMi le reconnaîtr(\ quels que parfaits que puissent être les régulateurs, ils laissent subsister de légères erreurs de vitesse qui, en saccumulant, pourraient nuire à la marche régulière des apî)a-
TE^^EGRAPHIE PRATIQUE
reils, si on n'avait pas soin de les corriger à chaque révolution des frotteurs sur le distributeur.
Plateaux à 13, 19 et 24 contacts, — Les plateaux du distributeur, de quelque modèle qu'ils soient, s'adaptent sur la cage en s'encastrant dans deux rainures qui les immobilisent. Sans nous préoccuper, quant à présent, de leurs communications électriques, nous décrirons seulenient leur disposition générale.
Dans le plateau à 13 contacts (fig. 185) on trouve successive-
Fig. 185. «» Plateau U 13 contacts.
ment, en allant du centre à la circonférence, une ouverture circulaire qui livre passage à Taxe du bras porte-balais, trois couronnes pleines en bronze, deux autres couronnes, également en bronze, dont chacune est sectionnée en treize pièces, isolées les unes dos autres; enfin, une sixième couronne extérieure, formée par douze plots dont l'un a une largeur double de celle des autres. Cette dernière couronne se compose de trois secteurs mobiles garnis chacun d'une manette qui permet de les orienter. L'un des secteurs est formé par le contact le plus grand, le second secteur comprend 5 contacts, le troisième en contient (>.
Le plateau à 19 contacts (fig. 186) comprend, en allant dulcentro à la circonférence, une ouverture circulaire qui livre passage à
l'axe (lu bras porte-balais, une couronne pleine, une couronne formée de 5 secteurs, ime couronne pleine, successivement deux couronnes divisées en 19 contacts se correspondant; enfin, une sixième couronne extérieure qui porte 18 contacts. Ces contacts sont montés sur quatre secteurs mobiles, dont chacun est garni d'une manette de manœuvre.
Le 1" secteur contient un seul contact, double des autres, le
Fig. 186. — Plateau à 19 contacts.
2*' secteur contient cinq contacts, le 3° autant, et le 4" sept contacts, tous égaux en étendue.
Les plateaux à 24 contacts sont au nombre de deux : l'un pour la transmission, l'autre pour la réception; le premier est flxe, le second peut se déplacer.
Le plateau pour la transmission {iig. 187) comprend, en allant du centre à la circonférence : une ouverture circulaire livrant passage à l'axe du porte-balais, deux couronnes pleines, une couronne divisée en 5 secteurs et trois couronnes divisées chacune en 24 secteurs. Des cinq divisions de la i"" couronne (les
couronnes de tous les distributeurs sont numérotées de'Jla circonférence au centre), Tune correspond à quatre divisions des V% 2" et 3° couronnes; chacune des autres correspond à cinq divisions.
Le plateau pour la réception (flg. 188) comprend, en allant du centre à la circonférence, une ouverture circulaire livrant passage à l'axe du porte-balais, une couronne pleine, une cou-
Fig. 187. — Plateau postérieur de distributeur h 24 contacts (transmission).
ronne divisée eu 5 secteurs, dans les mêmes conditions que la 4^ couronne du plateau pour la transmission, une couronne divisée en 2 secteurs inégaux, une couronne pleine, une couronne divisée en 24 secteurs égaux, et enfin une couronne pleine portant 20 saillies situées en regard de 20 secteurs de la couronne précédente, et au même niveau. Celte couronne pleine est enveloppée par une garniture métallique isolée, qui a pour objet d'éviter les ressauts des balais passant d'une des saillies à la suivante et d'empêcher les étincelles.
Sur la couronne pleine est placée une pièce réglable, fixée par une vis sur laquelle elle peut coulisser. Cette pièce se compose de deux parties, dont l'une communique avec la couronne pleine, et dont l'autre est complètement isolée.
Secteurs, orientation des contacts, — Nous avons appelé contacts les pièces isolées qui composent les couronnes des
distributeurs; c'est le nom que portent habituellement ces pièces. On désigne sous le nom de secteur le groupe de contacts consécutifs utilisé pour la transmission d'un signal ou bien réservé pour la correction.
Cinq contacts sont nécessaires pour la transmission d'une lettre; par conséquent, un distributeur doit posséder autant
Fig. 188. — Plateau antérieur de distributeur à S4 contacts (réception).
de fois 5 contacts qu'il est destiné à elTectuer de transmissions par révolution du bras porte-balais.
Le distributeur pour transmission double sera donc garni de 10 contacts, le distributeur pour transmission triple de 15 contacts et le distributeur pour transmission quadruple de iO.iMais, à ces chiffres, il faut encore ajouter 2 contacts pour la correction et, en outre, il faut tenir compte du temps que met le courant, sur les longues lignes, pour produire son eff^et à la station opposée; de ce fait, de nouveaux contacts doivent être ajoutés. De sorte que, en réalité, un distributeur double est à 13 contacts, le distributeur triple à 19 contacts, et le distributeur quadniple à 24 contacts.
La durée de la propagation de Télectricité sur un conducteur étant variable, suivant les conditions dans lesquelles se trouve ce conducteur, il a été nécessaire de rendre mobile la couronne de contacts destinée à distribuer les courants dans les organes de réception, de façon à permettre d'orienter convenablement ces contacts suivant l'état de la ligne. Celte couronne peut subir des déplacements angulaires jusqu'à 30 et môme 40*.
Dans le poste qui reçoit la correction, rorientation se fait en déplaçant le contact mobile, de façon qu'un courant quelconque envoyé par le correspondant produise son effet au moment précis où les frotteurs passent sur le contçict relié au récepteur auquel ce courant est destiné.
Si les courants reçus produisent leur effet trop tôt, on déplace le contact mobile dans le sens du mouvement des balais ; on le déplace en sens inverse si les courants reçus produisent leur effet trop tard.
L'orientation du poste correcteur est obtenue en déplaçant, dans le sens convenable, au moyen de manettes en laiton, les contacts reliés aux organes récepteurs.
C'est pour éviter, dans la mesure du possible, les variations d'orientation, que les contacts reliés aux organes récepteurs ont été écourtés, ce qui correspond à n'utiliser, pour la réception, que la partie médiane des courants émis dans la transmission.
Cage. — Entre les deux platines de la cage, que l'on place sur le socle-moteur, se trouvent deux axes. L'un ne porte qu'une seule roue dentée qui engrène avec la vis tangente T de l'axe du régulateur du socle-motenr (fig. 180). Cette roue transmet le mouvement à une seconde roue dentée, calée sur l'axe des porte-balais. L'axe émerge en dehors de la cage, des deux côtés, et chacune de ses extrémités peut recevoir un bran porte-balais composé de bras proprement dits et d'un manchon que l'on assujettit sur l'axe au moyen d'une goupille.
Le manchon est formé de trois pièces : 1° une sorte de chapeau A (flg. 189) dont la couronne B est percée de douze trous et dont la partie antérieure est filetée; c'est cette pièce qui s'emboîte sur l'axe ; 2° un anneau en acier C, portant une encoche e et une goupille g, que l'on peut enfoncer dans l'un quelconque des douze trous de la pièce précédente, ce qui permet d'orienter suivant le besoin l'encoche de l'anneau C ; 3° un écrou en acier D, qui se visse sur la partie filetée du manchon et qui immobilise l'anneau C dans la position qu'on lui a donnée. L'anneau C étant d'un diamètre moindre que celui de la couronne B et de l'écrou D forme une sorte de gorge limitée par ces deux pièces.
Fig ISri. — Manchon du bras porte-balais.
Le bras porte-balais s'adapte à Taxe de la manière suivante : une tige en acier T (fig. 190) pénètre à l'intérieur de Taxe. Sur la pièce B est monté un bouton moleté W, qui commande le cliquet F, soumis à l'action du ressort à boudin R. Pour monter le bras porte-balais sur son axe, on soulève le cliquet F en agissant sur le bouton W et on enfonce la tige T dans le trou de Taxe qui lui sert de logement; si à ce moment on cesse d'agir sur le bouton W, le cliquet F, obéissant à la pression du ressort R, s'introduit facilement dans l'encoche e du manchon (fig. 189) et le bras porte-balais se trouve ainsi calé sur son axe.
Sur la partie centrale en acier E (fig. 190) du bras porte-balais sont vissées trois branches A, B, C, d'inégales longueurs. Chacune de ces branches porte un axe en acier qui, en s'insérant dans la branche, est isolé par une garniture en ivoire b^, b^, b^, et qui est maintenu par une vis de pression V\ V^, V^. Sur cet axe est monté le portebalais. C'est une pièce de laiton, percée de deux trous, dans lesquels s'engagent les balais rf, d\ d^, fiP, faisceaux de fils de bronze soudés à des blocs
ar;iovibles c, c', c-, c^. Ces balais sont maintenus par pression au moyen de ressorts ;•, ;•', r^, r^, logés dans des rainures et fixés par des vis t% v^^ v^, v^\ des (jouttièrcs-guldcs e^ e', e'^, e^^ main-
Fîg. 190. — Détails du bras porte-balais.
tiennent fixe leur direction. Comme on le voit, les balais sont disposés par paire et, dans la même paire, communiquent entre eux; mais, d'une paire à l'autre, ils. sont isolés et sont également isolés du centre de rotation. Ce sont, en un mot, des organes destinés à mettre en relation électrique, deux à deux, les différentes couronnes des plateaux du distributeur.
Les bras porte-balais sont d'inégales longueurs et, par suite, ont des poids différents; leur rotation ne saurait donc être régulière qu'à la condition de les équilibrer, c'est ce qui a été fait. Le poids de la vis W a été calculé de façon à rendre le poids du bras B égal à celui du bras C et, dans le môme but, on a ajouté au bras A la masse additionnelle V.
Ainsi que nous l'avons dit précédemment, le jeu du régulateur est insuffisant pour maintenir le synchronisme parfait, et il est indispensable de s'assurer le concours d'organes de correction; c'est sur l'axe du bras porte-balais qu'agissent ces organes.
Los plateaux à 13 contacts sont généralement montés sur la face postérieure delà cage et leurs couronnes sont parcourues par les balais tournant dans le sens des aiguilles dune montre.
Los plateaux à 19 contacts sont habituellement montés sur la face antérieure de la cage et leurs couronnes sont parcourues par les balais tournant dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.
Correction, son principe. — Les balais des distributeurs des doux postes correspondants, partant au même instant d'un môme point doivent, à chaque révolution, se retrouver ensemble à leur point initial. Or, quelle que soit la perfection du système régulateur, il est évident que les différences de vitesse, insensibles et négligeables au début, ne feront que s'accroître au bout d'un certain nombre de révolutions. 11 est donc indispensable d'ompècher ces différences de vitesse de s'ajouter; on y parvient en corrigeant la vitesse à chaque révolution des balais. Dans le but de simplifier le procédé de correction, M. Baudot a admis que la correction ne se ferait que dans un seul poste et qu'elle aurait lieu toujours dans le même sens. A cet effet, on donne à l'un des distributeurs une vitesse un peu supérieure à celle de Taulre, et, à chaque révolution, on fait reculer les balais du poste corrigé pour les remettre en concordance avec les balais du poste correcteur.
C'est au moyen d'une pile installée au poste correcteur et d'un électro-aimant disposé au poste corrigé que s'effectue l'opération. Si, au départ comme à l'arrivée, les balais passent simultanément sur des contacts de même rang, le courant de la pile
installée au départ se perd à la terre à l'arrivée, sans produire d'effet; iin> a pas eu correction, elle était inutile. Mais si, au moment où les balais du poste de départ sont encore sur le contact A, par exemple, ceux du poste d'arrivée ont déjà atteint le contact suivant B, le courant de la pile de départ traverse l'éleclro-aimant d'arrivée et le jeu de l'armature de cet électroaimant fait reculer le bras porte-balais de la quantité voulue pour rétablir la concordance entre le poste d'arrivée et le poste de départ.
