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APPAREILS UTILISÉS EN FRANGE SUR LES LIGNES

APPAREIL WHEATSTONE. — SIPHON REGORDER

RÉCKSSlTi d'employer DBS APPAREILS SPÉCIAUX. — APPAREIL WlIEATSTOXB, prÎDCipe. —

Perforateur. — Perforateur pn£umati(^ue. — Transmetteur, mouvement d'horlogerie, organes de transmission, communications intérieures. — Manipulatbdb- GoMMUTATEUR. — RECEPTEUR, mouveiTieot d'horlogeric, organe électro-magnétique, mécanisme enregistreur. — Communications intérieures. — Installation des postes. — hBGLAGE et ENTRETIEN DES APPAREILS, pcrforatcur, transmcttcur, récepteur. — Maniement des appareils. — Siphon recordbr, principe. — Manipulateur. — Récepteur. — Installation des postes. — Application de la transmission automatique Wheatstonb au siphon recorder sur les cables sous-marins, système Belz et Brahic, perforateur, transmetteur, relais Froment monté en inverseur. — Installation des postes. — Relais Rouch et Hautreux. — Perforateur Terrin. — Application de la

TRANSMISSION AUTOMATIQUE WhEATSTONE AUX COMMUNICATIONS FRANCO-DANOISES. —

Ondulateur Lauritzcn.

Nécessité d'employer des appareils spéciaux. — Les

dépenses qu'entraînent la construction, la pose et rentretien d'un cable sous-marin sont telles qu'on ne saurait multiplier à l'infini ces voies de communication, comme on pourrait le faire pour les lignes aériennes du réseau continental. Il convient donc, pour obtenir une exploitation économique, de tirer le meilleur parti possible des câbles en service, de leur faire produire leur rendement maximum.

Mais ce rendement dépend non seulement de la nature du câble et des phénomènes électriques dont il est le siège, mais aussi de la sensibilité des appareils employés pour la réception des signaux.

Parmi les difficultés qui tiennent à la nature des câbles, il faut placer en première ligne la résistance et la capacité qui ont pour effet de ralentir la propagation des signaux. Ces phénomènes de ralentissement dus à la résistance et à la capacité ne sont pas le propre des câbles sous-marins; on les retrouve sur les conducteurs aériens, mais ils y sont très peu sensibles et ne deviennent gênants que sur les lignes de grande étendue.

APPAREIL WHEATSTONE 409

Sur les câbles qui n'ont pas un grand développement, sur les câbles de la Manche, par exemple, les causes perturbatrices des transmissions n'ont pas une influence considérable; il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit des câbles transatlantiques et même des câbles de la Méditerranée,

Les câbles souterrains sont, dans les mêmes proportions, le siège de phénomènes identiques.

Si on met en communication avec une pile un conducteur télégraphique isolé à son autre extrémité, ce conducteur se charge très rapidement et prend, dans toute son étendue, le même potentiel que la pile.

Si, à ce moment, on interrompt la communication entre la pile et le conducteur et que celui-ci reste isolé à ses deux bouts, il conserve sa charge, mais la conserve plus ou moins longtemps, suivant son degré d'isolement tout le long de son parcours. S'il s'agit d'un fil aérien, la charge diminue très rapidement, en raison des pertes produites par son contact avec l'atmosphère et avec les nombreux supports. S'il s'agit, au contraire, d'un câble souterrain ou sous-marin bien isolé, la charge persiste pendant très longtemps.

Si, au moment où nous avons fait cesser la communication entre le conducteur chargé et la pile, nous substituons à celle-ci un galvanomètre relié d'autre part à la terre, le galvanomètre accusera le passage d'un courant de sens inverse au courant de charge; c'est le courant de décharge ou courant de retour. Si l'isolement du conducteur était parfait, le courant de décharge serait égal au courant de charge ; il n'en est jamais ainsi, mais son intensité est d'autant plus grande que la décharge a suivi de plus près la charge.

Tous les praticiens ont observé ces courants qui, dans l'appareil Morse notamment, produisent parfois dans le récepteur imc attraction brusque de l'armature lorsque, après l'émission d'un signal, le manipulateur revient au repos.

La charge que prend un conducteur mis en relation avec une pile déterminée, dans les conditions que nous venons d'indiquer, dépend de sa capacité, La capacité des lignes aériennes est très faible relativement à celle des câbles souterrains ou sous-marins; la charge y est donc beaucoup plus faible et la décharge aussi; pour un câble de même longueur qu'une ligne aérienne donnée, la charge produite par la même pile est environ 40 fois plus iorte dans le câble que dans le fil aérien.

La capacité des câbles dépend de la nature du diélectrique, de son épaisseur et du diamètre du conducteur; elle est d'autant

plus faible que Tenveloppe isolante est plus épaisse. On voit par là que la spécification des câbles a une grande importance, si nous admettons que la capacité entre comme fecteiir dans le rendement.

La propagation de Télectricité à travers un fll conductetnr n'est pas instantanée, en raison même de la rési-stance et de la capacité de ce conducteur. A Textrémité en relation avec la pile, il se produit un flux d'électricité qui va en décroissant jusqu'à ce qu'il ait atteint une certaine valeur qui constitue le rég'mie permaaient ; à l'autre extrémité, le courant prend des valeurs croissantes jusqu'à ce qu'il ait atteint sa Taleur définitive. La période qui s'écoule entre le moment de l'émission de courant et le moment où celui-ci a acquis sa valeur normale se nomme Vétat variable.

La durée de l'état variable est indépendante de hi ferce 'électromotrice de la pile, mais elle dépend de toutes les résistances du circuit, de la capacité du conducteur et de la selfinduction du réce4)teur qui a pour effet de diminuer l'intensité du courant émis.

Le temps qui s'écoule entre la transmission d'un signal et sa réception est, pour des lignes d'égale longueur, beaucoup plus grand sur les lignes souterraines et sous-marines que sur les lignes aériennes.

De même pour produire un nouveau signal, il faut attendre que la ligne soit déchargée, et la décharge est beaucoup plus lente sur les lignes souterraines et sous-marines que sur les

n en résulte que la transmis^on est beaucoup naoxBts rapide sur les lignes souterraines et sous-marines que sur les lignes aériennes de môme longueur.

Différents procédés ont été imaginés pour augmeater la vitesse de transmission sur les longs câbles. Tls consisteiït à mettre la ligne à la terre après chaque signal pomr favoriser sa décharge ou à envoyer à travers le conducteur tm courant de «ans contraire au courant précédent, ce qui produit le méise réstfltat. On emploie aussi avec succès des condensateurs qtfà dhaqœ extrémité de la ligne on interpose entre celle-ci et les apparé&s. C'est en combinant ces différents procédés qite l'on est parvenu \ améliorer le rendement des lignes souterraines et des lignes sous-marines.

