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APPAREIL WHEAT8T0NE

position à domieor à la manette, suivant que Ton vent tranfimettre ou receToir.

La tablette du manipulateur porte 5 bornes, marquées Z, B, G, Tr, T. Les coamuniiGations électriques sont les suivantes ; elles sont assurées, a^us le sodé, par des fils de cuivre recouverts de gutta-percha.

Borne Z avec pièce J

— Tr — T

La pièce T est réunie à la pièce K, la pièce L à la pièce Q, la pièce P à la pièce S.

Supposons les deux pôles d'une pile réupis aux bornes G, Z, la borne B à un réceptenc, la borne Tr à la ligne', la borne T à la terre.

La manette N étaait dans la position de transmission sera appliquée sur la pièce H. Lorsqu'on appuiera sur le levier du manipulateur, les resao-rts r^, r^ pneaQbdroni contact avec les goupilles g, g^. Le pôle négatif de la pile sera à la terre par : borne Z, plaque /, gm^pille g, ressort t^^ pièce F y ressort t^ pièce Q, borne T, Le pôle j^oBitif sera en relation avec la ligne par : borne C, pièce L, fmtpille g^, ressort rj, pièce G, ressort i?, pièce Hy manette N^ pièce K, pièce T, borne Tr, Il y aura émission positive.

Mais lorsque le levier du manipulateur se relèvera, les ressorts r<, rj reviendront s'appuyer sur les goupilles g^^ g\ il y aura émission négative. Le pôle positif de la pile sera à la terre par : borne C, plaque /, goupille g^, ressort r^, pièce F y ressort r, pièce Q, borne T, Le pôle négatif sera en relation avec la ligne par : borne Z, plaque /, goupille g, ressort t^^ pièce G, ressort Jî, pièce H, manette N, pièces K et T, bo77ie Tr.

Lorsque la manette sera dans la position de réception, c est-àdire appuyée sur la pièce P, le courant venant de la ligne ira au récepteur par : borne Tr, plaques T et K, manette Ny pièces K, P, S, borne i?.

La plaque L est en relation, par la plaque Q, avec la borne T et, par conséquent, avec la terre. Gotte disposition a pour objet de décharger la ligne quand on passe de la position de transmission à la position de réception et réciproquement. En effet, pour passer de la plaque F à la plaque P, la manette N dont l'axe est en relation avec la ligne, prend fatalement contact avec

la plaque L et met ainsi la ligne à la terre pendant un court instant. Mais il faut bien se garder de laisser séjourner la manette sur la plaque L, car tant qu'elle serait dans cette position, toute transmission et toute réception deviendraient impossibles.

Récepteur. — Le récepteur (flg. 222) enregistre, en signaux Morse, les différentes combinaisons provenant du passage de la bande perforée à travers le transmetteur, ou bien les émissions de courant provenant du manipulateur.

Il comprend :

Un mouvement d'horlogerie, Un organe électro-magnétique, Un mécanisme enregistreur.

Fig. 222. ~- Récepteur Wheatelone.

Mouveinent (Thorlogerie, — Le mouvement d'horlogeriel du récepteur est mû par un ressort renfermé dans un barillet [et remonté au moyen d'une clé, comme le récepteur Morse.

La roue dentée qui forme la face postérieure du barillet communique le mouvement à une série de mobiles, jusqu'à un régulateur à ailettes. Nous ne nous occuperons que des mobiles qui offrent une disposition particulière ; ce sont les 4*, 6% 7* et 8'' mobiles.

Le V mobile traverse les deux platines de l'appareil; en avant, il se termine par un cylindre plein E (fig. 223) sur lequel passe la bande de papier; en arrière, il porte une roue d'angle A, montée sur un manchon M, solidement fixé sur l'axe A4 et garni, entre

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les deux platines P, P,, d'une petite roue dentée B qui engrène avec la roue du 3" mobile. Cet axe est soutenu par un pont en laiton Pj, masqué lui-même par un tambour analogue à celui qui protège le disque dans le transmetteur. Le 5® mobile n'est qu'un organe de transmission entre le 4" et le 6^

En avant de la platine antérieure, le 6* mobile est garni d'un petit disque en laiton monté à frottement dur sur l'axe ; c'est le disque encreur.

La molette est montée à frottement dur sur le 7* mobile ; l'axe de ce mobile traverse la platine antérieure, sans la toucher, et est

Fig. 223 . — Récepteur Whealslone (mouvement d'horlogerie).

soutenu par un bras en laiton qui fait partie du système imprimeur. Sa roue dentée, très petite, engrène avec celle du 5« mobile.

L'axe du régulateur ou 8* mobile Ag ne diffère que très peu de l'organe similaire du transmetteur. La différence consiste dans la position du système d'arrêt et de mise en marche. La transmission du mouvement, l'accélération et le ralentissement sont également obtenus par des procédés analogues à ceux que nous avons étudiés dans le transmetteur.

Comme le transmetteur, le récepteur est muni d'une manette de réglage mobile le long d'un arc de cercle et commandant une règle de laiton FF^ qui glisse entre 4 goupilles. Cette règle se termine en F| par une fenêtre dans laquelle pivote un disque régulateur d, dont la tranche s'appuie sur la face postérieure du

volant D, calé sur Taxe Ag du régulateur. D'autre part, Taxe du disque régulateur d porte un long pignon p dont les dents engrènent avec les dents de la roue d'angle A; le mouvement se transmet donc à l'axe A^ du régulateur dans des conditions à peu près semblables, qu'il s'agisse du récepteur ou du transmetteur. Si, en manœuvrant la manette, on rapproche le disque régulateur d de l'axe du volant D, la vitesse est diminuée ; elle augmente, au contraire, si on rapproche le disque d du centre de la roue dentée A.

L'accélération et le ralentissement, que Ton obtient à volonté, sont rendus nécessaires par les différences de vitesse provenant de la transmission automatique ou de la transmission au moyen du manipulateur. Cette dernière est beaucoup plus lente et donnerait Ueu à des signaux d'une longueur exagérée si Ton ne prenait soin de diminuer la vitesse de déroulement du récepteur; il est bon, en outre, que l'employé qui reçoit soit toujours maître de régler la longueur des signaux que le récepteur enregistre.

Le 8*' mobile ou axe du volant est pourvu d'un régulateur à ailettes identique à celui du transrûetteur. A sa partie antérieure, cet axe est garni d'un manchon N terminé par im doigt e. En avant de la platine antérieure est une manette Q.

Cette manette est composée de deux pièces, m, n, articulées et isolées l'une de l'autre par une rondelle d'ébonite qui entoure la goupille g. Chacune de ces pièces pivote autour d'un axe et la manœuvre de la poignée q les force à se déplacer simultanément.

