TÈLfti^iKïNiE pnATiyui
K rst un paratonnerre û pointes et à papier,
F' un commutateur de mise ù la terre en cas d'orage.
O est un appel nia^mé tique direct pour les postes simples entre eux.
II est un appel n;agne tique pour atta<£uer le poste central.
Les rèeepteurH sont attachés en J, J\ K, K ; les lils de liene, de terre et de pile sont reliés aux borner ]^\ ^V\ \\
La pile est contenue dans une seconde boito renfermant quatre élément?! montés en tension.
On remarquera que, dans le dispositif de JL de Bran ville, il n'cxi.stepas de sonnerie. Les appels sont direelement pert^us par la résonnance des membranes des récepteurs. Ce système <r appel électromag'nétîque a été ima^ïné par M. 8ieur, qui lui a donné le nom d appel pi tonique.
'Ha.
%r^ï^«<aaV
FïG-. 304. -^ Dïigrttmmo de rampai phoniifuc filsctro-inagûéliqu©, sj-stéme Si^ttr*
L'appel phonique de M. ^?ieur est une petite oiachine niagnéto-r^lectrique que Ton manœuvre avec une manivelle.
Un fort aimant en fer à ebeva] A B [(lg\ 3U4) est lixè horizonlalenn^nt sur le fond d une boite rectangulaire en bois. îSur ï-liacun des pûlcs, et perpeiidieulairement aux branches de l'aimant, est assujetti un noyau de fer doux C, supportant une bobine d'électro-aimant 1), recouverte de (il linj les deux bobine.s sont réunies en î^érie*
Entre les deux noyaux de fer doux, et sur le plan diamétral de Taimant, se trouve une roue en laiton E, munie d'un axe horizontal. iStir cet ax(.s un pignon engrène avec la roue dentée h\ que le téléphoniste peut faire tourner au m'" d'une manivelle.
La roue I'' transmettra évulemment son mouvcmen*
■uB.f gii I
roue E. Sur la tranche de la roue E sont encastrées de petites lames de fer doux e, e, e, régulièrement espacées, et pénétrant dans le disque de- laiton jusqu^à une profondeur de 5 millimètres. On conçoit aisément ce qui va se passer : lorsque la roue F, mise en mouvement, entraîne la roue E, chacune des petites lames de fer doux e, e, e..., en s'approchant des noyaux magnétiques, développe dans les bobines un courant induit; en s'en éloignant, elle provoque un courant induit de sens inverse; mais, à ce moment, une seconde lame s'approche et produit un nouveau courant induit, de même sens que le premier. 11 s'établit ainsi, dans lo circuit des bobines, une succession de courants alternatifs d'autant plus rapide que le mouvement de la roue E est lui-même plus accéléré.
Sous le couvercle de la boite se trouve un interrupteur II ou clé d'appel, dont la liaison avec la machine proprement dite se fait par les charnières sur lesquelles s'appuient des ressorts. Quatre bornes L, T, T L, T L sont disposées sur une des faces latérales de la boite. Les communications sont les suivantes : la borne L, qui reçoit le fil de ligne, est réunie en h au massif ou, pour mieux dire, au ressort de l'interrupteur II. Le contact a est relié à l'une des bornes TL, qui communique également à l'un des cordons du téléphone récepteur; l'autre cordon de cet instrument s'attache à la seconde borne T L qui communique avec la borne T et, par son intermédiaire, avec la terre. L'entrée du fil des bobines est en relation avec le plot L, la sortie avec la borne T.
Lorsque le bouton d'appel H est au repos, lo téléphone
récepteur est dans le circuit, et les courants vouant do la
ligne suivent le trajet L, /i, a, récepteur, terre. Si on abaisse
lo ressort H, de façon à lo mettre en contact avec le plot 6,
et si, en môme temps, on met en marche les roues F et E, au
~~oyen de la manivelle, les courants induits développés dans
5 bobines traversent un circuit fermé comprenant, à la station
p» départ, la terre, le plot b, le levier II h, puis la ligne et le
îepteur de la station d'arrivée. Ces courants impriment à la
îmbrane téléphonique réceptrice des vibrations intenses qui
FIg. 395. — Appel phonique électromagnétique, système Sieur.
Gooçle
produisent un son analogue aux aboiements d'un petit cliien.
La lîg-ure 395, dans laquelle deux faces de la boite ont été enlevées pour laisser voir l'agencement intérieur, repré* sente 1 enf^emble de ce dispositif,
M. de Branville, à laide de quelques modifications de détail, 05 1 parvenu aisément à adapter cet organe d appel à son poste microtéléphonîque -
Plus récemment, M. de Branville a coiHtruit un poste central portatif, purement ma^-néiique.
Kous avons réuni dans un croquis (fig, 396) Icg diUérents f*rgane?î de ce poste et leurs communications.
n r^É' ^ io ^ ^
Fi^ 3E^. — Pnftfi léLéphoaique tnlllt&ire de M> di? Branville,
L'installation est faite pour recevoir quatre lignes simples ou doubles; elle permet de mettre le poste en relation avec cbacun des postes simples desservis par les quatre Hgncs, ou bien avec plusieurs d entre eux. Le poste central peut en outre mettre en commimication deux ou un plus grand nombre de postes shnples. soit directement, soit en restant lui-même dans le circuit.
Les principaux organes sont : un téléphone Aubry ser\'am de transmetteur, tleux téléplioncs Aubry servant de rét teurs, quatre conjoncteurs Sieur à quatre crochets, qu; annonciateurs Sieur, un cordon souple à une clé, autant cordons souples à deux clés qu il y a de lignes moins '
(le nombre de ces lignes n'est pas limité à quatre comme dans l'exemple que nous avons choisi), un appel phonique, une clé d'appel double.