L'appareil Morse et l'appareil Hu^es sont «nçteyés «or fes lignes sous-marines de peu d'étendue, mais on est obRgé S'avoir recours à des appareils plus sensiiûes lorsque la lo«ig«eur des

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lignes atteint 400 milles marins, soit 740 kilomètres. On a ulilisr' dabord, comme récepteur, le galvanomètre à miroir, maïs n^i appareil ne laissant aucune trace des signaux, on lui a subsliliir le sripkon recorder ou siphon enregistreur^ imaginé par- sic W. Thomson en 1867; on a enfin adapté à cet appareil Ir systèxne de transmission automatique de Whcatstone. Aciu ri I riment, les càl>les de la Manclie sont desservis par des app:Hr'il> Hughes, le câble de Calais à Fredericia par le système auhnii;itique Wheatstone, les cables d'Algérie par le siphon reciHilrr avec transmission automatique.

Nous ne nous occuperons pas des câbles exploités par ililTnrontes compagnies.

APPAREIL WHEATSTONE

Prinoipe. — L'appareil Wheatstone, dont Tusage a étt' phirépandu en France pendant quelques années qu'il ne V^-A aujourd'hui, dessert encore un grand nombre de lignes iii Angleterre,

Il rentre dans la catégorie des appareils automatiques îi romposition préalable et enregistre les télégrammes en sigii-ni\ Morse.

Plusieurs appareils du même genre, successivement essaytV^, ont été mis à l'écart, par suite des iaconvénients qu'ils pn'Miitaient dans la pratique, tels «ont rappareil électro-chimique \\v Bain expérimenté en Angleterre etrmppaml rapwte de MM. iWvAwvassaigne et Lambrigot ifud, v€rs 1<9^, Ml oùs «n servici^ jn ridant quelque temps «n fVoMe. WhfeaÉMHke m :sii évilt^r li^s inconvénients de ces ^v^K^BÊke& toiut en oflM'miiaiil «n ^eu Li vitesse qui lui est propre.

Quelque liabile que pm^se «êfcne on «aployé maBceuvranl mu manipulateur Morse, il est impuîsswri, à dépasser une cerhnin' vitesse^ bien inférieure à celle que peut atteindre la succe--iMii des signaux sur la ligne; si donc on parvient à augmenlrr lu rapidité de succession des signaux, on augmentera aussi h^ iriidément de la ligne.

Le prâaciipe des appareils automatiques à composition \\rv\\ktble -oDasisifce à faire préparer par plusieurs agents des bmiJcs d£ iMapier sur lesquelles ils enregistrent en signaux conveolinît-

nels les signaux à transmettre, à placer les bandes ainsi préparées sous un laminoir qui les entraîne rapidement en assurant leur traduction en signaux Morse et, à Tarrivée, à répartir les bandes de signaux Morse entre un nombre convenable d'agents qui sont chargés de les transcrire.

Par suite d'une conception fort ingénieuse qui fait, en quelque sorte, du télégraphe Wheatstone un métier Jacquard électrique, les télégrammes sont préparés sur des bandes de papier par la perforation de trous qui, à priori, ne rappellent pas à Fœil les signaux de Talphabet Morse et qui en permettront cependant l'exacte reproduction.

Pour préparer ces bandes, il faut des instruments nommés perforateurs. Les bandes préparées sont confiées à un transmetteur automatique réglant les émissions de courants qui, à l'arrivée, produiront des traits et des points.

Le récepteur, à l'arrivée, enregistre les télégrammes en signaux Morse. Tels sont les trois organes essentiels du télégraphe Wheatstone; mais, en vue de parer aux éventualités, on place habituellement, dans chaque installation, un manipulateur spécial que l'on peut manœuvrer à la main.

Perforateur. — Pour la composition des signaux, on fait usage d'un papier spécial, fort et d'aspect parcheminé, il est

préparé à l'huile de lin et de sa qualité dépend<>n partie la bonne exécution du travail de perforalion.

Le perforateur (ng. ^210) est formé par une boîte motalUque d'où émergent trois pistons sur lesquels remployé frappe avec deux petits marteaux en bois, terminés par dos blocs de caoutchouc pour amortir les chocs sur les pistons; il tient un marteau de chaque main.

La boîte métallique est posée sur une caisse en bois qui reçoit les résidus de papier provenant de la perforation. En arrière est une autre caisse en bois, plus grande que la première, et qui

Fig. 2in. — Perfjraleur Wheatstone.

APPAREIL \VHEATSTQ>ÎE

contient un rouet horizontal sur lequel est emmagasiné le rouleau de papier à perforer. Au-dessus de cette caisse, un pupitre permet de poser les télégrammes à préparer.

La perforation se fait au moyen de poinçons ou emporte-pièce, commandés par les trois pistons dont nous avons parlé ; ces poinçons sont de deux calibres différents ; les plus gros sont destinés à percer les trous correspondant au commencement et à la fin des signaux, les plus petits perforent les trous qui servent à faire avancer la bande de papier. Ces trous sont disposés sur trois rangées, la rangée du milieu étant occupée par les trous les plus petits.

Le signal qui figure le point est formé par trois trous placés sur la

même verticale : o ; le trait est formé

par quatre trous formant un losange

dont les deux gros trous occupent les ^^^^ ^^^^

■m BH ^

angles aigus : o o; les espaces blancs H^^I BBvS I

sont représentés par une série plus ou moins grande de petits trous de la ligne du milieu.

L'aspect d'une bande est celui de la figure 211 qui représente les mots :

prof/rcss of the telegraph.

Le piston de gauche sert à composer les points, le piston de droite est afiecté aux traits et celui du milieu aux espaces blancs entre les signaux et entre les mots.

Chacun des trois pistons (fig. 212) commande un levier horizontal. Ces leviers L vont en se rapprochant jusqu'à ce que, traversés par l'axe 0 qui leur est commun, ils se relèvent à angle droit; ils sont alors très voisins les uns des autres cl séparés seulement par des rondelles métalliques intercalées

Wi TELEGRAPHIE PRATIQUE

entre eux sur l'axe. Un ressort antagoniste R ramène chaque levier et chaque piston à sa position de repos lorsqu'il a été abaissé. Des roadrik» de caoutchouc et de feutre c, f, amortissent Le» dauocs.

