‹ Téléphonie pratique (volume 2)Chapitre 7 sur 35 · P^^IP · texte numérisé non relu

P^^IP

V >li«l

146 ÏELKPHUNIE PRATIQUE

fl'i 0\ i7^ y^- -f^^^^ circuits de la bobine d'induction ont des résistances de 2 et 165 ohms.

La clc d'appel est du modèle ordinaire.

Vers le haut de la planchette, quatre bornes L, T, l5, S^ vers le bas quatre autres bornes Z, C, Z, C réparties en deux groupes M, S; ces borner communiquent : L avet^ l'axe du levier-commutateur; T avec S de gauche, avec le circuit secondaire de la bobine dlnduction et avec Z du groupe S (en bas.; S de droite [en haut)» avec le plot de repos de la clé d'appel; Z

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téi^ahpfw

Fig. 174. — ConiiQunîciitioiiïi du iratii^mcUciir mural Pa&queL (PosittoD de coQversatlOD).

du groupe M, avec le circuit primaire delà bobine; C d\i groupe M, avec les contacts g\ rf; C du groupe S (en bas) avec le plot (le travail de la clé d*appel.

En outre, le contact a est relié au massif de la clé d'appel, le contact h a Ventrée ilcs récepteurs, le contact d au microphone, uni lui-mcme au circuit primaire tle la bobine; enliii, les deux récepteurs sont réunis ensemble et leur sortie est en relation avec le circuit secondaire de !a btjbitir.

Lorsque les récepteurs sont au cruchet, lexamen de la figure !74 montre que le levier-commutateur, appuyé sur le contact a y ferme le circuit d'appel à Texclusion de tous autres: les contacts b, d restant isolés.

Au contraire, si le levier est relevé, il a abandonné le coi tact a, touche le contact ï;, et le ressort f est appliqué conl:

LES TUANSMETTEURS H 7

le contact cL De Ja sorte, le circuit primaire Cbt forme <^ur la pile cL le niîcroplionc, tandis que le circuit secondaire uni en relation avec la ligue et le.s récepteurs.

Fii^. 175. — Traujimclteui- inuriil Parque L

La figure 173 montre une vue perspective du transmetteur mural de M. Pasquet.

Transmettear portatif Pasquet. - Dans lo transmetteur à pied, dont la lii^urc 176 monlix- l'aspect, le microphone ast tlu type primitif adopté par M. Pasquet; il ne diffère <le celui que nous venons de décrire que par des dispositions de détailmais, au pomt de vue du montage et du démontatre de l'instrument, ces détails ont bien leur importance. Lesl.locs pristiqucs de charbon sont agencés sur la planchette mlcro- Jnique, comme dans le transmetteur mural. Les cvlindres ■hiles sont emprisonnés dans des auyx-ls en bois, clJi.onnés ■ralement par des feuilles de carton. Ces au-ets, disposés

148 TÉLÉPHONIE l»ilÂTIQUE

suivant des plans inclinés, permettent aux cylindres mobiles de tomber par leur propre poids sur les charbons fixes. Les communications du microphone avec le circuit primaire sont assurées par de minces fils de cuivre.

Le mécanisme du levier-commutateur est le même que celui de l'appareil mural; quant à la clé d'appel, elle est disposée perpendiculairement à la face antérieure de rhistrument, et son bouton émerge entre deux solides plots métalliques qui

Fig. 176. « Transmetteur pot-iaLir Pusquet.

protègent le ressort. Ces deux blocs sont le plot de repos et le plot de travail. Le circuit d'appel est indiqué t^uv la figure 177. Un cordon souple à o conducteurs part des bornes CM, ZT, L, ZS, CS; le brin jaune est attaclié à la borne Ct^, le brin bleu à la borne ZS, le brin vert à la borne L^ le brin blanc à la borne ZT, le brin rouge à la borne CM. Ce cordon soujjle, tressé sur toute sa longueur, se divise de nouveau en arrivant aune planchette de liaison qui reçoit, d'autre part, les fils de ligne, de pile et de sonnerie.

Transmetteur Roulez. — Le système Roulez a fait ass de bruit dans le monde des abonnés de Pari;» pour que no nous y arrêtions quelques instants.

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LES TRAXSAIETTEUHS

Le microplione ne dîlïère il os microphones à grenaille qu'en ee que les petits morceaux de charbon sont découpes dans des filaments très minces; la com[jositinii du charbon n'est d^ailleurs pas la même que celle de la grenaille ordinaire.

On commençait à parler du microphone Roulez à Tépoque

"OÙ la Société des Téléphones était déclarée, par un arrêt de la

la Cour de Paris, propriétaire en France, à l'exclusion de tons

autres, des applications de la bobine dlnduction aux transmis-

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Fig. 177- — CommurticûUûijti Uq transmetteur portatif PajMiuet (Position d'appel).

sions microtéléphoniques. Le microphone lîoulez était alors pourvu d*une bobine d'induction, A la suile de pourparlers <[ui n'aboutirent pas, M, Roulez se décida à abandonner la bobine dlnduction et à essayer d'un autre procédé, connu déjà depuis longtemps, mais resté sans application pratique^ du moins pour l'usage auquel le destinait >L Roulez. A la bobine J'induction, il substitua une bobine de self-induction, dite bobine implifîcatriœ. Les résultats obtenus avec ce système ne sont pas aussi satisfaisants que ceux que fournit la bobine d'induction, mais, faute de mieux, il fallut bien s'en contenter, La

150 TÉLÉPHONIE PRiTfQUE

Société des Téléphones prétend, du reste, que l'emploi cic la bobine ampli fi catrîco est exprès fïéinent resserve dans ses brc* vêts. Quoi qu'il en soit, Tappareil de M. 1 louiez est admis sur les réseavix.

