‹ Téléphonie pratique (volume 2)Chapitre 6 sur 35 · Transmellour Bcrthon à couIis»*e · texte numérisé non relu

Transmellour Bcrthon à couIis»*e

90 TELEPHONIE PRATIQT E

tion des précédents. Il peut se placer sur nn bureau ou sur une table. Un cordon souple, à 7 conducteurs recouverts de

soie, le raccorde avec le& fils de ligne, de sonnerie et de pîle,

La figure lOi montre l'aspect extérieur de Fînstru nient. Le inU crophone s*adapte d la face postérieure et, coninie dans les typrs Berthon que nous connaissons déjà, comnuniique avec les organes renfermés dans la boite par des ressorts ajïpliques sur des plots niétalHques. Sur la tablette de dt^ssus, on tort le l>outon d*appe] : en avant, le crochet commutateur, auquel est suspendu Tunique récepteur Ader n* 3 que comporte rinstrtunent.

Les figures Î05 ri 106 montrenl les détails du crochet commutateur et la disposition dns circuits. A, A Iftg. lOG) sont les plots mi'-talliques, en rt^lation avec les plaques de charlïon du micî'Mphone M. Ces communications, assurées par des cordons souples et par les ressorts dont nous avons parlé, sont représentéen ici par des lignes en traits et en points: H, 0, sont les vis qui reçoivent les cordons du récepteur: les courants passent doiu* lie l'iuie à l'autn-, comme Tinrlique la ligne pointillée. mnis en traversant les bobines du téiéplione.

Les bornes L, S, C, Z ont leur afTectation halïituelle, senloment on remarquera que le pôle positif de la pile micrDphonique aboutit à la horn C M, le pôle positif de la pi

Fig. 104. •

Transmeltcur Bcrthon, forme cartel.

wm

wgm

LES TRANSMRTTRL nS

d'appel à lâ borne C, et que les pôles no^atifs de ev^ de pile;^ sont réunis sous la borne Z. Cette borne, rf^liée à Tu des bornc's L, ret;oit égaldnent Furie des pxtr/miités des* ; primaire et secondaire de la bobine dlnduction. Cola posé, ligure 106 permet do suivre la marche des courants sans qi soit nécessaire d'insister davantage. Elle représente le cire de conversation.

Fig. 105. — DémiU du t^rochet du Itaun*moUcur Bedhon, tonne car le 1.

Fi^^ 106. — Cmiimunirations du transuiclteur lierUmn, forme tarïeï (Position d** ronvcr-

Si&liOTi).

TRA5SURTTBUR Behtqon {lijpc ïV' H hi^"\, — Cc modèle comporte

une applique murale et un appareil ijortatrf, ronnu sous le nom

d'appareif coîiibiné Berthon-Aiîer. L'appareil combiné Bertlion-

Ader, que Ton appelle aussi quelqiu^lois appareil d'opérateur^

est celui dont se servent Ioh téir^phonisti^s, dans beaucoup de

biirc^aux centraux, pour correspondre avec les abonnés. Dans

^^ figure 107, on le voit suspendu au crochet de l'applique

irale, C*ost un microphone Berthon, relié à un téléphone

1er n" 3 par une tige métallique. Le microphone étant placé

face de la bouche, la courbure de la barre d'asi^emblage est

n TELEPIIOME PHATIQLK

telle que le récepteur est à liauleur de l'oreille. D'aMleurs le téléphone Ader est monté fc^^ur une glissière, dif^positton qui permet do le rapprocher ou de l'éloigner â volonté. Un cordon souple, à quatre conducteurs, relie le transmottfHir et le récepteur aux ho mes de l'applique <^irculaire que Ton (ixe sur le niup.

Dans son trajet, le long de la tige inétalhque qui réunit le microphont^ au téléphone, le cordon souple est maintenu par une ligature en ilcelle, qui donne aussi a l'appareil plus de stabilité dans la main.

L'ap]>li{fu<^ muralo renferme h liobini' d 'ijidueti on, ïe crochet commutateur et le bouton dap]ieL Le mécanisme diïTére peu de celui tjue nous avons décrit, en parlant du type forme cartel.

Lu figure 108 montre la disposition des circuits.

Thansmkttklr Beutuon {iijpen'* 10 -

— C'est en .quel que sorte l'appareil précédent monté sur une colonne en bois. De mural qu'il était» il devient ainsi portatif ((ig. 1091. Il conqiorte un seeoml récepteur Ader u" 3 qui se suspend à un crochet fixe, tandis que le croche i mobile rrste allée té à Tappareil combin('\

TflANSMKTTKuii Hertqon [type n''^ ^

— L'apparfvil combiné Berthon- Ader peut s'adapter aussi au transmetteur BcTtfmu, type n" % et tî'y substituer au second récepteur Ader, Dans ce cas, bien entendu, le microplione, situé au-dessus do

la boite, dans la ligure 101, n'existe plu??; il est remplacé par 1p microphone de rappareil combiné. 11 en résulte de légères modifications dans les communications intérieures et un déplacement de quelques orgatu's : c'est ainsi que le crochet commutateur se trouve ici à irauche et la bobine d'induction

lOî. — TraiisiiielK ur Berlhon,

"ippppi

mu

LES TRANSMETTEURS

Fig. lOë. — Coiniflunicatifmà i\n Ir^tcisineUcur BerUioii, iyjje ii^ S IjIè iPo&illon d'appel'.

à droiU*. L'appareil ainsi nriodifu' est connu ï^ous le nom de iype n** U. La fig^nre liO le représente dans son enseml^le.

Tr an sm e tt e ur B our d in .

— Le mieroplione Buui'din, ilont M. Dieudonné réclame la paternité, se dislini^aie ]var son originalité. Sur Ja plaque en sapin P t'/îO'. *ll)i qnatn? lames de t^harbon €, C, C, C sont isolées Tune de Vautre. Dans un évidemment de la boite, et en regard tîe ces lames de charbon, deux blocs, égalemiMit en charbon, i^ont vissés sur une planchette fixe. On voit en D D' un plan de ces blocs, eu D'' une coupe transversale. Chacun de ces blocs

t percé de huit trous cylin-

îques, dont les axes sont

'linés sur l'iiorizon ilun angle supérieur à

Klij^ lOJ. — Tratirimetteur Berllion^ ty\K n* 10.

io degrés. Un

94 TÉLÉPHONIE PRATIQL'E

morceau de charbon cylindro-coniquc B est placé dans chaque trou; il s*y meut librement sans pouvoir en sortir, car il e?it

Vig. 110. — TranenieUeur Barthoiii tjTc n* 9.

arrête, d'un côté par la planchette îiur laquelle sont vissés Iej=

Fig. m. — Détails du wicropUoue Bourdio,

l)locs do charbon, de l'autre par les laines de charbon collées sur hi phu(ue microj)honiquc.

LES TRANSMETIEURS 9S

Les charbons cylindro-coniques H'appuiunt par leur pointe sur les lames de cliarbon C, C, C, C; t-haquc lame vn supporte quatre^ Il résulte de la position inclinée de ces charbons, et de leur mobilité, que les poussières ï^otit éliminées jiar Taction de la jK- sauteur.

Tout ee systémr fait jiartif du couvt^rcîe du transmetteur, monte a charnières, sur le corps ménuî de TappareiL Les deux blues de eliarbon commujuqm'id n^spcctlvemenl avec les deux cbarniéres, et c'est par leur iutermé'diaire qu<' le jnicrophone rst relié au mécanisme contenu dans la boite.

La figLirc lia représeirte Tensemble de Tai^pareiL Noui^ n'insisterons ]ïa« sur le bouton d'appel,i)as plus que sur le paratonnerre à [peignes. Les deux circuits de la bobine d'imluetion ont respectivement des résista née s de 3j5 et 310 olimsL

Le crochet commutateur est monté sur un ressort K, en aci^r

7'f7. 113)< La chape qui le supjxïrte est iustallée sui' une [ïla<[ue en éboïute qui Tisole de la boite de 1 ajipareil, tjuani au corps ilucrocliet, il comprend deux parties : la portion principale U C est vissée sur le ressort H; une pièce /", en laiton, est rapportée, et montée sur Téqucrre en ébonite c: la pièce métallique /"est doue complètement isolée du reste du système.

Lorsque le récepteur est susi^endii au eroeliet, et que celui-ci est abaissé, la masse métallique C C touche la paillette c ijuj. if 4) seulcmîmt; la paillette d^ en raison de sa courbure, qu'il u'a pas été [►ossible de représenter sur la figure, repose sur la partie en ébonite et est isolée. Dans cette position, le circuit d'appel est fermé. Quand le crochet est relevé, la ce/* met en communication les paillettes a et t>; d commune avec le massif CC, c est isolé. C'est pour montrer cette position, et pour faire voir ]>lus ai:?éuient 1<'S eomlucteurs

¥ij

i\'À- — TraiiMiioLlcur

nutirdmi

'^t^. 113, — e ruche i-éo ni aounlin.

96 TÉLÉPnONIB PRATIQUE

intf'rieiirs, {[\w les entés A, B, ainsi qin* le couvercle D de la boile, ont été rabattus dans la figure 114,

l^n second inoilcle, présenté par la maison Miklé, a été admis* sur les réseaux de TlCtat. C'est ite modèle f|ne représente la (ïgure 115. La planchette microphonique, presque verticale, est

Fi;j. Jll. — CommuiU'.aUon:! du Iraiisinetlcur mural Ilouidin. iroHiUon d'appel^.

léjfèreineiit ineliuée en avant. Le pupitre, qui renferme le iiu^c uni s nie ^ sert d appui pcair in*enclre des notes on pour tran,scrire la correspundance. Les organes essentiels sont les meniez que ceux du modék^ mural, sauf le crochet mobilo qui est tout ditTérent. t'c c roche t. en niT^tal nickelï^ pivote autour d'un axe o //r;. iHi]\ un ressort antaironistc 11 tend à relevt-r l'extrémité D. L'extrémité op^iosée est eu forme d'anneau; Vouvcrturc de cet an ne an esl boue liée par une ron délie en ivoire, traversée elle-niérnc par une goupille métallique ff\ lu goupille f f est- par conséquent, isolée de tout le reste du système. Quand le crochet uïobile occupe la position que représente la ligun* 116, c'est-à-dire, quand le récepteur est suspendu, la partie antérieure du levier appuie sur le ressort le circuit d'appel est Cermé. Le courant venant de la lij passe successivement par la borne L, la plaque inlerioure

LES TRANSMETTEtIRS

paratonnerre P, Taxe du levier o, le ressort a, la clé d appel C, la borne 8, hi sonnerie et la terre, ou le fil de retourj par la borne T-

Si le crochet est relevé, sa partie antérieure presse le ressort 5, tandis que la goupille f f réunit les deux ressorts c, d. Les courants venant de la ligne arrivent, comme précédemment, h l'axe 0 du levier, traversent le ressort &, le circuit

Fi g. lij. — TraiusiiiQi.leur à pupJUc Bourdin.

secondaire de la bobine d'induction, les deux récepteurs et sortent par la borne T. Le circuit mi cropho nique est, de son côté, fermé par les ressorts c, c^ et la iroupllle ff <[ui les unit; ce circuit comprend, comme d'habitude, la pile, le microphone et le circuit primaire de la bobine d'induction.

