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Paratonnerre Bcrtsch

Cltr TELEPHONIE PRATIQUE

entre la ligne et le poste; elle porte une ou deux bornes qui reçoivent les fils, et qui,'ordinairement, sont recouvertes par des couvre-bornes on ébonite, La seconde plaque est reliée à la terre. Les deux plaques n*ont entre elles aucune communication électrique, et le système représente assez bien deux peignes à carder, séparés par une mince couche d'air. Des glaces latérales permettent de s'assurer que les pointes opposées ne se touchent pas.

Paratonnerre à papier. — L expérience des cours de physique, connue sous le nom de perce-carie^ semble avoir donné l'idée du paratonnerre à papier. Deux plaques de laiton^ maintenues serrées par une planchette de bois {^t par deux vis de pression, sont séparées seulement par une feuille de papier parafTmé (/?r/. 223).

Cet ai>[ïareil st'Uiiïloie daus rinterieur des postes. La plaque supérieure reçoit le lil de ligne et celui qui se rend aux appareils; la plaque inférie^ure est en communication avec la teiTc.

Dans les conditions normales, le courant traverse la plaque supérieure et se rend à l'appareil téléphonique; une décharge délectricité atmosphérique, au contraire, perce la feuille dr papier, et le lluide, si on peut encore employer cette expression imagée, s'écoule dans le aoL En réalité, un paratonnerre à papier n'est qu'un paratonnerre à jïointes multiples. Quelque polies qu'elles soient, les surfaces planes des deux plaques de laiton présentent toujours des parties saOlantes comparables aux pointes, et la feuille de papier forme un diélectrique de séparation, analogue à la couche d'air interposée entre les pointes du paratonnerre Bertsch.

Un transport métallique, occasionné par l'étincelle électrique, établit parfois une communication entre les deux plaques; c'est une des causes de dérangements les plus fréquentes. On ne saurait donc trop recommander de vérifier avec soin, après les orages, les paratonnerres à papier. Cepi dant, de ce que la feuille de papier a été percée, même plusieurs endroits, il ne faudrait pas conclure que le pa.

Fig. V23.— Paraloniierro à papier.

APPAREILS A(X;BSS01RER

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tonnerre est devenu forcement uiefTicace ; pour que cet instrutrument soit momentanément hors de service, il faut, non seulement que la feuille de papier aft etc perforée, mais encore que les deux plaques métalliques communitxucnt entre elles. Dans ce cas, il suffît de remplacer la fouille de papier pour remettre le paratonnerre en bon état.

Paratonnerre à pointes multiples et à feuille de gutta- percha ou à lame de mîea. — C'est encore un paratonnerre tiintériour de poste^ résultant de la combinaison du paratonnerre Bert^^ich et du paratonnerre à papier.

Une plaque de laiton AA' {fr(}. 224) reçoit le fil de li^nc et celui qui conduit aux appareils. Une seconde plaque de laiton BB', séparée de ta première par une mince feuille de irutta-percha ou do mica, communique avec In terre. Les colonnes C C réunissent la plaque B B à une autre plaque de laiton garnie de 288 pointes, dont la partie acérée est aus^si rapprochée que possible de la plaque A A'^ sans cependant la toucher. Il résulte de cette disposition que la prise de terre entoure

de toutes parts le lit do ligne, et que celui-ci est isolé seulement par la lame de mica ou de gutta-percha et par la couehe d'air qui lu sépare des pointo.s.

Le courant d'une pile ordinaire n'est pas assez énergique pour franchir la distance qui existe entre les pointes et la plaque AA', ni pour se frayer un jyassaire à travers la lame de mica ou de gutta-percha; îa foudre ou les charges à haut potentiel surmontent aisément ces obstacles, et déversent dans le sol le flux

lectricité accumulé sur la ligne. Flg.2as,— Paralounerreàlamed^air.

Paratonnerre à lame d'air. — Le

ratonnerre à lame d^air^ installé sur les réseaux, se compose trois disques métalliques superposés, et séparés par deux

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¥is. aai. — Paratonnerre à pointes muUipJes.

„p TÉLÈinioxit: l'KATiytiî

rondelles débonlte. Le disque ...Ural AB ,)iff. 2«5:, e.t garni de deux bornes qui reçoivent le fil d. li«ne «t celui qu. conduU aux appareils téléphoniques; les di.ques C. U «ont «i relation :rrterre par faborïe T. Le« bagues ^^0 omte LE man. tiennent l'isolement et laissent entre les diMiUc. L, U el cWue face du disque central un. chambre rempUe da r, Srépaisseurn-est que de quelques dixièmes de m.lhmctre^. ParXnnerre Maiche. - Le mcdële de paratonnerre que paratonnerre ^^ Maiche a construit

A B. pour les postes d'a-

bonnés est à la fois à jit'iffne et à papier. Le modèle que nous fiçurouH est établi pour deux directions. Sur hi plancliette en bois A H C D (/ig. 226j est appliquée une lame métallique a, 6, c, il.