Le microphone [fig. 178) se compose d*une plaque de charbon A r^, d*environ 10 eentimotrefi de diamètre et de 0,92 millimètre d'c'paisfïeur. Cette plaqvie est maintenue par un cercle nickelé, assujetti au couvercle de l'instrument par six boulons. Elle est protégée par le couvercle lui-même qui porte \i son centre une ouverture cîrcyl aire 0, d'environ 2 centimètres de diamètre, et devant laquelle on parle.

L'un des boulons qui maintiennent le cercle nickelé porto une tête de borne a et sert à attacher un fil de communication.

Im arrière de la plaque A B, un prisme de charbon C est placé transversalement, 11 est maintenu par deux boulons ti que des rondelles d'ivoire i isolent de la plaque A B. Le prisme (! cf^t en outre =îéparé de A B par une feuille de papier D. Trois excavations e, e, e ont été ménagées dans le bloc C pour recevoir la grenaille; des trous leur correspondent dans la feuille de papier D, La grenaille est formée do filaments de charbon do lââ/tOO <le millimètre de fliamètre et de 18/10 de mil) i urètre de longueur. De la sorte, le prisme C et la plaque A B ne communiffucnt électriquement entre eux que par rintcrmctliaire tics filaments de charbon, dont len contacts se déplacent aux moindres vibrations de la pla([ue A B.

Les boulïïns d'attache du prisme C servent en même temps à relier le microphone au reste du système.

L'emploi de la bobino amplificatrice no constitue qu'une période transttoirCj M, Roulez étant revenu depuis à la bobine dlnduction.

L'adoption de la bobine amplificatrice a nécessité des chai gements importants dans Tag-encement des communication

Fîg. Vd. — Dêl-atLs du mlcroplior^e Houlcz,

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Li:3 TRANSMETTEIRS 151

Cette bobioOj dont la résistance éloctrîque est de 0,706 ohm, est formée par un fH de t,3 millimètre do diamùtre, enroulé ré g^uliè rement autour d'une bobine en bois dont ]o noyau a 20 millimètres de diamètre et est composé d'un faisceau de fils de fer doux. Le fil conducteur a un développement de S2j30"*; il est disposé sur 3 rangées contenant chacune 44 î^pires.

Fig. n». — Crochet du transmetteur Roulez.

Le levier-commutateur Ifîg. i79) est simple et original; c'est un crochet mobile C auquel s'adapte un tube métallique A, ÎHolé du crochet par une baguo d'ébonit<' N; dans le tube A se meut une balle de plomb D, Le crochet mobile C pivote sur les extrémités de deux vis à centre. Le tube A, dans lequel se meut la balle de plomb D, est vissé en B^ comme le montre 3a figure. La balle de plomb est emprisonnée dans le tube, fermé a Tun de ses bouts par Tccrou B, à Tautre par une goupille g qui empêche !a balle do s'échapper; cette balle est toutefois très mobile à rintérieur du tube.

Lorsque le récepteur est posé sur le crochet, son poids est suffisant pour soulever le bras de levier constitué par le tube A; a balle roule à l'intérieur et s'arrête du côté de la vis B; tiussitôt le récepteur enlevé, le tube, par son poids, fait bas-

culer le crochet en sens inverse; la balle roule jusque sur la goupille et maintient le crochet relevé. Dans ces deux mouvements en sens opposé, le tube A rencontre deux jeux de ressorts a, 6, c, d, tandis que les vis F, E s^appuient sur les ressorts f, e. Ainsi, lorsque le récepteur est suspendu au crochet C, le tube A touche les ressorts a, 6; la vis F est en contact avec le ressort f, et le ressort e est isolé; la balle D ne trouve près de l'écrou B. Lorsque le récepteur est décroché^ la balle D roule jusqu'à la goupiïle g, le crochet C est relevé, le tube A touche les ressorts c, d, la vis E presse le ressort e, et le ressort f est isolé.

La ligure 180 montre la disposition schématique des circuits. Dans la position d'appel, le fil de ligne attaché en L^ communique par la vis F ei le ressort f avec le massif r de la clé d'appel, puis avec la sonn^Tie par r. s, 8. A la sortie de la sonnerie intercalée entre les bornes S S, le courant suit le trajet b, a, T. Le pôle positif C S de la pile d'appel est réuni an contact p, le pôle négatif /Sa la borne S de droite et, par suite, à la borne T.