Dans la pratique, l'excédent de vitesse à donner au distributeur corrigé doit être égal à la moitié du recul imposé aux balais, de sorte que la correction a lieu une fois pour deux révolutions du bras porte-balais.
Pour régler la vitesse de l'appareil qui reçoit la correction, et lui donner l'excès nécessaire sur la vitesse du correspondant, on fait arriver le courant correcteur dans un des récepteurs, puis on établit la vitesse de telle sorte que ce courant passe dans le récepteur suivant au bout de 10 h 12 tours.
Organes de correction. — Sur l'une des platines de la cage est disposée une glissière qui peut recevoir Vélectro-ainiant correcteur . A droite et à gauche de cette glissière, deux é,querres isolées portent les bornes de communication. Sur la platine opposée, et en regard des premières, deux autres équerres, également isolées, sont aussi garnies de bor- K;-. lUl. - KI clrj convctour.
nés; d'une
platine à l'autre, ces bornes peuvent être reliées deux à deux, au moyen d'agrafes métalliques, ce qui permet d'attacher les fils de communication aboutissant à l'électro-aimant correcteur, soit à la platine antérieure, soit à la platine postérieure.
L'électro-aimant correcteur est constitué par deux bobines shuntées EE* (flg. 191) montées sur des noyaux en- fer doux, réunis par une culasse C.
Les bobines des électro-correcteurs sont formées par 1900 tours de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu 23/100 de millimètre); leur résistance normale est de 25 ohms, mais elles sont shuntées de la manière suivante : Dans tous les appareils Baudot « le logement du fil des bobines d'électro-aimants dont la carcasse est métallique doit être enduit d'un vernis au bitume de Judée, puis garni entièrement d'une couche de papier; la partie du fil sortant du fond de la bobine doit être séparée des spires voisines au moyen d'une rondelle également en papier. Les deux extrémités du fil fin remplissant la bobine doivent être soudées chacune à un bout de fil plus solide, d'un mètre de longueur environ, avec lequel est continué l'enroulement ». La bobine, ainsi terminée, reçoit une première enveloppe de papier sur laquelle on enroule un fil bouclé en maillechort, recouvert de soie, ayant un diamètre de 17/100 de millimètre (fil nu). Pour enrouler ce fil, on le plie en deux au milieu de sa longueur, on en forme une boucle et les deux brins juxtaposés sont enroulés sur la bobine ; 150 tours de ce double fd, soit 300 spires, donnent la résistance de 100 ohms que doit avoir le shunt. Les deux extrémités de ce circuit sont soudées respectivement aux extrémités du fil de cuivre de la bobine. « La bobine est ensuite plongée pendant plusieurs heures dans un bain chaud de paraffine non acide, de manière que celle-ci puisse remplir entièrement les vides. Après refroidissement, l'enveloppe extérieure est constituée au moyen d'un ruban enroulé, à travers les spires duquel sortent les extrémités libres du fil.
La résistance des deux l)obines réunies est de 50 ohms, celle
des deux shunts réunis est de 200 ohms et la résistance totale
/ rr' \ de 40 ohms R = : j .
La culasse C est montée sur un cadre en laiton WXYZ; ce cadre supporte les pièces entre lesquelles pivote, sur les pointes vv^, l'armature AA de l'électro-aimant; il sert également d'écrou à la vis V qui limite Tamplitude des oscillations de l'armature AA. L'armature AA se prolonge en A^ par un appendice perpendiculaire à son axe ; sur cet appendice est vissé un ressort r auquel est adaptée la goupille g, logée dans un renflement H du cadre WXYZ. Lorsque l'armature A n'est pas attirée, la goupille ff reste enfoncée dans la pièce H, mais, lorsque l'armature A est attirée, la goupille g fait saillie en dehors de
la pièce H. Une tige G surmonte Tarmature A et s'engage entre les branches de la fourchette F qui termine la tige D. Cette tige D pivote, sous Taction de Tarmature A, dans les coussinets b b d'une équerre en laiton BB, fixée à la culasse C. La tige D est fendue à sa partie supérieure et peut recevoir un petit brin de papier ou un fétu de paille, signal optique, qui, par ses déplacements, permet de voir si la correction se fait ou ne se fait pas; on se rend aisément compte, en effet, que, suivant que Tarmature A est attirée ou retombe par son propre poids, la tige G, agissant sur la fourchette F, fait tourner à droite ou à gauche la tige D et le signal placé à son sommet.
Sur Taxe des bras porte-balais sont placés les organes qui, pour produire la correction, sont soumis à l'action de la goupille </.
L'axe XY (flg. 192) du socle-moteur communique, par la roue dentée A, le mouvement à la roue B et à l'axe dos bras portebalais X^ Y*. La roue B, qui fait corps avec la roue dentée plus petite D, est montée à frottement doux sur Taxe X*Y'. Le syst^me des deux roues B, D est calé par l'anneau en acier C, fixé sur l'axe par la goupile c, La pièce en laiton J, fixée à demeure sur l'axe X* Y*, porte un système d'engrenages qui comprend le pignon E et la roue F montés sur un axe commun, le pignon G et r étoile de correction H, montés également sur un axe commun; ces roue et pignons se nomment roue et pignons satellites.
Entre deux dents de l'étoile H (fîg. 193) repose un galet I,
mobile autour de son axe sur la pièce L, supportée par le ressort en acier R, fixé lui-même à la pièce J par les vis r r*. Une came en acier K est située dans le voisinage de l'axe X' Y* et tourne avec lui, ainsi, d'ailleurs, que tout le reste du système.
La correction, nous l'avons dit, se fait toujours dans le môme sens, dans le sens du retard du bras porte-balais. Lorsque cette
Fig. 192. — Organes de correction (profil).
Fig. 193. — Organes de correction (face).
correction se produit, le courant qui la provoque traverse les bobines de l'électro-aimant correcteur, l'armature A (fig. 191) est attirée et la goupille g projetée en avant; cette goupille rencontre, au moment de son passage, Fétoile de correction H
(fig. 192 et 193) et, s'engaproanl entre deux dents, provoque un temps d'arrêt ; mais, comme Té toile est mobile sur son axe, elle recule on soulevant le galot I qui, de l'intervalle qu'il occupait entre deux dents, passe à Tintervalle suivant; le pignon G fait tourner la roue F et le pignon E ; celui-ci, agissant, en quelque sorte, comme le cliquet de la roue de frottement de l'appareil Hughes, roule sur la roue D, imprimant un tr^s léger mouvement de recul à Taxe X* Y* seul, tandis que la roue B continue son mouvement sous l'action de la roue A et du poids moteur. Ce mouvement suffit pour retarder la course du bras porte-balais et le ramener à la position qu U doit normalement occuper. En continuant sa révolution, l'axe X' Y^ met en prise la pointe de la came K avec la goupille g, celle-ci est rejetée en arrière et n'agit de nouveau sur l'étoile H que lorsqu'une nouvelle attraction de Tarmaturc A se produit.
Le type de cage que nous venons de décrire peut être indiffé- remment utilisé avec tous les modèles de plateaux. Seules, les éloiles de correction doivent être appropriées à la précision exigée dans les opérations de rectification du synchronisme. Le distributeur à 13 contacts emploie l'étoile de correction à 9 dents qui, à chaque correction, fait reculer les bras porte-balais de 1/144 de tour; le distributeur à 19 contacts emploie Tétoile à 12 dents qui, à chaque correction, fait reculer les bras portebalais de 1/192 de tour; et enfin le distributeur à 24 contacts emploie l'étoile à 15 dents qui, à chaque correction, fait reculer les bras porte-balais de 1/240 de tour.
Relais Baudot. — Les organes de réception sont des relais très sensibles à armature polarisée.
Doux aimants en fer à cheval N, S (fig. 194) sont réunis par leurs pôles de même nom au moyen d'une entretoise en fer doux M. L'entretoise M est traversée par une vis en laiton V, dans l'axe de laquelle est encastrée une pointe /> en acier forte-
ment trempé et très acérée. Sur ces pointes repose un axe hori- 7.ontal AB dont les extrémités, A, B convenablement évidées, sont garnies de chapes en acier m, m, trempées dur et parfaitement polies. L'axe AB est en trois pièces : A en fer, C en laiton,
itkrf^N
Fig. 191. — Relais Baudot.
B en for. Les pièces A et B forment, en quelque sorte, les prolongements des pôles de Taimant, au-dessus duquel elles sont placées.
La partie B de l'axe AB supporte, perpendiculairement à sa longueur, une armature aa surmontée d'un index en laiton I,
garni à sa partie supérieure d'un fll de platine i formant pièce de contact.
L'armature aa devient, par suite de la polarité de la pièce B avec laquelle elle fait corps, un épanouissement du pôle sud de Taimant NS. Celte armature, qui doit basculer à la manière du fléau d'une balance, doit être très sensible; il lui faut donc une grande mobilité, mais elle doit jouir aussi d'une grande stabilité. Cette stabilité est ol)tenue par les chapes au moyen desquelles l'axe AB repose sur les pointes-pivots p, p. Chacune de ces chapes a une forme différente. L'une est un cône creux qui emboîte la pointe-pivot sur laquelle elle repose ; l'autre est linéaire; c'est une rainure dirigée dans le sens de l'axe de AB et dont la section a la forme d'un V renversé; d'où les noms de chape-point et de chapeAigne donnés à ces deux chapes.
Au-dessous de l'armature aa sont les noyaux des bobines de l'électro-aimant EE. Ces bobines sont formées chacune par deux fils enroulés ensemble et faisant 2500 tours, soit 3000 spires. La résistance de chacun des deux circuits est de 150 ohms; le diamètre du fll est de 12/100 de millimètre (fll nu).
L'index I peut se déplacer entre deux butées jj^ constituées par les pointes des vis de réglage J, J*. Ces vis, dont les pointes y, y* sont en fll de platine, comme l'index i, sont elles-mêmes vissées dans d'autres vis K, KV qui traversent les montants en laiton P, P', montés sur l'aimant en fer à cheval, mais isolés dans ce dernier. Une fois l'églées, les vis K, K* sont immobilisées par un étrier L que la vis / serre contre le montant P.
Un ressort à boudin R s'accroche d'une part à Tindex I, de l'autre à une manette, articulée en y, sur une équerre supportée par Tune des bornes médianes du socle de l'appareil.
Le socle porte six bornes dont les communications sont les suivantes à l'intérieur du relais :
W avec le montant de gauche P (butoir de travail).
W^ avec le massif, et, par conséquent, avec l'armature.
W^ avec le montant de droite P* (butoir de repos).
W* avec l'entrée du premier enroulement.
W avec la sortie des deux enroulements.
W® avec l'entrée du deuxième enroulement.
Les deux enroulements se continuent d'une bobine à l'autre parles communications u\ i/^, xi^, u*.
Un autre modèle de relais, exactement semblable au précédent, quant à la formé, ne comporte qu'un seul enroulement d'une résistance de 100 ohms par bobine et n'a plus que 5 bornes W», W2, W^, W*, w«.
W^ est relié au montant de gauche (butoir de travail).
W* au massif et, par conséquent à Farmature.
W^ au montant de droite (butoir de repos).
W* avec la sortie du fll des bobines.
W* avec Feutrée du fll des bobines.
Les bobines sont réunies entre elles par un fll disposé entre les vis wS ti^.
Les vis J, J*, entre lesquelles peut osciller Findex I, constituent les butoirs de repos et de travail ; Findex I s'appuie sur Fune ou sur Fautre, suivant le sens du courant qui traverse les bobines de Félectro-aimant. Le réglage de ces butoirs s'obtient en manœuvrant les vis K et KS et en les assujettissant ensuite par le serrage de la vis / de Fétrier.
