‹ Télégraphie pratiqueChapitre 31 sur 46 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

LBff nts ss fat

TBN8I0NS

VOVff LE9 ntM Mi eVIVfiBf

KiUf.

Kilof.

Eil(»g.

sh

terts Ceit.

Ceolim.

Itlog.

IllOf.

Ulff.

Iil«f.

TO

Conditions générales. — La ligne doit être solide, bien isolée, visible et facilement accessible; on doit pouvoir y ajouter de nouveaux conducteurs sans être obligé de remanier les autres. €ette dernière condition implique l'uniformité d'armement des appuis.

Pour obtenn* ces résuHa*s, on a admis que :

La portée courante est de 75 m ;

L'écartement des isolateurs est de 50 cm et peut être toléré à 30 cm en ligne courante, pour les fils des compagnies de chemins de fer, toujours placés ati-dessous de ceux de l'Etat;

La hauteur minima au-dessus du sol du fll inférieur, en son point le plus bas, est de 2,50 m.

La traversée des voies ferrées se fait à 5,50 m au-dessus du niveau des rails ;

La tension des fils à -f-iO* doit être égale à leur poids kilométrique; pendant la pose, on mesure cette tension sur le fll supérieur, au moyen d'un dynamomètre; les autres fils sont réglés parallèlement.

On a été conduit à admettre quatre types pour les lignes principales :

« 1° La ligne simple, en poteaux de 8 m pouvant supporter 14 fils de TÉtat, distants de 50 cm.

2** La ligne double en poteaux de 8 mètres, composée de deux lignes simples juxtaposées et entretoisées et pouvant recevoir 28 fils, dans les mêmes conditions que la ligne simple ;

3° La ligne simple en poteaux de 10 mètres, pouvant supporter 20 fils de TEtat, distants de 50 centimètres mesurés verticalement sur le poteau ;

4° La ligne double en poteaux de 10 mètres, semblable à la précédente, pouvant recevoir 40 fils.

Pour les lignes en poteaux de 8 mètres, les appuis d'exhaussement sont de 10 mètres ; ils sont de 12 mètres pour les lignes en poteaux de 10 mètres; dans' les cas exceptionnels, on fait usage de poteaux entés.

Aux traversées de routes où la hauteur du dernier fll au-dessus du sol doit être de 6,50 mètres, on est conduit à rapprocher les conducteurs jusqu'à 25 centimètres.

Lorsque la ligne doit supporter plus de 40 conducteurs, on fait usage de herses. Les appuis en herses sont constitués par deux ou trois ïorts poteaux parallèles, réunis par des traverses horizontales en bois ou en fer en U, sur lesquelles sont boulonnés des isolateurs à tige courte. Les traverses sont alternativement placées sur les deux faces des appuis.

Les isolateurs étant espacés de 50 centimètres sur les traverses, et les traverses elles-mêmes étant distantes de 50 centimètres, on pourra, suivant la hauteur des appuis et la largeur dont on dispose, constituer des lignes de 42 à 80 fils.

Le remplacement des poteaux des lignes en herse étant difficile, on cherchera à prolonger leur durée par tous les moyens possibles, notamment en les peignant sur toute leur surface. On pourra aussi réduire les efforts supportés en réduisant la portée normale à 60 et même à 50 mètres.

Les règles précédentes s'appliquent aux lignes sur route, à

cette dilTérence près que le fil le plus bas doit toujours être à 3 mètres au-dessus du sol.

Dans les routes sinueuses on pourra souvent réduire le nombre des appuis en coupant les lacets par de grandes portées, mais en évitant toujours de laisser les conducteurs surplomber la route.

Les lignes en montagne ou en pays accidentés font l'objet d'études spéciales pour chaque cas particulier.

La construction des lignes présente trois phases distinctes :

i« L'étude;

2° Les opérations préparatoires ;

3^ L'exécution.

Etude. — L'étude d'une ligne consiste à examiner les différentes solutions possibles et à déterminer la dépense afférente à chacune d'elles. Cette étude est transmise à l'administration qui statue ; elle est établie sous forme de rapport et constitue Tavant-projet, accompagné de cartes et dé plans permettant d'apprécier la valeur des solutions proposées.