Transmetteur Bourseuh — Après avoir nettement exposé, en 1854, )a possibilité des communications téléphoniques» c serait porté à croire que M. Bourseul fut Tun des preïi rs à en tenter Texploitation industrielle; il n'en est rien c sndant. Le seul transmetteur téléi>honique de cet inventeur ( M 7) est de construt-tion récente; c'est un microphone â

grenaille, dont nous allons étudier les organes essentiel-^. Tî {fîg, 119) est une barre de laiton, vissée sur le hloc de bois M N dont la partie centrale, évidée, forme un cylindre creux, La barre B porte en C un auget on laiton qui contient de la cre* naille de charbon. Sur l'anneau de laiton D E repose ttne plaque de charbon F, de 10 ccutiuiètrcs de diamètre et de 2 millimètres d'épaisseur. Cette plaque est a?ïsez rapprociiér de Tauget C pour que la grenaille ne puisse pas s'échapper;

\^ép^è e/^^ày

Fig. 116. — Communicalions du trunsmcticiu à jju pitre BourUiii, (t'o^llion d'appd .

elle en est assez éloignée pour ne pas toucher les parties métalliques, de sorte que l'on est en présence d'un contact microphonique charbon - grenaille -méial. Sur la plaque de charbon F, on place une rondelle de cttoutchouc H H et, par-dessus, une planchette de sapin I, percée d*un trou circulaire; le tout est maintenu par une moulure en bois K; la planchette en sapin a d'ailleurs pour unique objet de protéger la plaque de charbon contre les chocs.

Les bornes Ligne, Sonnerie, sont dinposécs par paires haut de la tablette sur laquelle tout le pofile est monté;

fto' ti^:lépiionie pratique

borni?^ pile de microphone^ pile d'appel, occupent la partie inférieure de cette tablette.

La ncrure ilH montre le mécanisme et les communications du transmetteur PourseuL

Le H deux circuits de la bobine d'induction ont respectivement ! ohm et 150 olmis.

"9 ç^7^^a;di9

A'VvVvt

Vi'tS. \2{}, — t'inuiuan il allons du Iran^iiTt^llcur muraï Brûgucl (Uosiiion do conversation).

}a' crochet mobile A baisculc autour du point B; le re.^sort R lui sert de rej^sort antagoniste , mais est aus-si utilisé pour établir la liaison avec la ligne.

En suivant les iils de communication, on voit aisément comment se roniportent les courants, soit pendant les appels, soit pendant les conversations. Au moment de lappel, le crochet A est abaissé par le poids du récepteur qu'il suppor La, partît* ]>ostérieure de ce crochet est appuyée sur le co luet iiy le eontact ^ rst isolé; le res^sort II a été soulevé, ail

TÉLÉPHONIE PRATÏMIE

que la goupille d'ébonite e qui lui ï*st adhérente; par suite, k ressort r s'est relevé et a abandonné le contact c. Un courant pénétrant par la home L^ passe en R, crochei AB

Fig. I2.i. — Comiiuinicalions du transmelleur portatif Brtguei (Position de NNijvt^rsaiinns

a, S, /, S*, traverse la sonnerie et va à la terre ou sur la Hgn^ de retour par les bornes S-, L% En pre^Hant sur le bouton d'appel N, on abaisse le ressort s qui abandonne le contact f pour s'appuyor sur d. Le courant do la pile C^ passe en d, crochet A B, R, L', ligne, et va faire fuactionner la sonneri

LES TRANSMETTEURS ÏM

cnrrcâpondant, le pùlc Z* étant à la terre ou sur la ligne de retour par la borne L^.

Dans la position de conversation que nous avons figurée {(hj, 118), le courant arrive par L\ paf^se par R, crochet A B, d, récepteur de droite^ circuil secondaire de Ir bobine d'induction^ récepteur de gauche^ lerro ou fît de reîonr. En mt^mo temps, ]e circuit du microphone est fermé. En effet, lorsque le crochet A B est relevé, c est*à-dirc lorsque le récepteur est décroché, la goupille débonît© e appuie sur le ressort r et le maintient appliqué sur le contact c; alor;^, le courant de la pile microplxoniquo passe de C™ on r, c^ circuit prinmire de la bobine dHnduction^ microphone M, borne Z'".

Transmetteur Bréguet. — Cet instrument (fig. 121) eat disposé en forme de pupitre. Sur la face déclive est collée une lar^e planchette mierophonique en sapin, sous laquelle sont boulonnés les charbons. Ce sont quatre charbons cyliiulriques, montés par deux en quantité, et mobiles entre trois blocs prismatiques, comme le montre la figure 120.

Les ressorts U, K réunissent le microphone au reste du mécanisme. P représente le paratonnerre à papier, A ta clé d'appel » m, n les circuits de la bobine d'induction. Le crochet mobile Q pivote autour de la vis 0; le ressort \j tend à le soulever.

Les piëccB en ébonile e, e\ fixées à la masst^ du crochet, supportent les ressorts flexibles r, r\ Lorsque le crochet est abaisse^ ce qui arrive toutes les fois qu'un téléphone récepteur y est suspendu, 1<^ ressort r touche le contact d, le ressort ï*' abandonne le contact a et reste isole; Tappareil est sur sonnerie, t^i, par r effet dn ressort antagoniste U, le crochet se relève, le ressort r presse le contact b, le ressort r s'appuie sur le contact a; les circuits do conversation sont fermés.

Les téléphones récepteurs se placent entre les bornes f , i\ /"; leurs cordons souples sont tracés en pointillé sur la figure 120,

Le circuit primaire de la bobine d'induction a une résistance Je 1,5 ohm; le circuit secondaire mesure 150 ohms.

La maison Bréguet a également construit un appareil portatif dont le microphone et le mécanisme sont exactement les înêmos que ceux du modèle précédent. La figure i^2 représente cette derniéro disposition et la ligure iTâ montre le circuit de conversation.

TransmetteurCrossley.— Le transmc tteur Grossie y (/îg. 114),

it la forme générale n'est pas précisément élé gante ^ ronoie tous Ica organes d'un poste complet. Sur lu devant, on 1 1^ clé d'appel E ; sur la droite le crochet du levier commu-

■■^P^PVPP^i»**^!!

lOA TÉLÉPHONIE PRATIQUE

tateuF C ■ sur la gauche lo timbre N d'une sjoiinerie X et le crochet fixe. Sur la face supérieure, inclinée comme un pupitre, se trouve la membrane microj)horiiquro en sapin A soutenant les charbons, cachés à l'intcriour de la boite, ainsi que la bobine d'induction H et le mëcani&ine du commutateur D. Les charbons microphonique^s sont dispOKés en losange,

Fi^'. Vil, — Transmetteur Cross Icy,

comme le montre la figure !23; aux angles, des blocs prismatiques reçoivent les extrémités des cylindres qui forment les cotés. Ces blocs prismatiques sont assujettis .sur la planchette de sapin par des boulons à écrou. Les blocs situés aux an; aigus du losange sont garnis de ressorts qui, par pressa établissent la communication entre le microphone et les ftut

LES THANSMETTEUUïl 1*1

r organes du transmetteur; ces ressorts R, R' s'appliquent en elTet sur les ressorts r, r , comme rindiquc la figure i26. La clé d'appel ii'ofTre rien de particulier, La sonnerie est une trenibleuso ordinaire dont les bobines ont 100 ohms de résistance.

Les deux circuits de la bobine dlnduction mesurent respectivement I et iOO ohms*

Le crochet mobile, qui forme commutateur, pivote autour d'une vis à centre. Il est abaissé par le poids du rt*cej>tcur et relevé parle ressort antagoniste U. L'extrémité postérieure du levier métallique AB porto une plaque en ébonite E qui isole complètement le bloc en laiton D. Les ressorts a, b sont en contact permanent avec cette partie du méuanismï\ Lorsque le croc3iet est abaissé {fig. 12G) les ressorts n^b^ restent appliqué*î sur la plaque d'ébonite E, et sont isulcs Tun de Taulro, Lorsque le crochet est relevé, les rei^sorts a, 6, s'apjmiont sur le bloc métallique D et communiquent entre eux par son intermédiaire. Dans le premier vas, le ressort c touche une potence dont l'extrémité est représentée en c^ et le circuit d*appel est fermé; dans le second cas, le ressort d est en contact avec le plot métallique d\ et le levier A B communique avec les récepteurs.

Les bornes hont au nombre de quatre : L re^^oit le fil de llgne^ C, le pôle positif de la pile d'appel; C >h le polo positif de la pile microphonique; Z T, les pnlcs nég-atifs de ces deux piles, ainsi que le fil de retour ou le Jil de terre.

La fi*|ure 12G montre le circuit d'appol. Le courant venant de la ligiio passe successivement par L, m, n, le pivot du levier, c, c\ traverse les bobines de la sonnerie dont le fil est en relation j par une de ses extrémités, avec Tarmature, s^écbappe par g et sort de Tapparcil par la borne ZT\ Lorsque le poste ainsi appelé répond, son courant va directement sur la ligne, de C en L, par le ressort abaissé de la clé d'appel.