L'index I doit rester indifféremment appliqué sur le butoir où Fa amené un courant quelconque traversant les bobines de Félectro-aimant, jusqu'à ce qu'un courant de sens contraire Famène sur le butoir opposé. Un jeu de i/iOO de millimètre entre les deux butoirs et Findex est généralement suffisant.
La facilité d'enlever les vis J, J* et de les replacer, en les vissant à fond, sans modifler le réglage, permet de procéder au nettoyage des contacts. Le déplacement de ces vis permet également d'effectuer rapidement le réglage du relais; voici comment on procède dans la pratique : on enlève le bouton J et, avec le doigt, on fait basculer Farmature aimantée jusqu'à ce qu'elle rencontre le noyau de fer doux de la bobine de gauche; ce noyau se trouve ainsi aimanté. On replace avec le doigt Farmature dans sa position primitive, son index appuyé sur le butoir de droite. A ce moment, Farmature abandonnée à elle-même doit basculer vers la bobine de gauche, sous Fattraction produite par le magnétisme rémanent du noyau de cette bobine. Si Farmature reste inerte, on manœuvre le bouton K* jusqu'à ce que Feffet désiré se produise. Cela fait, on répète l'opération de Fautre côté, en remettant en place le bouton J et en enlevant le bouton J*. En résumé, chacun des noyaux ayant été touché par Farmature doit pouvoir attirer celle-ci lorsque Findex de Farmature a été ramené avec le doigt au contact du butoir opposé.
Socle-moteur du traducteur Baudot. — Le socle-moteur du traducteur est exactement le même que celui du socle-moteur du distributeur, sauf en ce qui concerne la disposition de la platine-socle. Sur cette platine sont placés deux organes nouveaux : le modérateur de vitesse et Xélectro- frein.
Gomme dans le socle-moteur pour distributeur, le dernier
Fig. 195. ~ Modérateur de vilesse.
mobile, celui qui transmet le mouvement au traducteur, porte une vis tangente, un volant, un pignon et un régulateur; ce régulateur, basé sur le môme principe que celui que nous connaissons déjà, en diffère par certains points; c'est le modérateur de vitesse.
Modérateur de vitesse. — L'axe Y {û^. 19.*)), dans la partie qui reçoit le modérateur de vitesse, est entaillé longitudinalement.
Dans l'entaille ainsi pratiquée et garnie d'un petit ressort de pression, s'engage une clavette qui fait partie du modérateur. Le modérateur ne peut donc se déplacer latéralement que lorsqu'il est entraîné par Taxe. Une vis de réglage V, qui mord dans Taxe même de l'arbre Y, permet de déplacer plus ou moins le modérateur le long de cet arbre. Cette vis V a sa tête garnie d'une couronne en acier, pourvue d'une série de crans dans lesquels peut s'engager un doigt en acier I). Ce doigt D fait corps avec le modérateur et rimmobilise dans la position qui lui a été donnée par le réglage de la vis V.
Le modérateur se compose d'une masse fixe \, dans laquelle l'axe Y est enfdé, et d'une masse mobile M, reliée à la première par deux ressorts à boudin en acier R, R*. La masse M peut glisser sur les tringles /, /*, en tirant sur les ressorts R, R*. A cet effet, les ressorts R, R' sont accrocbés à la masse M par les vis <7, //*; ils s'engagent librement dans deux trous pratiqués dans la potence R attenante à la masse A, mais sont fixés à cette masse par un ressort en acier rr qui, monté sur une vis ?/, s'engage entre deux spires de cliacun des ressorts R, R'. Un ressort en acier /•', garni d'un frotteur F, est vissé sur une des faces latérales de la masse M. Un ressort r-^, en forme de fonrcbette, s'appuie sur la tête de l'axe Y, et donne de l'élasticité au système sous la pression de la vis V. En arrière du moilérateur, et vissé verticalement sur la platine-socle, se trouve un disque légèrement évidé en cône, qui forme une surface do frottement pour le frotteur F.
Lorsque l'axe Y tourne, il entraîne le modérateur, et à mesure
que Ja vitesse s'accélère, la masse M, sous l'action de la force centrifuge, s'éloigne du centre de rotation, en tirant sur les ressorts R, R^ Le frotteur F se rapproche d'autant plus du' disque conique que la masse M s'éloigne davantage du centre de rotation; cela résulte de la forme conique du disque. Il arrive un moment ou le frottement s'établit entre le frotteur et le disque, frottement d'autant plus fort que la vitesse tend davantage à s'accélérer; de ce frottement résulte un ralentissement de vitesse, et on conçoit facilement que l'équilibre s'établisse entre le travail moteur et le, travail résistant, de telle sorte, que Taxe Y tourne d'un mouvement uniforme. ; . ! .
Electro-frein. — L'électro-frein est un électro-aimant à deux bobines, dont l'armature commande un frotteur en li^ge (jui peut agir par friction sur le volant du socle-moteur.
Les bobines de l'électro-frein sont constituées par 20Ç0 tours de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu, 28/100 de millimètre). Leur résistance est de 25 ohms.
Ces bobines sont montées sur deux noyaux et une culasse en fer doux, cette dernière étant fixée à réquerre A que supporte la platine-socle PP (fig. 196).
Les bobines E E de Télectro-frein sont horizontales, le fil qui les recouvre est réuni, d'une bobine à l'autre, par un boudin recouvert d'un tube de caoutchouc non vulcanisé.
L'entrée et la sortie du fil des bobines sont également protégées par
des tubes de caoutchouc, et leurs extrémités dénudées pincées sous des vis r, fixées à un bloc d'ébonite e.
L'armature a est maintenue éloignée des noyaux par ressort rr qui, comme elle, est monté sur la pièce de laiton 6é\ dont le centre d'oscillation se trouve en o, A cette pièce b¥ est vissé le ressort en acier R qui porte le frotteur en liège F enfoncé dans la pièce de laiton /*. Le frotteur F traverse d'ailleurs, sans
Fig. 196. — Eleclro- frein.
sont
le
la toucher, la pièce bb^ qui a été évidée en conséquence. La tension du ressort R est réglée par la vis V. Le frotteur est également soumis à Taction de la vis U, garnie d'une couronne dentée c, dans les crans de laquelle s'engage le doigt en acier rf. La vis U traverse librement la pièce /*, mais visse dans la pièce bb\
Lorsque Tarmature a est attirée, le frotteur F se rapproche du volant W et frotte sur sa tranche, de façon à ralentir le mouvement de Taxe Y.
De môme que Félcctro-aimant correcteur a pour objet de rétablir, à chaque révolution, le synchronisme entre les distributeurs des deux stations correspondantes, de même aussi Télectro-frein a pour rôle de rétablir, à chaque révolution, la concordance entre le distributeur et le traducteur auquel appartient cet électrofrein. Pour cela, le traducteur ayant une légère avance sur le distributeur, 3 à 5 0/0 environ, ce dernier, lorsque ses balais passent sur des contacts déterminés, envoie, automatiquement, dans Télectro-frein, un courant qui, forçant le frotteur à presser contre le volant, retarde, dans la proportion convenable, la vitesse du traducteur. L'organe spécial qui permet au courant de traverser les bobines de Téleclrofrein s'appelle fermeur de circuit de V électro-frein et fait partie de la cage du traducteur.
Traducteur. — La cage du traducteur se place sur la platinesocle où deux pointes la maintiennent entre deux réglettes d'ébonite, dont l'une est garnie de 7 plots, l'autre de deux; ces réglettes établissent les communications électriques avec autant de ressorts, disposés sur deux autres réglettes d'ébonite qui font partie de la cage du traducteur.
Fig. 197. — Traducteur Baudot.
Le traducteur a pour objet : i* d'emmagasiner les signaux fugitifs esquissés par les relais; ^ de chercher, en quelque sorte, la combinaison que représentent ces signaux ; 3* une fois cette combinaison trouvée, de la traduire en un caractère typographique et d'en provoquer l'impression sur une bande de papier.
Avant d'entreprendre la description des organes qui participent à ces différentes opérations, purement locales, nous décrirons, pour n'y plus revenir, le fermeur de circuit de V électro-frein, qui est fixé à la platine postérieure de la cage du traducteur.
Fermeur de circuit de Félectro-frein. — L'axe X du traducteur (fîg. 198), commandé par les rouages du socle-moteur, porte une came excentrique en acier A. Un balancier BD, mobile autour du centre C, s'appuie
par son bec B sur la . ^ {mussi!}
came A, tandis que ^ f— |— j ^ 3
l'extrémité opposée D, garnie d'une goupille en acier E, repose sur le ressort F. Un second ressort G, parallèle au ressort F et isolé de ce dernier par la pièce
d'ébonite H, vient bu- Plg. loe. — Fermeur de circuit de rèleclro-frein.
ter contre la goupille
d'arrêt I, fixée, ainsi que l'ensemble du système, à la platine postérieure de la cage du traducteur; cette goupille est garnie d'un manchon en ébonite. Si des fils conducteurs /*, g, appartenant à un circuit électrique, sont attachés aux ressorts F, G, la figure 198 montre clairement que ce circuit sera ouvert ou fermé suivant la position de la came A par rapport au balancier BD; à chaque révolution de la came, il y aura une fermeture de circuit qui coïncidera avec le passage de sa pointe a sous le bec B du balancier, car alors la goupille E forcera les ressorts F et G à se toucher; à la suite de ce passage, le ressort F se relevant par son élasticité propre et le ressort G étant arrêté par la goupille I, le circuit sera ouvert pendant tout le reste de la révolution de la came.
En réalité, le ressort G est relié à la sortie des bobines de l'électro-frein et le ressort F à la terre par le massif du traducteur.
Electro-aimants aiguilleurs. — Ces électro-aimants, au nombre de cinq, sont fixés, côte à côte, dans une position horizontale, sur une planchette en ébonite F (fig. 199), disposée sur la platine postérieure P de la cage du traducteur.
TÉLÉGRAPHIE PftAtlQUE
Fig. 199. — Electro-aiguilleur.
La bobine E est montée sur un noyau de fer doux garni de deux culasses A, B. Ces sortes de bobines, constituées par 1300 tours de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil no 15/100 de millimètre) et dont la résistance est de 50 obms, sont fabriquées de la môme façon que les bobines des électro-correcteurs. Avant le paraffinage, elles reçoivent une première enveloppe de papier sur lU laquelle on enroule un
fil bouclé en maillechort, recouvert de soie, ayant un diamètre de 17/100 de millimètre (fil nu).
La résistance normale de 200 obms est obtenue, pour ce circuit supplémentaire , avec 150 tours de fil double, soit 300 spires.
Les deux extrémités de ce circuit sont soudées respectivement aux extrémités du fil de cuivre de la bobine; te tout est ensuite paraffïiié et recouvert d'un ruban de soie. Après ce shuntage, l'ensemble des deux circuits ne
200 V^ 50 présente plus qu'une résistance de -—■^—■ = 40 ohms.
* Sur la culasse A est articulée Tarmature a qui, lorsque la bobine E est traversée par un courant, est attirée par la culasse B ; lîf culasse et là pointe de Tamiature sont taillées en biseau pour favoriser lé rappi^ochemcnt. Le ressort en laiton r, en forme de fourche, remplit l'office de ressort antagoniste; il est vissé sur l'armaturô a et sa pointe s'appuie sur la culasse B.
Sur l'armature a est vissée une pièce en laiton bb\ courbée à Bnglé droit du côté de son extrémité libre. Elle est réglée par Bnë vis à crans V, semblable à celles que nous avons déjà décrites, et'^oùs laquelle s'engage une goupille appartenant à la pièce bb', A l'état de repos, c'est-à-dire quand l'armature a n'est pas attirée, la pièce bb' s'appuie sur la vis de butée U, qui limite son écartement.
Sur la pièce en laiton D sont montés, en regard des cinq électro-aiguilleurs, cinq ressorts dits ressorts à encochrs des leviers aignilleiirs, ces ressorts R portent, en effet, à leur partie supérieure, une encoche e.