Le* tÉte» T^ , 1^ Tj ies trois leviers L, lorsqu'elles sont portées en avanl far raboss^ement des pistons correspondants, agissent sur Q» j«« de p»ittfons qui sont également portés en avant, mais il est à reM«[ttsr que les têtes des leviers n'occupent pas la môme positiott ^mt les pistons : ainsi, la tête du levier du pisto» d» gaucfce se trouve bien à gauche, mais celle du levier du mJBeii est reforlée à droite et celle du piston de droite est entre les deux autresw

Les poiiLçon& sobI au nombre de cinq; ce sont des aiguilles cyliBdrif»es, ea aeier trempé, disposées en trois étages

les nombres imfaiirs représentent les trois poinçons les plus gros^

Les dnq poiaiçons sont engagés dans une pièce mobile M, de fofBie ovale, q[B] peut glisser sur deux guides en acier a, *, entourés^ de ressorts à boudin; tous les poinçons traversent liljrement cette p]â«{ifte, sauf un, le poinçon n° % qui fait corps avec elle. Ce poinçon est, en effet, entouré d'un manchon en laitcii m qui est soudé à la plaque M.

Les pouw;()ns-se composent d'une tige, d'un bloc et dune ou de deux goupilles: les plaques A et B leur servent de guides. En avant de la plaque B se trouve une autre plaque D semblablement percée et, entre les deux plaques, un espace vide par le([uel passe la banile à perforer. •

La figure iL\± montre comment foucliounent les poinçons. Le levier T, rt»présente le point, T2 l'espace blanc et T3 le trait.

Les ressorts à boudin qui entourent les guides a et b forcent les blocs des poknçtMis à sappuyer contre la pièce A, les goupilles émergeant en arrière en regard des tôtes T4, Tg, T3 des pistons..

En X, Y» Z, on voit les trois étages de poinçons qui, dans le perforateur, sont superposés, X représentant l'étage supérieur avec le poinçon n" I, Y la couche du milieu avec les poinçons ± cl i, / la couclie inférieure avec les poinçons 3 et 5. En superposant par la pensée ces trois dessins on voit que :

1° L'abaissement du talon Tg piovoque la marche en avant du

APPAREIL WHEATSTONE

poinçon n** 2 (espace blanc). En s'abaissant, le talon T^ rencontre la goupille g^ du poinçon n*' 2 et pousse en avant la plaque M; cette plaque conoLprinLe les ressorts à boudin des guitles a, b, et

30Cf

Fig. 212. — Perforateur Whealstone (pistons et poinçons).

s'avance dans la direction de la floche. Los poinçons 1, 3, i ot r» rencontrant la l>ande de pupior. ^lissout dans les trous do lu plaque M et seul, le poinçon n** 2, fixé à la plaque M, travorso

la bande de papier en la perforant (trou n* 2 sur la plaque B).

2° L'abaissement du talon T| provoque la marche en avant des poinçons 1, 2, 3 (point). En s'abaissant, le talon T^ rencontre les goupilles //j, 174, (h ^^ pousse en avant, avec la plaque M, les poinçons i, 2, 3 qui perforent la bande de papier (trous n°* 1, 2, 3 sur la plaque B) ; les poinçons 4 et 5 sont arrêtés par le papier et glissent dans les trous de la plaque M.

3° L'abaissement du talon T3 provoque la marche en avant des poinçons 1, 2, 4 et 5 (trait). En s*abaissant, le talon T3 rencontre les goupilles y,, g^^ g^ et pousse en avant avec la plaque M les poinçons 1, 2, 4, 5, qui perforent la bande de papier (trous 1, 2, 4, 3 de la plaque B); le poinçon 2 est en effet entraîné par la plaque M, dont il est solidaire, mais le poinçon 3 glisse à travers le trou de cette plaque.

Après chaque perforation, le ressort R ramène le piston abaissé à sa position de repos, tandis que les ressorts à boudin des tiges a, b font rétrograder la plaque M et tous les poinçons qui ont été portés en avant.

Après chaque perforation, il faut aussi que la bande de papier avance, mais on remarquera que l'espace occupé par la perforation d'un trait est double de celui qu occupe la perforation d'un point; il faudra donc, pour que le même espacement existe entre les signaux, qu'après chaque trait l'avancement du papier soit le double de ce qu'il est après un point.

L'avancement du papier est assuré par une roue dCenlraineiiiPiit dont les dents s'engagent dans les petits trous de la ligne médiane de la bande perforée. Cette roue a i^x^. 213) porte dix dents, dont l'écartement est égal à l'intervalle qui sépare deux trous de la ligne médiane de la bande. Elle est montée sur une chape b b^ dont 1 une des branches se prolonge jusqu'en c. La chape b b^ peut pivoter sur les goupilles g g^ qui lui servent d'axe et sur lesquelles elle est maintenue par le ressort en acier r. La vis x) sert à régler la pression de la roue a sur la bande de papier qui passe devant elle.

Sous les tôtes de levier Tj, T^, T3 se trouve le levier en acier AB, pivotant autour de la vis à centre B et articulé en A avec un autre levier AD, également en acier. Ce levier AD prend un point d'appui sur la goupille d'arrêt C et, par le ressort à boudin R, est uni au levier E G F qui pivote autour de Taxe G et est réglé par la vis v^ dont la pointe s'appuie sur le talon F. Le cliquet H est articulé sur le levier AD et le ressort h maintient les dents de ce cliquet en contact avec la roue a. Le levier coudé IJ K, mobile autour du point J, limite la course du cliquet

APPAREIL WHEATSTONE

vers la droite en s'appuyant sur ce dernier; sa position est réglée par les vis Vg, v^. Vers la gauche, la course du cliquet est limitée par le bec Z d'une pièce solidaire du piston T3 ; cette pièce que nous n'avons pu représenter sur le dessin d'ensemble est accolée, suivant la ligne xy, le long de la paroi verticale du perforateur

Fig. 213. — Perforateur Wheatstooe (entralaementjdu papier).

figurée en coupe. La pièce LL, montée sur la goupille /, est un guide-papier que le ressort-lame R| maintient horizontal.