La partie supérieure m de cette pièce articulée est garnie d'un doigt a qui traverse la platine et qui, suivant la position de la pièce m, laisse tourner librement l'axe du régulateur ou bien l'arrête, en se plaçant sur le parcours du doigt e.

Un mouvement de droite à gauche, imprimé à la poignée q, produit la mise en marche du récepteur; un mouvement de gauche à droite détermine l'arrêt.

Dans ce double mouvement, la partie inférieure n de la pièce articulée se déplace entre deux plots de contact, situés à Tintérieur du récepteur, et passe de l'un sur l'autre.

Organe électro-magmUiqiie, — L'organe électro-magnétique se compose d'un aimant permanent AB recourbé en fer à cheval (fig. 224). Cet aimant, logé dans la cage du récepteur, est immobilisé par de fortes vis; ses pôles sont dirigés en avant. Les extrémités polaires sont creusées de gorges circulaires, dans lesquelles s'engage, sans les toucher, un arbre vertical en

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laiton flô, qui supporte deux armatures en fer doux m, w, xm bras de levier /, destiné au réglage, la fourchette f qui commande les mouvements de la molette M, On se rappelle que Taxe de la molette, le 7" mobile, traverse librement la platine antérieure, ce qui lui permet de se déplaxîer, tout en continuant à tourner. Cet axe est soutenu par la fourchette f et entraîné par celle-ci lorsque les deux armatures m, n, en se déplaçant à gauche ou à droite, impriment un mouvement de rotation à Taxe vertical aô. Un mouvement à gauche rapproche la molette M de la bande de papier qui doit recevoir lesi signaux ; un mouvement à droite Ten éloigne.

L'armature inférieure n porte un doigt oblique c qui sert à limiter les déplacements latéraux des armatures, en venant buter contre l'une ou l'autre des deux vis de réglage v et v' , L'armature inférieure porte aussi un doigt vertical d qui sert à vérifier si les armatures fonctionnent bien, sans avoir à démonterl'appareil. L'organe électro-magnétique est, en effet, entièrement caché et masqué sur le devant par une pièce de laiton démontable. Au centre de cette pièce, on voit une manette dont l'axe, à l'intérieur, se termine par une longue fourchette. Les branches de cette foiu-chette sont situées de part et d'autre du doigt vertical d et, en faisant mouvoir la manette dans un sens ou dans l'autre, on déplace le doigt d et on s'assure ainsi de la mobilité des armatures dont l'axe ab pivote entre deux équerres fixes.

Les armatures doivent occuper une certaine position par rapport aux plaques polaires d'un électro-aimant, placé en avant de l'aimant fixe. On leur donne la position convenable au moyen d'une vis de réglage V que l'on manœuvre à la main. Cette vis

Fig.224. — Organe électro-magnétique du récepteur Wheatslooe (aimant fixe et armatures).

r^^tr^

est une vis sans fin, agissant sur un disque finement denté D et portant des divisions qui se déplacent devant un index t. Sur les poulies jo, p\ ainsi que sur un tambour T, calé sur Taxe du disque D, passe une chaînette eee, qui est entraînée de gauche à droite ou de droite à gauche, suivant le sens dans lequel on fait tourner le disque D. Un ressort à boudin r unit un point fixe

de la chaînette au bras de levier /. C'est la tension plus ou moins grande du ressort r qui détermine la position normale des armatures m, n ; mais ce ressort n'est pas un ressort antagoniste, c'est un simple ressort de sensibilité, permettant de compenser Faction prépondérante que pourrait avoir Tune ou Fautre des plaques polaires de Télectro-aimantsur les armatures.

L'électro-aimant (fig. 225) est formé par deux noyaux, terminés chacun par deux pièces polaires ô, i. Les armatures A, B se déplacent sous Faction du courant qui traverse les bobines, entre les plaques polaires i, ô, sans jamais les toucher; cela résulte du réglage des vis t% v\

Les extrémités libres des armatures ont évidemment des polarités de même nom que celles des pôles de l'aimant dont elles sont voisines; elles agissent par influence sur les plaques polaires de l'électro-aimant.

Chaque bobine est garnie de trois] joues, les deux premières très rapprochées des extrémités du noyau, l'autre intermédiaire. Le noyau est recouvert d'une mince enveloppe d'ébonite sur laquelle est enroulé le fil recouvert. L'enroulement des deux sections de la bobine se fait séparément et en sens inverse.

La joue intermédiaire est percée d'un trou situé près du noyau. Par ce trou, on fait glisser l'extrémité dénudée du conducteur qui formera l'enroulement supérieur. Entre la joue intermédiaire et la joue supérieure l'enroulement a lieu de

Fig. 225. — Organe électro-magnétique du (."récepteur Wheatstone (électro-aimant).

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droite à gauche, en faisant face à la bobine; renroulcment se termine par un boudin. A la partie libre du conducteur dépassant au-dessous de la joue médiane, on soude un nouveau fil, destiné à former T enroulement inférieur; la soudure est solidement fixée à Tenveloppe d'ébonite et renroulement se lait de gauche à droite en regardant la bobine ; comme le précédent, il se termine par un boudin.

Les boudins inférieurs des deux bobines sont réunis ensemble; les deux boudins supérieurs sont reliés aux communications extérieures.

Les enroulements, sur chaque bobine, forment un conducteur continu, et les deux bobines étant reliées ensonilile par leur base, il en résulte qu'un courant entrant pur la hidûne de gauche et ressortant par la bobine de droite parcourt la première de haut en bas et la seconde de bas en haut.

L'armature supérieure représente le pôle boréal de l^nimant fixe et l'armature inférieure son pôle austral. Lorsqu'un courant positif traverse le fil des bobines de l'électro-uimant, les deux armatures sont attirées à gauche. Lorsqu'un couninL négatif traverse le fil des bobines de l'électro-aimant le:^ deux LU^rnatures sont attirées à droite. Dans l'un et l'autre cas, les deux pièces polaires, situées en regard de chaque armature, ont une action concordante, l'une repoussant Tarmaturci l'autre ratlîraut.

Puisque la molette est entraînée dans le mouvement des armatures, pour tout mouvement à gauche elle viendra toucher la bande de papier, pour tout mouvement k droite, elle s'en éloignera; c'est, en effet, le courant positif qui produit les signaux et le courant négatif qui détermine les espaces blancs.

Mécanisme enregistreur, — Le disque encreur, monté sur le 6* mobile et la molette montée sur le 7% sont placés dans un même plan vertical et tournent dans le même sens, mais sans se toucher, la tranche de la molette restant au-dessus delà gor^^e que présente la circonférence du disque encreur, qui a la forme d'une poulie.