En regard des encoches e des ressorts R, cinq leviers aiguilleurs sont montés sur Taxe x, qui leur est commun; cependant, chacun des leviers est indépendant des autres et peut basculer isolément autour de Taxe x,
A Tétat de repos, les cinq tiges horizontales f des cinq leviers aiguilleurs sont arrêtées dans les encoches e par la pression des ressorts R; les tiges g sont alors verticales. Lorsque Tarmature a est attirée, la pièce b* frappe sur la tige f et la chasse de Tencoche e ; le levier fxg prend alors la position figurée en pointillé et la pointe g s'appuie sur la tranche du disque M qui fait partie du combinateur.
Avant d'aller plus loin, observons que pour une combinaison déterminée, transmise par un manipulateur au poste de départ, le relais ou les relais récepteurs ont pris des orientations déterminées esquissant cette combinaison. L'orientation de ces relais a produit, par exemple, Tattraction des armatures des électroaiguilleurs n°" i, 3 et 5, tandis qu'elle a laissé inertes les armatures des électro-aiguilleurs n°* 2 et 4; c'est encore une esquisse de la combinaison transmise; cette combinaison est emmagasinée par les leviers aiguilleurs qui ont pris : les n** 1, 3 et 5 la position figurée en pointillé, les n** 2 et 4 la position figurée en traits pleins.
' Combinateur. — Le combinateur (fig, 20O) reçoit un mouvement de rotation uniforme et continu par rintermédiaire de la roue dentée A qui, elle-même, est commandée par les rouages du socle-moteur.
Le combinateur est monté sur le même axe que la came du fermeur de circuit; cet axe est aussi l'axe d'impression. La roue dentée B engrène avec la roue A. Sur la face de cotte roue qui regarde la came est fixé un disque en bronze MM. Dans la partie comprise entre M| et Mg, le disque est ouvert; dans cette ouverture sont logées deux cames en acier C, C, séparées par la gorge c et appelées cames-navettes d'aiguillage, La came C fait légèrement saillie à l'extérieur du disque. Sur l'autre face de la roue B est vissé un double disque en acier, dont les deux portions sont séparées par une arête saillante, interrompue entre h et h^. Sur le disque F, en regard de l'espace libre h A,, est placée la came H ou canie de rappel des chercheurs.
Sur le pourtour des disques E, F sont disposés, irrégulièrement en apparence^ des renflements et des cavités ; mais il est aisé de remarquer qu'en face de lun quelconque des renflements d'un disque se trouve toujours un creux de l'autre. En dehors de cette première observation, il convient de dire que la disposition
'^'ELEGRAPHIE PRATIQUE
des renflements et des creux sur le pourtour des disques n'est pas arbitraire et qu'elle représente la succession des 31 combinaisons employées pour figurer les lettres ou les chiffres et les signes de ponctuation.
Supposons la roue B en mouvement et reprenons les cinq leviers aiguilleurs dans la position où nous les avons laissés : les leviers i, 3, 5 sont dans la situation figurée en pointillé; les
leviers 2, 4 sont dans la situation figurée en plein.
Lorsque la came C passera devant les leviers i, 3, 5, les pointes g de ceux-ci, qui sont très rapprochées du disque M, seront saisies successivement par la came C, suivront le contour de celle-ci jusqu'à la pointe de la came C, qui, par la rainure c, les rejettera en arrière et les forcera à reprendre leur position de repos.
Au contraire, les leviers 2 et 4, dont les pointes g sont plus éloignées du disque M, ne pourront ôtre saisis par la came C et resteront dans la position qu'ils occupent, leurs pointes f engagées dans l'encoche e du ressort R.
Si les cinq leviers aiguilleurs avaient été dans la situation figurée en pointillé, tous les cinq auraient été saisis par la came C; de même si les cinq leviers avaient été accrochés au ressort R, tous les cinq seraient restés dans cette position.
En face des 5 leviers aiguilleurs se trouve un nouveau jeu de leviers que Ton appelle les chercheurs.
Chercheurs, — Les chercheurs se composent de 5 leviers en acier I (fig. 200) I,, Ig, I3, I4, I5 (fig. 201) montés sur un cadre commun NN*. Chaque levier porte un axe nn^ qui lui est propre et qui peut se déplacer latéralement. Les tètes I des leviers s'appuient les unes sur les autres, de sorte que tous ces leviers
Fig. 200. — Combinateur.
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se commandent sans pouvoir basculer individuellement ; rlans le sens latéral, chacun d'eux peut être chassé à droite ou à gauche, sans perdre pour cela son point d'appui sur les autres leviers^ les dimensions de la tête I ont été calculées en conséquence.
L'axe de chacun des chercheurs est placé en regard de la branche g d'un levier aiguilleur, de sorte que la position latérale d'un chercheur quelconque dépend de celle du levier aiguilleur correspondant. Tout chercheur, situé en regard d'un levier aiguilleur dont la pointe g est saisie par la came C, est chassé vers la droite et poussé au-dessus du disque F par l'ouverture AA, de la couronne de séparation des deux disques.
Tous les chercheurs qui sont au repos se trouvent au-dessus du disque E, tous ceux qui sont rejetés vers la droite sont audessus du disque F.
Les disques E, F, en tournant, font successivement passer audessus des pieds des chercheurs leurs renflements et leurs parties creuses, les pieds des chercheurs s'appuyant sur les renflements et restant suspendus au-dessus des creux; cîiaeun d'eux est, en effet, retenu par les têtes de ses deux voisins qui l'empêchent de basculer. Mais, derrière le cinquième chercheur, est disposé un sixième levier J, semblable aux autres f t nommé propulseur. Ce levier J est monté sur le même axe qn'un autre levier LL,, nommé levier de déclenchement. Le levier de déclenchement LL, est sollicité à faire basculer le levier propulseur J et, par suite, tous les chercheurs I^, Ij, I3, I^, I5, par un ressort-
Fig. 201. — Chercheurs el mécanisme de dèfknchetncDL
lame pressé par la vis T, engagée dans la platine antérieure P; mais, tant que le pied de Tun quelconque des chercheurs est soutenu par un renflement de l'un des disques E ou F, le mouvement de bascule ne peut se produire. Il faut, pour qu'il s'effectue, que les pieds de tous les chercheurs soient simultanément au-dessus de creux des disques E et F ; pendant la révolution du combinateur, il existe une position et une seule o\x ce fait se produit; c'est la combinaison qui a été transmise. Le déclenchement des chercheurs produit mécaniquement l'impression, comme nous le verrons plus loin.
Lorsque les chercheurs ont rempli leur rôle, et dès que l'un d'eux rencontre un renflement (ce qui se produit immédiatement après leur chute) ils sont relevés brusquement. A la fin de la révolution du combinateur, tous ceux qui, du disque E étaient passés sur le disque F sont ramenés sur le disque E par la came de rappel H (fig. 200). Le traducteur est alors prêt à provoquer l'impression d'une nouvelle combinaison.
Impression. — Une bielle L, Lg est articulée enL, avec le levier de déclenchement LL, {?\^, 201 et 202}; d'autre part, le système imprimeur est calé sur l'axe XY du combinateur et tourne avec lui. Ce système se compose d'une roue d'impression et d'une roue des types. La roue d'impression est un disque d'acier dont la périphérie est garnie de crans laissant libre environ i/5 de la circonférence qui, en cet endroit, reste unie. La roue des types, également en acier, porte sur sa tranche, en relief, les lettres, les chiffres et les signes de ponctuation, les lettres alternant de deux en deux avec les chiffres et les signes de ponctuation. A la partie lisse de la roue d'impression correspond une partie lisse de la roue des types. Les lettres et les chiffres occupent sur cette roue les 31/40 de la circonférence.
Ces deux roues sont montées sur un double manchon qui permet à la roue des types de se déplacer d'un angle déterminé par rapport à la roue d'impression. Les caractères de la roue des types sont constamment imbibés d'encre oléique par un tampon encreur dont la disposition n'offre rien de particulier. Le double manchon qui porte la roue d'impression et la roue des types est enfilé sur l'axe du combinateur et y est maintenu en avant par une rondelle et une vis ; il est entraîné au moyen d'un toc d entraînement T, serré sur l'axe par une vis, et d'un ressort R qui, fixé sur la roue d'impression, s'engage dans une encoche / pratiquée dans l'extrémité du toc. L'ensemble de la roue d'impression et de la roue des types est donc animé de la même vitesse que le combinateur.
On peut concevoir qu'au moment précis pu la combinaison transmise passe au-dessous des pieds des chercheurs et, par conséquent, au moment où la chute de ceux-ci se produit, la lettre correspondante de la roue des types passe au point exact où doit se produire l'impression. Au moment où le levier LL^ bascule (fig. 201), la bielle L, Lj (Xif:;. iOl et 20â) agit sur Id pédale de déclenchement A; celle-ci est soulevée et, au moment où la bielle L^ Lj se relève, frappe sur la tige B du levier BD, emprisonnée entre la pédale A et son ressort r. Le levier BD, mobile autour de l'axe C, se termine en D par un cliquet qui, normale-
Fig. 202. — Mécanisme d'impression.
ment, prend son point d'appui sur une goupille d, située en arrière de la came d'impression E.
La came E est montée sur un axe qui porto on môme temps le cylindre-rochet d'entraînement du papier F; un cliquet d entraînement e, monté sur la came, sort à faire tourner le cylindrerochet, de droite à gauche, pour entraîner la bande do papier; un cliquet de retenue /*, monté sur une pièce séparée G, empêche le cylindre-roche t de reculer; ce cliquet est commando par le ressort g, La came porte aussi le cf/lindre-tainpon imprimeur I sur lequel passe la bande de papier et qui viendra prendre contact avec le caractère de la rono dos types à imprimer. Avant et après son passage sur le cylindre-tampon imprimeur,
la bande passe siv des guides-papier qui n'ont pas été figurés pour ne pas compliquer notre dessin ; elle s'engage sur la portion centrale du cylindre-rochet qui est lisse, sous le cylindre compresseur de papier et traverse enfin une assez longue gouttière qui forme le dernier guide-papier.
La came E est sollicitée à se relever par le ressort recourbé H; d'autre part, elle est maintenue à Tarrét par le crochet D de la tige BD qui est en prise avec la goupille rf.
Lorsque le choc de la pédale A a fait déclencher le levier BD, la came E devient libre et remonte sous TefTort du ressort H. La pointe de cette came s'engage dans l'un des crans de la roue d'impression et, pendant un instant, suit le mouvement de cette roue. Pendant cet instant, le cliquet ^, mordant dans le rochetF, a fait avancer la bande de papier (le cliquet f sautant par-dessus la denture); le cylindre-tampon imprimeur a été mis en contact avec le caractère à imprimer de la roue des types et la came a été dégagée du cran de la roue d'impression qui continue sa révolution ; mais, dans son mouvement d'ascension, la came E s'est appuyée sur le levier de rappel MON, mobile autour de l'axe 0, la partie M s'est éloignée de la roue d'impression, la partie N s'en est rapprochée, si bien que, lorsque la came E a produit l'impression, le galet P de la roue d'impression se présente sous la pointe N du levier de rappel. Ce galet chassant la pointe N, la pointe M agit par pression sur la came E et la force à rétrograder, jusqu'à ce que la goupille d soit de nouveau engagée sous le crochet D, ce qui immobilise la came jusqu'à un nouveau déclic.
Pendant ce mouvement de recul de la came, le cliquet e a sauté par-dessus les dents du cylindre-rochet que le cliquet f a empêché de reculer.