Dans le circuit de conversation, les courants arrivant par la borne L, vont, par îu et n au pivot du levier, puis à d, ci', parcourent U^s doux récepteurs, le 111 secondaire de la bobine d'induction

i , i 1 f-i 1 L Ki g, l^, — Charbons cJu trwift*

"* gagnent la terre ou le fil de retour ^netteur cro^fiiey.

xr la borne Z T. Pendant ce temps,

\ système microphonique reste en activité; en efïet, si on 'a pas perdu de vue que les pôles de la pile du microphone

Ti:Li:pnoNiE pratique

Fig, lae^.— Commun icat ions du Ira ti*i met leur Crosftïey iHûaition d'appel).

sont attaches aux bornes C M et Z T, il devient aisé de voir

que le circuit est ferme. De C M, le courant va en 65 D, a, r

(à travers le fïl primaire de la bobine

irinduction] , traverse le microphone M ,

le ressort r' et revient à la lïorne ZT.

Transmetteur Deckert, modèle réduit.

— Dans l'appareil Deckert admis sur les résciiux ai' riens et souterrains, le transmetteur et le récepteur sont réunis et assembles par un manche; le mécanisme et la bobine dMnduction sont renfermés dans une applique murale {(in. 127) dont le crochet extérieur, faisant oJïice de commutateurj sert u suspendre le transmetteur et le récepteur associés-

Le microphone comprend une cuvette en ébonite, se séparant en trois parties visséesTune sur T autre, savoir :

1^ Un couvercle A (/îj/, 128) ou embouchure analogue à celle du récepteur;

S*- Un fond Lî;

ti" Une partie intermédiaire C, rcunie au récepteur et contenant les organes du microphone, ainsi que les communications. Les deux faces de la partie in ter médiaire C sont représentées en plan, ai

Fig. 137. — Transmelteur Deckepïj modèle réduit.

bas de la coupe de rapparcil.

wmmm^^mm&mmm

LES TR ANS M ETF EU fis , 107

Au-dessous de rembouchure A est une mince membrane de

charbon* vernie du coté sur Ic^r|U<"I on parle. Lorfsque la pièce A est

vissée sur la pièce C, la

membrane D touche lew

pointes des \is Y, V\ riUi-

nies toutes» les deux à l'un

des corJon^ souplus eta- Ç

blissunt la commnnication

avec la pile; th^ ce olier, la

membrane microphonique

D est en relation avec l'un

de^i pnit's de la pile, le puïe

positif, par exemple.

Le fond de la cuvette en

ébonile C-j est irurni d'un

disiiuu de charbun m m'

réuni par la vis U à un second cordon souple, relir lui-même au pu 11* ne ira t if de la pile. Ce disque m m' a une forme originale : c'est un cercle sur lequel s'élèvent seize troncs de pyramide a base carrée; les grandes bases font corps avec le distpie de charbon.

tandis que chacune des petites bases est l'ecouverte d'un léger tampon de drâj) grossier. Une gorge nn\ creusée dans Tébonite, circonscrit l'assemblage que nous venons de décrire; cette gorge circulaire est FempUe par une matelassure de coton cardé. La parlie qui sépare la membrane de charbon D du

disque mm\ ainsi que les espaces laissés vides par Ten- ?mble des seize pyramides tronquées, sont remplis par de . grenaille de graphite. Cette grenaille se trouve en quelque prte emprisonnée dans une chambre dont Tanneau de coton

12S, — D*jiMil;^ du iritiiMiicllcur Deckert*

108 TELftPHONIE PRATIOtTË

cardé forme la paroi latérale. Les houppettes qui surmontent les troncs de pyramides composent un cloisonnement, dont le but est de diviser les parcelles de graphite et d'amortir les mouvements que leur impriment les déplacements de la plaque vibrante. Cette disposition a pour objet d'éviter \q^ crachements qui constituent ]"uïi des principaux écuoils dans la construction des microphones.

Dans Tappareil Deckort que nous décrivons, le récepteur est placé à l'une des extrémités du manche, le transmetteur à Tautre; la position de ci's deux organes est tulle que si le microphone est en face de la bouche de la personne qui veut parler, le téléphone est â iiauteur de son oreille.

L'applique murale renferme le erochct-conimutateur et la bobine d'induction; les fils de liaison avec le transmetteur et avec le récepteur y aboutis^ient en ,'ï, b, c, d [(îg^ 130;; les deux fds verts a, b, correspondent au récepteur; les fils rouges c, d vont au transmetteur microphoniquo. Les quatre bornes sont marquées des lettres T, L, S, M, en allant de gauche ;V droite. A l'intérieur do l'instrument, la borne ï est reliée à l'axe du crochet-commutateur, la borne L à l'une des extrémités du circuit secondaire d(.' la bobine d'induction, la borne S au ressort e, la borne M au corclou d, Arextérîeur, la borne T reçoit le fd de terre ou le f îl de retour, la borne L le lîl de ligne et un des fds de sonnerie, la borne S le second lil de sonnerie, la borne M l'un des pôles û\uie pile dont rautre ptile est à la terre. On voit que, de la sorte, la sonnerie est à cheval sur j^ les bornes L, 8, D'autre part, le cordon a est

5^1 réuni au circuit secondaire de la bobine d'in-

y/^ -""vJ) duction, le cordon b au ressort f, le cordon c au •"^-^ circuit primaire de la bobine d'induction, rattaché par son autre bout au ressort g\ enfin, comme nous l'avons dit déjà, le cordon d com- ^'V^^cômmul munique avec la borne M.

tateur du La figure 1^9 montre le mécanisme du crochettransmeiieur commutateur doiu la partie postérieure, taillée

Deckert, mo- . , , . , , . ,

déie réduit. ^^ prisme a base triangulaire, agit sur un jeu de ressorts. Il est aisé de voir, en examinant la figure 130, que les déplacements de ce crochet mobile ont pour efTet de mettre la boniu T en relation avec la sonnerie ou bien avec les deux circuits de la bobine dlnduction, mesprant respectivement 2 ohms et 200 ohms. Examinons ce qui passe dans l'un ou l'autre cas : si nous intercalons, sur le traj< du fil de U^ne, une cjé ou un bouton de sonnerie avec une pil

LES TRANSMETTEURS

jl est clair qiif^, lorsque Tor^ane dont il s'agit fonctionnera, le f'ourant ira directement sur la ligne, et tiue rapplique murale restera en dehors du circuit. Il est clair aussi que, la clé ou le bouton d'appel restant au repos, les courants venant de la ligne arriveront a la borne L. Si^ à ce moment, le crochetcommutateur est abaissé et si, par conséquent, le prisme A Ifig- 130) touche le re^ssort e, les courants pénétrant par la borne L traverseront la sonnerie interposée entre les bornes L, S, passeront par S, e. A, et gagneront la terre ou le fil de retour par la liornc T; la sonn<:rie ionctionnera.

Lorsque le crochet commutateur e^t relevé, le ressort e est isolé, les ressorts f, g touchent le maKsil" métallique A. Les courants arrivant en L passent par le circuit secondaire^ de la bobine d'induction, le cordon a a j le récepteur, le cordon b'b^ le ressort f, le massif A, la borne T. Le circuit microplionique est également fermé; le courant de la pile M traverse le cordon d d\ le microphone.

le cordon c' c, le circuit primaire de la bobine d'induction, le ressort tj, le massif A et s'échappe par la borne T.

Transmetteur Deckert à appel électro-magnétique. — ïn autre modèle d'appareil Deckert est admis seulement sur les réseaux aérieni^»

La figure 131 représente une vue d'enjïemblc de cet instrument. Le h nr^ancï^ essentiels sont les mêmes que ceux de lapparcil ri'duit admis sur les réseaux ^^outerrains, leur arrangement seul dilTcre,

Le microphone, fixé sur le haut de la planchette antéricurcj est pourvu d'une vaste embouchure eji ébonite. Les deux plaques de charbon sont réunies, ])ar des cordons souples, à (tes ressorts qui établissent la liaison électrique avec les parties internes de la boite.

Le récepteur est garni de cordous souples que Ton attache nme dans les installations ordinaires,

tQ crochet-commutateur est identique à celui du modèle uit.

Fi^. 13U. " Cotiiiimnicaiîosis liu Iransmetteur Deckert, modèle TédtliU jP^sUloii d'appel.)

11§ TELEI^HONIE PRATIQUE

La résistance de la bobine d' indu et ion est de 1,3 ohm pour le circuit primaire et de 1*J5 ohms pour le circuit secondaire. Quant au systc^mu d'uppel, il consiste en une petite machine magnéto-électrique actionnant une sonnerie polarisée. La figure 1^2 montre comment sont disposées les communications. Les bornes Z, C reçoivent les fils de pile; la liirne et la terre >*at tachent eii L et T; bien entendu, il n'exiïste i)as de pile d^appcL

Supposant le crorîiet C abaissé, comme dans la ligure 132, l'appareil est dispose pour l'appeL Lorsqu'on met en mouvement la manivelle de rap])el électro-magnétique A, la bobine a tourne vnWv h's |iûles N, S d^"S aimants i-n fer à cheval qui l'enveloppent. De cette rotation naissent des c Durant î^ induits qui, vers hi droite de la Uirure^ marchent dan. s la direction de la sonnerie polarisée P et, par la borne L, vont surlaliirne. Le circuit est fermé, à irauclie, j>ar le ressort f^ le crochet C, la borne T et la terre, tious l'action de ces courants, le marteau de la sunnerie frappe alternativement sur les* timbres f, i\ tant au poste de départ qu'au poste d'arrivée.

Lorsque le correspondant répond, les courants émis par son appel électro-magnétiLjue traversent la borne L, la so!uierie P. la bobine a, lu ressort /", le crochet Cj et rejoignent la borne T qui conimuJiique avec la tern^

Dans la position de réeeptionj le ressort f est isolé; le

l-ig. L31

Tian*iucUeui' DerkorE k appel élccUo-

LEâ TRANSMETTEURS

tu

ressorts g, ft, sont réunin eust^mble et avec la terre par le crochet C. Les courants venant de la ligne traversent alors le circuit pecondaire de la bobine d'induction^ les deux récepteurs, et vont à la terre par le ressort h, le crochet C, la borne T. Le circuit microplionique est également fermé; en elTet, la hom*,' C est relief- à la borne T et, par suite, directement u la terre; la borne Z conimuniquo étralement avec Ui burnt' T, yinr Tliitormediaire du nucro[ïhone M.

du circuit primaire de la bobine d'induction ^ du ressort g et du crochet C.