L'administration ayant statué, le projet définitif est établi; il comprend :

« 1* Un rapport avec plans, relevés et documents à l'appui, exposant les dispositions projetées et contenant les propositions pour l'exécution des travaux ;

« 2*» Le devis des dépenses à faire;

« 3*» L'état du matériel à employer ;

« 4° Les projets de marché ou de cahier des charges d'adjudication, s'il y a lieu. »

Le crédit ouvert à la suite de cette étude ne peut être dépassé, et le devis approuvé doit être exécuté sans changement.

L'ingénieur, le chef surveillant, le chef d'équipe et les ouvriers nécessaires parcourent la ligne à pied. Cet examen minutieux de la ligne permet d'étudier la nature du terrain au point de vue de la plantation des appuis et de déterminer l'emplacement de certains appuis dont la situation s'impose. La distance comprise entre ces points d'appui particuliers forme des sections qui seront • ensuite recoupées par des portées courantes de 75 mètres environ.

Le piquetage de la ligne consiste à indiquer, par des piquets plantés dans le sol, l'emplacement exact que doivent occuper les appuis ainsi que leur nature.

Le chef surveillant, assisté du surveillant qui dirigera la plantation et du nombre d'ouvriers nécessaires, procède au piquetage. Cette équipe est munie de décamètres, de jalons et de piquets. La place de chaque appui est marquée par un piquet.

TBLBGBAPHIE PRATIQUE

« Lorsqu'il s'agit d'un poteau couple, le plan de« ajces des deux poteaux assemblés est placé suivant la bissectrice de l'augle formé par les fils.

« Pour tracer cette bissectrice sur le terrain, on porte sor chacun des alignements du sommet de l'angle aux appuis voisins deux longueurs égales AM et AN. En M et en N, on plante deux piquets auxquels on attache les deux extrémités d'une

corde dont le milieu est marqué d'un point de repère, puis, prenajat la corde par son milieu on la tend ; la ligne OA, qui joint le milieu de la corde au sommet de l'angle, est la bissectrice de cet angle. » ExéciiUon des travaux. — Le transport du matériel à pied-d'œuvre se feit, suivant les cas, par les traias de marchandises réguliers, par trains spéciaux ou, s'il s'agit de lignes sur route, par des voitures. On constitue des dépôts de matériel distants de 2 ou 3 kilomètres et la distribution partielle se contijiue sur des voitures à bras, à dos d'homme, sur des wagonnets, toujours couverts par un agent de la compagnie seul responsable, et accompagnés d'une équipe suffisante pour les dégager au premier signal.

Plusieurs ateliers peuvent être constitués sur la même ligne. Dans chaque section le travail est réparti de la manière suivante :

1° Distribution à pied-d'œuvre; t"" Ouverture des fouiUes, accouplement, armement et plantation des appuis ; 3" Déroulement, soudure, montage des fils, réglage et arrêtagé. Un arrêté préfectoral est nécessaire pour .autoriser la plantation de poteaux ou l'établissement d'appuis dans les propriétés particulières, sur les routes nationales et départementales, etc. Les indemnités à allouer aux propriétaires se règlent, autant que possible, par sous-seing privé.

Le déroulement du fil s'opère en faisant tourner les couronnes autour de leur axe, tout en marchant.

Le procédé consistant à détacher successivement les spires et à retourner la botte pour éviter les coques est défectueux et doit être absolument proscrit.

Fig

j:àchoirc ù Icndre.

LIGNES AERIENNES

La couronne est placée sur un tambour vertical, installé sur une civière portée par deux ouvriers. Un frein à ressort, manœuvré par Tun d'eui, permet de régler à volonté le déroulement du fil.

Le montage du fil se fait par sections de 500 mètres. L'extrémité est saisie dans une mâchoire à tendre (fig. 275). A Tanneau de cette mâchoire on accroche une paire de mouffles (fig. 276) dont l'autre crochet est assujetti à un point fixe, tel que le pied du poteau suivant.