Dans le circuit de réception, le courant de ligne passe de L en E, e, récepteur de gauche^ j'éceptcur de droite, microphone M. Là il y a une dérivation : en effet, Tune des plaques du microphone est réunie au ressort d qui communique par le levier commutateur avec le ressort c, en reîatitni luimême avec le pôle positif de la pile microphonique C M, L'autre plaque du microphone est reliée d'une part au récepteur de droite, de l'autre à l'entrée du fil de la bf>bine amplilicatricc, La sortie de cette bobine aboutit à la borne Z M (pùle négatif de la pile microphonique) et à la borne T. A l'arrivée, le courant se rend à la terre ou sur le lil de retour par la bobine B; au départ, il traverse la bobine Tî et le microphone pour se rendre sur la ligne.

La figure 181 est une vue d'ensemble du microphone Roulez; nous représentons aussi (/ir;. !8i) les communications du type à bobine d'induction également admis, depuis peu, sur les réseaux. L'inducteur de la bobine est formé par 580 tours d'un fil de cuivre recouvert de soie de 0.6 millimètre de diamètre; l'induit comprend 4100 tours d^un eonducteur dont le diamètre est de 0,17 millimètre. La ré.sistance de l'inducteur est de 1,6 ohm; celle de l'induit est de 210 ohms.

Transmetteur Sieur. — Le microphone se compose de cinq cylindres de charbon parallèles, «'appuyant sur dei gouttières de même substance, disposées transversalemer

Les cylindres, et c'est là une des innovations de M, Sîeur, sont suspendus par de petites boucles métalliques qui main* tiennent leur indépendance, tout en as*îurant leur mobilité. Ces boucles, faites en fil, de la grosseur d'une éping^le, entourent chacune des extrémités des cylindres et pivotent autour d'un clou planté dans la pièce de bois supportant les goût* tières.

Cet ensemble est fixé par quatre boulons à la planchette en sapin devant laquelle on parle.

Fig. 183. — Transmetteur Sieur.

Des deux gouttières de charbon partent des conducteurs aboutissant à des plaques métalliques qui, lorsque le microphone est en place, donnent, par pr<*ssîoii sur des ressorts, la communication avec le reste du dispositif.

La résistance du circuit primaire de la bobine d'induction est de 1 ohm, celle du circuit secondaire est de 130 ohms.

Le crochet de suspension de droite, en regardant Tappareil, sert de commutateur, mais son modo de fonctionnement présente une originalité qui lui est prcïpre. Alors que, dans la plupart des postes microtéléphoniquos, le levier-commutateur s'abaisse par le poids du récepteur, M, Sieur a pensé qu*il était préférable d'exercer une pression d'un autre genre; l'anneau de son récepteur forme calo entre un crochet fixe e" un levier mobile, qui opère la permutation entre le circuit de 1

LES TRANSMETTEURS

sonnerie el ceiui du microphone. Sur la phmclietto qui sert de support, les bornes du haut reçoivcint, à gauche^ la liirne et la terre ou bien ht lig^ne et le fil de retour, à droite, la «onnerie; celles du bas sont aiïectées, à gauche, à la pile du microphone, à droite, à la pile de la sonnerie (fig, iH2).

Le bouton d'appel ne pre-sente aucune disposition nouvelle. Lorsqu'on appoie sur ce bouton, il met la pile de sonnerie en relation avec la ligne; au repos, c'est-à-dire lorsque le télé-

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yig. iSk -^ C'ommnfiif'ati'^ns tiu tran^imctteur f^ieur (Position dci convçr^^atloTijt

phone de droite est accroché, il établit au contraire la liaison entre la ligne et la sonnerie.

Examinons ce qui se passe lorsque lei^ fils de ligne, la

sonnerie, la pile de sonnerie, la pile ilu microphone sont

réunis au poste, comme le montre la figure 48i, qui repré?îente

le circuit de conversation. Le ressort l étant appuyé par la

main de Topérateur sur le contact p, le courant de la pile de

sonnerie passe par le crochet C, relié au levier commutateur A

par lo récepteur suspendu à ce crochet, quij ainsi que nous

vons dit, forme comme une cale métallique entre C et A. Ce

urant traverse la ligne et fait fonctionner la sonnerie du

rrespondant. Celui-ci répond par la même manœuvre. Son

id^*T -!i I jAist!- jar > >Tier A, le crochet C, ^ T^^irt , s* -^'JÊatcz I. j& A0S3^fi&. et sort par la borne T, 1^ :ieï=. jirr-rj-r!inf is^ TtirtaE ^^zr îelépboae à Toreille et^ ù£ rt liin jt îimiz iLj^rz'icxz'^TZut *c trouve fermé. Les cmcBH^ ^^r^i-ac «L I itjii^ïfis iZir? par le levier A, le r*=rT*:^ î, j* r!r-T*iic MatK^hM^r* L-t 1% bit^se dlnduction, les y^t-^zn^ir^ ^ lor >k b r^tt T- r ^toiiiaî ^e temps, le circuit de la zCj^ nii'T KtZx.nuyut *^i jtnué pir ies M^&*:4ts r, r' en contact^ jf* iiuEStia* n iLirrM^ijiai* « ie ::rr2iî primaire de la bobine fmrinmi.a 1 ta ±^ àt iî>^^ ^iFs-r/on pArie devant la plan-

I^ Liuiicfil ie Zi^Mrrt T-r:4iajêZ3ed ^ -^^^^^ duo mur ou d*une

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LIGNES TÉLËPHOKIQUES

Lifrnes téléphoniques. — Conducteurs aériens. — Constriiclion des li^es aériennes, — Appuis en bois, — Appuis métallnpics. — gyatème André. — Ucrses* — Système Bel?,. — Dispositions particulières, — i^ourdincs, — Les entrées de poste dans les bureaux centraux- — Tourelles en buiîï» — Tourelles André, — Tourelles lïelz. — Conducteurs souterraine^ leur spé* ciïicûlion, — Càblc P"orlîn>Hermann, — CAhlc Patterf><>n. — Procédé» anliinducteurs, — Influence de la capacité. — Communications  grande distance.