Le téléphone transmetteur A a 80 millimètres de diamètre, un pavillon amplificateur, monté à coulisse, peut s'adapter à son embouchure.
Le diamètre des récepteurs est de 50 millimètres; ils se montent sur une mentonnière, qui sert à les maintenir appliqués contre les oreilles, sans le secours des mains qui restent libres; le téléphoniste a, do la sorte, toute facilité pour établir les communications qui lui sont demandées ou pour transcrire les messages.
Les conjoncteurs, les annonciateurs et les clés sont semblables à ceux que l'on emploie dans les bureaux téléphoniques et que nous avons décrits.
L'appel magnétique est une petite machine dont l'induit est une bobine Siemens; elle est complétée par une roue phonique Sieur, et le mouvement de rotation est obtenu au moyen d'une manivelle.
Les courants alternatifs produits par cet appel magnétique sont suffisants pour vaincre l'inertie des armatures des annonciateurs qui, attirées par les électro-aimants, laissent tomber les volets.
La roue phonique, que l'on met dans le circuit en pressant sur la clé d'appel D, a pour effet de produire une série rapide d'émissions et d'interruptions de courants de chaque période qui actionnent fortement les membranes téléphoniques à la station d'arrivée, et transforment les téléphones en récepteurs d'appel très efficaces.
Les lignes doubles sont attachées aux bornes h^ T^, L^ T.,..., si elles sont à simple fil, les bornes T^, To, T^, T^, sont réunies à une terre commune.
Supposons que la ligne 2 appelle : l'annonciateur 2 tombe ; le poste central engage la clé C sous les deux crochets de droite du groupe 2, presse sur la clé d'appel D pour répondre, et tourne la manivelle de l'appel magnétique; la conversation peut alors commencer.
Pour mettre deux lignes en communication, le téléphoniste du poste central emploie un cordon souple à deux clés; il place l'une de ces clés sous la paire de gauche des crochets de l'un des conjoncteurs, et l'autre clé sous la paire de droite du second conjoncteur. L'un des annonciateurs reste ainsi en dérivation 3t permet de recevoir le signal de fin de conversation.
r»6 TELHraONlE PRATIQUE
Pour appeler, le poste central engage la clê du c*ït*don .souple h une clô sous la paire de crochets de gauche du conjoncteur corrcsponLlant à la ligne avec laquelle il veut entrer en relation. Si le poste appelé comporte des annonciateurs, te poste central appuie sur la cl*; d'appel de droite et tourne In manivelle; si le poste appelé ne possède ni annonciateur^ ni sonnerie, le poste central presse sur la clé d'ajjpel do gauche et tourne la manivelle. M. de Hran ville décrit de la sorte la manière dont le téléphoniste doit sV^quiper ;
al** Retirer Ig^ deux écouteurts de lenr eompartin^ent et démêler au besoin les deux (*ardons qui ]>euvent se trouver enchevêtrés Tun dans Tautrc;
« â° ï^^aisir, à l'aide des deux mains, la mentonnière prés des deux boutons; écarter plus ou moins les deux lanières jumelles et bien les emboiter sur le sommet de la tête, de fncou à obtenir une cumplcte stabilité du système d'attache;
Éi 3'' Régler la position des écouteurs en les faisant coulisser sur la jugulaire jusqu'à ce que les oreiller se trouvent entièrement couvertes; puis serrer la jugulaire pour maintenir le tout en position.
« Ainsi équipé, le léléphonistc conserve les mains complètement libres et peut facilement exécuter les différenfees niameuvres du poste. »
Applications à la physiologie et à> la médecine. — Lextréïne sensibilité du téléphone a doimé Tiiiée à plusieurs savants d'utiliser cet instrument pour des études physiologiques et même de s'en servir parfois pour le diagnostic dans certains cas pathologiques.
Le doeteur Ihiudet de Paris, a imaginé de nombreux in^tfuments dans lesquels le téléphone joue un rnlc prépondérant.
At'i>ioMil;THî:. — L'îiudiomhire est un instrument ou plutôt un assemblage d'înstrumenls qui pcrn^ct d'appn''cicr j' acuité auditive d'un sujet d'une façon beaucoup plus précise que par les procédés ordinaires.
Autrefois, îe praticien se contentait de présenter une montre à roreiltc du malade, qui devait se tenir les yeux fermes; puis, éloignant petit à petit, cette montre, Il évaluait approximalivement la (listance à laquelle le sujet cessait d'entendre. L'audlomctre fournit des renseignements beaucoup plus exacts. Le principe en a été découvert par M, Hughes; docteur Houdet de Taris en a fait un instrument pratiq dont nous allons essayer d'expliquer le fonetionneme:
Dans son ensemble, Taudiomètre comprend inie bobine d'
Ia
duction, un microphone, une pile de 2 ou 3 ricments, un téléphone, une caisse de résistances.
La bobine d'induction se compose de trois circuits : un circuit secondaire dont les extrémités aboutissent au récepteur téléphonique, deux circuits primaires que nous désignerons par les lettres A et B. Les deux circuits primaires sont d'égale résistance et enroulés en sens inverse; ils ont des points d'attache communs et sont parcourus par le courant d'une pile traversant un microphone. Dans Tun d'eux, A, par exemple, est intercalée la caisse de résistances.
Sur la planchette du microphone on place une montre, un réveil-matin ou tout autre instrument produisant un bruit périodiquement rythmé. Les variations de courant provenant des vibrations microphoniques agissent simultanément sur les circuits A et B.
Mais ces circuits étant égaux et enroulés en sens inverse sont traversés par des courants égaux et circulant en sens inverse dans la bobine ; ils sont donc sans action sur le circuit secondaire, et le téléphone reste muet. Il n'en est plus ainsi lorsqu'on détruit l'équilibre en faisant varier la résistance du circuit A au moyen de la caisse de résistances.