Au-dessous du disque encreur se trouve un bassin rempli d'encre oléique dans laquelle le disque plonge en partie; en tournant, il entraîne ime certaine quantité dencre qui remplit la gorge et c'est là que la molette puise rapprovisionne ment, sans cesse renouvelé, qui lui est nécessaire pour tracer les signaux.

Le bassin destiné à recevoir l'encre oléique est fixé à la platine antérieure par l'intermédiaire d'une équerre et d une forte vis à

tête moletée. Un couvercle à charnière recouvre, non seulemcnnt le bassin, mais aussi le disque encreur et la molette. Vers la gauche, une plaque de garde empêche les éclaboussures ; cette plaque est percée d'une ouverture qui laisse passer la tranche de la molette, lorsque celle-ci est amenée dans la direction de la bande de papier.

La bande de papier passe, en regard de l'ouverture dont il vient d'être question, sous un guide qui la maintient sur un petit cylindre en acier; c'est là que la molette rencontre la bande; c'est là que se produit l'impression.

L'entraînement du papier est, à bien peu de choses près, le même que dans l'appareil Morse.

Le rouleau de papier est disposé sur un rouet mobile placé horizontalement dans un tiroir, logé lui-même dans le socle de l'appareil. Sortant par ime échancrure ménagée à cet effet, la bande s'engage derrière un guide, passe sur le cylindre situé en regard de la molette et arrive au mécanisme d'entraînement. C'est, comme dans le Morse, un laminoir formé par deux cylindres dont l'un, entraîné par le mouvement d'horlogerie, détermine la rotation de l'autre.

Le premier cylindre est monté sur le 4^ mobile et tourne avec lui. Le second, monté sur une chttpe, est mobile autour d'une vis à centre. Une manette permet de le relever, ce qui a pour effet d'interrompre l'entrainement de la bande de papier. La pression de ce cylindre sur le cylindre moteur est assurée par un long ressort en acier, vissé sur la platine antérieure.

La bande de papier passe entre les deux cylindres qui l'entraînent de droite à gauche, mais, à ce moment, la bande est recouverte des signaux enregistrés par la molette, aussi, pour ne pas les effacer, a-t-on creusé une gorge dans la partie du cylindre sous laquelle passent les signaux.

La bande s'étend ensuite sur une plate-forme située à gauche des cylindres d'entraînement.

Communications intérieures. — La manette qui permet de mettre en marche ou d'arrêter le récepteur permet également de mettre la ligne, en relation avec ce récepteur ou avec une sonnerie ; c'est la partie inférieure du levier articulé qui remplît ici l'office de commutateur. Son axe de rotation communique avec la ligne et, suivant que la manette est portée à droite ou à gauche, elle prend contact avec un plot communiquant avec l'entrée des bobines ou avec une sonnerie.

Si le récepteur ne doit être utilisé que pour des communications simples, il ne porte que quatre bornes disposées en une

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seule rangée sur la face postérieure du socle; elles sont marquées L, S, S, T.

La borne L (fîg. 226) communique avec Taxe inférieur de h* manette d'arrôt. La borne S, voisine de la borne L, est reliée au plot contre lequel vient buter la manette d'arrêt lorsque li^ récepteur est arrêté; le plot contre lequel vient buter ceib* manette, lorsque l'appareil est en marche, est réuni à l'entrée du fil des bobines. La borne S, voisine de la borne T, est relié<^ à cette dernière qui, elle-même, communique avec la sortie des bobines.

La ligne est reliée à la borne L par l'intermédiaire du manipulaleur et du transmetteur, la sonnerie est intercalée entre le^ deux bornes S, S, la borne T est à la terre.

Lorsque l'appareil doit fonctionner en duplex^ on fait usage d*' bobines différentielles, dont les deux circuits égaux sonl enroulés l'un à côté de l'autre.

Le récepteur comporte alors 7 bornes, disposées sur deux rangs; les nouvelles bornes, placées au-dessous des premières, portent les indications L, Tr, T' (flg. 226).

Comme dans l'appareil simple, la borne L est reliée à Taxe de la manette d'arrêt, la borne S au plot d'arrêt, la borne S" voisine de la borne T est réunie à cette dernière.

La borne L' est réunie au plot de marche et à l'entrée du premier circuit des bobines; la borne Tr réunit l'entrée du second circuit à la sortie du premier; la sortie du second circuit est reliée à la borne T' qui communique elle-même avec la borne T.

Dans l'installation du poste, la sonnerie reste intercalée entre les deux bornes S, S'; les autres bornes sont reliées à un commutateur à 8 directions.

Installation des postes. — Nous examinerons du premier coup l'installation qui permet de transmettre et de recevoir, l\ volonté, en simple ou en ànplex; elle comporte, à chaque posU% outre le paratonnerre, le galvanomètre et la sonnerie :

Une pile,

Un manipulateur,

Un transmetteur.

Une résistance de compensation,

Un récepteur,

Deux commutateurs,

Un rhéostat.

Un condensateur gradué.

La figure 226 montre la liaison de ces différents appareils.

Le commutateur c est spécialement affecté à la graduation

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du condensateur cd; il permet d'utiliser une combinaison quelconque des 5 boîtes cd et d'obtenir ainsi une graduation convenable. C'est un commutateur à chevilles, du genre des commutateurs bavarois ; sa branche principale est reliée au plot n° 1 du commutateur cr, qui permet de passer de la transmission simple à la transmission double. C'est un commutateur à 8 plots, que l'on peut réunir deux à deux par des chevilles.

La ligne arrive à la home ligne d'un paratonnerre à bobine jo; la borne terre de cet instrument est reliée à la terre; la borne appareil au galvanomètre g.

Les autres communications sont les suivantes : Manipulateur :

Borne Z avec borne ZM du transmetteur, Borne R avec borne L du récepteur, Borne C avec borne CM du transmetteur. Borne L avec borne LM du transmetteur, Borne T à la terre.

Transmetteur :

Borne T à la terre.

Borne L avec plots 6 et 8 du commutateur cr, Borne LM avec borne L du manipulateur, Borne Z avec le pôle négatif de la pile, Borne C avec le pôle positif de la pile, Bornes R avec la caisse de résistance de compensation ce. Récepteur :

Borne L avec la borne R du manipulateur. Borne L' avec le plot 7 du commutateur cr^ Borne S avec la sonnerie s, *

Borne S' avec la sonnerie 5, la borne T et la borne T', Borne Tr avec le plot 4 du commutateur cr. Borne T avec le rhéostat r, le plot 1 du commutateur rr, la branche principale du commutateur c, la borne T' et la borne S', Borne T' avec les bornes T et S'.