Ugnes télépÎLoniques. — Les lignes téléphoniques sont aériennes ou souterraines : les matériaux varient suivant que l'on adopte tune ou Vautre forme- Pour les lignes aériennes» on fait usage de fils d'acier galvanisé, de Jil de bronze ou de cuivre de haute conductibilité; pour les lignes souterraines, on emploie des câbles.

Gondficteurs aériens. — Aux termes des cahiers des charges de l Administration de.s postes et des télég-raphes» les fils conducteurs servant à la construction du réseau doivent être fabri- ([ués dans des usines françaises. Le fil d'acier a 2 millitnètres de diamètre; il est galvanisé,

tSa résistance kilométrique à 15" centigrade??, ramenée à ce quelle serait si le diamètre du 111 était de ! millimétré, ne doit pas dépasser 245 ohms.

Pour les corrections de température, on admet que le coefficient d'augmentation de résistance de l'acier est de U,00G3 par degré centigrade.

Le mètre courant de fll doit peser de 24 à ^8 grammes.

Les lignes urbaines sont habituellement construites en fU bronze de H/10 de millimètre de diamètre. Le poids relatinent faible de ce fil, sa résistance mécanique, sa grande iductibiltté électrique, le rendent particulièrement propre à ■jenre de construction où les appuis ont à soutenir un grand

nombre de conducteurs, où la longueur des portées est fatalement très variable et où la pose des fils de gros diamètre serait non seulement gênante, mais quelquefois impossible.

Avant d'être acceptés et employés sur les lignes, les fils de bronze sont soumis à des épreuves très rigoureuses permettant de reconnaitre s'ils répondent bien aux conditions imposées aux fabricants.

C'est ainsi que la résistance électrique du lil de bronze de H/10 de millimètre de diamètre, ramenée à la température de 0* centigrade et calculée pour un lîl de I millimètre de diamètre, ne doit pas être supérieure a 58,3 ohms légaux jiar kilomètre.

On admet, pour les corrections, que le coelUcient d'augmentation de résistance par deirré c<^utigTade est de 0X0153*

L'effort de rupture doit être d au moins 70 kilogramme*; et ne doit pas correspondre à un allongement supérieur à i 0/0.

Les épreuves d'élasticité et de ténacité ne sont pas moins sérieuses : le fil doit pouvoir être plié dans un étau, alternalivementdans un sens et dans l'aulre, dix fois de suite sans se rompre.

Cette expérience se fait à Taide de mâchoires à angles arrondis, de 6 millimètres de rayon. La première flexion, correspondant à un angle de tW>, s'obtient en plaçant le 01 dan.s le prolongement du plan de serrage et en le courbant sur la face d'une des mâchoires. Les autres flexions, correspondant à des angles de 180% sont comptées tjuccessivement à partir de la position occupée par le fil après la pi^emière flexion. Dans chaque flexion, le fil doit toucher, dans toutes t^es parties, et notamment dans le voisinage du plan de serrage, la face de la mâchoire vers laquelle il est incliné.

Le poids d'un mètre de iil de H/40 de millimètre de diamètre doit rester compris entre %^,2 gr. et 9,2 gr-.

Ce fil est livré en couronnes, dont le diamètre intérieur est de 0,40m.

Les lignes interurbaines sont quelquefois les lignes télégraphiques ordinaires appropriées à leur nouvelle destination, ou bien elles sont construites, suivant l'étendue de leur parcours, en fils de cuivre de haute conductibilité de 2, %^ et 5 millimètres de diamètre.

Ces conducteurs doivent satisfaire aux conditions suivantes :

Sous le rapport de la flexion, les épreuves sont les mêmes que pour le fil de bronze de M/10, mais le nombre des plia? n'est plus que de 8 pour le iil de 2 millimètres, de 7 pour le de 2 millimètres 1/2, et de 'à pour celui de 3 millimétrés.

UGNES TÉLÊPHOMQOES 1»

Le rayon de courbure des mâchoires est porte à tû millimètrès pour le fil de o millimèlres de diamètre. Le poids du mètre courant est de :

29,5 gr.

pour k fU de ^ millimèu^.

i70 à iSl

L effort de rupture, qui ne doit pas correspondre à un allongement de plus de 2 OyO, es^t de :

140 kilogr. pour le fil de 2

mdUmnres.

La résistance ëlcttriqur, ramenée â la température de 0*, et calculée pour un liî de 1 millimètre* de diami^tre, ne doit pas être supérieure â 21,16 ohms légaux par kilomètre. Le coefficient de correction pour lauirmentation de résistance par degré centigrade étant de 0,0031).

De même que le fil de bronze de H/10, les fils de i et t2 millimètres i/2 sont livrés en coumnnes ayant 0,40in de diamètre intérieur. Les couronnes de iil de » millimètres ont un diamètre intérieur de O^SOm.