Cette lame est percée dorilices assez larges iniur laisserpasseriK's plots n 71, sans qu'il y ait contact métallique.

Sous les tétcs de ces plots, représentées par les boutons à vis M, M scmt emprisonné, des disques métalliques mm', taillés en dents de scie sur leur pourtour comme des molettes d'éperons. Entre la lame a, b, c. d, et les disques m, m', sont interposées deux feuilles de papier paraffiné, représentées en noir sur notre dessin. Les bornes L, et L, qui reçoivent les lils de ligne communiquent avec les boutonsM M; la borne Test reliée à la terre et à la lame a, 6,c.d. Los fils conduisant aux appareils s'attachent sous les boutons M M. . . ^ . ,,,^ En résumé, on voit que les molettes agissent par leur pointes situées en regard de lu hune a, b, c, d, et que les liu'nes sont en outre séparées de la plaque de terre par le.< deu.x rondelles de papier interposées.

Commutateur de mise à. la terre. - Cet organe {fig. 2*'^ se compose de deux plots métalliques dont l'un A est relie a « ligne, et dont l'autre B communique avec la terre. Les a» plots sont isolés l'un de l'autre, et montés sur un socle ébonite E. Tne cheville métallique V, trarnic d'une tête

Fig. 226. — Paralomierre Maiche.

A PPA REELS ACCES^OmES

MJ

lante D, peut »Hro interposée entre le>i plot« A et B, Une chai nette fixée en C est attachée à la cheville et l'empêche de .se perdre.

Lorsqu'un orage menace d'éclater, soit dans le voisinage du poste« iioit sur un point quelcnnquo de la ligne, on en est averti par un fonctionnement anormal des annoncinteurs ou des sonneries; il f^nut alor?i, pour conjurer tout danger» placer la cheville 1»' entre les plots A et H. De la sorte, la ligne est mise à la terre et le poste est immobilisme; il ne faut donc pas oublier de retiror la cheville dès que Foraere s'est dissipé.

B 0*^0. El

€>rtftiti4'« itv. poT-iniifntton.

Dans rinttMMeur des postes, iUest j^ouvent utile de f 'hanter rapidement la direction d'un contlufteurj de reunir un tronçon de ligne à tel un tel autre tronçon, (renvoyer sur une ligne un courant positif ou un courant négatif, en un mot d'exécuter des permutations entre les dilTérents circuits, sans pour cela déranger la disposition générale des lils dans le local; on y parvient à Taide de commutateurs.

Au mom^^nt de la reprise dos roseaux téléphoniques par rÉlat, nn grand nombre de t-ommntateurs do difTérents modèles étaient répartis dans les bureaux et chez lent abonnés. Tout en se réservant la faculté d'unifier les types, Tadminist rat ion des Postes et des Tt'^légrnphes a continué k admettre un certain nundjre do nHHb'b^s d'usage courant, se rapprochant d'ailleurs beaucoup de ceux qui, depuis de longues Linnées, sont en .ser\ice dan^ les bureaux télégrapliiques; elle sa borne h faire contrôler la solidité et la bonne construction des appareils présentes.

Commutateur roBd. — Cet inslvinnent très simple permet lie donner à un conducteur 1, 2, 3... directions nouvelles; cela dépend de la construction de FappareiL

Sur un disque en bois {(Ig. 228) sont incrustés une bande métallique, allant de la circonférence au centre, et un nombre facultatif des plots répartis sur la circonférence.

214 TÉLÉPHONIE PfLVriQUE

Ces différents blocs de métal sont noyés dans le socle en bois et, par conséquent, isolés les uns des autres. Au centre du disque, sur la bande métallique dont nous V(3nona de parler,

s*élève une petite colonne en laiton qui sert de pivot à une manette.

également en laiton, terminée par un manche en corne, La manette est maintenue Kur son axe par une* Fig. 228. - commuuteur rond, vis de serrage et, pour donner plus

d*élasticité au système, une rondelle d'acier, à surface gauche, est interposée entre la colonne et la manette. La partie métallique de celle-ci a été martelée à froid et forme ressort; d'ailleurs, pour assurer un meilleur contact, les différents plots sont légèrement en saillie sur le socle.

Le fil à permuter s'attache à la vis de serrage de la bande métallique, et il suffit alors de placer la manette sur les plots i, 2, 3... pour mettre ce fil en communication avec les conducteurs pinces sous les vis de ces différents plots.

Ce commutateur peut être employé pour les piles, pour les lignes à simple fil, etc.

Gomçiutateurs de radministration des Postes et des Télégraphes. — L'administration des Postes et des Télégraphesi

Fig. 229. — Commutateur à m\ dlreclion».

vient de déterminer les modèles de commutateurs qui seu' depuis le !•' janvier 1892, sont admis sur lesjréseaux françai

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APPAREILS ACCESSOIHIIS

Ccn commutateurs sont à 2, 4 ou 6 directions. Co sont de^ instruments robustes; leur socle est formé par deux plateaux do bois superposés^ dont les fibres .sont disposées en sens inverse pour empêcher les fentes et les déformations. La manette M (fig. 229), montée sur un axe, communique avec le conducteur à permuter; on peut la placer sur les difTérents plots p, p\p''„, qui garnissent le pourtour de Tappareil, mais, dans ses positions extrêmes, elle est arrêtée par de forts butoirs b, b\ Toutes les parties métalliques sont nickelées.