Transmetteur Degryse- Werbrouck. — La for uu:

des çharbûus nucrophoniquQs est celle des Ador :

quatre morceaux cylindriques, disposes verticalement, s'engagent dans des pièces prismatiques placées horizontalement et boulonnées sur la planchotte vibrante en sapin, couimo le montre la ligrure 133. Les charbon!^ cylindriques soTit d'ailleurs montés par deux en surface.

Ce qui caractérise k'

transmetteur D e gr y s e -

Werbrouck, c'est le mode

de résflayrt' du microphone.

Ainsi qu'on peut le voir dans la fîi/ure 13i qui représente une

coupe, les charbons verticaux sont légèrement comprimés par

n tampon de coton cardé* C, Le coton est collé sur une plaque

liège L, montée cUe-mcmo sur un ressort R qui tend à Téloi-

ior des charbons; mais une vis V, traversant le bâti de

tistrument, a^it sur la plaque de \wîr<^ et rempéehe au con-

l'ig. 132, — CiKUiiuiniiîatk>ti» tïu haut*mol leur Derkcrt à appel dcciro-magnéti* que, jPûsiiioti d'uppol^

irati,s metteur Dcgrjse- Wcrbrourk.

Mf TÉLÉPHONIE PRATIQUE

trair€? de s'écarter Jes charbons. On conroit qu'en combinant l'action de la vis avec celle du ressort, on puisse obtenir un rcglage tel que les charbons conservent une certaine mobilité, sans que cepend;int ils puissent se déplacer brusquement* En résumé, le tampon de coton a pour objet d*évitor lus craclw^inents, d'adoucir les sons et de donner plus de netteté à la parole.

Les fils de communication sont al tachés aux charbons rectangulaires supérieurs en a et 6. Dans Tapparcil original {fiQ, i:i5] les bornes, au nombre de cinq, sont disposées sur la partie supérieure dune applique murale. Ces bornes sont marquées L, S, T Z, C S, C JL La borne L reçoit le fil de ligne, la borne S le fil de sonnerie, les bornes C 8, CM les pôles positifs des piles d*appel et de microphone, la borne T Z enfin réunit sous son bouton les pôles nétratifs des deux piles, le second fil de sonnerie et le iîl de retour ou le fil de terre.

Le mécanisme intérieur est simple : le crocljet-commutateur C {fifj. I3(i] pivote autour d'un axe 0, monté sur une plaque isolante E. Dans ses déplacements, le crochet bute contre le contact b ou contre le contact a. Si un téléphone récepteur est suspendu au crochet C, celui-ci s'abaisse jusqu*à ce qu*il rencontre le contact b\ le circuit de la sonnerie est alors fermé.

Des qu'on enlève le téléphone, le ressort antagoniste R relève le crochet C, et le maintient appli{[ué contre la pièce de contact a; c'est de lu sorte <[it'est fermé le circuit secondaire do la bobine d'induction, ainsi que celui des récepteurs. Par ce mouvement de bas en haut du crochet C, le circuit microphonique se trouve également fermé, tandis qu'il reste microphone Dcgry- ouvcrt lorsquc le crochet est abaisse. En effet, se-Wcrbrouck. sur sa face latérale, le crochet C porte un doigt en ébonite e, qui agit sur le ressort r; lorsque le" crochet C est abaissé, le doigt e chasse le ressort r, qui alors abandonne la pièce de contact d; le circuit micro-

^mmmmm^

Î.ES TftANSMtlTELïlS

phonique est ouvert î lorsque le crochet G est relevé, le ressort r s'appuie sur le contact d et le eircuit niicropho nique est frrmu.

Le fil de ligne aboutit û la niMSf>(^ liii crocht^t C qui le permute entre le circuit d'appel l't le circuit de conversalioii.

La clé d'appel n^olïre rien de particulier; quant à la bobina

dluductionT la résistance de ses deux circuits est de 1,5 ohm

*'^ 'Je 450 ohms. Depuis ratiniJHsion de cet appareil sur les

iaux aériens et souterrains, M. Dcgrysc-Wcrbrouck a été

té par l'administration des Postes et des Télégraphes à

'lorer la di^iposition des bornes do son Iransmettcur, de

lU TÈLKHIOXIE PRATIQUE

façon à la mettre complètement en harmonie avec les mnntages g^énéralement usités. Le? constructeur s'est d'ailleurs

conformé à ce désir, et les appareils actuellement mis en vente portent au haut de la planchette les bornes lif^ne et sonnerie^ tandis que les bornes pile sont reléguées vers le bas. Il en est résulte nécesjiairement quelques modification^^ de détail dans rayrencc* ment des communications intérieures, nmh aucun changement n'a été ajiportc au inécani s me propre ment dit.

Transmetteur Dejongh. — Il existe deux modelés de transmetteurs Dejongh qui ne difTèrent pas sen- Hiblement sous le rapport du mécanisme.

L*un Ifig. 137) est une applique murale; l'autre un appareil portatif (//[/. 138 . Uliacun deux se compose d*un microphone, d'une bobine d'induction, d'un l-evier commutateur, d'un ])arato nue rre à peigne, dHine clé nu d'un bouton d'çq>iicL La planchette mici'ophonique (//[/, i3ÏJ . en sapin, porte deux rangées de blocs de charbon a. a,.. 6, 6... reguUèrcinent esipaccs. Les eharbtnis dt; cliaquc rangée sont liés ensemble fiar un hl de cuivre f, f qui entoure chacun d'eux. En arrière de la planchette microphonique, et dans un plan parallèle, une autre |>laneliettc B porte deux séries de petits cluus iucUnOs à 45 deirrés et formant une sorte de râtelier dans lequel sont logés quatre crayons de charbon. La lig^ure i39 fait voir de quelle façon les crayons reposent sur les blo'^^ :ï, a.,. î/, b lorsque les deux planchettes sont mises en place; ç voit que, tout en restant emprisonnés entre les clous qui h f^outicniicnt, ils sont absolument indépenrlants et extrêmemc

Fig. 139* - «.uuiuiunk'alïon? du traiisincUeur Dti^ïv WiTbmuck. {position de Isan^iiiissioni

wm^m

w^mw^^^^

LES TRANiâMEn'EURS

Fi g. 137. — Transmetteur mural Dejongl

gp^'=~-J-^— '»-i^TT J i , «fij

Fijf. 138, — Tr^in émetteur poi'lalif Ucjoiigiu

mobiles. Les deux enroulements de la bobine d'induction ont respectivement des résistances de 0,â ohm et 130 ohms.

La figure 140 montre la disposition du circuit d'appel dan& le transmetteur mural; on en déduira aisément les coanexions du circuit de réception. Les communicationjs sont faciles à

Fig. 139. — Détails du microplione Dejongh.

suivre. On voit que le levier-commutateur C réunil la ligne au ressort a ou bien au ressort b, suivant qu'il est abaissé ou relevé. Dans le premier cas, le t'ircuït d^appcl est fennc. Dans le second cas, la ligne est en communication avec les récepteurs, mais, en même temps, les ressorts c et d viennent s'appliquer sur la pièce métallique e qui les réunit, et qui, d'ailleurs, est isolée par un morceau d'ebonito et n'a aucune communication électrique avec le reste du levier G. Par l'intermédiaire de cette pièce, le circuit mierophonique est fermé. Dans la figure 141, nous avons représenté les circuits de c versation d'un transmetteur à pied Dejongh. Pour mieux ft voir le jeu des ressorts et du leviur, la face latérale de Vins

LES TRANSMITTrJnS

Fi(f. 140, — Communications du IransmetltMir mural Dejongli t Position d'appel).

Ul, — Communïcaiion» du imnnmt^ttour à pl^il n^jotiÉl" 'Posill«>n ^^e conversation».

ment a été rabattue sur la droite du dessin; le socle est vu en dessous.

Le crochet-commutateur est un le\ier coudé AB, pivotant autour d'un axe C. En avant de cet axe, il porte un prisme triangulaire D sur lequel reposent les ressorts a, 6, c. d; les ressorts c, d, sont réunis par une pièce niélallique, isolée du reste du système, et ferment le circuit du microphone. Lorsque le crochet B est abaissé, le prisme D abandonne les ressorts b, c, d, rencontre le ressort a et ferme le circuit d^appeî. On voit que, sous une autre forme, c'est bien la disposition du transmetteur mural qui est reproduite ici.

Fij^. 112. — Transmcîttcur k pupitre Galiat-«.

Transmetteur à pupitre Gallals. — L't;n semble de Tappareil {fig. 142) rappelle, par sa forme, les transmetteurs Ader à pupitre; de môme, le microphone, à 8 charbons (/îg, 141*), est disposé comme le microphone Ader.

Les circuits de la bobine d'induction ont des résistances de 2 et de 150 ohms. 11 est assez difficile de représenter exactement le mécanisme du crochet-commutateur; aussi, outr notre dessin schématique [fig. 145), avons-nous reprodui [fig, 144) une vue perspective de ce levier avec les difTérentî

mm

LES TRANSMETTEURS

no

FiiT^ Ua — ^Mieropliofic? Gullii^

ressorts qu'il rencontre dans se?* dèplacemonttj- ICn A, on voit le levier; on a, une GTOupille métallique appuyée sut 1g ressort à en relation avec la son* nerie. Comme la ligne aboutit au levier A, Vappareil st»

trouve sur sonnerie dans la position que nous avons ligurée; en d'autres ter me?^, le levier eî^t abaissé. Lorsqu'il se relève, la goupille*

u abandonne le rassort S, et la partie A rencontre btt^ntnt !i' rcs*?ort R qu'elle entraîne jusqu à IT-qiu'^rrp U, tandis qur cette partie A vient elle-

même toucher l'é- //'^T^-^m—^ /"C^- '^''

qxierrc C; en elTet, les [| D f^^^^^^^^^— ^^^^^

équerres B et D sont

dans le m**me plan, et

Téquerre C se trouve

plus en arrière; le jeu

du re:=;sortRn*estdonc

pas contrarié. De la

sorte, le mierophone est réuni au circuit primaire de hi bobine

V\^^ Ur — IkHiiiU du Jcvier du tr^n^meLlt^ur GaUaU.