Dés qu'cm aura fait varier la résistance de la caisse, si peu que ce soit, le téléphone deviendra sensible, mais il est clair que le son produit dans le téléphone ne sera pas perçu avec une égale intensité par toutes les oreilles. Ainsi, pour fixer les idées, supposons la caisse de résistances graduée en ohms : lorsqu'on débouchera 4 ohm, une oreille fine pourra percevoir le son produit dans le téléphone ; il faudra déboucher 10, 15 ohms pour rendre ce son perceptible à une oreille dure; on conçoit aisément qu'on puisse, de la sorte, avec une graduation convenable de la caisse de résistances, évaluer avec une très grande approximation la variation do résistance qu'il faut introduire dans le circuit pour faire entendre telle ou telle personne et en déduire, par comparaison avec l'audition normale, quel est son degré de surdité. On peut aussi employer l'audiomùtre pour déterminer la différence de sensibilité auditive entre les deux oreilles, soit à l'état normal, soit par suite des influences extérieures, telles que les variations de la pression atmosphériauo ou mémo les maladies qui affectent l'organisme général. ÎALANCB d'induction. — C'cst uuc dos appUcations les plus .énieuses que M. Ilughes ait faite de son microphone. En difîant légèrement la balance d'induction, on peut la faire vir à la recherche des projectiles logés dans les parties
4 as TkLÊPHOXTE PRATigi E
profondes du corps humaîa. L'appareil ainsi modili"- comprend un système fixe ou de comparaison et un système mobile ou dexploration. Chacun deux se compose de deux bobines montées sur un tube. Désignons par A, B les deux bobines du ïiystème lîxe, par A\ B\ les bobines du système mobile.
Les bobines A, A" composent un circuit dans lequel sont intercalés une pile et un interrupteur; les bobines B, B' sont reliées à un téléphone. L'enroulement de ces bobines est de sens inverse, de telle sorte que si, par un règïag^e préalable, on établit 1 équilibre, le téléphone reste muet, malgré le passade des courants induits résultant des alternances provoquées par l'interrupteur dans le circuit des bobines A A".
Le système Qxe AB e^^t relié par un cordon souple au système mobile A' B", ce qui laisse un large champ d'exploration à Topérateur,
Le chiruriricn, maintenant constamment le téléphone à son oreille, promène le^ bobines A'B' sur la région à explorer; tant qu'elles ne se trotivent pas dans le voisinage du projectile cherche le téléphone reste silencieux, mais, dès qu'elles en approchent, le tcléjihone résonne, et le bruit qu'il laisse entendre devient d autant plus intense qu'on apjiroche davantage de Tobjet clierché, le maximum d'intensité se produis ant lorsque le projectile est dans Taxe du tube explorateur.
L'emplacement du projectile étant trouvé, reste à détermh^er sa profondeur. On procède par comparaison : un projectile de même nature que celui dont on cherche à localiser la position est présenté au-dessus des bobines fixes A B et, par tâtonnement on l'approche ou on rétoiffue jusqu a ce qu*on ait rendu le téléphone silencieux. La t lis tance qui sépare le projectile d'épreuve des bobines fwe^ fait connaître la profondeur à laquelle se trouve le projectile recherchi\
Cet instrument fut employé aux États-Unis lors de l'attentat diriî^é contre le président riarlîeld,
SosDK MiCROTi-xfiPUOHïODE, — M. CharJln construit pour le même usage une sonde qui est utilement employï*e pour les explorations des plaies ou de la vessie. Son usaore ne reste pas confiné à la recherche des objets métalliques; le frottement contre un corps dur tel qu'un calcul, se di^itin^^ue nettement dans le téléphone du bruit produit par le contact avec les muqueuses.
Dans certains autres appareils du même genre, les d. récepteurs sont montés sur un ressort qui s'adapte sur la t du chirurgien et maintient les récepteurs appliqués sur
oreilles. C'est une disposition analogue à celle que Ton emploie dans les bureaux centraux pour les téléphonistes de service; elle a l'avantage de laisser libres les deux mains de l'opérateur. Un des fils des récepteurs est en relation avec la sonde métallique, l'autre se termine par un morceau d'acier que le patient place dans sa bouche ou bien tient dans sa main, préalablement mouillée.
Stétdoscopes microphonioues. — Cet appareil construit par M. Ducretet se compose de deux tambours identiques, garnis de membranes vibrantes bien tendues, comme ceux qu'emploie M. Marey. Les deux tambours communiquent entre eux par un tube de caoutchouc. L'un sert d'explorateur, l'autre supporte le microphone, composé d'une plaque de charbon, sur laquelle repose par sa pointe un crayon de même nature. La pression normale du crayon de charbon est réglée par un levier coudé, pivotant autour d'un axe situé au sommet de l'angle que font les deux branches. L'une de ces branches supporte le crayon, l'autre est garnie d'un curseur. Enfin, un récepteur téléphonique est introduit dans le circuit, ainsi qu'une pile de 2 ou 3 éléments Leclanché. Lorsque le tambour explorateur est placé sur difiërents points de la peau du sujet en expérience, Tobservateur entend distinctement dans le récepteur les plus faibles pulsations du cœur, des artères ou du pouls.
Un autre instrument du même genre a été imaginé par le docteur Boudet de Paris.
L'organe d'exploration est, suivant le cas, un pavillon conique ou bien une sorte d'embouchure fermée par une membrane fortement tendue, au centre de laquelle un bouton d'ivoire reçoit les pulsations de Torgane à observer. Quelle que soit sa forme, ce pavillon communique par un tube de caoutchouc avec un tambour analogue à ceux dont nous avons parlé plus haut. L'un des charbons du microphone est fixé au milieu de la membrane tendue de ce tambour; le second charbon microphonique est un cylindre suspendu et mobile autour d'un axe horizontal; ce second charbon repose par son propre poids sur le premier, mais il est possible de régler sa pression. A cet effet, une aiguille aimantée est assujettie le long de son axe; au dessus, une vis aimantée agit sur l'aiguille qu'elle attire plus ou moins, suivant qu'on la fait avancer ou eculer, et qui modifie ainsi, à la volonté do l'opérateur, la pression des contacts microphoniques. La boîte contient une oile au chlorure d'argent qui actionne le microphone et un
4130 TLiLKPiïONrE PRATIQUE
récepteur h-lèplionique, que Ton met en circuit au moyen de deux bornoK cxtorieures.