Des étiquettes en os, :, i\ i'' sont disposées en regard des dilTérents plots, et indiquent les permutations que Ton obtient en plaçant la manette sur tel ou tel de ces plots.

La figure 230 représente un commutateur k deux plots; la disposition dos organes y est la même que dans le commutateur à G plots.

Gominutateurs à. deust manettes. — Cet appareil permet de renvoyer deux lignes à simple fli dans deux nouvelles directions, ou bien une ligne âdoubln fil sur une nouvelle direction. On construit aussi do ces instruments pour permuter trois lignes à simple fil ou bien pour changer de direction en même temps deux lignes à double fil; tout cela dépend du nombre des manettes accouplées et de la quantité do plots sur lesquels elles peuvent reposer. L'examen du commutateur à deux manettes permettra de comprendre le fonetionnement de tous les autres. La figure 231 montre la disposition et Taspect de rinstrunient, ainsi que Tenscmble des communications. Deux manettes en laiton a a', /W/ sont montées sur deux axes cc\ elles ont des directions parallèles et sont articulées en a b par un morceau d'ébonite qui pnrtt^ la poignée de manceuvro et qui les isole Tune de l'autre. Les butoirs d et d' limitent leurs déplacements. Il est aisé de voir que lorsque les manettes sont 3puyées sur le butoir d, les lignes 1 et 2 communiquent avec 3s lignes 5 et G (ou bien la ligne double 1, 2 communique avec \ ligne doubles, 6); lorsque les manettes sont appuyées contre

Kig, 230, — Commutateur à deuïL diP«ctiorïs.

216 TI'l.ÉPIIONlE PRATIt^nr:

le butoir d\ i, û sont en relation avec îi, 4. Dans le modèle de l'administration des Postes et des Télégraphes {(îg. 2*tâ et 23a

Fiiç. 231. — Commutateur à deux^^maiiettc*.

deux manettes A B, C D, isolées l'une de Tautre, sont commandées par un centre de mouvement commun, et exécutent des déplacements angulaires de même grandeur. Ces deux manettes sont montées sur Taxe E qui traverse la

socle du commutateur. Un ressort R donne aux mouvements de Taxe E une certaine élasticité et assure un bon contact entre les manettes A B, CD et les ^\oH F, 11, M, N sur lesquels elles reposent. L'étendue des plots M> N de la base est telle que les extrémités A, C des manettes peuvent se déplacer entre les plots F, F, H, H' sans que les extrémités B, D abandonnent les plots M, N.

On transformerait aisément Tappareil on commutateur inverseur, dans toute l'acception du mot, permettant de changer le sens " courant sur une ligne

Fig. 232. — Commutateur à^leux manettes, modèle des Postes et des Télégraphes.

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APPAREILS AGGKSS01RE.S

ftouble fîl; il sutlirait pour cela, au momeïU du niontagt', de r^funir deux à deux les borneR exln-mes F H' et le** bonie&i

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Coup« du commatateur à deUK mAnettCâ. modèle <le« Postoi el d«« Télésr>pb«i.

iittermëdiaires F\ H; les deux pôles do la pile seraient attachés

aux plots M, N-

Commutateur Inverseur, — Le commutateur inverseur, dont le commutateur à deux manettes n'est qirune modification, est spécialement affecté au service des piles. On !^ en sert pour les appels sur les lignes bifurtiuées. Il s^e compose de deux manettes accouplées et isolées Tune de Tautre, exactement de la même manière que dans le commutateur que nous venons de décrire. La disposition des bornes et des communications sont seules changées, comme le montre la figure 234, Les pôles de la pile sont directement réunis aux deux manettes associées. Vers le haut, il existe deux bornes {ligne^ terre) et trois contacts a b\ a' b'; a est relié à la borne terre et au contact ^'^- ''^■ "iTr"'''"" i> , 6' a' est réuni à la borne ligne.

Lorsque les manettes sont poussées du côté gauche, le polo positif de la pile est sur la ligne, le pôle négatif à la terre; c'est le contraire qui arrive lorsque les manettes sont poussées vers la droite dans la direction indiquée eîi pointillé.

Commutateur Bréguet. — Le commutateur Bréguet, destiné aux postes centraux d'abonnés, sert â mettre la ligne principale en communication avec des lignes secondaires, en nnrnbre indéterminé. La figure 235 représente un commuïar de ce genre construit pour deux lignes secondaires. Les its métalliques L^ L' correspondent aux deux iils de la ligne icipale, les plots 1, l s^ont reliés aux conducteurs de la

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