1?f» TKLKPHONrE PRATli^UB

irîndnctioiu et la lign*^ aux récepteurs. En nous reportant à la figure schiMiiati((uo 145 qui reprëscntt* le circuit d'appel et les circuits de conversation, nous pouvons, avec ces données, suivre aisément la marche des courants,

TraBsmetteur portatif Gallals. — La figure 146 représente une vue d'enseinbl^^ do cet appareil. La boite supérieure, rec-

tang-ulaire, ne contient que le microphone, senilïlable à celui du transmetteur mural, Cette boîte est rnonti'e à jiiYOt sur une srcotult^ boiît^ c^ontcniint lu b(d>iïic rlindnctioti et le levierrommutatcur. Au-desstuH, une colonne creuse livre passage aux communications: plus bas, cn(in, le soclo ^rarni de huit bornes et df's vis d'attaclH.^ des récepteurs,

La boit<^ qui contient le microphone est articulée de telle sorte ijLie lU'iix pf^rstnuies (dacées de ]>art et d'autre d'u""" table d<^ travail peuvi^nt alternat ivemcnl parler tlevant la pi chette, sans ({u'il soit nécessaire de di Tanger le pied du tra. metteur, La boite dont il s'aî/it l>ascule **n (^fTet autour de ^

T^^^i^BW

LES TBANSMETrnGlt^

pi Vois et [KHit être inclinée du côté cle la personne qui désire parler. Dans la Meure 147 qui montre une coupe du transmetteur, ain^i que la liaiî^on dos ditîérents rirganes, on voit comment Jes deux boites sont articulées Tune sur Tautre.

Le microphone M, boulonné sur la planchette vibrante P, est réuni aux boules A A': cellof^-ci s{mt en contact avec les boules B B\ et les axes A B, A'B' assurent la liaison.

Fï^. U7.— Uûmmyiiî€<iLions du rran?^mt^lieiir à pied GallatH iFfi^iliuR d'appel).

La boule II communique avec la borne PM +, c'est-à-dire avec le pôle positif de la pile microphonique. La boule B" est en relation avec le ressort r.

Le levier»conimutateur o c, pivotant en o, se déplace entre le» conta<'ts a, b sur lesquels il agit par friction, touchant Tun lorsqu*il abandonne l'autre. Ce levier porte en dessous un doigt qui se termine en cquerrc par une pièce e en matière ■"Qlante. La pièce e est située au-dessous du ressort r et

ppuie contre le contact d lorsque le levier est relevé; au

ntrairCj le ressort r cesse de toucher le contact d lorsque le

"ier 0 e est abaissé.

Les autres communications «ont les suivantes :

Borne L avec Taxe du levier- commutateur;

Borne T avec les deux bornes P M—, PS—, avec une des bornes S et avec la sortie de l'inducteur et de l'induit do la bobine ;

L*entrée de Tinducteur avec li* contact d:

L'entrée de Tinduit avec la vi^ i:

P avec a;

t* avec t-;

Borne P S -|- avec le plot de travail de la clé d'appel ;

Une des bornes 8 avec le plot de repos de la clé d'appel;

Le ressort de la clé d*appel avec le ci^ntact b.

La marche des courants se déduit facilement de ce qui précède.

Transmetteur Journaux pour réseaux aériens et souterrains. — Le microphone est rtmff^rmé dans un boîtier en

Fig. U8. — Microphone Jotirimux.

ébonite (fig. 448). Le fond est occui>é par un disque de charbon dont la face supérieure est entaillée par de profondes ratnupfls triangulaires qui se coupent à ang-lc droit. On obtient de sorte une série de pyramides à baf^e carrée placées les unes

LKS TKANfiMETTKUFtS

cote des autres* Dans les rainures, de petits crayons de charbon, taillés comme le montre notre dessin, sont disposés perpendiculairement les uns aux autres. Au-dessus de cet ensemble, un disque do charbon est maintenu par une ba^ue de laiton vissée sur le boîtier. C'est ce disque qui forme la membrane microphonique; un ressort qui s'appuie sur la

Kig, 1411. ^ DiâUiib du € roche L (la imosmettcur Jourtmiu.

Journaux { Posait Jon de convcr^^icinh

bague de laiton établit la communication avec le circuit primaire de la bobine d'induction, tandiî^ que le disque de charbon est relié à la pile par un boulon à écrou qui sert également à le fixer sur le fond du boitier.

Comme dans tous les transmetteurs en usage, le transmetteur Journaux contient, outre le mierophone, une bobine dlnduction, une clé d'appel, un crochet-commutateur.

Le circuit primaire de la bobine d'intluction a une résistance df* 0,33 ohm; la résistance du circuit secondaire est de >bras.

crochet-commutateur iftg. 149} pivote autour d'un axe o 3orté par les flasques de la plaque en laiton h i. Vers sa

m Tf-LKPHfJNÎI- PHATli^L'E

partie poî^tériciir(.% le crochet C est traversa; par un cyliiiiïra^.j en regard duqutil sont placés les ressorti* a, 6, f, g; ce rylin* dre, entièrement m*Hallique, est recouvert, dans la partirqui correspond aux ressorts a, 6, par une chemise isolante, entourée elle-mrme d'une eaine métallique. D'autre part, les ressorts sont montés sur des pièces K, K en matière non conductrice. Il résulte de cette disposition (pie les ressnrts a. î> «ont complètement indépen riants des ressortît f^ g et, quoique touchant simultanément !e cylindre ed [f\f\. 150), les deux paires sont isol^'cs Tune th^ l'autre. Lorsque le crochet V est abaissé, ou si l'on veut, lorsque le récepteur est suspendu, le cylindre Ê(/ est en contact seulement avec les ressorts f et a; le circuit d'appel est fermé : h^ caurant venant de la lîyrne traverse la cié d'appel au repos et se rend à la sonnerie par rinterniédiaire de la portion e du cyh'ndre ed et du ressort f. On voit qu'il n*y a aucun inconvénient à ce que le ressort a touche la portion d puisque celle-ci est isolée de e.

Lorsque le crochet est relevé par raction du ressort antagoniste K, le cylindre ed est en contact avec les ressorts f?, a, b^ le ressort /restant isolé : le circuit de réception est fermé. Par le cylindre e et le ressort g, les courants de la ligne se rendent directement aux récepteurs, traversent ensuite le circuit secondaire de la bohine d'induction et sortent de T appareil par la borne marquée TGlour. En même temps, les ressorts ;ï, h pressent l'anneau métallique d et ferment de la sorte le cîreuîl micnîphonique.

La figure loi est la vue d'ensemble d'un téléphone Journaux pour réseaux aériens et souterrains.

Transmetteur Journaux pour réseaux aériens seulement. — Un second modèle de transmetteur Journaux \flg. 15â) est admis seulement sur Irs réseaux aérions de T administrât ion française.

Le microphone est analogue à celui que nous avons décrit on parlant du transmetteur Dourdin ; nous n'y reviendrons pas (voir fig. 122),

L*aïipareil contient, en outre : une clé d'aj^pel, un paratonnerre à peignes, une bobine d'induction dont les circuits mesurent 0,35 et iOO ohms, un crochet-commutateur.

Les boi^nes marquées (nous ne comptons pas celles qui reçoivent les téléphones) sont au nombre de six. A la partie supérieure du socle, on trouve les bornes C, C M, affectées r pôles positifs de la pile d*appel et de la pile du microphoi la borne L, qui rerrjit le lil de ligne; la borne T Z, à laqui

LES TRANSMEITEURS 125

sont reliés le fil de terre et les pôles négatifs des deux piles. En bas, on voit les deux bornes sonnerie.

Le crochet-commutateur es t une longue tige de laiton nickelé , pivotant autour de la vis à centre V, et relevé par un ressort antagoniste R. Vers la gauche, ce crochet porte deux ressorts :

Fig. 161. — Transmetteur Journaux pour réseaux aériens et souterrains.

Fig. Iô2. — Transmetteur Journaux pour réseaux aériens.

l'un a, placé eu dessus, Tautrc b, situé en dessous et isolé du reste du levier.

Lorsque le crochet est abaissé, ce qui correspond à hi fermeture du circuit d'appel, les ressorts a et d sont en contact, et le ressort 6, qui a dépassé la pièce métallique c, est isolé ; on voit, dès lors (fig. 153), que le courant venant de la ligne "se par la clé d'appel, le paratonnerre, le levier (entre V j, le ressort d et la sonnerie.

uand le crochet est relevé, ce qui correspond à la fermeî du circuit de réception, les ressorts a et f sont en contact,

le ressort d est isolé; enfin le ressort b sappuie sur la pièce métallique c. Les courants venant de la ligne traversent la clé d appel, le paratonnerre, le levier, de \' en a, le ressort f, les récepteurs, le circuit secondaire de la bobine dlnduction, et vont à la terre par la borne T Z. Nous voyons^ d'autre part.

Fig. 163. -^ Communication» du transmetteur Journaux pour réseaux aériens (Position d'appel).

que le courant de la pile microphonique suit le trajet C Mi microphone, c, b, circuit priynai^^e de la bobine dinductiofu borne T Z.

Transmetteur mural Maiche. — La boite qui contient le mécanisme de cet instrument est supportée par un tube en laiton, recourbé en quart de cercle, à rinlcrieur duquel passent les communications. Ce tube est fixé à une applique murale; la figure 164 montre Tensemble de cette dif^position.