Le galvanomètre g est relié aux plots 2 et 3 du commutateur cr, dont le plot 5 est à la terre.

Pour la transmission simple, on réunit par des chevilles métalliques les plots 1-5 et 2-6 du commutateur cr. On enlève toutes les chevilles du commutateur c pour supprimer le condensateur cd; on supprime également le rhéostat r.

Les courants venant de la ligne traversent le paratonnerre jo, le galvanomètre g, les plots 2-6 du commutateur cr, entrent dans le transmetteur par la borne L, en ressortent par la borne LM, traversent le manipulateur de L en R et le récepteur de L en S,

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font fonctionner la sonnerie et se perdent à la terre par les bornes S', T et les plots 1-5 du commutateur cr.

Lorsque le récepteur est mis en mouvement, les courants d'arrivée suivent le môme trajet jusqu'au récepteur; là, ils passent de L en T par L', Tr et T' et vont à la terre par 1-5 de rr.

Les courants de départ, lorsque la transmission est automatique, vont de la pile P aux bornes C, Z du traBametteur, •et ces deux bornes sont, suivant les combinaisons qui se produisent, mises alternativement à la terre par la borne T ou en relation avec la ligne par la borne L, les plots 6-2 de cr, y, p. Avant <ie se rendre sur la ligne, ces courants traversent on non la résistance co réunie aux bornes R. Lorsque la transmission se fait à la main, le transmetteur est arrêté et les bornes C, Z de cet instrument sont en relation avec les bornes CM, ZM. Les courants de la pile P arrivent au manipulateur par les bornes C, Z, et les deux pôles de la pile sont alternativement mis à la terre par la borne T ou distribués sur la ligne par la borne L ; dans ce dernier cas, ils traversent le transmetteur de LM en L, passent par 6-2 de cr, g, p et vont sur la ligne.

Lorsqu'on veut travailler en duplex, on enlève les chevilles placées entre les plots 1-5 et 2-6 dé cr et on les enfonce entre les plots 3-7 et 4-8. On supprime la résistance de compensation en réunissant les deux bornes R par une agrafe ad hoc dont est pourvu le transmetteur. On rétablit le rhéostat. On prend sur les 5 caisses de condensateurs la capacité convenable, au moyen du commutateur c; enfin, on place la manette du manipulateur dans la position de transmission.

Les courants venant de la ligne passent par j9, g, 3-7 de cr, arrivent au récepteur par la borne L', circulent dans tout le circuit différentiel des bobines, et, par la borne T, vont à la terre en traversant le rhéostat r.

Les courants de départ se bifurquent entre le réceptem* du poste de départ et la ligne.

Le fonctionnement de Tinstallation peut s'expliquer de la môme manière que celui de l'installation décrite au sujet de l'appareil Morse, à cette différence près qu'ici on fait usage (le courants positifs et de courants négatifs. Il convient donc de remarquer que : les piles des correspondants étant égales, deux courants de môme sens, émis simultanément aux deux bouts de la ligne, y circulent en sens contraire et s'annulent; deux courants de sens contraires, émis simultanément aux deux bouts de la ligne, y circubmt dans le même sens et s'ajoutent. Dans le poste qui transmet seul, le récepteur ne fonctionne

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pas; mais lorsque les deux postes correspondants émettent simultanément des signaux, chacun des deux récapteurs enregistre ceux de ces signaux qui lui sont destinés; mais il faut encore remarquer que chacun des récepteurs, bien que fonctionnant comme si le courant venait de la station correspondante, n'est actionné que par sa propre pile.

La résistance du rhéostat doit être réglée de façon à reproduire, dans chaque station, la résistance de la ligne, augmentée de la résistance des bobines du récepteur. C'est, avec Tégalité des piles, la condition essentielle de la transmission simultanée en sens opposé.

Le condensateur a pour objet de combattre la self-induction ou, si Ton veut, l'effet que Textra-courant de rupture produirait dans le récepteur après chaque émission. Pendant l'émission, le condensateur se charge ; il se décharge au moment où l'émission cesse. Cette décharge traverse les bobines du récepteur en sens inverse de Textra-courant de rupture et annule ses effets.

La capacité du condensateur employé doit être en rapport avec la capacité électrostatique de la ligne; c'est pour cela qu'il est gradue et qu'un commutateur permet d'en disposer en tout ou en partie.

La résistance de compensation à intercaler entre le transmetteur et la ligne doit être à peu près égale à la moitié de celle de la ligne.

Pour installer Tappareil en local, ce qui est quelquefois nécessaire lorsqu'il est utile de régler les aiguilles, on place les chevilles du commutateur cr entre les plots 1 et 5 et entre les plots 4 et 8. Les courants émis par le transmetteur arrivent au récepteur par la borne Tr, traversent l'un des circuits et vont à la terre par la borne T et les plots i-5.

Lorsqu'on met l'appareil en local, il ne faut pas perdre de vue que les piles utilisées en vue de l'exploitation en ligne sont généralement très fortes ; en en faisant usage pour la transmission locale, on risquerait de détériorer le fil dos bobines; il faut donc, dans ce cas, employer une pile plus faible ou bien prendre les précautions suivantes : au lieu de réunir par des fiches les plots 1-5 et 4-8 de rr, on supprime la communication 1-5 pour ne mainteuir que 4-8; puis, au moyen du rhéostat, on intercale entre le récepteur et la terre une résistance compîu*able à celle de la ligne à laquelle la pile en service est aflectée ; on conjure ainsi tout danger; mais si on veut obtenir une bonne réception avec une vitesse de transmission considérable, il faut aussi faire intervenir la résistance de compensation.

Réglage et entretien des appareils. Perforateur. — Le réglage du perforateur porte sur les pistons et sur les poinçons, dont le jeu doit être libre; mais c'est surtout la progression régulière du papier qui nécessite le réglage le plus fréquent. Ce réglage consiste à donner au levier d'arrêt du cliquet et au ressort antagoniste une tension convenable, qu'avec un peu d'habitude on apprécie aisément à la main. En cas de mauvais réglage, on agit sur les vis qui limitent la course du levier coudé et sur celle qui tend ou qui détend le ressort antagoniste. On vérifie ce réglage en examinant les trous perforés de la ligne médiane qui doivent être bien nets, sans déchirures, ni à droite ni à gauche. Les plaques de perforation qui peuvent être encrassées par les poussières de papier doivent être maintenues dans un parfait état de propreté. On doit veiller aussi à ce que le fonctionnement du rouet et des guides-papier soit très régulier et n'entrave pas le déroulement de la bande.