Les extrémités de chaque pièce doivent être aussi bonnes que le milieu-

Conatruetion des lignes arériennes, — Les lignes téléphoniques à grande tliiïtancc ïsont habituellement construites en fil de bronze de 3 millimétrés de diamètre et au des^sus. Les prmcipes généraux, admi^ pour la construction des lignes télégraphiques en fil de fer galvanisé, sont applicables aux lignes téléphoniques, Seulement ici, pour éviter les phénomènes d'induction dont l'action se fait sentir avec une grande intensité dans les récepteurs, on fait usage de deux conducteurs pour une même ligne. E)e plus, on eroiso ces deux conducteurs, de Idlo mètre en Idlo mètre par exemple, ainsi que nous le verrons plus loin*

On sait que les lignes aériennes sont généralement installées sur poteaux de H mètres. Les isolateurs occupent deux faces opposées du poteau et constituent trois types de lignes suivant la position dus isolateurs et la forme de leurs consoles, ïrsqu'on n'emploie que des isolateurs à consoles courtes,les espace de 0,50m en les aUernant; on en place ordinairent 8 sur chaque poteau, et ils occupent un espace de 3,50m. ")osant en face de chaque isolateur à console courte un

m TÉLÊPHOME PHATIQLE

isolateur à croo^ole longue, on obtient dans le même espace' une Urne à 16 conducteurs disposer dans quatre plans vcpUeaux. Enfin, en accouplant deux poteaux semblables, on constitue une ligne à 32 conducteurs.

Dans les courbes, les poteaux ne sont habitue]lement armés que d'un seul côté, et de telle sorte que si la poupée de Tisolateur vient à être imsée, le fil s'appuie contre le poteau et est soutenu par la console. Dailleurs, dans les courbes, le poteau droit est soutenu par une jambe de force maintenue par un boulon sur la tête de Tappui à consolider, et plus bas par des entretoises. Cette disposition se prête mal a un armement uniforme des poteaux et cependant^ au point de vue téléphonique, pour maintenir le parallélisme entre les deux conducteurs d*une même ligne, il y a intérêt à armer les

appuis plantés dans les courbes, dç *il» A J^ A '^ même manière que ceux qui sui-

fj 19 f| Il vent un tracé reetiliîjrne. M, Bar-

T In T ■■ barat, ingénieur des télégraphes

français, a imaginé et expérimenté un mode d'accouplement, qui permet d'armer tous les appuis de la même manière *. Au lieu d'employer un boulon de tête pour les poteaux Vi M rV^^ l"! jumelés, il fait un accouplement à

*T ^1 J/'/xv iid distance en se servant d'un croisil-

lon en fer cornière, comme le monn ^M/ ^ \Mî« ^^*^' ^^ figure 185, ou en fer en l" N cj W^ ^ wm ^^^^^^^ suivant la résistance à obte- ^t Wl^ --J S|i W ^Jj. Avec ce dispositif, tous les ap- ^ mf 1 11 puis peuvent être armés de la même

manîèrej (ju'il s^agisse d'une Hene droite ou d'une courbe, d'une ou de deux rangées de poteaux- La tensinu à adopter pour les fils de bronze est égale au poids du kilomètre de conducteur; cest 1/5 de la charge de rupture calculée à la température de 10 degrés centigrades.

M* Barbarat conseille, surtout pour les fils de bronze de petit diamètre, de no pas arrêter le conducteur sur tous les appuis; un arrctage à tnus les 300 mètres est favorable au maintien du réglage de la ligne.

Fig. i&5. ^ Pote a Vit jumek'Si Byatéme Barbarat*

1 , Annalfê iélégraphiques (luir^-aïril IBftO).

LIGNES XÉLÉPHuNigUt-S UV

Sur les lignes urbaines aériennes ou &ur les artères de peu d ctondue, on fait usage de fil de bronze de 11/10 de inilliinètrc de diamètre.

I-pe déroulement des couronnes a lieu, soit à la main, soit au moyen d'un (icvidoir. L'ouvrier chargé de l'opération dnit veiller i\ ce que le fil n*.' subissL' pas de tor-i^ion dans le sens de sou axe et qu il ne fasse pas do co^iues; c'est toujours au détriment de la solidité de la ligne que ces défauts se produistMd. La couronne de fil, tenue â d*jux mains, est phicé-e verticak?ment et, en marchant à recul nn^^, Touvrier la fait tMurncr perpendiculairement à Taxe du lil qui se déroule.

L<?s raccords de couronne à couronne se font, comme pour toutes les lignes du réseau télégraphique fraticîiis, à Talde de manchons soudés; mais ici les manchons sont ^*ii bronze ou en cuivre, comme It's ccmducteurs, et leurs dîmensinns sont proportionn<'*es au diamètre des fils. En outre nn laisse d<v passer, de chatjue côté, une loni/ueur de lil sufiîsantc pour €*n rouler 6 spires sur le conducteur adjacent. Les mandions sotit soudés comme ceux des conducteurs vn 1er L'-alvanisé, mais Id confection de ta soudure nécessite certaines précautions, en raii^on de la naturp même (fu métal sur lequel elle est appliquée. Il faut, en premier Heu, que la stdutinn de clilorure de zinc, employée jpour décaper le conducteur, soit sulÏÏsamment neutralisée pour que, à la longue, un exeèn d'acide ne puisse pas donner lieu h une action nuisible: d'autre parL un excès (le cbaleur ferait perdi-e au lil de brnnze une pîU'tic de sa ténacité; il est donc indispensable il'opérer ra[)idenient^ de ne pas prolonger l'action du fer à souder et th.* faire usage d'un alliage fusible à une température peu éh^vée; on st^ sert ItabitueUeinent de soudure composée de 2/3 d etain et de i/3 do plomb.