Le microphone (fig. 155) est forme par trois rangées de charbons cylindriques, emprisonnés sous des bandes tra"*=îversales, également en charbon. La charpente de ce systès est formée par des tasseaux en boisj boulonnés sur la pi

LES TRANSMETTEURS Ml

chette de sapin qui, elle-même, est vis.scc sur la boite de

Tappareil, Les tasseaux en bois sont au nombre de quatre;

FiLT. UA. — TraiiiiiiicUciii' lunnil Maiçhe.

ceux qui sont placés aux extrémités supporteut un prisme de charbon; les tasseaux intermédiaires en soutiennent deux. Il existe ainsi trois cases vides (Mitre les prismes et la plan-

Hl

rji 1

Fi^j, lôâ. — AlicroitlioiiL- Maichc.

chette microphonique; cet espace sert de logement aux trois '"igées do charbons cylindriques; ils sont maintenus latéra-

lent par de petites cales en bois, vissées sur les eûtes des

'eaux.

es charbons cylindrif[ue>, au nnml>rt.* de 2i. sont séparés

128 TKLt:r*II(>XIE PHATIVUI^

les uns des autres par de.s bagueii de eaoutehouc ; ces bague& »ont placées î^iir le charbon lui-même; de deux en deux, les charbons portent deux l>agues posées vers les extrémitds : ce «ont, par exemple, les charbons de rang pair; les charbons de rang impair ne sont garniî^ que d'une seule bague située au milieu.

Les communications sont attachées aux prismes de charbon des extrémitcs; elles se terminent par des ressorts qui. lorsque lappareil est fermé, pressent sur d'autres ressorts donnant la communication avec la pile et avec la bobine d'induction.

fîtléphoi

'^l^mi^Û^^^^^^^Û^^^^^S^^^I^^ê^^^^ 'A

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^^WA'^^jâù'^m^^^^^^^^^^^^^^m^

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Fi^. IK. ^ ComiauûicatiOQii du transmûLteur muni Maiche (PoiltlOQ de conversiUonj.

Le crochet-commutateur A !] (//{j. !o6j pivote autour tle la vis V. Le ressort antagoniste est formé par une lame d acier R, ILxée par deux vis sur le levier et tendue pur la pression de la goupille q^ au-d(^ssous de laquelle eUc passe,

La clé d'appel est du modèle courant.

Les circuits de la bobine d'induction ont respectivement 1.:i5 et iOO ohuïs de résistance.

En examinant la ligure 150, on suit aisément la ni arche des courants à travers les circuits.

Lorsque le levier A B est en contact avec la goupille h. il presse également sur le ressort f et Féloigne de l'équerre /i. Il est facile de voir qut* le circuit de la sonnerie est dispose pour recevoir les appels du correspondant^ tandis que les circuits du microphone et des récepteurs restent ouverts.

Au contraire, dans la position indiquée sur la ligure 1;

mmmm

LES XnANSMErrtLRS

la TOupille b est isolée; la goupille a ewt reliée à la ligne par le levier A li; enfin, le ressort f appuyc sur Tequcrrc h ferme le circuit de la pile micro phonique.

L'ensemble de ce mécanisme ost très simple, Transmetieur â pied Maiche, — Ce transmetteur (fif}. 137} est monte sur une colonne nickelée, à rintéricur de laquelle passent les fils de cQunnunication. Il ne dilTèrQ du précédent

Fig* ïftt. — Transmetteur à pied MalLhe.

que parTaspect; il lui empnmtc d'ailleurs tous ses organes, et il serait superflu d'on rceommencer la description. Dans les «leux appareils, le micropliono forme le couvercle de la boite qui se ferme a clé et qui, lorsqu'elle est ouverte, laisse voir tous les détails du mécanisme.

Transmetteurs Mlldé, — Les transmetteurs M il de sont de deux types, l'applique murale, en forme de pupitre, le modèle portatif ou à pied.

ins Tun comme dans l'autre, le microphone {fig- 158) se ipose de deux cylindres de charbon^ sertis dans les deux "es d'une boite métallique. Les charbons sont sépares du

idO TÉLÉPHONIE PRATiyUE

métal par une rondelle de papier. La boite est remplie aux 5/6* environ de sa hauteur par des granules de coke tamise, les deux parties sont ensuite ruunies par une goutte de soudure. L'un des cylindres de charbon est colïc derrière la plaque microphonique. Les filt< métalliques^ réunissant le microphone au circuit primaire do la bobine d'induction ot à la pile, sont arreté.s dans une gory:e pratiquée sur le pourtour de chacun des charbons. Quant aux faces des cylindres de cliarbon tournées du côté de la grenaille de coke, elles sont légèrement striées pour mieux a-'^surer Tadhérence aviîc les g^ranulcs*

17}%. — Mit^ropUgne MiUl-,

Voici, d'aprOs M. M il dé, comment f^Miclionne ce microphone :

« Lorsijuc hî récepteur est décroché, le courant passe en faible quantité par suite de la nature scmi-coiuhictriet^' des matières employées ; mais que l'on vienne à parhT, il se produira l'effet suivant :

tt Les vibrations «le Tair» engendrées par la pai'olc, seixoU répercuLées par la planchette en sai>in qui eut rainera dans snu mouvement la pastille de cliarbon qui y est adhérente, ain^^i que la paroi métallique dans laquelle cette dernière est sertie: il y aura recul. Par suite dti la fiirce (rinertie, la paroi pi^stéricurc de la boite vibrera avec moins d'intensité que la partie antérieure; il en n'sultera un aphitissemc^nt niieroscupique de la boite mierophuniquc, une conqircssinn des poudres tq par cela même une augmentation des surfaces de contact; le courant passera en plus irrande quantité, s'en ira dans la ligne et attirera d'autant plus le diaiilirag^me du récepteur du poste correspondant que la parole aura été pins sonore, la vibration plus aiy:rie et la compression ]diis éneri^^iquc. »

Tbansmcttei'r hubal, FOimii j^uimike, — Dans le transmetteur mural (fij. 159), le microphone, assujetti par un m or ci de lié ire sur la planchette vibrante, prend ses connexions deux snlidcs hnutoiis t^arnis décrous; les fils dt^ liaison cii

■ LES TRANSMETTEURS !3l

■ les charbons et ces boulons sont recouverts de soie et eutuiirèt* dïin tube protecteur en caoutchouc. Nous ne nous arrête ron^ pas à la description de la forme cxtivrieurc de Tappareil; la figure en donne une idée suffisante; on y voit la v\v d'Lii>péi^ le crochet du levier mobile, le paratonnerre à peii^nies, A

t l'intérieur, sous le pupitre, se trouvt^ïit la bobine irindnetion H i/ir;. 160s les bornes dattachc des récepteurs L i\ C et le levier mobile AL) formant commutateur.

Les deux circuits de hi bobine ont i.io et loO ohms de résistance.

Le levier A D, soutenu par le ressort a nta ironiste H qui airit de bas en haut et ti'ud à le relever, pivote autour du point A; dans le voisinage de D, tm étrier màtcHique, que nous n'avons pas figuré, limite ses oscillations. Une plaque d'ébonite a supporte <icux lames mé"talli<|ues t>, d isolées l'une de T autre; h est également isolée de la niasse du levier Al), mais d reste en commun Lcatiun métallii|ue avec lui au moyen de la vis qui sert à la

lixer; il y a là une sorte de trompe-rœîl contre lequel nous devons prémunir le lecteur; c\^st en cHet sans utilité que !a plaque d'ebonite a se prolonge au-dessous de d; cette der' nière pièce fait corps avec le levier AD. Pour simidiliivr la fiirure, nous avons représenté ce dispositif sur T arêtes du levier, tandis qu'en réalité il est placé sur le cùté. Trois ressorts verticaux, en acier, <?, f, flf sont placés en regard des plaques 6, d et ne sont en contact avec c(^s pla<[ueK que quand le levier A D est relevé. L"n autre ressort h est situé horizontalement au*dessous du levier AD, mais c'est seulemeJit quand '^" levier est abaissé qu'il rencontre le ressort h.

jes bornes, disposées en quatre groupes, portent les indic:^* ns suLvant<^s :

En liaut

En bas

132 TELEPHONIE PHATIQUE

groupe de llgoe T. L.

groupe de sonoerie S, Z, \ groupe PBJ (pile du microphoDc) Z, C. I groupe PS {plie de sonnerie) G, Z.

La borne T communique avec la Lomé Z du groupe de sonnerie, la vis d'attache V des récepteurs, la borne Z du groupe P S^ la plaque inrericure du paratonnerre P. La borne L est réunie à la plaque tsupérieure du paratonnerre P qui, d*autrc^ part, est en relation avec la masse du levi(M' mobile AD,

La borne S est reliée au plot de repoî^ s de la clé if appel-

Nous venons din* d i q u e r les c o n nexions de la borne Z lIu irroupe de sonnerie,

La borne Z du groupe P M est en communication avec l'un des charbons du microphone M; Tautre charbon est réuni au tircuit primaire de la bobine d'induction, aboutissant luimême au ressort f. La borne C du groupe P M est réunie au réassort c, La borne C du groupe Vt6 amène le courant de la pile ira}>pel au plot de travail p rie la clé, tandis que, comme nous î'avuiLs vu, la borne Z e.st grelVéc sur le lil )>anant de T pour rejoindre la plaque inférieure du paratonnerre P.

Les deux extrémités du circuit secondîiire de la bobine h sont reliées, Tune â la vis i servant d'attaclie à l'un des récepteurs, l'autre au ressort (j. Enfin, le second cordon des dcu5 récepteurs est réuni sous la vis t'\

Supposons, comme le niontrt^ la figure KO, que les réci leurs soient au crochet : le levier mobile est abaisse; il repo

Kig* im. ^ iTommuuicALiaas du Lranis metteur muni Jdildé

LES TRAXSMETTEU!^?î tl*

sur le ressort h^ tandis que les re^sort^ e. f, g sont i?4oir<î. Lo circuit d'appel est fermé. Si lo poste ïtistaUé de la sorte veut appeler, le courant de sa pile suit le trajet : C de V S ji, ressort de U clé d appela h, a, A» plaque supérieure du paraf^nnerre P, L, ligne^ sonnerie du correspondant, et ferre ou bien (Il de retour et, dans ce dernier cas, borne T et pofe iiéjadY Je la pile au poste d'appel. Le courant fie n'^pon^^e du correspondant arrive à la bnrïif* L, passe par le paratonnerre P, le

levier A, le ressort h, la clt'* d*appel, le plot s H \a sonnerie* par les bornes S, Z, le circuit récitant fermé par la terrr ou par W til de retour.