Impression des lettres ou des chiffres. — Si on se reporte au dispositif d'inversion de l'appareil Hughes, on comprendra facilement celui de l'appareil Baudot. Nous avons dit que la roue d'impression et la roue des types étaient montées sur un double manchon; le manchon intérieur appartient à la roue d'impression, le manchon extérieur à la roue des types. Sur le manchon de la roue des types est fixée la pièce à trois branches S S, S,. Le cliquet U, monté sur l'axe i/^, appartenant à la roue d'impression, est sollicité par le ressort à boudin u^\ il maintient la pointe S appliquée contre la butée n ou contre la butée n^ ; le passage d'une butée à l'autre correspond pour la pièce S S, S, et pour la roue des types qui en est solidaire, à un déplacement de 1/80 de circonférence.
Les branches S^, S3 s'engagent respectivement entre les griffes de deux pièces en acier m, m^, mobiles autour des axes o, o^, Les têtes m, m^ de ces pièces sont placées en regard de deux crans déterminés de la roue d'impression, et, lorsque Fun des crans est obstrué par Tune des pièces, Tautre cran reste à découvert. Les deux crans en regard desquels se trouvent les pièces m et m^ correspondent aux combinaisons qui représentent le blanc des lettres et le blanc des chiffres.
Supposons que, pour le moment, la position de la roue des types soit telle que la série des lettres se présente à Timpression. Lorsque la combinaison blanc des chiffres aura été envoyée par le manipulateur, esquissée par les relais, emmagasinée et traduite par le traducteur, la tête de la pièce m se présentera en regard de la pointe de la came E, au moment du déclenchement de celle-ci; sa pointe, en s'engageant dans le cran de la roue d'impression chassera la pièce m qui l'obstrue et forcera la pièce S S| Sj, ainsi que la roue des types, à basculer de 1/80 de circonférence. La série des chiffres se présentera à l'impression. Un mouvement inverse, provoqué par la transmission de la combinaison blanc des lettres, amènerait un mouvement de bascule, en sens inverse, de i/80 de circonférence, et provoquerait de nouveau l'impression des lettres.
Installation des postes. — Installation double. — Les installations Baudot se font sur des tables auxquelles des bâtis en fer servent de pieds. Les dimensions de ces bâtis sont : hauteur, 0,97 mètre; longueur, 0,70 mètre; largeur, 0,55 mètre. Les tables ont, suivant le type, 0,85 ou 0,95 mètre de longueur sur 0,70 mètre de largeur; elles sont munies d'un appuie-pieds articulé.
Les accessoires d'une table de manipulation sont :
La pédale avec son crochet de pédale;
Un taquet d'arrêt de pédale ;
Un avertisseur Hughes avec support ;
Une plaque de tô}e pour appui de moteur;
Un appuie-pieds articulé ;
Un pique-notes ;
Une canalisation en tôle.
Une table de manipulation avec ses appareils montés comprend :
La table avec ses accessoires ;
Un socle-moteur à poids ;
Un traducteur;
Un manipulateur;
Quatre plaques de plomb pour le poids moteur;
Trois sections de câble à 7 conducteurs (de 1,75 à 5 m^t^es
\iugi fourchettes de communication.
Les accessoires d'une table de distributeur double comprennent :
Si le moteur est à poids :
La pédale avec son crochet de pédale;
Un taquet d'arrêt de pédale ;
Un avertisseur Hughes avec support ;
Une plaque de tôle pour appui de moteur;
Un appuie-pieds articulé ;
Une tablette support de Morse;
Six bornes de communication ;
Une monture de rhéostat fixe à ocrou ;
Une canalisation en tôle pour distributeur;
Une canalisation montante.
Si le moteur est un moteur électrique agissant directement sur le distributeur :
Une tablette support de Morse ;
Sept bornes de communication ;
Une monture de rhéostat fixe à écrou;
Une canalisation en tôle pour distributeur;
Une canalisation montante ;
Un appuie-pieds articulé.
Une table de distributeur double avec ses appareils montés comprend :
Une table avec ses accessoires ;
Un socle-moteur électrique ou à poids;
Un relais ;
Quatre bobines pour rhéostat fixe à écrou;
Un distributeur à 13 contacts avec ses communications;
Un manipulateur Morse;
Un récepteur Morse ;
Un paratonnerre à bobine avec commutateur;
Un galvanomètre de poste ;
Quatre plaques de plomb pour poids moteur.
Si le moteur est électrique, Tinstallation comporte, en outre, un rhéostat circulaire pour le moteur.
La figure 203 montre une installation double, dans laquelle le second manipulateur et le second traducteur ne sont qu'indiqués, mais où leurs communications sont représentées.
Le fil de ligne arrive à la borne L ; pour n'y plus revenir, nous le suivrons à travers le circuit de la sonnerie et à travers le circuit de l'appareil Morse. Le paratonnerre à bobine permet,
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par sa lame transversale et par les plots B, S, M de mettre le fil (le ligne en relation avec l'appareil Baudot (borne B), avec une sonnerie (borne S), ou avec l'appareil Morse (borne M). En effet, de la borne L, les courants venant de la ligne vont à la borne a^ du paratonnerre, traversent le fil préservateur, ressortent par la borne a^ pour se rendre au galvanomètre et rentrent dans le commutateur par la borne «3. Suivant que la cheville du commutateur est placée en B, en S ou en M, ces courants sont dirigés sur l'appareil Baudot, sur la sonnerie So, à la terre d'autre part, ou sur l'appareil Morse. Lorsque la cheville est en M, les courants se rendent à la borne L du manipulateur Morse, en ressortent par la borne A et passent à la borne A^ du support du récepteur. Cette borne est reliée à la borne L du récepteur, dont la borne T est à la terre par la borne T du support opposé. La borne T du paratonnerre est également à la terre. Le manipulateur Morse, par sa borne P, reçoit le courant fourni par la pile attachée à la borne (+) de la table.
Lorsque la cheville du commutateur est en B, le fil de ligne est relié à la 5" couronne du distributeur; mais du point d il envoie, pour le contrôle local, une dérivation à travers le rhéostat R et le relais R^. Ce fil de dérivation est attaché à la borne e du relais, tandis que la borne s est reliée à la terre ; les bobines sont comprises dans ce circuit.
La pile (4-) est attachée d'une part à la borne P du manipulateur Morse; de l'autre, aux deux bornes (-+-) de la boite des coupures; ces bornes sont reliées ensemble. La boîte des coupures, constituée par des réglettes en l)ois garnies de plots métalliques et de bornes de serrage, est en quelque sorte le nœud de liaison des différents câbles à 7 conducteurs et des communications qui y aboutissent.
La pile ( — ) est reliée aux deux bornes ( — ) de la boîte des coupures; ces bornes sont réunies ensemble.
La borne PR qui reçoit la pile du relais R^ est en communication avec la borne bt (butoir de travail) de ce relais.
La borne PL qui reçoit la pile locale est en relation avec la iY couronne du distributeur.
Nous connaissons déjà les connexions des bornes bt, s et e du relais R^, mais, de la borne e, part aussi un fil qui aboutit à la borne ER (entrée du relais) de la boîte des coupures. En outre, le massif m communique avec la 4" couronne du distributeur; la borne br (butoir de repos) reste isolée.
Enfin, les bornes T du récepteur Morse, de la sonnerie, du paratonnerre, ainsi que le massif du distributeur et les massifs
des traducteurs sont reliés aux bornes T de la boîte des coupures; ces bornes sont mises à la terre.
De chacun des manipulateurs partent deux câbles à 7 conducteurs; de chacun des traducteurs part un seul câble à 7 conducteurs.
Le câble X^ du manipulateur n° i a ses conducteurs 1, 2, 3, 4, 5, attachés aux touches I, II, 111, IV, V; le conducteur 6 est relié au plot cy^ le conducteur 7 reste sans emploi. A l'autre extrémité, les conducteurs i, 2, 3, 4, 5, sont reliés aux plots i, 2, 3, 4, 5 de la 2* couronne du distributeur, le conducteur 6 au plot 13 de la 3* couronne.
Le câble Y^ du manipulateur n° i a son fil i relié au plot gy, son fil 2 au plot /y, son fil 3 au plot hy, son fil 7 au plot ay; les autres conducteurs sont sans emploi. A Tautre extrémité, ces quatre conducteurs sont reliés à la boîte des coupures, savoir ; le fil 1 à la borne ER (entrée du relais), le fil 2 à Tune des bornes (+), le fil 3 à l'une des bornes ( — ), le fil 7 à lune des bornes T.
Pour le câble Yj du manipulateur n° 2, les liaisons sont les mêmes; mais pour le câble Xj, les 5 conducteurs 1, 2, 3, 4, 5, reliés d'une part aux 5 touches 1, II, III, IV, V, le sont, de l'autre, aux plots 6, 7, 8, 9, iO de la 2* couronne du distributeur, et le fil 6 au plot 5 de la 3* couronne.
Le câble Z^ du traducteur n° 1 a ses fils 1, 2, 3, 4, 5 respectivement reliés à l'entrée des bobines de 5 électro-aiguiUeurs, le fil 6 à l'entrée des bobines de Télectro-frein, le fil 7 au massif; à l'autre bout, ces conducteurs sont reliés : les fils 1, 2, 3, 4, 5 aux plots 1, 2, 3, 4, 5 de la l""* couronne du distributeur, le fi] 6 aux plots 2-3 de la 3** couronne, le fil 7 aux bornes T de la boîte des coupures.
Les communications du câble Zjj du traducteur n° 2 sont les mêmes à l'intérieur de cet appareil, mais les fils 1, 2, 3, 4, 5 aboutissent aux plots 6, 7, 8, 9, 10 de la 1^* couronne, le fil 6 aux plots 7-8 de la 3" couronne, et le fil 7 aux bornes T de la boîte des coupures.
L'électro-correcteur du distributeur communique, d'un côté, en 71, avec le secteur de correction (1'* couronne), de l'autre avec le massif et la terre par la borne T de la boîte des coupures.
Pendant la manipulation, le commutateur du manipulateur a sa manette placée comme sur la figure 203. Les plots de repos des touches (équerre-butoir postérieure) sont en relation avec la pile négative par Taxe de la manette de ce commutateur, les plots Xy hy^ le fil 3 du câble Y^, la borne ( — ) de la boîte des cou-
pures, la borne ( — ) de la table. Les contacts de travail des touches (équerre-butoir antérieure) sont en relation avec la pile positive par le plot /y, le fil 2 du câble Y^, la borne (-|-) de la boîte des coupures, la borne (+) de la table.
Au moment où le bras porte-balais F du distributeur (1) passe au-dessus du secteur 13 de la 3* couronne, la paire de balais F réimit ce secteur à la 6* couronne (pile locale). Le courant de la pile locale passe par le secteur 13 de la 3* couronne, le fil 6 du cable X,, le plot cy, les électro-accrocheurs, le frappeur de cadence (ou le récepteur téléphonique, suivant le modèle du manipulateur), le plot ay, le fil 7 du câble Y^, la borne T, et se perd à la terre.
Le frappeur de cadence a indiqué à l'employé manipulant que la ligne est à sa disposition; les électro-accrocheurs ont permis aux touches III, IV, V, de se relever; tout est prêt pour que la combinaison à transmettre soit lancée sur la ligne.
A ce moment, en effet, les balais G vont s'engager sur les secteurs 1, 2, 3, 4, 5 de la 2* couronne, et mettre successivement ces secteurs en relation avec la 5" couronne (ligne). A ce moment aussi, les balais du bras H passeront successivement sur les contacts 1, 2, 3, 4, 5 de la l""" couronne et mettront ainsi le traducteur n° 1, relié à ces contacts, en relation avec le massif du relais (^ couronne), ce qui assurera le contrôle local.