Transmetteur. — Les trois disques servant à la transmission du mouvement ne doivent pas être graissés; il faut seulement les nettoyer avec soin. Une cause d'arrêt ou de ralentissement peut provenir d'une pression exagérée du ressort garni d'une chape en agate qui sert de pivot à l'axe du volant. Les axes des mobiles doivent être graissés sans excès avec de l'huile fine (huile de pieds de mouton) que l'on dépose au moyen d'une pointe métallique. S'abstenir de graisser les engrenages. Éviter la poussière sur les différents organes, en maintenant fermées les cages vitrées.

Le réglage de la petite vis qui traverse le levier positif de pile doit être tel qu'une goupille ne puisse jamais toucher les deux leviers en même temps; toutefois, le jeu des goupilles doit être aussi petit que possible.

Le réglage le plus important est celui des aiguilles, qui doivent pivoter très librement autour de leur axe, et dont la position par rapport à la roue d'entraînement et à la bande perforée a la plus grande importance.

M. Le Tuai, qui fait autorité en la matière, indique ainsi comment il faut procéder :

On met les appareils en local et on donne au transmetteur comme au récepteur leur minimum de vitesse ; puis on met sur zéro l'indicateur du disque de réglage. On desserre avec exagération les deux vis de réglage, en commençant par la postérieure ou positive, jusqu'à ce que l'on n'obtienne aucun signal sur la bande du récepteur. On serre la vis de l'aiguille positive, sans s'occuper de la négative, jusqu'à ce qu'il se produise un

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trait continu sur la bande; on continue ensuite à serrer progressivement la vis, jusqu'à ce que Taiguille vienne toucher le rebord de gauche de la perforation de la rangée supérieure.

On agit ensuite sur la vis de réglage de Taiguille négative jusqu'à ce que Tintervalle entre les pointes des deux aiguilles soit de 1,5 millimètre environ. On serre ou on desserre la vis jusqu'à ce que la réception soit bien régulière.

On augmente progressivement la vitesse, et si la régularité de la réception se maintient, on remet l'appareil en ligne.

Récepteur, — Outre les soins à donner au mouvement d'horlogerie, le réglage du récepteur porte sur la pression du cylindre supérieur d'entraînement et sur la position des armatures par rapport aux plaques polaires de l'électro-aimant.

La pression du cylindre d'entraînement et, par suite, le déroulement régulier de la bande dépendent du long ressort qui commande ce cylindre; c'est donc sur ce ressort que doit porter le réglage; il faut cependant, en outre, s'assurer que le rouet fonctionne bien, et que la marche de la bande n'est pas entravée par les différents guides.

Les armatures doivent être à égale distance des plaques polaires; plus l'amplitude de leurs oscillations sera petite, plus la sensibilité du récepteur sera grande; c'est en manœuvrant les vis de butée que l'on atteint ce double résultat. La molette, en enregistrant les signaux, ne doit toucher que légèrement la bande, sans exercer de pression sur elle; c'est également en agissant sur les vis de butée des armatures qu'on obtient ce résultat.

Il est superflu de dire que, dans les divers instruments, transmetteur, récepteur, manipulateur, toutes les pièces de contact qui livrent passage au courant doivent être maintenues en parfait état de propreté. Nous insisterons particulièrement siu* la nécessité de vider chaque jour le bassin qui reçoit l'encre oléique, de le nettoyer, ainsi que le disque encreur et la molette, et de ne faire usage que d'encre oléique très fluide. Si on emploie de l'encre oléique ordinaire, on lui ajoute moitié d'essence.

Maniement des appareils. — La perforation de la bande de papier est faite, nous l'avons dit, à l'aide de petits marteaux avec lesquels on frappe sur les trois pistons du perforateur.

On glisse d'abord la bande de papier entre les plaques de perforation, en éloignant la roue d'entraînement au moyen de sa pédale, puis on laisse retomber cette roue, dont les dents déchirent la bande.

On tire ensuite la bande vers la gauche en abaissant, à plusieurs reprises, un des pistons du perforateur, jusqu'à ce que les dents de la roue d'entraînement s'engagent dans les trous de la ligne médiane et fassent avancer régulièrement la bande.

Pour perforer la bande, l'employé tient un marteau dans chaque main et frappe un coup sec sur le piston qui correspond au signal à perforer. Le signal blanc est frappé avec la main qui reste libre pendant la perforation du dernier signal.

Les emploj'és exercés perforent de 25 à 30 dépêches à ITieure.

Le nombre des employés occupés à perforer les dépêches à écouler par un même fil dépend du trafic de la ligne ou mieux de la vitesse de transmission ; il est généralement de deux ou de trois.

Un seul employé est chargé de diriger le transmellour et le récepteur.

Au commencement de chaque séance, il convient de régler la vitesse de transmission et la résistance de compensation qui sont variables avec Tétat de la ligne. C'est à l'employé chargé du transmetteur et du récepteur qu'incoml)e cette manœuvre; la première entente s'établit entre les deux correspondanls au moyen du manipulateur.

L'employé de A débouche une résistance correspondant à la résistance moyenne de la ligne, puis met en transmission une bande perforée; l'employé de la station B manœuvre le disque de réglage jusqu'à ce que les signaux collent, puis agit en sens inverse jusqu'à ce que les signaux deviennent réguliei-s; il fait alors augmenter la vitesse de transmission du correspondant jusqu'à ce que les signaux deviennent irréguliers.

L'employé de A fait alors régler la résistance de compensation de B en se basant sur le principe suivant :

Le point ou le blanc qui suit un courant de compensation est toujours trop court quand la résistance de compensation est trop forte; il est toujours trop long quand la résistance de compensation est trop faible.

Pour diminuer un courant compensateur trop fort, il faut augmenter la résistance de compensation. Pour augmenter un courant compensateur trop faible, il faut diminuer la résistance de compensation.

Le réglage du poste B terminé, on procède à celui de A en intervertissant les rôles, et si on ne parvient pas à obtenir do résultats satisfaisants, en manœuvrant les caisses de résistance de compensation, il faut diminuer la vitesse,

APPAREIL WHEATSTONE 451*

Le réglage en duplex porte sur le rhéostat et sur le condensateur.

Lorsque les points sont plus longs que les intervalles blancs, «ir. faut augmenter la résistance du rliéostat.

Lorsque les points sont plus courts que les intervalles blancs, il faut diminuer la résistance du rhéostat.

Lorsque les points sont égaux aux intervalles blancs, le réglage est satisfaisant.

Le condensateur doit avoir une capacité égale à celle de la ligne, capacité variable suivant Tétat de Tatmosphère.