Lorsque le levier est rdevé, le circuit tie convt^rsatiou est fermé. Les courants venant de la lig^ne suivent la direction L, P, A,a, d,/;, circuit secondaire de Isi bobine B, /, nk^epîeur^, î\ îerr^ ou fil de retour; quant au circuit du microphone, il est aise de voir que le contact de la plaque b avec les ressorts e, f, en assure la fermeture.

TRAflSMETTEUfi A PIED. — Le uiécanismc du transmcHteur ii nif-d [ftg. f6l^ ditTère assez notablement de celui du transmetr mural; il est trén simple, mais les communications sont Qciles à suivre par suite de leur passage à travers la colonno aise qui sert de piédestal a Tinstrument, et par suite aussi Tabsence de bornes sur le socle* Ces communications sont

planchette

2>->^ iTiss ETi2:i*rot« îesî liis pour

La partie du tran^-

^liS 4e la cdionne ronll-ent le microphone.

> paratonnerTc , !e 1 f ' <beî mobile ; la bobior il induction et la cïr d^oi'pel sont dtssilEZÎée^ sous le socle; i*jï Toil sur eclui-ei le b.:iut*>n d appel #*l les I>»mes d'atlaclie des r^^pteurs.

h^ microphone, déjà décrit, est colk' sous la planchette vibranie^léffèremcnt inclinée; nous lavons représenté en M, Le paratonnerre P est un paratonnerre à peitjnes-

Le crochet mobile e^t un levier coudé pivotant autour de la vis à centre V ; il porto à sa partie .supérieure deux ffouttes pîatïmVs. et à ï=a p:triic mf--rieure tin dotfft e en ébonite. Le ress.ïrt r sert *îe ri^ssort antag^oni^te au levier, maïs est aus'^î destina* à êfahîîr une communîeatirtn électrique. Lor^^qiio le eroehet e^t abaisst\ -^ partie stipérieure rencontre la plaque métallique ;i, tan^Us ijue le doiïjt isolant e soulève le ressort r et le sépare du contact d.

Lorsque le croeïiet est relevé, sa partie supérieure reneon*»^' la plaque métallique b. et le ressort r repose sur le contaei Hans le premier cas, l'appareil est sur sonnerie; dans se< ond, le circuit de!î récepteurs est ferme entre V et b circuit du microphone est fermé entre r et d.

^Z^i^Ài'^J^ j^ î^*.-

• f" tft^^t -- .

LliS TRANSMETTEï:Rà îM

Hn effets si nous partons de la planchette moMle XY, nous trouvonf^ les connexions suivantes :

Fil 1 (ligne} avec le paratonnerre P et Taxe V du crochet mobile ;

Fil â (terre ou fil de retour) avec les bornes Z S de ta planchetto X Y et avec la i^econde plaque du paratonnerre P ;

Fil 3, réunit le microphone M au eircuit primaire de la bobine d*induction (sortie); Fil ij relie le ressort de la clé d'appel au contact a; Fîl 3, réunit le circuit secondaîre de la bobine d'induction au contact h;

Fil 6, relie le contact d au circuit primaire de la bobine d'induction (entrée);

Fil 7, établit la communication entre la borne Z de la planchette X Y et le ressort r ;

Fil 8| unit la borne C du groupe P M de la planchette X Y au microphone M \ Fil 9, entre la borne Z et la sortie des récepteurs; Fil 10, relie la borne supérieure H de la planchette X Y au plot de repos de la clé d'appel K ;

Fil 11, va de la borne C du groupe PS de la planchette X Y au plot de travail de la clé d'appel K;

En outre, la sortie du circuit secondaire de la bobine d'induction communique avec l'entrée des récepteurs dont les deux bornes intermédiaires sont réunies,

En suivant avec attention ces communications, coupées à dessein entre la partie supérieure du transmetteur et le socle, on se rend aisément compte du fonctionnement du transmetteur à colonne.

Transmetteur Mors-Abdank. — Par sa Tornie, le microphone Mors-Abdank rappelle le cnmmutatciir inverseur Bourseul; il n'y a là, il est vrai, qu'une concordance de forme qui n'enlève rien à Toriginatité du système. A, B, C, D {jhj. !t>3) sont quatre trapèzes de charbon, montés sur une plaque isolante E , et n'ayant entre eux aucune communication électrique. La plaque E E est assujettie à la plaque vibrante F F par le boulon coudé 6 G. 8ur le pupitre qui supporte la membrane vibrante FF est fixé, par les lamelles a a, le disque d'ébonite H H. Dans ce disque sont percées cinq mortaises, "une circulaire b^ située au centre, les autres e, c, e, e, recta n- *1 aires, placées sur deux diamètres se coupant à an trio droit, i mortaise centrale b livre passage au boulon GO; dans acune des mortaises rectangulaires est logée une poulie en

Goog

\^r, TÉLÉPHONIE PRATIQUE

charbon I. Ces quatre poulies, dont l'une est roprésentoe en pointillé ^ur la gauche de la figure 163, réunissent deux à deux les plaques trapézoïdales de charbon; elles no reposent sur ces plaques que par leur propre poids et sont essentiellement mobiles dans les mortaises e, e, e, e. Si on remarque que la plaque EE est solidaire de la plaque vibrante FF, on conçoit que les vibrations de cette plaque produisent des alti'-r^tions de contact entre les lames de charbon A, H, C, D, et les poulies I, I, I, I.

Fig. 163. — Microphone Mors-Abdank.

Il existe deux types de transmetteur Mors-Abdank, lun mural [fig. 165), l'autre portatif (/î(;. 166); ils no se distinguent que par des différences insignifiantes. Le microphone et le mécanisme sont renfermés dans une sorte do pupitre; de là, les communications, en cordon souple, sont enveloppées par un tube métallique. Dans le type mural, le tube est recourbé en col de cygne et fixé à une applique circulaire; dans lo type portatif, le tube est vertical et repose sur une embase Iiorizontalc

Le crochet-commutateur n'exécute plus, comme dans k plupart des autres types, un mouvement de bascule; îl tourni

LR^ TRANSMRTTFJ [TS

jf:

an tour de laxc ilu cylindre qui le supporte, L analyse ile la Il If lire 161 va nous permettre lie prtkûser. En A, le commutateur est vu d'en haut, dnns la position de réception avec les ressorts établissant la communication.

En B, les ressorts ont été enlevés, mais le levier-crochet reste toujours dans la position de réception.

En C, le récepteur es^t supposé suspendu au crochet, et le commutateur est dans la position d'aj^peL

Lo crochet D tourlllonne sur trois plaques de laiton a, 6, c; un ressort à boudin r le maintient, tout en lui laissant une certaine élasticité. La lame d'ébonite ee assemble les flasques bc, La flasque b est garnie de d*mx goupilles d, f.

D'autre part, Taxe du crochet porte une clieville g et quatre tétons /i, î,j, k, disposés dans des plans diflerents.

Ainsi, i, j\ k sont dans le même plan, h est dans un plan perpondîculairo. De même, h f^t i font partie de la niasse métalli<[ue du

commutateur; j, /i, montes sur un même bloc de métal, sont isolés du reste du système par une lame <rcbunite. Les f[uatre ressorts m, îi, p, q sont montés sur le bloc isolant E E et repo* sent sur la lame d'ébonite e e. Sidvant la position du crochet D, ces ressorts entrent en contact soit avec le téton ft, soit avec 2, j, h. Ces deux dispositions correspondeut à la position d'appel et à la position de réception.

Lorsque le crochet ï) occupe la position B, les tétons i, j, ?i, soulèvent les ressorts n, p, q; le ressort m reste appuyé sur la

'^le d'ébonite ee et est isolé; c*est la position de réception.

Si le crochet D est dans la situation C, le ressort m est

-^ulevé par le téton h; les ressorts ïi, p, q, restent appliqués

r la lame d'ébonite e e et sont isolés; c'est la position d'appel

Fi^. 16 k ^ lit' b ils du rroL'hot du tranftmetteur Mors-Abdank,

Fig. 165. — Transmetleur mural Morp-Alxiaiik.

qui persiste tant qu'un récepteur est suspendu au crochet D, IJans le premier cas, la cheville g s'appuie sur In groupille f ; danfl

Kiu. 166. —Transmetteur portniil Mors-Abdant.

le second, elle est en contact avec la g-oiipille rf; les deux sfO pilles fjd, ne servent d'ailleurs qu'à limiter la course du croch*

LES TRANSMETTEURS ISO

Les bornet^ L\ f-, i^, i* {fig. 167), disposées sur la boite, reçoivent les cordons souples des récepteurs ; aux bornrs L, 8, ï^ M, * S, distribuées sur le socle, sont attticliés los fils do ligne, de t^onnoriert de pile.

Les communications intérieures de linstrument sont installées dr la nianirre suivante :

lelmh

téle/ihûne

Ti%, 16î. -^ Communient ion 5» û\k trani^mtîUetii' injitadl SIuri-AbJiiiit. iPoHltfon Ue conversation),

L^ avec la masse mt'tallique du crocliot D, La!ïvec i\ S^, PB^

S, avec s, plot do repos de la clé d'appel, P^^^ avec t, plot de travail de la ctc d'appel, PMj avec le circuit primaire de la bobine d'induction, I*M, avec le microphone M, [- uvec i^

/^avcc le circuit secondaire de la bobine d'induction, Le ressort m avec le ressort r de la clé d'appel, n avec le Tcuit secondaire de la bobine d'inductioUj

140 TftLftpnoNiE pnATronE

p avec le cire ni t primaire de la bobine d'induction, q avec le microphone M,

En rapprochant la figure iOi de la figure 167, on so rend compte de la marche des courants au moment de Tappel on pendant la conversation, Dana le premier cas, un courant pénétrant par L, passe par m, ?', 5, ^^ et la sonnerie ; réciproquement, lorsque la clé trappe! est abaissée^ le courant de ia pile PS suit le trajet u, r, m» L|, Ligne^

Quand lo crochet !> est dans la position de réception, les courants venant de la ligne prennent la direction L,, tî, circuit secondaire de la bobine d'induclian^ i\ récepteur de droile^ t^^ t^, rvcepteur de g^ache^ i\ L^, terrû ou fil de refour; le circuit microphonique est fermé par P M^, M, q. p, circuit primaire de lu bobine d' indue Linn, P M^, pile.