Application aux auditions théâtrales, théâtrophone, —
Les preiriivTCs Liuditious thr'Atrak^s par téléphone eurent lien on France pendant ]'uxpo,sit!on crélectricité de 188i. Elles eurent un immense surcès ot le public bv pressait en foule aux portes tles deux salles tl'auflition- Des tapis siu* le parquet, des tentures le long des cloisons, éteignaient les bniit?^ extérieur?^- (Quarante auditeui-H ptmetraient a la file danîi les deux salles, H raiaon tle viugt par salle; quatre-vingts rét-epteurs Ader étaient mis à la disposition dn ce public ^ et Taudi* tion durait «environ cinq minutes.
Les transmetteurs, disposés dans la salie de l'Opéra, étaieut du système Ader, Ils étaient placés de part et d'autre du trou du s ou ni eur, en avant de la rampe, et au nombre de dix de chaque coté. Chacun de ces transmetteurs mierophoniques, soutenu par un socle do plomb et séparé do la boiserie par dos eh a mpi ornons en eaoutcbouCt était actionné par une pile; une bobine d'induction était dans le circuit, et ime ligne â double fil, comprenant Flnduit do la bobine, aboutissait aux récepteurs. Al in de compenser la dilïérence de Tiutensité du son produite par la pj-ésonce d'un acteur sur la droite ou sur la gauche du tliéalre, les récepteurs d'une même paire correspondaient u deux microphones, Tun à gauche, Taiïtre à droite du trou du souflleur. On obtenait ainsi une intensité résultante à peu près constante, T oreille droite étant influencé»' plus fortement lorsque Toreille gauche l'était plus faiblement, et réciproquement.
Kn laissant les pïlcs fonetionncr pendant tout le cours d'une représentation, on se fût exposé à des mécomptes, par suite des phénomènes do polarisation, aussi changeait-on ces piles tous les quarts d'heure. Un commutateur effectuait la permutation d un seul coup; c'était une planchette garnie de contacts métalliques que l'on manœuvrait en regard des ressorts communiquant aux piles et aux micro]dîOiies, En manœuvrant la planchette, on mettait toute la série des piles fraîches en relation avec les tra us metteurs, tandis <[ue le même mouvement isolait toutes les piles polarisén-s, qui étaient remises en service après un repos d'un quart d'heure.
Les expositions de Munich, de Vienne, Tcxposition uniselle de iSHU, et plus récemment celle de Francfort, eur aussi leurs audttinns théâtrales.
Entre temps, M. de Parville disait : « Nous souhaitons
le public soit bientôt mis à même d'assister, au bout d'un fil télégraphique, aux représentations de l'Opéra, de TOpéra- Comique et de la Gomédie-Française. Il est de règle en ce monde que toute chose nouvelle doit passer par une période d'évolution. On commencera par aller entendre l'Opéra dans un local approprié qui remplacera les salons de TExposition; puis, peu à peu, on tiendra à rester cliez soi, et à entendre ce qui se passe à la Comédie-Française, puis à la place Favart, et Ton réclamera un réseau théâtral. On s'abonnera aux téléphones de rOpéra, de rOpéra-Comique, etc., comme on s'abonne aujourd'hui aux téléphones de la Société générale. »
Cette prévision est aujourd'hui un fait accompli, grâce à la Compagnie du théâtrophone.
Cette Société, moyennant un abonnement fixé pour le moment à 180 francs par an, installe, cliez les abonnés au réseau téléphonique de Paris et de la banlieue, des appareils qui leur permettent d'entendre à domicile les représentations de différents théâtres. Chaque soirée d'audition donne lieu en outre à la perception d'une taxe de 15 francs, quel que soit le nombre des auditeurs. Les abonnés peuvent d'ailleurs changer de théâtre autant de fois qu'ils le veulent dans la mCnne soirée.
Mais là ne se bornent pas les opérations de la Société du tliéâtrophone ; elle a organisé également des auditions dans un certain nombre d'établissements publics, tels que cercles, hôtels, restaurants, cafés. Un réseau spécial, des lignes omnibus, pour ainsi dire, réunissent ces établissements par petits groupes, au siège de la Société où est installé le poste central en relation avec les différents théâtres.
Ainsi, il existe pour les établissements i)ublics un service d'auditions quotidiennes, dont nous indiquerons plus loin le fonctionnement et le mode de contrôle; pour les abonnés, les auditions n'ont lieu que sur leur demande ; ils peuvent se faire inscrire à l'avance ou bien réclamer l'audition au cours de la soirée.
Le poste central est installé dans le sous-sol d'un immeuble situé rue Louis-le-Grand, n° 23.
Les conducteurs aboutissent à une rosace (/i(7. 397); différentes catégories de câbles y sont rangées par ordre. On y distingue :
Les lignes reliant l'administration aux théâtres ;
Les lignes spécialement affectées au service du théâtrophone ;
Les lignes d'abonnés;
La ligne de ville, reliant l'administration au bureau central
e l'avenue de l'Opéra pour ses communications de service.
àm TÉLÉPHONIE PRATIQUE
A partir de la rosace, les dîfTéroiites lignes se continuent par des fils parafllnës et vont aboutir à an tableau (/Tf?, 398) comprenant des annonciateurs et dos conjoncteurs. Ce tableau est complété par im commutateur à manivelle en relation avec un certain nombre de téiég^raphcs répétiteurs à aiguille (autant qu'il existe «le litrnes de théâtrophones;.