Les cinq courants de la combinaison préparée par le manipulateur n** 1 se succèdent sur la ligne, au fur et à mesure du passage des balais G sur les contacts 1, 2, 3, 4, 5 de la 2'* couronne. Ils y vont par la S*' couronne, le point d, le paratonnerre (B, «3, galvanomètre a^, aj et la borne L. Mais, au point d, une partie de chacun de ces courants se dirige vers le rhéostat R, pénètre dans le relais R^ par la borne e, traverse les bobines, ressort par la borne s et se perd à la terre. Suivant que ces courants sont positifs ou négatifs, le relais est orienté sur son butoir de travail ou sur son butoir de repos. Lorsqu'il est orienté sur son butoir de travail, la pile PR est mise en communication avec le massif m et avec la 4*^ couronne du distributeur. A ce moment, la paire de balais H parcourt les secteurs 1, 2, 3, 4, 3 de la 1*^* couronne et la partie de la 4** couronne située en regard de ces secteurs. Le courant de la pile du relais sera donc réparti
(1) Nous recommandons à ceux de nos lecteurs qui voudront suivre la marche des balais de découper, dans une carte de visite, une flgure semblable à celle des bras portebalais et de la reporter sur nos dessins. En faisant tourner cette figure autour de son centre, pour chaque cas particulier, on se rend facilement compte de la position des trois paires de balais par rapport aux. différents secteurs des plateaux du distributeur.
successivement dans les 5 électro-aiguilleurs du traducteur n"* *, rattachés aux secteurs 1, 2, 3, 4, 5 de la i" couronne; le circuit de cette pile est fermé par la liaison commune de la sortie des boliines des cinq aiguilleurs avec le massif du traducteur, relié lui-même à la terre.
Lorsque le relais R^ est orienté sur son butoir de repos, le circuit de la pile de relais n'est pas fermé, les bobines des aiguilleurs ne sont traversées par aucun courant.
Pour tous les courants positifs émis par le manipulateur, le relais est orienté sur son butoir de travail ; pour tous les courants négatifs, il est orienté sur son butoir de repos. Par conséquent, pour tous les courants positifs émis, les armatures des aiguilleurs seront attirées; pour tous les courants négatifs, elles resteront au repos; et, si nous prenons comme exemple la
combinaison -| -f--| , pour laquelle les touches 1, 3, 4 du
manipulateur ont été abaissées, les armatures des aiguilleurs 1,3, 4 seront attirées, et celles des aiguilleurs 2 et 5 resteront au repos. La position de ces aiguilleurs détermine celle des chercheurs, et, en se reportant au fonctionnement mécanique du
traducteur, on voit que la combinaison -| 1 — | , autrement
dit la lettre C (ou le chiffre 9), est imprimée. Elle est imprimée au départ comme moyen de contrôle ; nous allons voir comment elle le sera à Tarrivée.
Les courants que nous avons abandonnés à la borne L, pour suivre leur dérivation locale, traversent la ligne; au poste d'arrivée, ils pénètrent par la borne L. La manette du commutateur du manipulateur est dans la position de réception, c'està-dire qu'elle a été repoussée vers la droite et repose sur les contacts x^ , y^ , z^ .
Après avoir suivi le trajet L, a,, a^, galvanomètre, a^, B, les <;ourants successifs arrivent en d où ils se bifurquent; d'une part, ils passent par le rhéostat R, la borne e du relais Rp les bobines, la borne s et la terre ; deTautre, ils vont à la 5* couronne du distributeur. Si le sjTichronisme est bien réglé entre le poste d'arrivée et le poste de départ, les balais H, au moment précis où les courants venant de la ligne pénètrent dans le poste d'arrivée, parcourent les secteurs 1, 2, 3, 4, 5 de la 1" couronne et les courants de la pile du relais sont dirigés sur les aiguilleurs du traducteur n° 1, de la môme manière que pour le contrôle local du poste de départ. Si nous suivons la portion principale du courant, nous verrons qu'elle aussi actionne le relais. En effet, le point rf est relié àlao« couronne, et, au moment où les balais H mettent en relation la 4** couronne avec le secteur 1 de la !••% les balais G mettent en.
relation la »• couronne avec le secteur 1 de la 2® couronne (mani* pulateur). En traversant successivement les secteurs i, 2, 3, 4, 5 de la 2* couronne, les courants formant la combinaison transmise arrivent aux touches I, II, III, IV, V du manipulateur n° 1. Ces touches sont appuyées sur letirs contacts de repos, mais l'équerrebutoir postérieure ne communique plus avec la pile négative, par suite de l'orientation nouvelle de la manette du manipulateur, qui, maintenant, repose sur les plots x^, y^, z^. Des cinq touches du manipulateur, les courants de ligne vont, par l'équerre-butoir postérieure, à Taxe de la manette du manipulateur, aux plots x^ j (/i/j h la home ER par le fil 1 du câble Y^, de la home ER à la borne e du relais R^, traversent les bobines et se rendent à la la terre par la borne s. Le relais est donc actionné simultanément par le courant principal et par sa dérivation. L'action de ce relais sur le traducteur est exactement la même que celle que nous avons décrite pour le contrôle local.
11 convient d'envisager le cas où il n'y aurait pas concordance entre le distributeur du poste de départ et celui du poste d'arrivée. C'est ici qu'intervient la correction. Au poste correcteur, les plots 11, 12, 13 de la 2* couronne sont reliés :
Le plot 11 à la borne ER (entrée du relais) de la boîte des coupures;
Le plot 12 à la borne (+) de la boîte des coupures;
Le plot 13 èi la borne ( — ) de la boîte des coupures.
En outre, la communication n de Téleclro-correcteur avec le secteur de correction est détachée, de sorte que l'électro-aimant N est hors circuit.
Au poste corrigé, les plots 11, 12, 13 de la 2'' couronne sont tous les trois reliés à la borne ER de la boîte des coupures.
Au moment où les balais G passent sur les secteurs 11, 12, 13 de la 2* couronne, la ligne est libre, puisque les secteurs de 1 à 10 sont seuls affectés aux transmissions et aux réceptions. Mais en passant successivement sur ces trois secteurs, les balais G mettent la ligne en communication :
Au poste correcteur : avec le massif du relais (secteur 11), avec la pile positive (secteur 12), avec la pile négative (secteur 13) ;
Au poste corrigé : avec le massif du relais (secteurs 11, 12, 13j.
Lorsque les balais H se trouvent sur le secteur correction en même temps que les balais G sur le secteur 12, une émission de courant positive est envoyée sur la ligne par le poste correcteur. Au poste corrigé, le circuit de l'électro-correcteur est fermé. En effet, le relais R^ a été orienté sur son butoir de travail par
le courant positif venant de la ligne et agissant directement ainsi que par la dérivation. Le maséif du relais a été mis en communication avec la pile locale par le butoir de travail, et le courant de cette pile, passant par la couronne 4, les balais H et le secteur de correction, actionne l'électro-correcteur dont Tarmature est attirée. Mais, de ce que Télectro-correcteur laisse émerger sa goupille d'arrêt (voir la description des organes de correction), il ne s'ensuit pas qu'il y ait correction. Tout dépend de la position de l'étoile de correction au moment où la goupille s'engage entre ses dents. Si, eij effet, il y a concordance entre les mouvements des bras porte-balais des deux distributeurs, la goupille s'engagera entre deux dents de l'étoile sans en rencontrer les branches. Il n'y avait pas lieu à correction, et la correction ne s'est pas effectuée. Si, au contraire, le distributeur d'arrivée avance sur le distributeur de départ, la goupille rencontre une des dents de l'étoile, la chasse et fait rétrograder le bras porte-balais trop avancé.
Dès que le bras G du distributeur du poste correcteur s'est engagé sur le secteur 13, un courant négatif lancé sur la ligne, dans les mômes conditions que le courant positif précédent, oriente le relais sur son butoir de repos et l'empêche de continuer à actionner l'électro-correcteur.
La goupille a d'ailleurs été rejetée en arrière par le passage de la came de rappel, ce qui a ramené l'armature au repos.
Le synchronisme entre le distributeur et les traducteurs est maintenu par le jeu de l'électro-frein qui, lorsqu'il fonctionne, ralentit la marche du traducteur auquel il est associé.
Par le plot 6 du traducteur et le fil 6 du câble Z^, l'électrofrein est en relation avec les plots 2-3 de la couronne n** 3, s'il s'agit du traducteur n° 1, et avec les plots 7-8 de la même couronne s'il s'agit du traducteur n° 2. Par le massif du traducteur, le fil 7 du câble Z, et la borne T dé la boîte des coupures, l'électro-frein est en relation avec la terre. Il s'ensuit que lorsque les balais F passent au-dessus des plots 2-3 de la 3*' couronne, ils doivent lancer dans l'électro-frein du traducteur n° 1 le courant de la pile locale reliée à la 6* couronne. De même, pour le traducteur n° 2, le passage du courant local dans l'électro-frein coïnciderait avec le passage des balais audessus des plots 7-8 de la 3** couronne. Mais, dans l'un comme dans l'autre des électro-freins, le circuit est ouvert entre les ressorts tp, rt, ce n'est que par la pression du balancier ba que les ressorts re, rt sont mis en contact et que le circuit est fermé. Celte liaison des deux ressorts a lieu lorsque, en exécutant sa
révolution, la pointe de la came ca passe sous le bec du balancier ba et force sa goupille go à abaisser le ressort rt, jusqu'à ce qu'il rencontre le ressort re, La position de la came ca est réglée pour chacun des traducteurs, de façon qu'elle exerce son action au moment du passage des balais sur les plots 2-3 de la 3* couronne pour le traducteur n** 1 et sur les plots 7-8 pour le traducteur n*» 2.
Installation quadruple. Commutateur multiple, — Comme TinstaUation double, Tinstallation quadruple possède un paratonnerre à fil préservateur, un galvanomètre, un manipulateur et un récepteur Morse.
Nous n'avons pas représenté ces accessoires, dont nous avons déjà étudié le montage, pour ne pas compliquer outre mercure la figure 205, déjà si surchargée de détails.
Dans l'installation quadruple, nous trouvons un instrument dont nous n'avons encore pas parlé; c'est le commit-tateur multiple ou commutateur à broches, dont la figure 204 représente une coupe transversale.
Un cylindre en buis C tourillonne entre les deux faces latérales
d'une boîte en bois et, à l'une de ses extrémités, est commandé par une manette M, qui permet de le faire tourner autour de son axe, d'environ 15 à 20°, dans le sens de la flèche f ou dans le sens de la flèche /*. Le cylindre C est traversé par 7 ou 10 broches en laiton B (suivant le modèle) qui sont isolées les unes des autres et, de part et d'autre, font saillie hors du cylindre. Chaque broche se compose de deux pièces : un tube en laiton /, fermé à un bout par un bouchon en bronze //, un piston s, en bronze, qui porte un épaulement sur lequel est placé le ressort à boudin r. On obtient ainsi l'élasticité nécessaire pour assurer de bons contacts avec les plots fixes. En regard de ces broches sont disposés, sur la face supérieure et sur le socle de la boîte, des
Fig. 204. — Commutateur multiple ou k broches.
contacts en bronze garnis de bornes. A la partie inférieure, les contacts A sont d'une seule pi^ce; à la partie supérieure les contacts E, D sont isolés Tun de Vautre. En faisant basculer la manette dans le sens de la flèche /*, on mot A en communication avec E ; en faisant basculer la manette dans le sens de la flèche f^ , on met A en communication avec D. Les bornes a reçoivent les conducteurs à permuter, aux bornes e, d sont reliés les appareils ou les organes avec lesquels les bornes a doivent éventuellement communiquer. Suivant que le commutateur est à 7 ou à ^ 10 broches, les bornes a, e, d sont, dans chaque sorte, au nombre de 7 ou de 10.
Les accessoires d'une table de distributeur quadruple sont les mômes que ceux de la table de distributeur double, seulement la table comporte huit bornes.
Avec ses appareils montés, la table comprend :
Un socle-moteur à poids avec ses accessoires;
Deux relais à bobines simples ;
Trois relais à bobines dift*érentielles ;
Un distributeur à 24 contacts ;
Un conmiutateur multiple ;
Quatre bobines de 3000 ohms pour rhéostat fixe.