La seide difïéreact* qui existe entre Tappareil mural et Tappareil portatif consiste dan h la suppression des bornes du

socle de ce dernier. Des plots de contact, di^^posés intérieurement, reçoivent un cor (ion souple à 8 conducteurs. Les dilTé rentes nuances de ce cordon ontles correspondances que voici ;

Fil vcri émcTaudi?. ( Fil nrangé.

Cni>

Fi g.

Fil vioïet.

Fil Wvi Fil blnno.

Fil bruu.

Fil vt^rt ulîvt^.

V\\ marrtin.

i PîîotFîïpppl

j I*îl** ilo mî* ' crophime.

Ligne*.

honaerie.

Ces conducteurs aboutissent à une planchette à neuf bornes trarnies d'un para foudre [fig, 168) (1),

La résistance des conducteurs de la bobine d'induction, aussi bien dans le type mural que dans le type portatif, est de 0,85 ohm pour le circuit primaire et de i;i3 ohms pour le circuit secondaire.

Transmetteur mural Ocliorowicz. — Le microphone se compose de sept charbons cylindritiucs mobiles entre quatre charbons prismatiques, La figure 169 montre cet arrangement

1. La â' liurni? est rc(>féscntée pnr la petite vis qui asKujeUit la plaque inicrnc du para foudre; clîe f<iminunîi4uc avec la terre.

hE^ TRAXSMErrECRS

teliêjJiofit

Ce miiToiiIionc est boulouno dL^rrrrre une planchette de sapin, supptirtée elle-même par une sorte déboîte circulaire, iîituée en avant de l'applique murale et légèrement indiaéc par rapport à cette dernière. Les équerres niétalliques qui soutiennent lu boite mierophonique servent aussi à établir les communications entre les charbons et le mécanisme de l'appareil ; la bobine d'induction, dont Ie« deux cirtiiits ont i et 170 ohms de résistance, est à découvert

entre les deux équerres^ ^''Ja^- ^^^' — Communication» du Iransmetieur sans aucune protection au- "'^'^^ Odiorowlc O'o^itmn de conversation).

Ire que celle de la boite qui enveloppe le microphone, La liyrure 170 est une vue d'ensemble du transmetteur mural Odiorowicz. Le crocliet mobile C l'/K/, l(j9j porte en arrière un appendice métallique c, €|ul [flisse entre deux ressorts a. 6, louchant l'un ou Tautre, suivant sa position. Cet appendice c est ensuite recourbé à angle droit, et sou extrémité est garnie d'un morceau d'ébonite E, Au-dessous de cette pièce isolante se trouvent les ressorts f, d. En r, on voit le ressort antagoniste du crochet.

Sur les tleux pans coupés du haut de rapplique; murale sont dîsposéerj six bornes ; L, LT/rZ d'un côté. S, CM, CAdc Tautrc. Vers le bas, on apen;olt les quatre vis qui servent d'attache aux récepteurs.

"ja borne L est réunie à la isse du crochet C; la borne L T a borne T Z, aux charbons du microphone et a la vis d'atta-

ri^î. no.

rransnîettour mural Ochômwicz.

che des récepteurs située à gauche. La borne S est reliée avec lo plot de repo:^ s du bouton d appel, la borne C A avec le plot du travail p, la borne C M avec le ressort f. Le cirt^uit primaire do la bobine d'induction communique d'une part avec les charbons du micruphonc, de l'autre avec le ressort d. Le circuit secoiidaire est en relation avec le ressort b et avec la vis d'attache des récepteurs située à droite; les deux vis intermédiaires sont réunies ensemble; enfin, le resr^ort m du bouton d'appel est relié iiu ressort a.

Lorsque le récepteur est suspendu au erocliet C, celui-ci abandonne le ressort b et rencontre le ressort a; la pièce E cesije d'appuyer sur les ressorts /", cl quï se séparent par leur élasticité, 8i on presse sur le bouton d'appel, le ct>urant de la pile, attachce à la borne CA, passe par le contact p, les ressorts m, a, le crochet C, le ressort r, la borne L et la ligne; réciproquement, le courant venant delà lii|:ne arrive en L et suit le trajet r, C, a, m, s^ borne S, sonnerie, terre ou fil de retour.

Lorsque le crochet C, ne supportant au(*nn poids, est ramené à sa position naturelle par son ressort antagoniste r, il repose sur le ressort h, laissant le ressort a isolé; en mcine temps, la pièce d'ébonite E presse Tun contre l'autre les ressorts /", d. Le circuit primaire de la bobine d'induction est alors fermé par le microphone et les bornes L T, T Z, la pile, la borne C M et les ressorts /", d en contact. De même, le circuit secondaire comprend : la ligne, la borne L, le ressort r, le crochet G, le ressort b, Iv (il induit de la bobine, les deux récepteurs et la terre ou le fil de retour par la borne T Z.

Transmetteur portatif Ochorowicz. — Le transmetteur portatif {jlg. t7i) est un petit caHel au devant duquel est fixé le microphone; comme dans le modèle mural. Au-dessus du socle se trouve le bonton d'ap[iel, à l'intérieur la bobine d'induction et le levier-commutateur; en avant, les quatre vis quirecoiv^^nt les récepteurs. L'instrument est relié par un cordon souple à une planchette tic raccordement.

De ce dispositif nous ne retiendrons que la forme du leviercommutateur; la ligure 172 représente l'apjïareil ouvert et laisse voiries communications intérieures que l'on peut suivre aisément.

Le levier-commutateur, qui sert en même temps de crochet de suspension à Tun des récepteurs, est monté sur un resscu't flexible, en acier, A B, Ce ressort est percé vers son milieu reçoit le talon du crochet C qui est rivé par dessus. Les extr mités A et B sont vissées sur des plots d'exhaussement se

LESi TnANSMLTTEUHS 143

portés euX'incnncs par la cloiî?on de TapparciL Le ressort AB est horizontal, et le crochet C le fait Hijchrr, le tord en qiu^lf|ue .st^rtc, lorsque le téléphone suspendu ajoute sou poids à celui tlu crochet lui-uiCMue; débarrasse do tout fardeau supplémentaire» le ressort ramène le crochet à sa position initiale.

l'nc plaque de y:arde D Umito hvs mouvements du crochet.

Fig. 17 L — Tr^insnieUcuï* poHatir Ochoruivitz.

En résume, le ressort A B sert d'axe au crochet C. Sur le ressort AB, et en croix avec lui, sont montés: l** un ressort en acier E F, 2^ une ti^^e rigide G terminée par une palette en êbonîtc H. Letî extrémités du ressort EF sont placées en regard de deux plots de contact e, f ; la palette en ébonite II est située au-de?5su« de deux ressorts 1, J formant une sorte de V renversé, mais ne se touchant que si la pression de la palette les y oblige.

Comme dans les systèmes précédemment décritSj le fil de ligne aboutit au levier- commutateur, c'est-à-dire au crochet C, Lorsque ce crochet est abaissé \fig. \12) par le poids du récepteur suspendu, rextrémité E du ressort E F est en contact avec le plot e; le plot /*, les ressorts I, J sont isolés; le courant venant de la Uyfne arrive au crochet C, passe par E, e, le boulon d'appel, et va à la sonnerie. Réciproquement, si on appuie sur le bouton d'appel, le courant de la pile se rend de e en E et "''^ coule sur la ligne,

\iorsque le crochet est au repos, le plot e est isolé, lextré-

été F du ressort E F a]>puie sur le plot f, la palette H presse

144 TÉLÉt*HONlE PRATiyUîi ^

l'un contre l'autre les rei^sorts I, J. Loa couranLf> venant de la ligne circulent par F,f à travers le circuit secondaire de k bobine d'induction et les récepteurs; quant au circuit primaire,

Fig. U2. ^ CoiiimuniCiiUgn^ du LraiisiticUcur porlaUr OcUorowkz (Pas^ittoa d'appel-

on voit qu*il eat fernîé sur la pile et le microphone par la juxtaposition des ressorts 1, J.

Transmetteur mural Pasquet. — Les organes du transmetteur Pasquel sont ceux de tous les transmetteurs que nous connaissons, savoir : un microphone, une bobine d'induction, une clé d'appel, un levier-commutateur.

Le microphone c< an prend quatre cliarbons prismatiques montes jïar deux eïi quantité et [jar deux en tension; voici comment ;

Sur la face postérieure do la planchette microphonique en sapin, sont collés liuit petits prismes triangulaires en charbon a\ b\ c\ d' (fig. 173) disposés sur deux rangées parallèles. Les quatre prismes de ta rangée de gaucho sont réunis ensemble par un fil de cuivre qui les contourne; ceux tie ta rangée droite sont unis de ta môme manière, mais forment de

LES TUANSMETTEURS ^ 1«

srroupes A', B', isolés Yun de l'autre; dans chaque groupe les charbons communiquent entre eux.

C'est aux charbons des g^roupes A', D' qu'aboutissent les fils d entrée et de ^sortie du microphone.

Deux plaques do caoutchouc E, E', collces sur la planchette, servent de pivots à une tige métallique qu elles maintiennent verticale en agissant par pression, en raison d*^ leur élasticité propre. Au point do vue électrique, la tige métallique dont nous

Fig» 1Ï3» — nétallH du microphoive Pasqueb

venons de parler est divisée en deux parties isolées l'une de Tautre et réunies mécaniquement par la rondelle d'ebonite e.

Le levier-commutatinir (//f/. îli] pivote autour d'un axe o; il est pourvu d'un ressort antagoniste r cpfnno vis u maintient bandé. Le levier se déplace entre tlcux pièces de contact a, b; €n outre, une goupille on ébonite e agit sur un ressioii; f et rapplique contre la pièce de contact d ou bien lui permet de s'en éloigner.

Le microphone et le levier-commutateur sont fixés au coude de l'appareil; les communications électriques de ces ânes avec la bobine d'induction, la clé d'appel et les récepjs placés sur le socle sont assurées par des ressorts qui ment presser des étpierres métalliques représentées en f/,

lu

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