Les dents 'de la roue d'entraînement s'engagent dans l'entaille B| de la plaque B (fig. 212) et, par là, pénètrent dans les trous de la ligne médiane de la bande de f)apier. Lorsqu'on abaisse l'un des pistons T, ou Tj, le levier AB (fig. 213) est poussé

418 TÉLBGRAPHI£ PRATIQUE

d'arrière en avant et conmumique au levier AD un mcnnnenieiit de droite à gauche. Ge levier, prenant son point d'appni-sar la goupille C, entraîne le cliquet H dans -son mouvement de droite ^ gauche, mais il est à remarquer qu'à ce mopment le ou les poinçons, commandés par les pistons T^ ou T^, sont engagés dans la bande perforée et Timmobilisont ; la roue a elle-même, dont les dents sont engagées dans les trous de la bande ne peut se déplacer et, grâce à Télasticité du ressort h le cliquet H saute par-dessus les dents de la roue d'eatraîneraent.

Dès que Faction du piéton cesse, les leviers AS, AD et le cliquet H reviennent à leur position initiale, ramenés par le ressort antagoniste R; les poinçons se sont égal(?ment retirés, de sorte que la bande n'est plus arrêtée; alors, le cliquet H, en revenant vers la droite, pousse la dent de la roue d'entraînement, en prise avec sa pointe, et fait tourner cette roue dans la direction de la flèche /; la bande perforée est entraînée et avance de l'espace compris entre deux trous.

Lorsqu'on abaisse le piston T,, le déplacomenl «de la bande

doit être double puisque l'espace occupé parla combinaison oo

est double des autres; c'est alors qu'intervient la pièce WXYZ. Cette pièce est commandée par la touche T3 contre laquelle le ressort U la maintient appuyée; elle est articulée en X et en Y et soutenue par l'équerre S le long de la paroi verticale xf/ du perforateur. La pointe Z sert, comme nous l'avons dit, à limiter la course du levier AD et du cliquet H. Muis lorsqu'on abaisse la touche fTa la pointe Z se relève ; d'autre part, le talon T3 agissant sur le levier AB près de son point d'attache, produit un déplacement angulaire de ce levier beaucoup plus considéralde que celui que provoquent les talons T^, T^; le levier AD s'incline donc davantage vers la gauche, sa course n'étant plus limitée par la pointe Z, et le cliquet H saute par-dessus deux dents de la roue a immobilisée par la bande traversée par les quatre poinçons.

Lorsque le talon T3 se relève, le cliquet revient vers la droite, en poussant successivement deux dents de la roue a et en faisant avancer d'autant la bande de papier; la pointe Z a repris en même temps sa position d'arrêt.

Pour dégager la bande de papier, il suffit de presser avec le doigt sur la j)édale c; cette pression fait basculer em arrière, autour dos goupilles gg^, la chape qui -supporte la roue «; les dents de celle-ci étant dégagées, la bande de papier devient libre.

APPAREIL WHEATSTONE

Ai9

En avant des poinçons et des plaquées de perforation se trouve un cylindre creux en laiton f|ui masque un trou pratiqué dans le socle du perforateur lît oorrospnnilant a la hciilt^ en bois qui lui sert de support; t:p<^i pur là que s'ùdiappeat l(»s déhrb de papier provenant de la perforation.

Perforateur pneumatique. — Dan,s les stations qui font usap^ de Tair comprimé, ou s'est servi pemUint quelque temps des perforateurs pneumatitjups dont le maniemruit exigt^ait beaucoup moins d'efforts que la perforation à î aide de niarh'anx. On y a renoncé en France.

Transmetteur 'Wlieatstone. — î>o transmetteur e pnur objet de faire dérouler ht bainle de fvajiiiT perfore*' l't â^euY^yvr sur la ligne les émissions de e<uiranl ijui» à la station corres^pondante , doivent reproduira les signaux Morse. De sa vitesse de déroulement dépend la vitesse de transmission, et sa rapidité n'est limitée que par l'état électrique de la ligne télégraphique. La figure 21ien montre une vue d'ensemble.

Il comprend :

un mouvement d'horlogerie et des organes de transmission.

Mouvement d ' horlogerie . — Le moteur est un

poids de 20 kg qui, relié par une chaîne sans fin à un Jeu d'engrenages, en provoque la rolatinn en s'abaissant.

Le poifls est creux (4 son croehr^ est monté sur un fort ressort qui amortit les secousses que | pourra il proituire b* remontage.

La chaîne sans fin est une eliaîjie or^ltuaire à anneaux elliptiques. Elle passe d'abord ï^ur la^^oi'^^e d'une poulie P| iïi|j. ilS), à

Ftf. 311. — Traiiiinctlinir Wfap«lalDiie.

la chape de laquelle le poids moteur P est accroché. La gorge jo de cette poulie présente, en son milieu, une arête saillante qui facilite le glissement des mailles de la chaîne et l'empêche de se tordre. Après avoir traversé la table de manipulation TT et le socle de Fappareil, la chaîne monte sur une roue d'acier R^, dont les dents aiguës pénètrent dans les maillons. A cette roue, formée de trois pièces solidement assemblées, est adjointe une roue dentée Rj, le tout formant un manchon M, monté à frottement doux sur un axe AA. La chaîne redescend ensuite sous la table de manipulation, soutient un contrepoids Pj, traverse un guide oblique G, s'engage sur une roue dentée R3 semblable à la première et retourne à la poulie P, qui porte le poids P.

La seconde roue dentée R3, située en arrière de la platine postérieure de l'appareil, est solidement fixée sur Taxe AA; une roue à rochet R^ est adjointe à cette roue dentée et est commandée par un cliquet c qui, pressé par un ressort r, s'appuie sur la denture du rochet.

Ce cliquet, fixé à la platine postérieure, permet à la roue R,, en sautant par-dessus les dents du rochet, de tourner de gauche à droite, c est-à-dire dans le sens du remontage, mais s'oppose à tout mouvement rétrograde. Le . remontage est assuré par une clé C qui s'engage sur l'extrémité antérieure de l'axe AA terminé en carré. Lorsqu'on tourne la clé de gauche à droite, la roue R3 est entraînée; le brin de chaîne compris entre cette roue et le poids P se raccourcit, tandis que le brin compris entre la même roue R3 et le contrepoids P^ s'allonge; le poids remonte. Pendant le remontage, le poids P ne cesse pas d'agir sur la roue Rp qu'il entraîne dans le sens de la flèche. Je manchon M glissant sur l'axe AA, tandis que la clé C fait tourner la roue R3.

La chaîne est guidée : à son entrée sur la roue R| (flg 216),

Fig. 215. — Mécanisme moteur du transmetteur Wbeatstone.

' "^^rsP'*^'"

APPAREIL WHEATSTONE

par un galet g appartenant à Taxe suivant A, ; à sa sortie de la roue R3 par une fourchette qui dégage les maillons qui pour-

raient accidentellement rester emprisonnés entre les dents; cette fourchette est montée sur la platine postérieure,^ audessous du ressort r.