On augmente la capacité du condensateur lorsqu'il se produit des points entre les signaux, on la diminue si les traits sont coupés ou si les points manquent.

Rèf/fes de service, — Le ser\'ice est assuré habituellement, dans chaque poste, par 3 ou 7 employés, suivant que la transmission est simple ou double. L'un des employés dirige les appareils, deux ou trois sont affectés à la perforation, deux ou trois à la traduction et à la transcription des télégrammes.

Le dirigeur assure le service des rectifications; il perfore laiméme les demandes et reçoit les réponses.

Les transmissions se font par séries numérotées de 3 télégrammes, les séries de numéros impairs appartenant à Tune das^ stations, les séries de numéros pairs à Tautre. L'alternat est réglé, suivant le nombre des traducteurs, par deux ou par trois séries transmises successivement dans le même sens.

Chaque série commence par le mot sérne n°....,, et se termine par le nombre des télégrammes qu'elle contient, ce nombre ne devant jamais dépasser 5, mais pouvant être inférieur; ainsi, un télégramme de plus de cent mots compte pour une série complète.

La bande perforée représentant une série est enroulée sur un petit rouleau en buis qui, au moment de la transmission, est posé sur une fourchette en laiton faisant partie du transmetteur et située à sa droite; les originaux des télégrammes, dûment parafés, sont placés dans une chemise spéciale.

Les bandes perforées sont détruites après accusé de réception.

Les bandes traduites sont enroulées sur un rouet et conservées, en vue d'assurer un contrôle ultérieur, s'il y a lieu.

Le signal de (in de transmission est donné par l'employé dirigeur au moyen du manipulateur qu'il met sur position de transmission, après avoir fermé son transmetteur, et qu'il met ensuite sur position de réception lorsqu'il a transmis le signal final.

Les rectifications sont transmises de part et d'autre, demandes

452 TELEGRAFlIlt: PRATIQUE

et réponses, dans rintervalle de deux séries de télégrammes. Les séries sont séparées par une suite de points plus ou moins longue.

Principe, — Des courants, destinés à reproduire des signaux analogues à ceux de Talphabet Morse, sont envoyés sur la ligne au moyen d'un manipulateur à double courant. Ces courants, d'égale longueur, et émis à des intervalles égaux pour une môme lettre, sont positifs pour figurer les points des signaux Morse, négatifs pour figurer les traits ou inversement.

Le récepteur est un galvanomètre enregistreur très sensible. Un cadre galvanométrique est suspendu dans un champ magnétique, intense. Ce cadre commande un siphon très léger formé par un tube capillaire de verre, plongeant dans un réservoir d'encre très fluide à base d'aniline. La pointe du siphon repose sur une bande de papier se déroulant d'un mouvement continu et y dépose une trace d'encre; cette trace d'encre est une ligne i

droite occupant la partie médiane de la bande lorsqu'aucun cou- i

rant ne traverse l'appareil; elle devient sinueuse si le cadre galvanométrique est parcouru par des courants.

La moindre déviation du cadre est accusée par le siphon qui l'amplifie, de sorte que, lorsque les signaux émis par le manipulateur arrivent au récepteur, le siphon les enregistre sur la bande sous forme de sinuosités très ac- i

centuées. On peut i

Signaux du siphon recorder. admettre que toUS |

les sommets des i

courbes situés au-dessus de la ligne médiane représentent les points de l'alphabet Morse, tandis que tous les sommets des courbes situés au-dessous représenteront les traits; on obtient ainsi une écriture conventionnelle (fig. 227) dont la lecture ne présente pas de difficultés.

Manipulateur. — Le manipulateur à double courant est excessivement simple. Sur un socle en ébonite sont montés deux ressorts parallèles en laiton A, B (fig. 228). Sur l'extrémité fixe de chacun des ressorts est une borne à contre-écrou L, T;

ces bornes reçoivent le fil de ligne et le fil de terre. Dans leur position de repos, les deux ressorts s'appuient contre un pont métallique />, garni de deux vis à contre-écrou v, v^ qui leur servent de plots de repos. Deux bornes latérales P, P^, également à contre-écrous, sont reliées, Tune au pôle positif de la pile, l'autre au pôle négatif. La borne P communique avec le pont/?, Tautre est reliée par une lame de cuivre aux deux plots

Fig. 2^. — Manipulateur à double courant.

de travail /, /^''des ressorts A, B. En regard des plots de travail, les ressorts sont garnis de contacts platinés et de boutons en ébonite a, b, qui servent à abaisser les touches. Si le pôle positif est relié à la borne P^, et le pôle négatif à la borne P, on met le pôle positif à la terre en abaissant le levier de gauche b ; le pôle négatif communique alors avec la ligne par le pont p et le ressort A; en abaissant le levier de droite a on met le pôle positif en relation avec la ligne, le pôle négatif continuant à communiq[uer avec la terre par le pontjo et le ressort B.

Récepteur. — Un aimant très puissant (fig. 229), dont chacune des branches est formée par l'assemblage de 42 tiges d'acier, compose le socle et le bâti de l'instrument ; cet aimant, haut d'environ 70 centimètres, est garni de pièces polaires, entre lesquelles est suspendu l'équipage galvanométrique Les deux plaques polaires sont réunies en arrière, par une forte plaque en laiton dans laquelle est pratiquée une glissière. Dans cette glissière s'engage la pièce unique qui soutient tout le système. C'est une longue règle de laiton AB (fig. 230) dont la partie supérieure est traversée par la vis V qui soutient la poulie P, montée sur la chape p. Sur la gorge de la poulie P passe le fil de cocon ff auquel est supendue une bobine D, formée d'une vingtaine de spires de fil de cuivre recouvert de soie. Le diamètre du fil est

(le 0,08 millimètre et les spires sont collées ensemble avec de la gomme laque ; on obtient ainsi une bobine suffisamment rigide pour dispenser de la monter sur un cadre; on allège d'autant l'ensemble du système qui ne pèse que 3 grammes. Pour pernièttre le travail en duplex, l'enroulement est double et chacun des circuits a ime résistance (ronviron 250 ohms. Les quatre bouts des iîls sont terminés par des boudins très souples qui,

soigneusement isolés, aboutissent aux bornes E, F, G, H, montées sur les pièces isolantes I, J. Lorsqu'on travaille en simple, on réunit bout à bout les deux circuits en reliant les bornes convenables par un fil de cuivre.

A sa partie inférieure la bobine porte une petite agrafe très légère, dans laquelle s'engage le fil de cocon /f /f, attaché d'autre part au ressort à boudin R.