Le tirage du fil supérieur se fait au dynamomètre, qui est généralement un peson; immédiatement après, le fil est provisoirement arrêté sur le dernier isolateur ou mieux sur le poteau lui-môme, au moyen d'une mâchoire et d'un cordage. Les autres fils sont réglés sur le fil supérieur auquel ils doivent être parallèles.

Dans les lignes droites, le fil est placé dtos la gorge de l'isolateur, du côté du poteau, de façon que, en cas de bris de l'isolateur, il tombe sur la console et non sur les conducteurs inférieurs ; dans les courbes, le fil est placé de façon que le tirage ait lieu sur le champignon central et non sur l'oreille.

Les mâchoires à tendre employées pour les fils de cuivre sont en bois dur; si on est obligé d'avoir recours aux mâchoires ordinaires, il faut recouvrir leurs pinces de plaques de cuivre ou.de cuir pour éviter d'endommager le conducteur.

Le raccordement des fils de fer et des fils de cuivre se fait sur des isolateurs à console double. Chacun des conducteurs est solidement arrêté sur l'isolateur qui lui fait face, mais on laisse de part et d'autre un bout libre. Le bout de fil de cuivre est contourné en spirale qui forme réserve, dans le cas où l'on aurait à remplacer le manchon de liaison. Les deux extrémités des fils sont introduites dans un manchon du diamètre du conducteur le plus fort; le conducteur le plus faible y est calé par un morceau de fil rapporté, et lorsque le contact est bien assuré, on fait la soudure.

Dans les traversées des villes, les circonstances peuvent nécessiter le rapprochement des conducteurs. On fera généralement usage de fils de cuivre et d'isolateurs réduits.

Fig. 276.

Moufles

avec cordages.

Le plus souvent, pour éviter Teffet disgracieux des poteaux plantés le long de la chaussée et la gène qu'ils occasionnent, on fait usage de potelets. On nomme ainsi des appuis en bois ou en fer, scellés dans les murs des maisons, comme le montrent les figures 277 et 278. Les potelets en fer en U, du modèle de M. André, que représentent ces figures, sont les plus avantageux; ils sont constitués par deux fers en U associés dos à dos, mais

entre lesquels existe une rainure qui laisse passer les tiges des isolateurs. Les tiges, filetées, sont serrées par des écrous contre le potelet; cette disposition, très commode, permet de remanier la ligne et d'y ajouter des fils avec la plus grande facilité ; il sufQt, en effet, de desserrer les écrous pour faire glisser les isolateurs, soit qu'il s'agisse de les éloigner les uns des autres, soit qu'on veuille les rapprocher.

Le bruit résultant des vibrations des fils sous l'action du vent est fort gênant pour les propriétaires ou les locataires des immeubles qui supportent un certain nombre de conducteurs télégraphiques. Aussi a-t-on été conduit à imaginer des sourdines destinées, sinon à étouffer complètement le bruit, du moins à l'atténuer dans une forte proportion.

La sourdine CaCl-Beau (fig. 279) est une de celles que l'on emploie le plus fréquemment en France; c'est un petit instrument à bon marché que Ton confectionne sur place.

Sur une longuer de 20 à 30 centimètres, on enroule ime couche de chanvre sur le fil de ligne dans le voisinage de Tiso-

FiR. 277. - Polelcl André.

lateur. Un tube de caoutchouc, épais de 15/10 de millimètre, fendu dans toute sa largeur, recouvre et protège la couche de chanvre, dont l'épaisseur doit être à peu près égale au diamètre du fil. Enfin, une lame de plomb de 1 millimètre d'épaisseur, est roulée, comme le papier d'une cigarette, autour du tube de caoutchouc. Les deux bords de la lame de plomb, qui se recouvrent, sont tournés vers le bas pour éviter les infiltrations de Teau de pluie. Le

câble de fils à liga- ! I^L~J^^^^^^^^^^^^^^^^^^ tures, qui doit fixer ^^ ''' ' ■^^"■■'■■^^^■"'^^^^^^^

le conducteur de ligne sur la poupée de l'isolateur, est enfilé dans un tube de caoutchouc recou vert par un tube de plomb ; les extrémités libres sont enroulées, de part et d'autre de l'isolateur, sur le fil de ligne armé comme nous venons de Tindiquer.