Le courant utilisé pour mettre en marche ces répétiteurs, ainsi que les indicateurs à aiguille du réseau des théâtro-
Fig-. 39Î. — Rosace dûà lignes du tïiéàlrophojie.
phoncs, est le même que celui qui alimente les lampes à ineandeseencc servant â l'éclairage; aussi, la face postérieure du tableau est-elle garnie de coupe-circuits destinés à parer aux accidents. Ce courant provient de la canalisation générale du quartier.
Le tableau est desservi par une seule téléphoniste, qui a pour mission tic contrôler à dislance le service des audition?^ chez les abonnés particuliers et dans les établissements publics, ainsi que d(? (^hanger périodiquement le programme de Taudition de ces derniers.
Dans les établissements publics, un appareil portatif, a perception automatique, dit ihéâtrophone, peut être instaU 8ur des prises de courant réparties dans les différentes salle et disposées de façon à donner satisfaction aux demandes d
la clientèle. Dans chaque établissement se trouve un télégraphe à cadran, semblable à ceux qui existent sur le tableau du bureau central.
Tous les cadrans d'une même ligne de théâtrophone sont mis
Fig. 398. — Tableau de distribution des lignes du thcâtrophonc.
en marche simultanément par la manœuvre du commutateur
à manivelle; ils indiquent par la position de leur aiguille la
nature de Taudition. Ainsi, chaque cadran {fig. 399) porte les
idications : Opéra, Opéra-Comique, Français, Nouveautés,
ouffes... L'aiguille placée sur une de ces indications fait
^nnaitrc que le théâtre correspondant est en relation avec
■ïr>i TÉLÉPHONIE PllATigiïi
r instrument portatif; un client sait donc toujours quel genre de spectacle il va entendre en se sentant de riiistruracnt; eU
comme les commun ira tious sont fruquemment chang'ées dans le courant d'une niCme poin'^e, il lui est loisible d'attendre que la musique de son choix vienne au programme
Le théàtrophone {fig, 400) est place dans le circuit à l'aide d'une Jlche qui pt-nètre dans une mûelioire tixée à la muraiUt^ et muTiie de contacts métalliques. La ficlie est reliée au thèatroplionc i^ar un cordon souple. Le tln'^âtrophonc lui-
(QRC0MI0U£| I £D£ N ^
(TH.rfiANgÂisrVb (NOUVEAUTES)
{SOUFFESj 3% ( BOUFFËSl
(KOUyEAliTES) ^ (TH.FRANÇMS)
(ED£N ) (ORCQHiguE)
(ORCOWtpUEl { £ D E N 1
(laFRftNÇAisI (kcuveautes) a
t BOUFFIS I
lÊ
niomc est yarni de deux récepteurs ték'phontques, mai?, ces ïnstrumctits restent muets tant ([u'une pièce de 50 centimes nu de 1 franc n'a pas été introduite dans une de^^ pet ï tes fentes ménaG:t''es a cet eiTet. En trlissant dans la tirelire, lu pièce de monnaie établit autoniatitiuement la liaison entre la litrne et les rcrepteurs. Au lïout de cinq ou de dix mînuteit, suivant la valeur de la pièce île monnaie, un nouveau déclenchement la fait trlisser au fond de la boite et interrompt Taudilion. L'introduction tï'une nouvelle pièce do monnaie dans" '' ^'utchct procure une nouvelle audition.
Il *:^l clair que la Société'* duit assurer, â toute heure de
^■ip^fipl
'^mmmmm
soirée, une autlition à quiconque i^lisse sa cotisation dans ta boito; or, les en tr actes des théâtres avec lesquels la Société a des traités peuvent coïncider, en tout ou en partie, avec la
J?'îg. 4tK). -^ Théûtropiionc,
période pendant laquelle les clients écoutent ou veulent écouter. La Société a obvié à cet inconvénient en ayant constamment sous la main, aux Jieures des représentations, un pianiste et un chanteur qui se font entendre pendant les moments assez '^'irts et assez rares ^ du reste, où tous les théâtres du réseau ibent simultanément a Tenir 'acte. Durant ces moments, .tes* les lignes de théatrophone sont branchées sur la salle î^iï tiennent le pianiste ot le chanteur, et tous les cadrans
indicateurs portent la mention « entr acte ». Il n'y a donc ni interruption, ni surprise.
Nous avons dit que les télégraphes répétiteurs du tableau central reproduisaient les indications des cadrans du réseau ; aussi la téléphoniste n'a-t-elle qu'à jeter un coup d'œil sur son tableau pour savoir qu'au Grand-Hôtel, par exemple, on entend les Bouffes, que le Café-Riche est en relation avec TOpéra- Comique, etc.; elle peut, en outre, contrôler le bon fonctionnement des théâtrophones en plaçant son appareil d'opérateur (un Berthon-Ader), non pas directement dans le circuit, ce qui introduirait sur la ligne une résistance inutile, mais à proximité; le jeu d'un levier à touche suffît pour effectuer cette opération; la téléphoniste entend alors, par induction, faiblement, mais très nettement, tout ce qui se passe sur la ligne.
Le service'des auditions à domicile se fait par l'intermédiaire du bureau de l'avenue de l'Opéra. La Compagnie du théâtrophone est reliée à ce bureau par un grand nombre de lignes. La liaison entre l'abonné et le théâtrophone se fait au bureau de l'avenue de l'Opéra, la liaison avec le théâtre a lieu au bureau central de la Société.
Lorsqu'un abonné du réseau téléphonique est relié à la Compagnie du théâtrophone pour une audition, les annonciateurs des différents bureaux centraux restent en dehors du circuit. Mais, au bureau central de la Compagnie, un relais Ader, très sensible, permet de percevoir les appels de l'abonne.