L'ensemble des fils /", /*, ^, f^ forme un axe de suspension autour duquel pivote la bobine D. La tension des fîls /*, /*, /,, f^ est réglée par deux fils transversaux /j, /j, greffés sur les fils /", /", et commandés par les vis V^, Vj, autour desquels ils s'enroulent.

Sur la règle AB, en regard de la bobine D, une pièce de cuivre L, perpendiculaire à AB, supporte un cylindre de fer doux G ; ce cylindre est creux; il ne touche pas la bobine D et ne peut en rien gêner ses mouvements, mais il est placé, comme la bobine elle-même, entre les deux pièces polaires de l'aimant fixe et concentre sur lui les lignes de force, de façon à former un champ magnétique plus intense dans lequel se meut la bobine.

La partie supérieure de la bobine D est garnie d'une petite semelle en aluminium e sur laquelle un siphon en verre, très léger, est fixé par une goutte de cire. Ge siphon est formé par un tube de verre long de 10 à il centimètres, recourbé deux lois à angle droit dans le voisinage de Tune de ses extrémités et recourbé encore à 130° à 5 ou 6 millimètres de Textrémité

Fîg,229.

ABwist t Courtier SiphoD recorder (récepteur).

Fig. 230. ^ Détails du siphoo jreoorder.

opposée. Le côté doublement recourbé, est enfilé dans un des trous pratiqués, à cet effet, dans la semelle e et plonge dans un encrier K rempli d'encre à base d'aniline; Tautre bout est très rapproché de la bande de papier sur laquelle les signaux doivent être enregistrés. L'encrier, garni d'une coulisse, se place sur la tige en laiton c qui forme glissière, en même temps qu'elle fait ressort, et qui est vissée sur le cylindre C.

Les siphons sont très fragiles et il est indispensable de les fabriquer sur place. Pour les confectionner, on fait usage de tubes capillaires en verre. Ces tubes, rectilignes, ont une lon-

Fig. 231. — Siphon recorder (entraînement de la bande).

gueur de 15 centimètres et un diamètre de 30 à 35 centièmes de millimètre; pour expédier ces tubes, on les renferme dans d'autres tubes de verre suffisamment solides pour les protéger.

La courbure à donner au .siphon est obtenue en mettant le tube capiUaire en contact avec la base de la flamme d'une allumette et en le façonnant à la main. Le tube est rogné avec des ciseaux à la longueur voulue et, au besoin, on use à l'émeri l'extrémité qui tracera les signaux sur le papier, de façon à obtenir une pointe fine et douce.

Le déroulement de la bande de papier est assuré par un mécanisme d'horlogerie, mû par un poids, et exactement semblable à celui du transmetteur Wheaststone. Ce mouvement d'horlogerie (fig. 231) actionne un laminoir à peu près semblable à celui du

récepteur Morse. La bande sur laquelle les signaux sont déjà inscrits est entraînée en passant entre les deux cylindres de ce laminoir. Le rouet est indépendant du dérouleur.

Au point où la bande est en relation avec le siphon et, par conséquent, où elle reçoit les signaux, elle repose sur une selle représentant une surface cylindrique, contre laquelle deux petits ressorts latéraux la maintiennent appliquée. Avant de reposer sur la platine, la bande passe sur un guide-papier; elle en rencontre un autre à sa sortie.

L'ensemble de la selle et des guides (flg. 232) est monté sur un chariot analogue au chariot des tours, qui, au moyen de deux

Fig. 233. — Siphon recorder (enregistrement des signaux).

glissières perpendiculaires et de deux vis à main, permet le déplacement du système ; une troisième vis de réglage permet d'incliner la selle dans le sens transversal de la bande.

Installation des postes. — Chaque poste contrôle sa propre transmission, une partie des courants émis traversant les bobines du récepteur du poste de départ. Sur la figure 233, le poste A est flans la position de transmission, le poste B dans la position de réception; l'emplacement des chevilles des commutateurs D, D^ détermine ces positions. En D, poste qui transmet, deux chevilles sont interposées entre les plots 2, 3 et le plot o; en D^, poste qui reçoit, une seule cheville est utilisée, elle est placée entre les plots 1 et 4.

Au départ, lorsqu'on abaisse la clé M, le courant, entre les plots 3, 5, 2, prend deux directions; une partie suit le trajet 3, 5, Rj, l'autre prend le chemin 3, 5, 2, a. En a, la plus grande partie du courant se dirige vers le condensateur C et, par son intermédiaire, agit sur la ligne ; la partie la plus faible traverse

GoQgle

BIPHON RECORDER

la bobine S du siphon et son shunt R,, se réunit en c à la fraction qui a traversé R, et s'écoule à la terre par d et R3.

A l'arrivée, la décharge du condensateur C| se fait sentir à travers h\ 84 , c\ d' et se rend à la terre par les plots 4 et 1 ; une dérivation traverse le rhéostat R'.

Les rhéostats Rg, R" ne contiennent que des résistances qui ne dépassent pas 8 ohms; dans les rhéostats R^, R' les résistances sont supérieures k 500 ohms; enfin, dans les rhéostats R3 et R'", elles sont de 5000 ohms au moins.

Application de la transmission automatique W^heatstone au siphon recorder sur les câbles sous-marins, système Belz et Brahic. — Dès 1882, M. Brahic présenta un [ rojet de modification du perforateur et du transmetteur Wheal lone, en vue d'appliquer la transmission automatique au siphon recorder et d'augmenter ainsi le rendement des câbles. M. Belz s'étant lui-môme occupé de la question, l'appareil définitivement adopté fut étudié en commun par MM. Bel/ et Brahic.

Le principe du système consiste à employer comme manipulateur sur le câble un relais Froment, monté en inverseur de courant, et à n'utiliser le transmetteur Wheatstone que pour actionner les électro-aimants de ce relais au moyen d'une pile locale.

Perforateur, — Le perforateur Wheatstone, dont on fait usage dans le système Belz et Brahic n'a plus à transmettre que des points; il a été, dès lors, possilde de simpUfier le perforateur ordinaire.

La forme générale reste la même, le mécanisme n'a pas été changé , mais il n'existe plus que trois pointons, l'un pour les émissions positives correspondant aux points, l'autre pourles émissions négatives représentant les traits, le troisième pour Tentraînement de la bande de papier.

La plaque de perforation ne comporte plus que trois trous placés sur la même verticale (fig. 234).