422 TELEGRAPHIE PRATITJUE

•Sous le socle de l'appareil est articulé, sur une plaque en laiton, un cliquet d'arrêt qui émerge en regard de la roue R,, et qui, lorsque le poids est au bout de sa course, arrête cette roue en mordant sur sa denture.

Les axes suivants. A,, Â^ A^, se composent, comme tous les mobiles employés en horlogerie, de roues dentées et»de pignons, et le mouvement se transmet d'axe en axe jusqu'à Taxe du volant A4, qui ne comporte qu'un pignon. Cet axe n arrhre pas jusqu'à la platine antérieure, mais il émerge en arrière da la platine postérieure. Il est soutenu par un pont B et par une équerre E. Le volant V, monté sur cet axe^ est jffotégé par une boîte en laiton bb figurée en coupe.

Le volant V transmet son mouvement à l'axe A5 du règtilateur par un mécanisme permettant d'augmenter ou de diminuer la vitesse de rotation du mouvement d'horlogerie tout entier; nous verrons comment, apr^s avoir étudié le régulateur.

Le régulateur est du type à ailettes et à force centrifuge. L'axe A5 se prolonge en avant de la platine antérieure et pivote sur une chape en agate, portée par un rossort-lame en acier vissé sur la platine antérieure, ce qui lui donne beaucoup d'élasticité.

Sur cet axe A, est monté im volant V^, plus petit que le volant V. Autour de Taxe est enroulé im ressort à boudin en acier r^, qui prend ses points d'appui sur le talon / et sur la roue dentée n, montée sur un manchon et mobile autour de A5. Des trous pratiqués sur le pourtour du talon t permettent de régler ja tension du ressort r^, en déplaçant la goupille qui l'unit au talon. L'axe A5 porte encore, perpendiculairement à sa direction,, deux leviers //^, entre lesquels tourillonnent deux tringles mm^ sur lesquelles sont montées les ailettes aa. En regard de la roue w, et en prise avec elle, chaque tringle porte une roue dentée n^, n.^. Lorsque, pour un motif quelconque, les ailettes^ tournant avec leurs axes wi, m, s'éloignent ou se rapprochent de Taxe Aj, les roues dentées n^, n^ concourent à faire tourner la roue n dans le même sens, et par conséquent à tendre ou à détendre le ressort à boudin r,.

Lorsque Taxe du régulateur commwiffe à tiMimer, les ailettes obéissant à la force centrifuge, s'éloignent de l'axe A,; les roues n^, n^ font tourner la roue n, qui augmente la tension du ressort r^. Cette tension, jointe à la résistance que l'air oppose au mouvement des ailettes, empêche l'accélération, et le mouvement devient bientôt uniforme, car, s'il se ralentit, la résistance du ressort et de lair diminue, et il se produit une accélération qui rétablit bientôt le régime uniforme.

APPAREIL WnEATSTONB*

Au moment de Tarrèt, le ressort r^ se détend, la roue 7J toumi; en sens inyerse et ramène les ailettes à leur position de repos-

Et maintenant, comment la chute du poids moteur commut nique-t-elle le mouvement à Taxe du régulateur?

Le volant V reçoit directement son mouvement par le pignon de Taxe A4, qui engrène la roue dentée de Taxe Aj,

Sur la pièce mobile FF est monté le petit disque D, dont Taxe tourne très librement dans ses coussinets, En regard de ce disque, une large ouverture a été pratiquée dans la platine postérieure pour lui livrer passage. Le disque D est perpendiculaire aux volants V, V,, et sa tranche repose sur les deux volants, de sorte que, agissant comme une roue d'angle, il est entraîné par le volant V et communique à son tour le mouvement au volant V^ . Il est évident, les diamètres de V et Vj n'étant pas les mômes, que si l'on fait varier la position de D par rapport aux axes A^ et A5, on fera varier la vitesse ; c'est dans ce but que la pièce FF a été rendue mobile. Lorsque D se rapproche de X^ et s'éloigne de A5, il y a accélération; lorsque D s'éloigne de A4 et se rapproche de Ag, il y a ralentissement.

La pièce FF, guidée par deux jeux de goupilles, l'un placé en/, l'autre dans le voisinage du disque I), peut se mouvoir horizontalement sous l'action d'un long bras de levier I, qui pivote autour de la vis à centre H. L'assemblage des deux pièces a lieu par une encoche pratiquée dans la pièce FF, encoche dans laquelle s'engage la goupille i appartenant au levier I.

Le levier I, terminé par une manette N (flg. 217), peut être déplacé le long d'un cercle en laiton C^, Cj, et une vis Vf permet de l'immobiliser. Ses écarts à droite et à gauche sont limités par des goupilles plantées dans la platine postérieure. Deux index X,, Nj sont serrés par des vis le long du secteur C,, C^ et peuvent se déplacer. Celui de gauche porte l'inscription fast (vite), celui de droite slow (lent).

En avant de l'équerro E, l'axe A^ porte un excentrique K, sur lequel est articulée une bielle A% reliée d'autre part à un balancier en ébonite L, dont l'axe k^ pivote entre les deux platines du transmetteur. Ce balancier porte, en avant, deux goupilles en laiton k^, ^2, entourées de manchons également en laiton. Deux larges ouvertures circulaires sont pratiquées dans la platine antérieure pour livrer passage à la tête de ces goupilles. •

Un axe Ag (flg. 216) qui, sur la figure 217, a été coupé pour laisser voir Texcentrique K, se prolonge en avant de la platine antérieure et supporte le disque (T entraînement.

Dans sa partie la plus rapprochée de la platine postérieure, l'axe Ag porte un manchon formant saillie ; sur cette saillie vient s'appuyer le long ressort en acier U, qui est vissé sur la platine postérieure.

Le disque d'entraînement (flg; 216) est une roue Ro, montée sur une chape en laiton ca, installée sur l'axe A^. Le ressort U, en s'appuyant sur le manchon de l'axe A^. agit de haut en bas

APPAREIL WHEATSTONE 4?5

sur la chape ca et la maintient pressée contre la plateforme en laiton P/, P/, qui court tout le long de la platine aoii^rieure, La pédale Ve permet, au contraire, de relever la chape ca et la roue Ro, dont le mouvement de bas en haut n'est limité que [mr la goupille g^ .

La roue Ro se compose de deux joues minces^ dont la circonférence est unie; la circonférence du disque situe entre les deux joues est régulièrement coupée par des sillons qui lui rjonnent Taspect d'une roue dentée, dont on aurait usé à la meule une partie des dents. Au-dessous de la roue Ro, la plaque P/ porte un évidement circulaire qui sert de logement à la partie inférieure de la roue.