Ainsi, l'abonné relié avec le théâtre n'a plus de relations avec le réseau, mais, comme il peut toujours communiquer avec le bureau central du théâtrophone, il lui est facile d'obtenir par là telle communication qui lui convient et de causer, par exemple, pendant Tentr'acte, avec un ami relié à un autre théâtre. La théléphoniste du théâtrophone peut toujours, d'ailleurs, avoir recours à l'intervention du bureau de l'avenue de rOpéra qu'elle appelle par la ligne de ville.
Un appareil de mesures complète l'installation du bureau central du théâtrophone; il permet de vérifier, à chaque instant, l'état des lignes et de constater qu'aucune dérivation ne vient affaiblir l'intensité normale des auditions.
Dans chaque théâtre, la Compagnie possède, à proximité de la scène, un local qui contient les piles, les commutateurs et
les bobines d'induction. Ce local est relié, d'une part, au br
central de la rue Louis-le-Grand et, d'autre part, à la i sur laquelle sont disposés les transmetteurs, soit deva"*" • derrière la rampe, soit même entre les lampes et la ram
La figure toi montre la disposition adoptée pour pouvoir, à chaque instant, mesurer la résistance de la ligne d'un abonné qui écoute, et cela assez rapidement pour que Tabonné ne s'en aperçoive même pas. Ce résultat s'obtient au moyen d'un jeu de commutateurs à double fil à deux directions A4 , A2, A3... B, C, D, et d'un pont de Wheatstone avec galvanomètre à miroir
riCMESy
QALVMNOMC TI
Fig. 401. — Diagramme des communications servant à mesurer la résistance des lignes d'abonnés au Thêâtrophone.
et échelle. L'employé chargé d'efïectuer les mesures possède une liste des abonnés sur laquelle, en regard de chaque nom, se trouve inscrite la résistance normale de la ligne de l'abonné, vant qu'il est relié à tel ou tel théâtre, upposons que Te^nployé veuille vérifier l'état de la ligne .'abonné qui écoute sur la ligne n^ 3. Il commence par régler résistance variable de son pont de Wheatstone de façon à
46â TtLKI'HÛNlB PHATIQUE
ublenir Tëquilibre pour la résistiance que doit préî^enter la ligne lie rabonné qui est relié ce soir-là à la ligne n'' 3. Cela fait, il
place le rommutateur A^^ sur Tindication oituerf, puis, les yeux fixes sui^rindex lumineux de rëchelle qui est de tant lui, il relie, pendant un instant, la ligne au pont de Wlieatstoiie, eu faisant jouer le eommutateur I> et inlerrumpt aussitôt la communication. Si tout est en ordre, l'indice ne bouffe pas pendant cette manœuvre. Le commutateur C sert simplement à interculcr sur la ligne de rabonné une paire de récepteurs.
Quant au commutateur B, il sert à relier le pont de \V beatstone ù un cordon .souple k deux brins, termine par une lichc qui permet de rattacher au j^oïit Tun quelconque des càbleis aboutissant au tableau et de faire aisément toutes leîs mesures locales de résistance dont on peut avoir besoin.
Les télcLTraphes à aiguille dont se sert la Compagnie du tbéâtrophone sont d'un mécanisme très simple et très ingénieux,
ï^ur un axe a qui porte Taiguille (fi<j. AQà) est calée une roue dentée 6j ayant un nombre de dents ésral à celui des divisions du cadran, A côté de cette roue dentée, une armature en fer doux c est folle sur le même axe. Celte armature tourne librement, et avec très peu de jeu, entre les expansions polaires P P', é vidées eu arc de cercle, d'uu électrosumant E. Un ressorte boudin R maintient rarmature contre une butée iixe m et la ramène à la position qu'indique la ligure dès qu'elle est abandonnée a elle-même.
Quand on fait passer un courant dans rélectro-aîmant E, Tarmature c, trrî\ce au calage initial, se déplace dans le sens inverse des aiguilles d'une moutre. de façon à embrasser le phis granil nombre possible de lignes de force du champ magnétique créé entre les épanouissements polaires P et V\ Dans ce mouvement, elle entraine avec elle, par rintermédiaire du clic[uet d. la roue dentée b et, par suite, raiguillc calée sur \l' même axe.
L'amplitude du déplacement angulaire qu'effectue aiusi tout le système est réglé par la position de la butée f qui arrête l'armature. En même temps, elle coince le cliquet d entre la roue dentée b et T extrémité g de la butée^ forme frein et empcdie tout mouvement en avant. Le cliquet e s'oppose au retour en arriére de la roue dentée h.
Grâce a ce système do télégraphe, la Compagnie du ti trophone arrive à faire marclier à la fois et synchroniquem à des vitesses relativement très grandes, plus de 130 appar^
APPLTCATFONS
Les électro-aimants E ont 600 ohms de résistance, et tous les appareils fonctionnent en dérivation avec une tension de 400 volts.
Le courant est distribué au moyen d'un manipulateur à manivelle que l'on aperçoit sur la droite de la ligure 398 et qui se compose d'un tambour en bois sur lequel viennent frotter doux balais. La jante du tambour est munie, sur deux quarts de cercle diamétralement opposés, de lames de cuivre assez larges pour qu'au passage les doux balais se trouvent en contact avec ces lames. Pour un tour complot de la manivelle,
Ffjç.402. — Récepteur du télégraphe à aiguille de la O* du ThèAtrophone.
le courant est envoyé deux fois sur la ligne et, grâce au mouvement de rotation employé, on est certain que les périodes pendant lesquelles la ligne est en contact avec la source d'électricité et les périodes pendant lesquelles elle est ouverte, se succèdent régulièrement et à intervalles égaux, quelle que soit la rapidité de la manipulation.