L'arrêt îles (ils sur les isolateurs se fait h l'aide île fil de bronze, au moyen d'une attaclie analogue à eeUc qui sert à fixer les fils télégraphiques.

Pour les lignes interurbaines, on continue à employer les i Violateurs et les appuis d'un usage courant, mais il a fallu, sur les réseaux urbains, avoir reciairs à d'autres dispositions. Le faible diamètre des 111 s ne nécessite plus l'emploi de gros isolateurs; on a pu en réduire hs dimensions sans modifier Ipiip forme.

>rsqu*il s'est agi des appuis^ il n'a plus sulti, dans la généré des cas, d*em ployer les moyens usit<''S pttur les lÎL*'nes 'ij'raphiqucs traversant des villes ou des villages. Le nombre

%m T£UÈPaûXI£ PliAIIQUË

des ri>ii4ucteiu^ s est t«fllement multiplie qu il a (àlln imagiiier de^ patelct^ specîauic. dul-on. de temps à aulrt*, avoir recours à un p*>teau de grande diiiieostoii.

On paut dire, d une manière générale, que les réseaux téléphonique» urbains sont iiLStaUês ^ur deux sortes d appui:; : des potrlets, d^s herses; dan?^ ces doux systèmes, on peut distinguer le^ appuis en bois, h^> appuis en fer et, dans cette dernière catégorie, considérer le système André, le s; titème Belz et quelques autres dispositions particulières.

Appuis en bois^ — Le^ berses en bois sont des échafauitages constitues à peu de frais par deî^ traverses horizontales, boulonnées sur deux ou i trois montants. Ellc^ sont placées sur la ligne de faite des toits et, à leur partie inférieure, une semelle sert a les y Orer. Suivant que la nappe des fils supportés par la herse est perpendiculaire ou parallèle à Tarête du toil^ la herse est à deux ou â trois montanis; dans le premier cas, la Semelle e^t rectilitnie et se fixe sur la pièce de faîtage; dans le second f elle forme un angle et est boulonnée sur deux chevrons appartenant aux deux pentes de la toiture. Dans un cas comme dan^ Fautre, elle doit être consolidée par quatre haubans.

Sous les potcîets ou sous ks hernies , on place des plaques de caoutchouc qui amortissent le bruit, souvent insuppor^ table, provenant de la vibration des conducteurs; la portion dénudée du toit est recouverte par une feuille de zinc.

Les isolateurs sont placés sur les traverses à 1 aide de consoles droites, filetées et maintenues par des écrous.

Appuis mét&lUiiuea. — Les ajtpuis métalliques sont, comme nous Ta von s dit, du système André ou du système Belz, sauf quelques exceptions; ce sont des potelcts ou des herses.

Système Asbbè, — Le but que s'est proposé M, André se résume dans les principes suivants * :

(f Limiter au minimum possible le nombre des modèles.

« Rendre les pièces uniformes, de façon que sans aucun repérage elles puissent entrer dans la composition d'un support quelconque*

ft Choisir les fern îi])éciaux, les plus légers, travaillant dans les meilleures conditions de résistance.

* Supprimer presque cumplètcment le rivetagc et assembler par des boulons. Cette disposition permet à la fois la

s. J}eâ progrès récents réaîîjiés dans ta conslfUclii^H des itgneê ltUgraphiq\ HkphQniqut», par H. Vivarcz*

LIGNES TELEPnONIQLES 103

diminution du poids des pièces unités et rend la permutation jïeâucoup plus facile.

I Distinguer dan^ chaque montant poteau, montants de herse) deux éléments-

« L'un, toujours pareil de forme, ne variant que par sa longueur, la hampe.

f L'autrej la partit* lei*minale ou éperon^ qui peut se placer de plusieurs Taçons et so moditicr facilement pour chaque cas, l*une de ses branches restant constante, comme les ham-< p€s elles-mêmes, et l'autre pouvant àubir toutes les transformations; possibles.

« Permettre le régla ifc dans h\ ligne ou le plan veïlical sans le contre-haubannage, souvent dillicile, quelquefois impossible.

« Ne se servir des boutons que pour rapprocher les pièces, obtenir les jonctions et Tcquerrage par une double encochurc des fers.

« Rentlre toujours pos^sible l'addition dlnola tours nouveaux, ou 1 ecartement des anciens en cas dUnduction, en prolitant de la disposition jumelce des poteaux et des traverseï^ hori* zontalea (jumelles), «

Les poteaux comprennent un éperon, une hampe et des consoles garnies d'isolateurs.