L'axe A3 porte, en avant de la platine antérieure et au-dessous de la roue Ro, une roue d'entraînement du papier exactement semblable à celle que nous avons décrite dans le perforateur.

Un dernier axe A7 porte une manette qui sert h arrêter ou à mettre en marche l'appareil. Lorsqu'on incline la manette à gauche, on arrête l'appareil; on le met en marclie en ramenant cette manette sur la verticale. L'axe A7, sur lequel est montée la manette Q, porte deux bras de levier Q^, Q^, qui se rléplacent simultanément et en môme temps que la manette Q. Le levier Q3 manœuvre un commutateur à trois directions, situé clans le socle du transmetteur ; Je levier Q, sert de frein (TarriH; il porte en q une tige perpendiculaire à sa direction; cette tige q traverse la platine postérieure par une large ouverture et s'avance jusqu'au-delà du volant V. Lorsque la manette Q est verticale, le disque V peut tourner librement; la tige q i^n est éloignée. Lorsque la manette Q est inclinée vers la gauclie, la ti^re q est appliquée contre la tranche du disque V et arrête le mouvement de ce dernier.

Organes de transmission. — Les organes de transmission sont situés en avant de la platine antérieure et protégés par une cage en laiton, garnie d'une glace sur le devant.

La bande de papier perforée, emmagasinée sur le rouet qui occupe la droite de l'appareil, passe sur la platefrtrme ?/(flg* 218 , au-dessous du disque d'entraînement. La partit^ concave de la platine P/, située au-dessous du disque d'entraînement Ro, est percée de trois rainures parallèles dont l'une, celle du milieu, livre passage aux dents de la roue d'entraînement.

Le levier coudé A pivote autour de la vis à centre t?,. Éàur son bras horizontal est articulée l'aiguille a, dont la position ^ dans le plan vertical, est réglée par la rainure antérieure de la plateforme P/, par la vis v^ et par le ressort r fixé à la goupille go. A

TBLÉOBAPHIH PaATIQUE

la branche verticale du levier A est articulée une lonfçne tringle tr^ terminée par un manchon m qui s'engs^ librement dans la

branche d d'un organe désigné sous le nom de levier inversettr^ Le ressort /•g» attaché à la goupille (/g, tend à faire basculer le levier A et k relever son bras horizontaL

APPAHETL WHEATSTONE i27

Le levier B pivote de même autour de la vis ë centre w; sur le bras horizontal de ce levier est articulée Taiguille b, dont la position, dans le plan vertical, est répriée par la rainure postérieure de la plateforme P/, par la vis v^ ( t par un ressort semblable au ressort r, masqué par celui-ci sur la fi^ire 218 et attaché à la même goupille go, La tringle /i, semblable à la tringle tr, quoique moins longue, est articulée sur le bras- vertical du levier B, et son manchon m^ traverse librement la branche d^ du levier inverseur. Le ressort r^, attaché à la goupille <73, tend à faire basculer le levier B et à relever son bras horizontal.

Les deux goupilles ô,, b.^ du balancier L émergent en dehors de la platine antérieure du transmetteur et sont situées audessus des leviers A et B dont elles commandent la marche; ces goupilles métalliques ont leurs communications électriciues assurées par des ressorts à boudin.

Pendant les oscillations du balancier, ces goupilles agissent alternativement sur les leviers A et B pour les abaisser.

Les tiges rf, d^ du levier inverseur sont métalliques; elles sont portées par un tambour en ébonite. Ce tambour, ou disque inverseur, pivote autour d'une goupille qui traverse la platine antérieure. Deux plaques de laiton garnies de goupilles e, / sont fixées à la face du disque inverseur; elles sont isolées lune de Tautre, et aussi des deux tiges rf, d^.

Le levier inverseur rf, d^ a sa tige supérieure d^ pressée par un galet G qui, lui-môme, est supporté par le ressort en acier R, assujetti parles vis i\, v^.

Au-dessous de ce ressort est vissée une large plaque d'ébonite EE qui, vers la droite, occupe une notable portion de la platine. Cette plaque supporte quatre pièces de laiton de formes différentes.

La première de ces pièces, F, est reliée par un ressort à boudin non tendu, r^, à la plaque e du disque inverseur; la dernière, K, est réunie, dans les mêmes conditions, par le ressort r^ à la plaque f.

Les deux pièces intermédiaires H, J, portent chacune un levier coudé mobile.

Le levier M pivote autour de la vis à centre t\ ; le ressort /•<• tend à abaisser sa branche horizontale. Le levier U pivote autour de la vis à centre v^; le ressort 7\ tend à relever sa branche horizontale.

Les deux leviers M, U appuient constamment sur les goupilles e, f du disque inverseur, Mais, suivant la position de ce

disque, c'est le levier M qui appuie «ur la goupille /, et le levier U sur la goupille e, ou bien le levier M qui appuie sur la goupille tf, et le levier U sur la goupille /. Quoi qu'il en soit, le levier M n'est jamais en contact électrique avec le levier U, car le premier porte une petite vis i/, qui vient buter contre une goupille en ébonite implantée dans le levier U, et qui s'oppose à ce que la communication entre les deux leviers soit établie directement par l'intermédiaire d'une des goupilles. Sans cette précaution, la pile pourrait être mise en court circuit.

Le jeu des aiguilles destinées à traverser les trous de la bande de papier perforée donne lieu à six combinaisons.

Sans nous préoccuper encore de ce qui se passe au point de vue électrique, nous pouvons, dès à présent, envisager le fonctionnement des aiguilles dans leurs différentes positions.

l'^' combinahon. — Elle correspond au signal joom/. Le balancier est incliné de droite à gauche. L'aiguille b traverse la bande perforée, Le levier A est abaissé par la goupille A^, et en contact avec elle. Le levier B s'est relevé en suivant le mouvement de la goupille b.^ qui le maintenait; il reste en contact avec cette goupille. En même temps, il a poussé la tringle ti et le bras d^ du levier inverseur; la goupille e a pris contact avec le levier M et la goupille f avec le levier U (ces leviers communiquent avec les pôles de la pile). '

S*" combinahon, — Elle correspond à un espace blanc. Le balancier est incliné de gauche à droite. L'aiguille a traverse la bande perforée. Le levier B est abaissé par la goupille b^ et en contact avec elle. Le levier A s'est relevé en suivant le mouvement de la goupille b^ qui le maintenait ; il reste en contact avec cette goupille. En même temps, il a poussé la tringle tr et le bras d du levier inverseur; la goupille e a pris contact avec le levier U et la goupille f avec le levier M.