Quatre plaques de plomb.
Les communications des fils extérieurs avec les bornes d'entrée sont nettement indiquées par la figure 205.
Les communications intérieures sont les suivantes :
La borne L est reliée :
1° Directement à la 5" couronne (plateau postérieur) ;
2° A la borne EC du relais de contrôle, en passant par le rhéostat de dérivation de contrôle R.
La borne (+) est reliée aux bornes (-f-) de la boîte des coupures, avec d(?rivation sur le plot 23 de la 2* couronne (plateau postérieur). Cette dérivation sur le plot 23 n'existe que dans le poste correcteur; elle est supprimée dans le poste corrigé.
La borne ( — ) est reliée aux bornes ( — ) de la boîte des coupures, avec dérivation sur le plot 24 de la 2* couronne (plateau postérieur). Cette dérivation sur le plot 24 n'existe que dans le poste correcteur; elle est supprimée dans le poste corrigé.
Dans les postes corrigés les plots 21, 22, 23, 24 de la 2' couronne sont reliés à un plot supplémentaire ER placé, pour les commodités du service, sur la table, mais qui communique avec le plot ER de la boîte des coupures; ce plot n'a pas été figuré.
La borne PI est reliée :
1" A la borne PI du commutateur multiple ;
20 A la borne PI du relais de contrôle.
La borne P2 est reliée à la 6° couronne (plateau postérieur).
La borne P3 est reliée :
1° A la borne P3 du commutateur multiple ;
2*» A la sortie des bobines de l'électro-correcteur.
Dans le poste correcteur l'entrée des bobines de Télectro-correcteur est isolée ; dans le poste corrigé elle est reliée au plot 2 de la 10® couronne (plateau antérieur).
La borne P4 est reliée au plot P4 du commutateur multiple.
La borne T est reliée aux bornes T de la boîte des coupures.
Les bornes S de tous les relais sont à la terre.
La borne MC du relais de contrôle est reliée aux bornes MC de la boîte des coupures.
Les bornes ER, BR, BT, MA, BA, M, EA des récepteurs n" i et 2 et des aiguilleurs n°* 1 et 2 sont reliées à leurs homonymes du commutateur multiple, les bornes des n"" 1 à la série supérieure, les bornes des n^ 2 à la série inférieure.
Le récepteur 2 et l'aiguilleur 2 forment un groupe de rediangse destiné à suppléer au besoin le récepteur 1 et l'aiguilleur 1 par une simple manœuvre de la manette du commutateur multiple. Ces organes sont placés à demeure sur la table du distributeur, c'est à ce titre seulement que nous en avons reproduit le dessin.
Les plots 7 et 10 du commutateur multiple sont reliés, le premier à la couronne 7, le second au plot 1 de la couronne 10 (plateau antérieur).
Les manipulateurs 1, 2, 3, 4, sont reliés : !•* par leurs câbles X^, Xj, X3, X^, aux couronnes 2, 3 et 4, savoir :
Manipulateur 1 :
Touche i avec plot i (2*^ couronne) ;
Touche 2 — 2 — ^
Touches — 3 —
Touche 4 — 4 —
Touche 5 — 5 —
Plot cy fil 6 avec plot 23 (3" couronne).
Plot dy fil 7 avec plot 1 (4® couronne).
Manipulateur 2 :
Touche i avec plot 6 (2* couronne) ;
Touche 2 — 7 —
Touche 3 — 8 —
Touche 4 — 9 —
Touche 5 — 10 —
Plot cy, fil 6 avec plot 4 (3** couronne).
Plot dy, fil 7, avec plot 2 (4** couronne).
Manipulateur 3 !
Touche 1 avec plot 11 (2« couronne) ;
Touche 2 — 12 —
Touche 3 — 13 —
Touche 4 — 14 —
Touches — 15 —
Plot cy, fll 6, avec plot 9 (3' couronne).
Plot rfy, fll 7, avec plot 3 (4" couronne).
Manipulateur 4 :
Touche 1 avec plot 16 (2** couronne) ;
Touche 2 — 17 —
Touche 3 — 18 —
Touche 4 — 19 —
Touches — 20 —
Plot cy, fil 6, avec plot 14 {3« couronne).
Plot dy, fll 7, avec plot 4 (4" couronne).
2*» Par leurs câbles Y^, Yj, Y3 Y4 à la boîte des coupures et à la 11' couronne, savoir :
Plot gy, fll 1, avec borne ER et, de là, avec ER du commutateur multiple et avec les plots 21-22 de la 2* couronne (poste correcteur) ou les plots 21-22-23-24 de la 2' couronne (poste corrigé).
Plot /y, fll 2, avec borne (+) et la pile +•
Plot hy, fll 3 avec borne (— ) et la pile — .
Plot ey, fil 4, avec le plot 1 de la 11» couronne pour le manipulateur 1.
Plot ey, fil 4, avec le plot 2 de la 11' couronne pour le manipulateur 2.
Plot ey, fil 4, avec le plot 3 de la 11' couronne pour le manipulateur 3.
Plot ey, fil 4, avec le plot 4 de la 11' couronne pour le manipulateur 4.
Plot jy, fil 5, avec borne MA et de là avec MA du commutateur multiple.
Plot iy, fil 6, avec borne MC et, de là, avec MC [du relais de contrôle.
Plot ay, fil 7, avec la borne T et la terre.
Les traducteurs sont reliés par leurs câbles Z^, Z^, Z3, Z4 à la 8' couronne (plateau antérieur), à la 3' couronne (plateau postérieur), et à la boîte des coupures, savoir :
Traducteur 1 :
Fil 1 (aiguilleur 1) avec le plot 1 de la 8' couronne.
Fil 2 (aiguilleur 2) — 2 —
APPAREIL BAUDOT m
Fil 3 (aiguilleur 3) avec le plot 3 de la H" couronne.
Fil 4 (aiguilleur 4) — 4 —
Fil 5 (aiguilleur 5) — 5 —
Fil 6 (entrée de l'électro-frein) avec les plots !2-3 de la 3^ couronne.
Fil 7 (sortie des 5 aiguilleurs et de reIoetrn*rrein, massif du traducteur) avec les bornes T de la boîte des coupures.
Traducteur 2 :
Fil i (aiguilleur 1) avec le plot 6 de la H" couronne.
Fil 2 (aiguilleur 2) — 7 —
FU 3 (aiguilleur 3) — 8 -^
Fil 4 (aiguilleur 4) — 9 —
Fil 5 (aiguilleur 5) — 10 —
Fil 6 (entrée de Télectro-frein) avec les plots 7-8 de la 3* couronne.
Fil 7 (sortie des 5 aiguilleurs et de rélectro-frein» massif du traducteur) avec les bornes T de la boîte des coupures.
Traducteur 3 :
Fil 1 (aiguilleur 1) avec le plot 11 de la 8*^ couronne,
Fil 2 (aiguilleur 2) — 12 —
Fil 3 (aiguilleur 3) — 13 —
Fil 4 (aiguilleur 4) — 14 ^
Fil 5 (aiguilleur 5) — 15 —
Fil 6 (entrée de l'électro-frein) avec le?i plots 12-13 de la 3^ couronne,
Fil 7 (sortie des 5 aiguilleurs et de l'éleclro -frein, massif du traducteur) avec les bornes T de la boîte des coupum^s.
Traducteur 4 :
Fil 1 (aiguilleur 1) avec le plot 16 de la H" couronne, *
Fil 2 (aiguilleur 2) — 17 —
Fil 3 (aiguilleur 3) — 18 —
Fil 4 (aiguilleur 4) 19
Fil 5 (aiguilleur 5) — 20 —
Fil 6 (entrée de Télectro-frein) avec les plots 17-18 de la 3* couronne,
Fil 7 (sortie des 5 aiguilleurs et de r^lcclro-frein, massif du traducteur) avec les bornes T de la boîte des coupures.
Transmission. — En passant successivement sur les contaets 23, 4, 9, 14 de la 3** couronne, la paire de Lakis F a mis ces coutacts en communication avec laô*» couronne, c'est-à-dire avec la borne P2 et la pile locale ; le circuit de cette pile a été succ<îssivement fermé à travers les accrocheurs et le frappeur de cadence du manipulateur 1 pour le contact 23, du manipulateur
2 pour pour le contact i, du manipiilateur 3 ppur le contact 9, du manipulateur 4 pour le contact 14. Les frappeurs de cadence ont résonné, les agents manipulants ont été avisés que la ligne était à leur disposition. La combinaison préparée sur le manipulateur n** 1, que nous prenons comme exemple, a été lancée sur la ligne au moment où les balais G ont parcouru les secteurs i, 2, 3, 4, 5 de la 2« couronne, mettant ces secteurs en relation avec la 5« couronne (ligne) ; les 3 courants émis sont arrivés à la borne L; là, il y a eu bifurcation, une partie de ces courants a traversé la ligne télégraphique pour se rendre au poste d'arrivée, Fautre a traversé le rhéostat, convenablement réglé, pour assurer le contrôle au poste de départ. Cette dernière partie des courants émis est parvenue à la borne EC du relais de contrôla, a traversé les bobines et s'est rendue à la terre par la borne S. Le relais a été orienté sur son butoir de travail par les courante positifs, sur son butoir de repos par les courants négatifs. Toutes les fois que le relais de contrôle a été orienté sur son butoir de tMvail (butoir de gauche), la pile Pi a été mise en relation avec le massif MG ; toutes les fois que le relais de contrôle a été orienté sur son butoir de repos (butoir de droite), la pile PI est restée isolée.
Lorsque la pile P 1 est en relation avec MC son circuit est fermé par : Tefre, borne d'entrée PI, borne du relais de contrôle PI, borne du relais de contrôle MC, borne de la boite des coupures MC, fil 6 du manipulateur 1, câble Y^, plot iy, manette du commutateur, z, y, plot dy, fil 7, câble \^, plot 1 de la A" couronner balais H, qui, à ce moment passent sur le plot 1 de la 4* couronne, plots 1, 2, 3, 4, 3 de la l'**' couronne, plots 1, 2, 3, 4, 5 dfe /û8" couronne, réunis à demeure à ceux de la i^"" cottronne^ traducteur 1,
terre. Si la combinaison transmise est -| 1 — | , il y aura
émission de courant de la pile PI au moment du passage des balais H sur les plots 1, 3, 4 de la 1'*° couronne, et interruption de courant au moment de leur passage sur les plots 2 et 5; par conséquent les armatures des électro-aiguilleurs i, 3, 4 seront attirées, celles des électro-aiguilleurs 2 et 3 resteront au repos.
L'impression de la combinaison -j 1--| se fera comme
nous Tavons indiqué pour Tinstallation double. Il en serait de môme pour les combinaisons formées par les manipulateurs 2, 3, 4, combinaisons qui ont succédé à celle du manipulateur 1.
Los courants que nous avons abandonnés à la borne L ont parcouru la ligne et sont parvenus à la borne L du poste d'arrivée où les manipulateurs sont dans la position de réception.
De la borne L les courants venant de la ligne se dirigent sur la
5* couronne et de li, par les balais G, sur les différents plots de la 2« couronne reliés aux touches des manipulateurs. En considérant les plots i, 2, 3, 4, 5 correspondant au manipulateur nM, on voit que les courants successifs arrivant par les fils 1, 2, 3, 4, 5 du câble X^ traversent tous l'équerre-butoir postérieure, arrivent à Taxe de la manette et, par le plot ^^ le plot gy, le fil i du câble Y^ vont à la borne ER de la boîte des coupures. Par la dérivation installée entre les deux bornes ER, ces courants arrivent au commutateur multiple (bornes ER = ER) puis, par le fil 1 du câble V, à la borne ER du récepteur n° 1.
Si le commutateur multiple occupait la position inverse, les courants passeraient par la borne inférieure ER et, par le câble U, se rendraient au récepteur n° 2.