Entrées de postes. — L'entrée des fils dans les bureaux nécessite certaines précautions. Les conducteurs sont arrêtés sur les isolateurs du dernier

appui de la ligne qui, quelquefois, est fixé, sous forme de potelet, à la façade même du bureau. Une boîte ayant à peu près la forme d'une boîte aux lettres est placée le long de la muraille. Sur cette boîte sont vissés de petits isolateurs à double cloche sans oreilles A (ftg. 280). Chaque fil de ligne est arrêté sur la gorge d'un de ces isolateurs. Des tubes coudés en porcelaine B, traversent la paroi de la boîte; à l'intérieur de ces tubes se trouvent d'autres tubes en caoutchouc. Un petit câble, dont le conducteur est en cuivre, est relié au fil de ligne sur chaque isolateur, traverse le tube de caoutchouc, enfilé lui-même dans le tube de porcelaine, placé immédiatement au-dessus de Tisola-

Fig. 27S. — Polelet André (liges à scellement).

Fig. 279. — Sourdine CaH-Beau.

teur ot ponètro dans la boîto. Là, les tlifTôrcnts câbles rt^unis s'on^a^ent dans un tube en jjlomb qui traverse la muraille et débouche à l'intérieur du bureau. Les cables sont de nouveau

séparés; chacun d'eux est fixé à une borne à contre-écrou qui re(;oit, d'autre part, Tun des conducteurs constituant les communications intérieures du poste.

Afin d'empêcher Thumidité de pénétrer dans la boite, une rondelle de caoutchouc est interposée entre celle-ci et le collier du tube coudé en porcelaine; cette rondelle est comprimée par le serrage des vis qui assujettissent le tube.

Beaucoup d'entrées de postes sont installées de la sorte, mais, aujourd'hui, on a recours, pour les petits bureaux, à un procédé beaucoup plus simple.

Le fil de ligne est arrêté sur la gorge d'un isolateur d'entrée de poste. Un conducteur en cuivre, sous gutta-percha et sous plomb, traverse la muraille du bureau, passe sous la cloche de 1 isolateur en en suivant à peu près le

pourtour, remonte verticalement et, par son extrémité préalablement dénudée, vient s'attacher au fil de ligne. La partie du conducteur engagée sous la cloche a été dépouillée de son enveloppe de plomb pour éviter les pertes qui, parles temps humides, pourraient se produire par la console, de sorte que c'est en réalité un fil recouvert de gutta-percha qui est logé sous la cloche en porcelaine.

Boites et guérites de coupures. — Il est utile, en vue de faciliter la recherche des dérangements, d'installer, en des points déterminés, le long des lignes, des dispositifs permettant de couper facilement les flls, de les essayer et de rétablir ensuite la

Fig. 280. — Entrée de poste.

communication. Ces points (te coupure^ qui sont de divers ordres, sont disposés sur les appuis, dans des boîtes ou dans des guérites en planches.

Deux isolateurs montés sur une console double peuvent constituer un point de coupure. Le conducteur est solidement arrêté sur les deux isolateurs qui sont raccordés par une baguette qu'il est toujours facile d'enlever ou de remplacer sans dérégler la ligne.

Les boîtes de coupures sont souvent placées à l'intérieur des poteaux en fer creux tds que les poteaux Desgoffe ou les poteaux en fer zorès.

Les guérites sont généralement placées dans le voisinage des gares et raccordées au bureau de TEtat par des fils de jonction.

Nous décrirons, dans le chapitre suivant, l'agencement intérieur des boîtes de coupures et des guérites, lorsque nous parlerons du raccordement des lignes aériennes avec les lignes souterraines.

Entretien des lignes aériennes. — Les instructions administratives indiquent nettement dans quelles conditions doivent être entretenues les lignes aériennes; nous n'insisterons que sur quelques précautions utiles pour éviter les dérangements au cours des travaux d'entretien.