Il est à remarquer que, pendant ces deux combinaisons, les aiguilles n'ont pas rencontré d'obstacle et ont traversé librement les trous de la bande perforée.

La combinaison du point a été produite par une demi-oscillation du balancier, celle de l'espace blanc, égal à un point, a été le résultat d'une seconde demi-oscillation du balancier; mais, pour représenter Te traita d'une longueur triple de celle du point, il faudra trois demi-oscillations du balancier ou trois combinaisons.

La combinaison qui détermine le commencement du trait nous est déjà connue; c'est la première combinaison; celle qui lui succède n'a pas encore été décrite; c'est la 3* combinaison.

3" combinaison, — Le balancier est incliné de gauche à droite.

APPAREIL WHEATSTONÈ 429

L'aiguille a rencontre la bande de papier qui n'est pas perforée en cet endroit; elle est arrêtée dans son mouvement d'ascension; la goupille b^ a cependant continué à s'élever et a, par conséquent, abandonné le levier A. Le levier B est abaissé par la goupille 62 et en contact avec elle; il a entraîné la tringle //, mais sans déplacer la tige rf,, dans laquelle le manchon m^ a glissé. Le disque inverseur est resté dans la position qu'il occupait précédemment, c'est-à-dire que la goupille e est en contact avec le levier M et la goupille / avec le levier U.

4° combinaison, — Le balancier est incliné de droite à gauche. L'aiguille b rencontre la bande de papier qui n'est pas perforée à cet endroit; elle est arrêtée dans son mouvement d'ascension; la goupille b^ a cependant continué à s'élever et a, par conséquent, abandonné le levier B. Le levier A est abaissé par la goupille b^ et en contact avec elle; il a entraîné la tringle t)\ mais sans déplacer la tige rf, dans laquelle le manchon m u glissé. Le disque inverseur est resté dans la position qu'il occupait précédemment, c'est-à-dire que la goupille e est en contact avec le levier M et la goupille f avec le levier U.

Nous avons vu que la seconde combinaison correspondait à un espace blanc de môme longueur qu'un point; il nous reste à examiner ce qui se passera lorsque la bande perforée présentera un espacement de la valeur d'un trait entre deux signaux, comme lorsqu'il s'agit de séparer deux mots.

Pour le commencement de cet espace blanc, nous nous trouvons en présence de la 2« combinaison déjà connue; l'aiguille a traversera le dernier trou du signal traita ou du signal point de la bande perforée.

5* combinaison. — Le balancier est incliné de droite à gauche. L'aiguille b rencontre la bande de papier qui n'est pas perforée à cet endroit; elle est arrêtée dans son mouvement d'ascension; la goupille ôj ^ cependant continué à s'élever et a, par conséquent, abandonné le levier B. Le levier A est abaissé par la goupille b^ et est en contact avec elle ; il a entraîné la tringle //•, mais sans déplacer la tige d, dans laquelle le manchon m a glissé ; le disque inverseur est resté dans la position qu'il occupait précédemment, c'est-à-dire que la goupille e est en contact avec le levier U et la goupille f avec le levier M.

6* Combinaison, — Le balancier est incliné de gauche à droite. L'aiguille a rencontre la bande de papier qui n'est pas perforée à cet endroit ; elle est arrêtée dans son mouvement d'ascension. La goupille ô, a cependant continué à s'élever et a, par conséquent, abandonné le levier A. Le levier B est abaissé par la

430 TÉLÉGRAPHIE J'RATIQUE

goupille à^ et eji contact avec -elle; il a entraîné la. tringle /i\ mais sans déplacer la tige d^, dans laqueUe le manchon ;;«, a glissé. ;Le disque inverseur est resté dans la position qu'il occupait précédemment, c'est-à-dire que la goupille e est en contact avec le levier U et la goupiUe f avec 1© levier M.

Après avoir étudié le commutateur iixé sous le socle de l'appareil^ nous examinerons les effets électriques produits pcu'iles six combinaisons que nous venons de décrire.

Commutateur, — Le commutateur du transmetteur est manœuvré par la manette d'arrêt et de mise en marche de l'instrument; il est articulé en A (fig..219) avec cette manette.

A la pièce A est vissée une longue règle en ébonite BB^ qui commande trois lames métalliques D, E, .F, pivotant autour des visfi?, ç, /*, d^, ^4, Z^, pouvant «e déplacer et prenant communication sur divers plots métalliques dont la figure :âl9 montre suffisamment la forme et la position. ,

Communicatiofis intérieures, — Le socle de Tappareil port^ neuf bornes dont les communications avec les organes du oomnuitateur sont les suivantes :

CMK avec la plaque U

ZMK

H et avec S

En outre, la vis y est reliée à la plaque S et, par conséquent, à la plaque H et à la borne R, la vis c à la plaque V, la vis w à la plaque K, la vis / à laplaque W, et par suite à la borne T.

Les plaques G et H sont réunies par des ressorts à boudin aux -goupilles .éj,, b., du. balancier.

La vis c est réunie au levier M du mécanisme de transmission.

La plaque 1 est réunie à la plaque G.

La vis z est réunie au levier U du mécanisme de transmission.

La vis y est réunie à la goupille e du disque inverseur, la vis / à la goupille f du môme disque. Cette liaison a lieu par les plaques de laiton F, K vissées sur la plaque d'ébonite et par les ressorts à boudin ;*^, r^, représentés sur la figure 218.

Le commutateur est sur la (position de transmission lorsque

.APPAREIL WHEATSTONE

la manette d'arrêt et de mise en marche est verticale ; les trois tai»es du commutatem* (reposent sur les plots V, 1, K et Tappa- BeU estinis «en marche.

.Le. commutateur est sur la position de réception lorsque la inanette d'arrêt et de mise en marche est inclinée à gauche; les trois lames du comamtateuT reposent sur les fdots U, J, N et Tappareil est arrêté.

En ouvrant le transmetteur, c'est-è-dh'e en plaçant la manette ♦verticalement, il n'y a entre la pile et 1a ligne aucun organe

inteivrédiàire autre que le transmetteur lu^mèwie; il n'en est pas-demème lorsque raprpareil est fermé, c'est-à-dire lorsque la 'manette est inclinée vers la gauoiie.

Cette remarque nous permet d'-exawiMier, dès à présent, la nature des émissions envoyées sur la ligne par chacune des ooml)inaisOns précodemwwmt rFéerites.