Les trois poinçons sont également situés dans un même plan

Fig. 231. — Perforateur Brahic.

vertical. La touche ou plutôt le piston point, dont le levier est situé entre les deux autres, commande le poinçon supérieur et le poinçon du milieu; il produit la perforation ^ (point). Le piston trait y situé à droite, commande le poinçon du milieu et le poinçon inférieur; il produit la perforation q (trait). Le poinçon

blanc , situé à

Bande perforée gaUChc, ne COm-

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Fig. 235. — Perforation Brabic. perforation 0 qui

sert à r entraînement du papier. La figure 235 représente une bande perforée d'après ce système.

Transmetteur, — Les modifications apportées au transmetteur Wheatstone sont plus sensibles ; elles portent principalement sur le mécanisme imprimeur. Tous les signaux à transmettre, points ou traits, sont de môme longueur, ils ne diffèrent que par le sens de l'émission.

Dans le nouveau transmetteur, le balancier B (flg. 236) est métallique et ne porte qu'une seule goupille, située au-dessus de deux leviers coudés moq, w! oq\ montés sur le môme axe o. A l'extrémité de ces leviers sont articulées les aiguilles jo, p. En regard des tôtes m, m des leviers coudés sont placées deux vis de butée, isolées l'une de l'autre et isolées aussi du massif. Les ressorts à boudin /•, r' tendent à appliquer les tôtes m, m contre les vis de butée. Ces ressorti sont d'ailleurs réglables, car ils sont accrochés aux leviers v u r, vur\ mobiles autour de l'axe u et commandés par les vis t, t\

Dans la position de repos, les leviers moq, m oq sont arrêtés par la goupille du balancier B et ne peuvent pas toucher leurs vis de butée. Mais, pendant les oscillations du balancier B, sa goupille s'élève et, dégageant les leviers coudés, leurpermet de s'élever aussi; cependant ce mouvement de bas en haut est limité par la présence de la bande de papier qui déroule audessus des aiguilles p, p\ Par suite même de la façon dont la bande est perforée, les deux aiguilles ne peuvent rencontrer simultanément les perforations.

Toutes les fois qu'une des aiguilles est arrêtée par la bande de papier non perforée, le levier coudé correspondant n'a pas assez de jeu pour prendre contact avec sa vis de butée.

Toutes les fois qu'une des aiguilles traverse une perforation, le levier coudé correspondant suit le mouvement ascendant de

la goupille du balancier B, en restant en contact avec elle, et a assez de jeu pour que sa tôte prenne contact avec sa vis de butée*

gM^^r

Si nous supposons^ que le balancier B soit relié à la ligne par le massif du transmetteur et que les deux vis de butée soient respectivement réunies aux deux pôles de la pile, on voit que chaque fois qu'ime aiguille traverse une perforation, une émis-

sion de courant est envoyée sur la ligne et que le sens de cetlc^ émission dépend de Taiguille qui a traversé la perforation.

Dans la pratique, les émissions de courant ainsi produites n'agissent pas directement sur le câble, elles ont pour effet

çsH'

d'actionner un relais Froment, convenaldement monte, qui permet de contrôler à l'oreille la régularité des transmissions et qui, lui-même, agit sur le câlde.

Pour obtenir ce résultat, le massif du transmetteur est relié à une pile locale positive et chacune des vis de butée des leviers coudés est réunie à une des paires de bobines du relais Froncent.

Refais Fromn}f monfe en inverseur. — La flgiire 237 montre la disposition à adopter.

Dans chaque paire de bobines, le pôle positif de la pile locale [bornes (-}-)] est relié à l'entrée et à la sortie du fil enroulé sur les noyaux. Le pWe négatif [bornes ( — Y communique à la culasse; on olilienl ainsi des circuits parallèles dans chaque paire de bobines, ce qui a pour effet de diminuer la résistance. Le pôle positif de la pile de ligne (borne PL +) est relié aux butées de repos des deux colonnes de translation, le pôle négatif (borne PL — ) aux butées de travail.

Le câble est mis en relation avec le massif de l'une des sections du relais, le massif de l'autre section est mis à la terre.

Dans la position de repos, le cAble est en communication avec la terre; il est également réuni au pôle positif de la pile de ligne, par les butées de repos des armatures, mais le pôle négatif est isolé.

Par suite de la disposition des communications du transmetteur, le courant est envoyé dans l'une ou l'autre des paires de bobines du relais, suivant que Tune ou l'autre des aiguilles traverse une perforation.

Si le courant traverse les bobines de gauche, l'armature attirée rencontre sa butée de travail et met le pôle négatif de la pile do ligne à la terre; le pôle positif est en relation avec le cftble par Tarmature de droite en contact avec sa butée de repos. Si le courant traverse les I)(>l)ines de droite, Tarmature attirée rencontre sa butée do travail et met le pôle négatif de la pile de ligne en relation avec le calde, le pôle positif restant à la terre par l'armature de gaucho appuyée sur sa butée de repos.

On voit que cette installation fonctionne exactement comme le manipulateur à double courant précédemment décrit.

Infltallation des postes. — Les postes sont montés poin^ la transmission simple et pour la transmission double. Le système duplex employé est celui que l'inspecteur général Ailhaud a imaginé en 1876 ; c'est une combinaison de la méthode différentielle et de la méthode du pont de Wheatstone.

La description do co système a été publiée par M. Gramaccini dans les Anna/es télégraphiques (année 1877) ; elle s'appliquait à l'appareil à miroir ; rien n'y est changé pour le siphon recordor.

La figure :238 montre la disposition théorique adoptée. L'appareil est à double circuit.

M est une clé double ;

A, B sont les branches du pont dont les résistances sont telles que A = 2B;

P, premier circuit de Tappareil, est intercalé entre les points H et I du pont ;

S, second circuit, aboutit d'une part à la terre, de l'autre à une des armatures du condensateur C;

D est une résistance intercalée devant le câble pour faciliter le réglage ;

G est la résistance de la ligne factice ; elle doit satisfaire à la condition :

I) + rés. du càble-l-rés. au poste d'arrivée "~ A 2

C, condensateur dont Tune des armatures communique avec la

terre à travers le

circuit S et dont l'autre armature est reliée au point H à travers la résistance F ;

G' et Ql' sont des condensateurs auxiliaires destinés, avec les résistances E, H, à faciliter le réglage du condensateur C.

Le réglage des résistances se fait par tâtonnements; une fois l'équilibre obtenu, il suffit, pour le maintenir, de faire varier de temps en temps les résistances de quelques unités seulement. Voici, à titre de renseignements, d'après M. Gramaccini, les valeurs moyennes des résistances et des condensateurs que Ton employait pour le réglage des appareils à miroir entre Marseille et Alger :

Branche A 2000 ohms.

Branche B 1000 —

Rhéostat G 4900 —

Fig. 23S. — Schéma d'une installalionen duplex (sysléine Ailhaud).

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