Applications aux réseaux de secours. Avertisseur Dige on. — Dans presque toutes les capitales de l'Europe et dans bon nombre d'autres villes importantes, il existe un réseau électrique reliant entre eux les postes de police et les casernes de sapeurs-pompiers. Ce réseau se ramifie jusqu'à des avertisseurs placés sur la voie publique et permettant aux particuliers de signaler un sinistre au poste de pompiers le plus voisin. Jusqu'ici le service de ces réseaux était assuré par des appareils fondés sur le même principe que les appareils télégraphiques à cadran; ils avaient, comme tous les appareils à signaux
"••■•■^■ipiil
fucfitifs, \e grave inconvénient de ne laisser aucune trace de TappcL
En J888, ^I. Dîg(V>n, fonctionnaire do radministration des Postes et dcf? Télégraphes, proposa d'organiser à Paris un réseau complet d'avertisseurs téléphoniques. Il donna le nom iV averti s^seiir uni\:ersel à instrument ou plutôt à l'ensemble d'instruments qu'il a imaginés.
Cet avertisseur permet de prévenir immédiatement un ou
plusieurs postes, de demander des secours ou des renseignements^ de communiquer ou de recevoir des ordres, de constater la présence des rondes, des veilleurs, etc. Pon emploi n'est ]>as restreint stnilemcnt au service des incendies; on peut en faire usage pour signaler un événement quelconque. Toute personne peut se servir de Tapparcil sans études préalables ni connaissances spéciales; tout dérangement est constaté immédiatiMneut; l'installation est peu coûteuse; ce sont là de refais avantages.
Le System*' comporte : un appareil avertisseur, un commutateur spécial automatique et un nombre indéterminé téléphones placés dans un même circuit qui peut être desseï soit par le courant continu, soit par le courant intermitt'
i^^lp
On pout t'galcmont remplacer les tijléphoncs par fies appareils microtéléphoniqiies.
Emploi bu courait coî^ttnu, — L^avcrtisscur proprement dit hq compose d\m electro-aimant à deux bobines H H' IT {fig. 403). L'armature F Gst montée sur une ti£|;e horizontale N N qui traverse la culasse do rélectro-aimant. La tîge N N est terminée à Fune de ses extrémités par un écrou V, à l'autre par un bouton E. L'armature F peut glisser sur les prolongements en cuivre adaptés aux noyaux de IVdectro-aiïnant; l'armature porto elle-même, à sa partie inférieure, deux appendices i, t\ qui viennent frotter sur les plaques D, D', mais
Fi je, 401. — CûmtnutaEeur nutamatit|ue D[geon.
fieulcmeiït lorsque la tige N obéit à Faction d'un ressort à boudin qui l'entoure.
Dans cette po^^ition, une manette K sert à couper en J le circuit d'une sonnerie. En effet^aux bornes P, S sont attachéen une sonnerie et une pile; à l'intérieur de rinstrument, le circuit est eompb4e par Iv^ J, 1), i,F, i\ D\ Les fils des bobines aboutissent aux bornes A, T C<
Le bouton E qui est à Textérieur de la fmito sert a. ramener
rarmature F au contact des noj^aux et la manette K sur le plot J.
Le commutateur automatique Ifig. 404) est forme par un
levier A C, pivotant autour de l'axe B. Les deux bras de
ce levier sont inégaux, do sorte qu'il tend à basculer du
côté de G; mais, sur le bras A est fixé un crochet F auquel on
ispend un téléphone et, lorsque le téléphone est accroché, le
vier bascule du col<'^ de A. Ce-s deux mouvements du le-
2T A C ont pour objet d^établir les communications électri-
Go^^^
472 TÉLÉPHONIE PRATlQUt:
ques; en efTet, au-dessus du levier, sont dispos(»es deux équ erres K, 0» dont Tune porte un re?^^orl en laiton th. Lorsque? le téléphone est au crochet, la partie C du levier applique le ressort m sur Téquerre G, de sorte que les 6qu erres E, G communiquent élettriquemeiit entre elles; si, au contraire, le levier est incliné du cûté de C, le rcs:4ort m reste éloigné de (* et les deux équerres E,G sont isolées Tune de Tautre. Pareillement^ deux équerres 11,1 sont disposées au-dessous i\u levier. Lorsque le téléphone est décroché, le bras C presse Ir.* ressort n contre requerra 1 et la met ainsi en communication avec rc(iuerre H; au contraire, quand le fêléphono est au crochet, n reste éloigné de 1.
Les communications inté^rieure.s sont les suivantes : Borne P avec équerre G, borne t^ avec équcrre E, borne T avec équerre 1; la quatrième borne avec Féqucrre IL
L'installation d'un poste de secours comporte un avertisseur, un commutateur automatique, un téléphone magnétique ou un appareil microtcléphonique et une sonnerie. Dans Tun des postes est placée une pile qui actionne tous les postes itu réseau*
L^avertisseur et le commutateur sont placés verticalement, l'armaturç de Vavertisseur tournée^ vers le bas.
Dans le poste A {fig. 405] muni de la pile de ligne, le pdle positif de la pile aboutit à la borne P; la borne T ref;oit uu fli de dérivation relié au pôle négatif, en relation, soit avec la terre, soit avec un poste corresptmdant, La borne A de Tavcrtisseur est reliée à la borne S du commutateur; le téléphone est intercalé entre les bornes ! et T(\
La pile de litme peut actionner la sonnerie, mais il est préférable, au point de vue des dérangements, d em|ilo>er une pile locale d'un ou deux l'iéments Leclanehé, qui servent è contrôler trune façon permanente l'état de la pile de ligne*
Le circuit de la sonnerie est alors formé par le pôle positif de la pile locale, la borne P' de rnvortisseur, la manette K, le plot J, la plaque D, Tarmature F, la platjue D', la borne S', la sonnerie et le pôle négatif.