«Concevons la home L reliée à la ligne, ta borne T à la terre^ la borne C au pôle positif de la pile, la horno Z au pôle négatif. Supposons que les bornes R et R' soient réunies ensemble ou qu'entre ces bornes soit intercalé un rhéostat.

Dans la figure 219 les plots G, H' représentent les deux goupilles du balancier, les vis y, / les deux goupilles du disipie inverseur et les vis c, z les deux leviei^s M, U de la figure 218.

En combinant les deux figures, on suit la marche des courants.

!''• Combinaison. — Il y a émission positive sur la ligne. Le pôle positif de la pile est en relation avec la ligne par : borne C, plaque O, lame Z), plaque V, vis c, levier Af, goupille e, vis y, plaque S, plaque H, goupille bj du balancier, levier 5, ressorts r^, Tj, levier A, goupille h^ du balancier, plaque G, plaque Z, lame E, plaque P du commutateur, borne L, ligne. Le pôle négatif de la pile est à la terre par : borne Z. plaque Q, lame F, plaque K, vis z, levier U, goupille t, vis t, plaque W, borne T, terre.

2« Combinaison, — Il y a émission négative sur la ligne. Le pôle négatif de la pile est en relation avec la ligne par : borne Z, plaque Q, lame F, plaque K, vis z, levier (/, goupille e, vis y, plaque S, plaque H, goupille b^ du balancier, levier B, ressorts v^, Fj, levier A y goupille b^ du balancier, plaques G et I, lame E, plaque P, borne L, ligne. Le pôle positif est à la terre par : borne C, plaque O, lame D, plaque V, vis c, levier M, goupille f, vis t, plaque W, borne T, terre.

S** Combinaison. — U y a émission positive sur la ligne à travers la résistance intercalée entre les bornes R et R\ Le pôle positif de la pile est en relation avec la ligne par : bom£ C, plaque O, lame D, plaque V, vis c, levier M, goupille e, vis y, plaque S, borne /?, résistance, borne R, plaques G, /, lame E, plaque P, borne L, ligne. Le courant ne trouve pas de débouché par les goupilles du balancier et les leviers A, B, le levier A étant isolé de la goupille ô, . Le pôle négatif de la pile est à la terre par : borne Z, plaque Q, lame F, plaque K, vis z, levier U. goupille t, vis l, plaque W , borne T, terre.

4" Combinaison. — Il y a émission positive sur la ligne à travers la résistance intercalée entre les bornes R, R'. La marche du courant est la même que dans le cas précédent, avec cette seule différence que c'est la goupille b^ du balancier qui est isolée du levier B, ce qui force le courant à prendre la direction R, R' ; dans la 3' combinaison ce résultat était obtenu par risolement entre la goupille i, et le levier A.

o"" Combinaison. — Il y a émission négative sur la ligne à travers la résistance intercalée entre les bornes R, R'. Le pôle négatif de la pile est en relation avec la ligne par : borne Z, plaque Q, lame F, plaque K, vis z, levier U, goupille e, vis y, plaque S, borne R, résistance, borne R, plaques G, I, lame E, plaque P, borne L, ligne. Le circuit est ouvert, comme dans le cas précédent, entre la goupille b^ et le levier B ; le courant ne peut donc pas traverser cette branche. Le pôle positif de la pile est à la terre par : borne C, plaque O, lame D, plaque K, vis c, levier M, goupille t, vis i, plaque W, bo7*ne T, terre.

APPAREIL WHEATSTONE

6* Combinaison, — Il y a émission négative sur la ligne. La marche du courant est la même que dans la 5« combinaison, à cette différence près que c'est la goupille A^ qui est isolée du levier A.

Tant que la bande de papier ne présente pas d'autres perforations que celles de la ligne médiane servant à l'entraînement du papier, les 5® et 6® combinaisons se succèdent sans discontinuer.

Manipulateur- commulateur. — Bien que remploi de la bande perforée soit d'usage courant dans les transmissions Wheatstone, îl peut être utile d'employer un organe produisant directement les signaux Morse. On se sert de cet organe comme d'un manipulateur ordinaire, mais les effets qu'il produit ne sont pas immédiatement les mêmes. C'est un manipulateur à double courant, accompagné d'un commutateur au moyen duquel on permute les communications, suivant que l'on transmet ou qu'on reçoit.

Sur une tablette rectangulaire en bois est fixé un socle métallique A (flg. 220} entre les branches duquel pivote l'axe 0 d'un

Kig S20. — ManipiiIatPur-:*oininutateur Whealslone.

levier coudé en laiton BD. La partie horizontale du levier BD se termine par une poignée en corne M. Au-dessous se trouve une enclume E qui ne joue aucun rôle électrique; c'est simplement une butée limitant le mouvement du levier BD. Elle est garnie d'un tampon de caoutchouc pour amortir les chocs. La branche verticale D traverse une ouverture pratiquée dans le socle A et dans la tablette en bois; elle se termine au-dessous de cette tablette par une fourchette rf, articulée avec une équerre en cuivre F, vissée elle-même sur une plaque mobile en ébonite e. Sur la plaque e, en regard de la pièce F (fig. 221), est vissée

une seconde pièce métallique G, artâculée par un ressort-laine en acier R avec la pièce fixe H.

Chacune des pièces F et G porte un long ressort-lame r^, r, dont r extrémité libre est garnie de contacts en argent ou en platine. Au repos, les contacts platinés de ces ressorts reposent sur deux goupilles g, g^ , portées i>ar deux plaques métalliques I,

J, vissées sous la tablette en bois; la plaque I porte une seconde goupille g^ Lorsqu'on appuie sur le levier du manipulateur, le bras vertical , par son articulation d, déplace la plaque d'ébonite e et tous les organes qu'elle supporte, en faisant fléchir le ressort R.

Le ressort/', abandonne la goupille g^ poïir s'appuyer sur la goupille g et le ressort r^ abandonnela goupille g pour s'appuyer sur la goupille g^-

Lorsque Taclion de la main cesse sur le levier du manipulateur, le ressort R ramène tout le s>'stème à sa position primitive.

Un ressort à boudin r met en communication la pièce F avec la pièce Q et concourt également au rappel des ressorts r,, r,^ à leur position de repos.

La manette N est montée sur la pièce K et peut être mise en contact aveclles pièces H, L, P; ses déplacements sont limités par les bords d'une encoche E, pratiquée dans le socle du manipulateur.

Deux petits jetons [en ivoire, marqués R/i et Tr, indiquent la

Fig. 221. — Manipiilateur-commiilateur Wheatstone (vu en dessous).

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