Les courants de ligne traversent les bobines du récepteur et vont à la terre par la borne S. Tous les courants positifs orientent le récepteur sur son butoir de travail et tous les courants négatifs sur son butoir de repos.
La borne BT (butoir de travail) du récepteur i communique, par le fil 3 du câble V et, par le commutateur multiple, avec la borne P 4 et la pile positive rattachée à cette borne.
La borne BR (butoir de repos) du récepteur 1 communique, par le fil 2 du câble V et, par le commutateur multiple, avec la borne P3 et la pile négative rattachée à cette borne.
Le massif M du récepteur 1 communique par le fil 6 du câble V et, par le commutateiu» multiple, avec la T** couronne du distributeur (plateau antérieur).
Par les balais F^, la V couronne est mise en relation avec le secteur 1 de la lO couronne, secteur relié lui-même à la borne 10 du commutateur multiple.
Les courants dont nous suivons la marche, passent de la borne 10 du commutateur multiple à la borne EA, au fil 7 du câble V, à la borne EA de l'aiguilleur 1, traversent les bobines de ce relais et se perdent à la terre par la borne S.
L'orientation du récepteur 1 commande donc évidemment celle du relais aiguilleur 1.
Toutes les fois que l'index de l'armature du récepteur 1 est appuyé sur le butoir de travail, le circuit de la pile positive P4 est fermé et, par ce fait, le relais aiguilleur 1 est orienté sur son butoir de travail. Toutes les fois que l'index de l'armature du récepteur 1 est appuyé sur le butoir de repos, le circuit de la pile négative P3 est fermé et, par ce fait, le relais aiguilleur 1 est orienté sur son butoir de repos.
Lorsque le relais aiguilleur 1 est orienté sur son butoir de
travail, le circuit de la pile P 1 est fermé à travers l'un des électroaiguilleurs de l'un des traducteurs.
Lorsque le relais aiguilleur i est orienté sur son butoir de repos le circuit de la pile P 1 reste ouvert.
Dans le cas qui nous occupe, les courants de la pile Pi agiront sur le traducteur i, puisque nous recevons la manipulation du manipulateur 1 du poste de départ. De Pi, les courants suivront le trajet :
PI, BA du commutateur multiple, fil 5 du câble Y, BA, MA du relais aiguilleur i^ fil A du cable V, MA, MA du commutateur multiple, MA de la botte des coupures, filty du câble Y^, jy du manipulateur i, z^, y^ par la manette dans la position de réception, plot ey, fil 4 du câble \^, plot i de la couronne il, balais H|, plots i à^ de la couronne 8, traducteur i. Si nous considérons la combinaison transmise + h H » l^s armatures des électroaiguilleurs i, 3, 4 seront attirées, celles des électro-aiguilleurs 2, 5 resteront au repos et Fimpression de la lettre C ou du chiffre 9 aura lieu dans les conditions que nous connaissons déjà.
Correction, — Au poste correcteur, le balais G, après avoir parcouru les secteurs i à 20 de la 2" couronne et mis la 5* couronne (ligne) en communication successive avec les 4 manipulateurs, passent au-dessus des secteurs 2i-22 reliés à la borne ER de la boîte des coupures, au-dessus du secteur 23 relié à la pile positive de ligne, et au-dessus du secteur 24 relié à la pile négative de ligne, pour recommencer ensuite une nouvelle révolution. Le passage des balais G au-dessus des secteurs 23 et 24 détermine évidemment Tenvoi sur la ligne d'une émission positive suivie d'une émission négative. Mais, au poste corrigé, les secteurs 21, 22, 23, 24 de la 2* couronne sont tous les quatre en relation avec la borne ER de la boîte des coupures; l'entrée de l'électro-correcteur est reliée au secteur 2 de la 10" couronne et la sortie de cet électro-aimant à la pile négative P3.
L'émission positive, en arrivant par la borne L à la 5* couronne du distributeur passe, par les balais G, aux contacts 2i à 24 de la 2* couronne, à la borne ER de la boîte des coupures, aux bornes ER = ER du commutateur multiple, à la borne ERdu récepteur 1, traverse les bobines de ce récepteur et se perd à la terre par la borne S. Le récepteur, par le passage de ce courant, est orienté sur son butoir de travail. Le courant de la pile positive P4 passe par : P4 = BT û?2f commutateur multiple, fil 3 du câble V, BT, M du récepteur, fil 6 du câble V, M et 7 du commutateur multipley
?• couronne, balais F^, secteur ^ de la SU" couronne, auquel est reliée rentrée de V électro-correcteur, électro-correcteur, borne P3. La pile P3 étant négative ajoute son courant à celui de la pile positive P4 pour actionner Télectro-correcteur qui, s'il y a lieu, effectue la correction. L'émission négative qui suit l'émission positive ramène l'index de l'armature du récepteur sur son butoir de repos en relation avec la pile négative P3 par le fil 2 du câble V et les bornes BR— P3 du commutateur multiple. Il en résulte qu'à ce moment le pôle négatif de la pile P3 est bouclé sur l'électro-correcteur, et que l'armature de cet électro-aimant reste dans la position de repos à laquelle elle a été ramenée par le passage de la came qui a repoussé la goupille de correction.
La fermeture du circuit de l'électro-frcin s'est produite dans les conditions que nous connaissons déjà» parle passage des balais F au-dessus des contacts 2-3, 7-8, 12-13, 17-18 de la 3* couronne.
Ce que nous venons de dire au sujet du manipulateur 1 et du traducteur 1 s'applique aux autres organes similaires.
Installation pour postes échelonnés permettant deux transmissions simultanées. — Soient trois postes A, B, C reliés par un seul conducteur, A et C étant les postes extrêmes, et B le poste intermédiaire. Le dispositif adopté par M. Baudot permet de maintenir les trois postes en communication permanente, A échangeant des télégrammes avec C, pendant que B en échange avec A et avec C.
Le poste qui occupe la tôte de la ligne prend le nom de poste principal; les deux autres conservent les dénominations de poste intermédiaire et de poste extrf^me.
Le schéma de la figure 20G montre l'ensemble de cette installation.
Le poste principal comporte un distributeur double, un relais, deux traducteurs, deux manipulateurs et un commutateur multiple.
Le poste intermédiaire se compose de deux distributeurs montés sur le même axe, un double et un triple à 18 ou à 19 contacts, ces deux modèles étant semblables à un contact près, deux relais, deux traducteurs. Jeux manipulateurs et un commutateur multiple.
Au poste extrême, il existe deux distributeurs, un double et un triple à 18 ou à 19 contacts, un relais, deux traducteurs, deux manipulateurs et un commutateur multiple.
Les choses se passent, en quelque sorte, comme si entre A et B il existait une communication double dont l'un des postes (manipulateur et traducteur) aurait été transporté à la station C,
Poste principal. A.
Jn HistributEur double
ft
3 s* cvuronni,
gr|CTl[T|[:g[^^[73[^|T]C^
PostE intermédiairE. B.
l'hh* Uistributeur daablE
Uistrib'tnplE
J s * couri{nne\
-tJKIHBSHIlHSHHH^ -?' ]! BSSS^
Ip r
Wi
^ip3[giqg[^ 1
Poste BxtrBmE . C
^. (— «MiK Uistributear double Histrib- triph ^f Ih , -,
ISŒISEKUQEIISJS
gp[T|[T](T|[^[I]|T][BII]S] ^-
Mi
B^^Sl^
^[gl[p|[^[p ]
Mi
TT
Uiagramme d'una installatian da 3 postes écheloTinèa, -^^"^
permEttant deux transmissions simultanées. F Position des balais Jarsque A transmet à B 'et récïproqoBment .
Fi A C
Fa B C
Fig. 206. — Appareil Baudot. — Installation de trois poste» échelonnés.
et comme si, entre cette dernière station et la station B, on avait juxtaposé à l'installation double une installation triple, n'utilisant qu'un seul manipulateur et un seul traducteur.
Par l'installation double, A, poste principal, communique avecB, poste intermédiaire, et avecC poste extrême; par l'installation triple, B, poste intermédiaire, communique avec G poste extrême. La première moitié, ou, pour être plus exact, les cinq premiers treizièmes du distributeur double sont affectés à la correspondance entre A et G, les cinq treizièmes suivants sont réservés à l'échange des télégrammes entre A et B. Le distributeur du poste intermédiaire tourne continuellement, le poste principal et le poste extrême peuvent arrêter la marche de leurs propres distributeurs et se mettre sur sonnerie. Les relais installés dans les trois postes sont des relais différentiels.
Poste principal, — Les communications intérieures du poste principal ne sont pas exactement les mêmes que celles d'une installation double ordinaire.
Négligeant les communications du poste Morse qui sont partout les mêmes et que nous avons déjà décrites, nous trouvons, en suivant le tracé de la figure !207, que :
La borne L est reliée au commutateur à fil préservateur et au galvanomètre, ce qui permet, par Mo, de la mettre en relation avec l'appareil Morse, par Ba avec l'appareil Baudot.
La borne (+)» pile positive de ligne, est reliée à la borne jt?i/^^ du manipulateur Morse et aux plots (+) de la boîte des coupures.
La borne ( — ), pile négative de ligne, est reliée aux plots (— ) de la boîte des coupures.
La borne PR, pile du relais, est reliée à la borne BT de ce relais.
La borne PL, pile locale, est reliée à la 6* couronne du distributeur.
Le relais est relié :
Par sa borne M, à la 4'' couronne du distributeur;
Par sa borne BT, à la pile de relais ;
Par sa borne E, à la borne Ba du commutateur à fil préservateur;
Par sa borne B, au plot B de la boîte des coupures;
Par sa borne S, au plot S de la boîte des coupures et aussi à Tune des bornes du rhéostat, l'autre borne de cet instrument communiquant avec les plots T de la boîte des coupures et avec la terre.
Le manipulateur 1 est relié : par son cûble X^ au distributeur, savoir ;
Fil 1 avec plot i de la 2* couronne ;
Fil2 — 2 —
Fil3 — 3 —
Fil4 — 4 —
Fil 6 avec plot 13 de la 3* couronne ;
Fil 7 avec plots (-J-) de la boîte des coupures et, par conséquent, avec la pile positive de ligne.
Par son câble Y^, à la boîte des coupures et au distributeur, savoir :
Fil 1 avec plot B de la boîte des coupures;
Fils libre;
Fil 3 avec plots ( — ) de la boîte des coupures ;
Fil 4 avec secteur 1 de la o'' couronne ;
Fil 5 avec plot S de la boîte des coupures;
Fil 6 libre ;
Fil 7 avec plots T de la boîte des coupures et la terre.
Le' traducteur 1 est relié par le câble Z, au distributeur et à la lïoîte des coupures.
Fil 1 avec plot i de la 1" couronne ;
Fila — 2 —
Fil 3 — 3 —
Fil4 — 4 —
Fil 5 — 5 —
Fil 6 avec les plots 2-3 de la 3" couronne ;
Fil 7 avec les plots T de la boîle des coupures.
Le manipulateur 2 est dépourvu de manette et n'est relié au distributeur et à la boite des coupures que par un seul câble Xj; il communique, on outre, avec le commutateur multiple.
Le fil 1 du câble X2 est relié au plot 0 de la 2'' couronne ;
Le fil 2 — — 7 —
Le fil 3 — — 8 —
Le ftl 4 — — 9 —
Le fil 0 — 10
Le fil 6 — — ri de la 3" couronne ;
Le fil 7 — aux plots (-f) de la boîte des cou-
pures.
Le plot a?/ du manipulateur communique avec le plot ai/ du commutateur multiple.
Le plot bf/ du manipulateur communique avec le plot bj/ du commutateur multiple.
L'équerre-butoir de repos est réunie au plot ?• de la réglette 1 du commutateur multiple.
Le traducteur 2 est relié au commutateur multiple par le câble Zj :
Fil i avec plot 1 de la série L