Tous les autres postes de secours sont installés de la m^me manie re^ avec la pile de ligne en moins. Dans le poste H, par exemple» la borne P du commutateur, reliée à la terre, commtK nique avec Téquerre G et cette dernière avec l'équerre H; !**« autres comnmnications sont les mêmes que dans le poste a pile.
Les postes d*appel, tels que le poste C, comprennent se
APPLICATIONS 'â73
ment un commutateur et un téléphone. Le poste est embroché sur le fil de ligne qui pénètre par la borne P et ressort par la borne S; le téléphone est interposé entre les bornes P et T. A rintérieur du commutateur, la borne S est reliée à Taxe du levier, la borne P à Téquerre E, la borne T à l'équerre H.
Les postes d'appel peuvent être installés chez les particuliers, dans les établissements privés ou publics ou bien sur la voie publique. Dans le premier cas, le commutateur et le téléphone sont enfermés dans une boîte, dont la face antérieure est garnie d'une glace qu'il faut briser pour ouvrir la porte et décrocher le téléphone. Dans le second cas, c'est-à-dire pour les postes placés sur la voie publique, la boite est également garnie d'une vitre, mais, au moment du bris de cette vitre, la porte s'ouvre en découvrant l'embouchure de l'appareil téléphonique et le levier du commutateur bascule. Cette disposition peut être adaptée à la boite du poste privé.
Le circuit d'un réseau de postes d'appel et de postes do secours peut être à simple ou à double fîl.
En temps normal, tous les téléphones sont accrochés aux leviers des commutateurs, et un courant permanent traverse les bobines de tous les avertisseurs. Si donc, au moyen du bouton E (fig, 403), on amène l'armature F au contact des noyaux, cette armature y adhère tant que dure l'aimantation; c'est la position de repos. En suivant la marche du courant sur la figure 405, on voit que dans cette position les appareils téléphoniques sont en dehors du circuit.
Si le courant est interrompu, en un point quelconque du circuit, accidentellement ou volontairement, les noyaux des avertisseurs perdent leurs propriétés magnétiques, l'armature obéit à l'action de son ressort antagoniste, et les tiges ii' (voir fig. 403) glissent sur les plaques DD'; le circuit de la sonnerie est fermé. L'interruption de courant dont nous venons de parler se produit, au poste d'appel C (fig. 405), lorsqu'on décroche le téléphone; le levier du commutateur abandonne la lame m pour s'appliquer sur la lame n et, pendant ce mouvement de bascule, la ligne est isolée; à ce moment les sonneries se mettent en marche.
L'appel entendu, dans chacun des postes do secours, on tourne la manette K et on décroche le téléphone que l'on porte
Toreille. Par cette double manœuvre : 1** les sonneries sont lées ; 2» les appareils téléphoniques sont introduits dans le
cuit; 3° les avertisseurs sont isolés; 4° la pile de ligne du
)ste A est momentanément supprimée. En effet, dans cette
position, les équerres H et I communiquent entre elles, tandis que les équerres supérieures sont isolées; le circuit télépho-
Fig. 406. — Diagramme des divers postes] d'avertisseurs Digcon (emploi duj'
continu).
nique se trouve ainsi débarrassé de toutes les résist
■MPI
inutiles, et les postes A, B, C peuvent échanger entre eux des communications verbales.
Lorsque les conversations sont terminées, on replace les téléphones au crochet; il convient, en outre, pour remettre la ligne en état de fonctionner à nouveau, do ramener les armatures au contact des noyaux.
M. Digeon recommande, pour Tinstallation de son avertisseur en courant continu, l'emploi de la pile Callaud grand modèle.
Maintenant que nous avons expliqué le système dans ses grandes lignes, il convient de revenir sur des questions de détail qui ont une grande importance dans la pratique. Il faut, en effet, que la personne qui appelle soit avisée que son signal d'alarme a été entendu et qu'elle peut faire usage du téléphone; il faut aussi, dans certains cas, qu'au poste de secours il existe un contrôle; il faut, en d'autres termes, qu'il reste une trace de l'appel.
L'accusé de réception du signal d'alarme est produit par le ronflement du téléphone du poste d'appel. La figure 405 représente la disposition théorique du poste de secours à pile de ligne qui permet d'obtenir ce résultat (poste A'). Dès que l'armature tombe, la sonnerie de ce poste se trouve intercalée dans le circuit de la pile de ligne et les intermittences de courant de cette trembleuse produisent, dans chacun des téléphones embrochés sur la ligne, un ronflement caractéristique et suffisamment intense. Pour faire cesser le ronflement au poste d'appel (poste C), il suffit que le poste de secours ai)pelé (poste A') décroche son téléphone et tourne la manette K.
L'appareil de contrôle permet de connaître, sans le secours de la parole, quel est le poste d'appel qui a donné le signal d'alarme. A cet effet, chaque poste d'appel est pourvu d'une roue à émissions ou à cames adaptée à un mouvement d'horlogerie; cette roue est fixée sur la planchette du commutateur [fig. 406, poste 3), ou bien peut servir de sonnerie d'alarme automatique ifig. 406, poste 4). Le poste de secours à pile de ligne (poste n° 1) est muni d'un récepteur Morse à déclenchement, à arrêt et à enroulement de la bande automatiques. Au moment où l'on décroche le téléphone du poste n° 2, les armatures des postes n*» 1 et 5 tombent; de plus, le mouvement d'horlogerie du poste n^ 3 se met à dérouler et entraîne la roue à cames R; en ♦'^"rnant, celle-ci produit des émissions et des interruptions de
irant qui sont enregistrées par le récepteur Morse du poste
l, récepteur qui s'est mis en marche dès la première émis-
n de courant.
^S^gle
OQ'a
((j^iji
H,Mi|i|i|i|h
jnerse