Il est expressément recommandé, en vue de prévenir les accidents, de vérifier la solidité de routillage employé, tel que échelles, cordages, etc. Tous les travaux difficiles ou dangereux impliquent Tadjonction d'un aide à l'ouvrier qui en est chargé.

Le nettoyage des isolateurs se fait avec de la potasse caustique dissoute dans dix fois son poids d'eau; le lavage a lieu aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les fils d'arrôtage sont vérifiés et remplacés au besoin. Si, lorsqu'on a à remplacer ou à resserrer une vis, le bois est altéré, il faut déplacer l'isolateur de 2 ou 3 centimètres, pratiquer de nouveaux trous en bois sain et boucher les anciens avec des chevilles en bois injecté.

Les isolateurs brisés, fêlés ou fendus seront remplacés. Lorsqu'une soudure est défectueuse ou que le fil est altéré dans son voisinage, il convient de remplacer le manchon, mais, pour ne pas raccourcir le fil et augmenter sa tension, on est obligé d'intercaler sur le fil une baguette^ c'est-à-dire un morceau de fil neuf, de longueur égale à celle que l'on supprime et à le raccorder à cette baguette par deux manchons soudés. Une portée ne doit pas contenir plus de deux manchons et si

LIGNES AERIENNES 517

l'on doit en augrmentor le nombre, il vaut mieux remplacer la portée entière. Pendant ce remplacement, et dans tous les cas analogues, il faut éviter d'interrompre les compiunications ; on opérera donc de préférence le matin, avant l'ouverture des bureaux, mais la meilleure procaution consiste à dérouler sur le sol im câble isolé et' à le raccorder provisoirement avec le conducteur sur lequel on travaille et que l'on peut alors couper impunément, si Ton a eu soin de l'arrêter solidement de part et d'autre du câble. La substitution d'un conducteur neuf à la section défectueuse n'offre plus aucune difficulté et il suffit d'opérer le raccordement avant d'enlever le câble.

Avec un câble à plusieurs conducteurs, on pourra opérer le remplacement d'un nombre égal de fils, mais si on ne dispose pas d'un câble, il faut :

1° Poser des isolateurs provisoires pour recevoir les anciens fils et rendre leur place libre ;

â° Déplacer ces fils ;

3° Mettre en place les nouveaux fils ;

4** Enlever les anciens.

Tous les corps étrangers suspendus aux fils doivent être enlevés; s'ils sont combustibles, il faut éviter de les brûler. De même, les branches des arbres doivent être élaguées à 1,50 mètre de la ligne; on laisse généralement aux riverains le soin de celte opération.

On s'assure de l'état des poteaux en les sondant. Avec un peu d'habitude, on juge de l'état du bois par le son qu'il produit lorsqu'on le frappe à petits coups §ecs. On peut aussi y enfoncer un foret, mais il ne faut pas l'attaquer à la pioche. 11 est inutile de sonder à plus de "25 à 30 centimètres au-dessous du sol ; le poteau est remblayé et la terre damée après l'opération. Les poteaux à remplacer sont marqués d'un trait de peinture. On consolide provisoirement les poteaux au moyen de haubans qu'on n'emploie plus dans les constructions ou bien en leur mettant des tuteurs; ce sont des morceaux de poteaux sains que l'on enfonce à côté de l'appui à consolider et qu'on lie à ce dernier par deux ou trois attaches en fil de fer, serrées par des coins en bois enfoncés à refus.

En principe, on ne doit jamais planter un poteau dans le même trou que celui qu'il remplace, la terre contenant des germes de décomposition.

On profite des travaux d'entretien pour repeindre les cônes des poteaux et boucher les trous des vis avec des chevilles en bois injecté.

Les ferrures non galvanisées sont peintes au minium, à deux couches.

Dans les dépôts, les poteaux ne doivent jamais reposer sur le sol ; classés par longueur, on en forme des piles à base carrée, posées sur des chevalets ou chaptiers confectionnés avec des bois sains. Dans une môme couche, deux poteaux voisins sont placés à contre-sens; les rangées sont disposées perpendiculairement, de façon à favoriser la circulation de Tair.

Page 1