L éperon est un patin en fer, recourbé suivant un angle convenable ([ui dépend de la hu^on dont il doit cire posé [jig. ÎB6] il porte à la fois une queue de carpe et des trous pour des tireronds; il peut, par conséquent, être scellé dans une muraille ou bi^n boulonné sur une pièce de boië. L'éperon peut porter une tige supplémentaire faisant l'office de jambe de force.

La hampe est composée do deux fers en V se tournant le duis etassenibléSj d'espace en espace, par des boulons (H, fig, 1B6)*

Entre les deux Ter s en T, un espace de 2 centimètres environ

ménagé pour laisser passer les consoles des isolateurs;

les-i^i traversent des plaques do plomb a faÎBant T effet de

irdines et sont boulonnées sur ces plaques. Les consoloa

iig. m.

m TÉLÈÏ-HONIt: PRATiyCH

sont des 1 lires alternative ment longues et eourtes sur Je^s-

quelles sf>nt scelles les isolateurs; on phicc ees consoles h

25 eenti mètres dliïter^alle.

Herses. — Les travers*.* s deîs her^c?> ont la même eontexturr

que leii poteaux simples; ce sunt, <?n un mot, iUjh poteaux simples comliés horizontalement entre des montantverticaux (\ fig. iSTu Evidemment, les isolat^ïurs sont ici montes sur consoles tlroites, et tous places sur la face de la traverse* Lva montants sont formes par deux fers en l\ opposés

-^ — IL suncrit'iirc

Flg, IST. » IIer«£ ^yâLéme André.

par leur creux et boulonnes sui" les traverses, comme oti le voit en D sur la fi trure 187,

Pour donner plus de solidité au système, on peut encocher les arêtes des fers.

Les poteaux shiiples peu- V01ll apporter de ià ii tils: on en met jusqu'à 40 sur les

Pour consolider soit les poteaux, soit les herses, on fait Usa ire lie luiuhans riurides. Ce sont des tuljes de Ter taraudés h leurs lieux extrémités, mais en sens inverse. En haut, un piton fileté est vissé tlans le tube» et, à laide lï'un boulon, est assujetti à la^téti^ tlu poteau; en bas^ un piton sendjlable s\mi- L^ttire dans la partie inférieiu'e du tube et est sceUé dans la muraille, à 1 aide tfan patin analogue aux éperons précédemment décrits, ou bien vissé sur uïi chevron au moyen du même palin. La tension est r^'^urlée avec une clé.

Ce système de poteaux et de herses a été appliqué au réseau do Reims.

SvsTÈMR liKLZ, — On d reproclié au système André tie nécessiter Veinjïloi de consoles si>éeiales pour les isolateurs. Dans le but dutilisïT le matériel courant de l'administration des Postes et Té léu^'ra plies, M, Belz, infrénieur de cette adininistriitinn, a iippli^jué au réseau de Nice le système suivant : Lu hampe des poteaux reste composée de deux fers eu U, ae tournant le dos et boutonnés, de distance on distance, a' hiterposition d'un fer plat. l>eux consoles, une lonijrue et i courte, sojit placées en face 1 une dô Tautre et bouloai^

rJGNES TELEPHONIQUES l^\

ei!HrHi!*lo, iin<^ plaque de caoutchouc ^éfianint rliacuue iI>iU-^ lie 1 appui. Deux appui:^ seml>lal>les, ^*part s par une ilistaïK^e de 70 centinutn'S et unU par uue traverse en fer plat, fonn^nt UTif* ht^rso; t'est phitùt, 4 proprement parler une Unnv double de poteaux, puisque les traverîîcs ne portent pas d 'isolateurs.

Les potiaux ou 1rs nioiitants des tiers*-^ av Uxt*ui ;iu\ murs par des briiles à scellement. Pour le?* a^^ujettîr auK ti**isi*rieH, on les recourbe suivant uu au «rie i-onwttaldi* et mu k*s lixt* a des chevrons au moyeu de tire- fonds, en ayant soiu tiiujrmrs d'interposer des plaques* île caoutchouc fiinnant sourdine* entre le for et le bois. Les découverts faits aux toitures sont bouchés le niioux possilde à Taide de feuilles df ziue,

Los consolidations fio font à 1 aide de haubans.

DisposiTioiis PARTicLLiÈRBs. — Parmi les autn^s comldnaisons mises à l'essai sur les liirnes françaises, il faut citer le disposiitif décrit par M. Voisenat dans les Ann^le^ Mt^ffraphiques, et qui a été appliqué aux réseaux de Besant^on et de Dijrui '.

Les poteleta sont droits, formes île deux fers en U, séparés par pkt^ Bieurs fourrures et rivelés. Ce*; appuis sont placés sur lejî e)iarpent*»s des toitures T mais mieux sur les pi unions et les murs de refeud. Des cquerres et des pattes â scellement, scellées au plâtre ou au ci mont* assujettissent la base du potelet.

Une irarniturG de zinc dévers** sur le toit les eaux [duviales coulant le lontr de la hampe.

Les appuis, de même que les équerres et les pattes à se(>lletnent, sont galvanisés; Us sont généralement pourvus de quatre liaubans, formés d'un seul fil de fer de 5 niilliniètresT si 1«^ poteleta consolider ne dépasse pas 3,G0ni, composés de 3 brins de 4 millimètres ))Our les appuis plus élevés. Ces haubans sont fixés â Taide de crochets scellés; ils sont réiflés par des tendeurs.

Dans quelques cas particuliers, on a fait usa^e de potelets ciaux, ditspofe/els :i oreilles flg, 188 . ([ui peuvent soutenir au'àaCfds.

Kli;. ISH — UiUelet h nfeiWrs

ânnaUs iéiéçraphiquei (m«rs>tvHl lAOtV

îié TÊLEPHuNiE PRiTIQLE

P.»ur iv:--^r l^pr^iTzlt-r fîL on lance d abord une ficelle de toit en U'tî, Ma a *-5*jyr d'eaiploTer des fusées pour eeXie opèra!i n, maU îia:-;:iellen~ent elle se fart à la main.

Aa h-yn* de !i n:e!> e-^t attaché le premier couil acteur, Lors*îue I>xtrêaii> de la fii^clle parvient à portée de T ouvrier |43c^- au 1' nit d^ îa s^-tiion 4 poser- '^oil à 4 ou 500 mètres du point înitiaL tl la reiiNOÎe dt* loit eo toil Jusqu au potelet de défi^rt. Il rf^xi^te atc-rs sur t<"Ul le trajet deux brins parallcte^, à l'aide di-^qu-S on p^-ut ^^FL'ani^er une transmission. A cet envt, k-s dt^ux lrrin> î^oni l»oudéîi 5ur les gorges do poulies en fonte fixév^s aux deux pot*dets terminaux. II ne reste plus, pour p;t-ser hyu-^ le^ onducteurs de la ligne, qu'à les attacher l'un après Tauire à la e^^rde san^ fin ainsi improvisée et à manoeuvrer les manivelle^ dont les poulies sont garnies.

SotutUnes* — Le l*ruit résultant de^s vibrations des fiU, déjà fort gênant lor^^^iu'il s'agit de lignes télégraphiques, devient

Fie. ï^, ^ Sourdine BeiiL

parfois insupportable pour les propriétaires et les locataires des immeubles qui supportent de vastes nappes de conducteurs téléphoniques. Aussi a-t*on été comluit a imaginer des sourdines destinée^s, sinon a étoulTer complètement le bruit, du moins a l'atténuer dans une forte mesure,

La sourdine de M. Beau, inspecteur des Postes et des Télégraphes pg. 18^ , est utilisée sur les lignes aériennes des réseaux annexes de Paris, ("est un petit instrument à bon marché que Ton confectionne sur place.

Sur une lungueur de 20 à 30 centimètres, on enroule une couche de chanvre, sur le fîl de ligne, dans le voisinage de chaque isoJaîcur, Cn tube de caoutchouc, épais de 15/JO de millimètre, fendu dans toute sa longueur, recouvre et protège la couche de chanvre dont Tépaisseur doit être à peu près égale au diamètre du fi h Knlîn, on enroule par-dessus le tout une lame de plomb de 1 millimètre d'épaisseur, dont les spir se recouvrent en partie; les deux amorces tle cet enrouleme Bont tournées vers le bas pour éviter les infiltrations de Te

LIGNES TKLftPHOMQlES lêT

de pluie. Le câble de fils à tisrature^. qui doit fixer le conduo teur de ligiie sur la poupée de risolateur. e^t enfilé dans un tube de caoutchouc recouvert par un tube île plomb; }e^ eittn?mités libres Ront enroulées, de part et d'autre de l'isolateur, sur le fil de li^ne armé comme nous venons de 1 indiquer.

Les entrées de poste dans les Imre&iix ceiitrftiix. — Le^ entrées de poî^t^ se font à l'aide de tourelles correspondant aux divers systèmes que nous venons de décrire: elles sont en bois ou en fer. En principe, une tourelle est une cage charpentée à claire-voie, en boÎK ou en fer, potvgonale ou ronde. pouvant recevoir des fils venant de tous les points de l'horizon , Installée sur une plate-forme, elle couronne en quelque sorte Védifice où est installé le poste central. Ce peut être un dôme somptueux, comme dans quelques stations; elle peut se réduire à une simple carcasse de charpente; c'est affaire d'argent.

TocRELLEs EN SOIS* — La tourellc du poste central de Limoges, installée pour 400 fils, va nous servir de modèle. Elle est à base carrée, chacun des côtés mesurant 4,lBni. Des madriers de 15 centimètres suit chaque face occupent les quatre angles, La charpente de la cage est en outre renforcée par quatre montants de 043m de largeur sur OJOm d'épaisseur. Sept traverses horizontales unissent les madriers verticaux sur chacune des façades de la tourelle. Ces traverses sont espacées de 50 centimètres et dépassent alternativement, de chaque côté, de 55 et de 15 centimètres, La dernière traverse est à 1,25m au-dessus de la plate-forme. Les isolateurs sont fixés sur les traverses horizontales et reçoivent les fils conducteurs de la ligne. De Tintérieur du bureau sortent des cAblcs sous plomb qui sYdèvent le long des madriers d'angle, et s'infiéchissent dans la direction des traverses. Après avoir été dénudés, les conducteurs de ces câbles aboutissent aux différents isolateurs et sont soudés aux fils de ligne.

Tourelle Andbé. — La tourelle du sj-stèm*^ André est ronde.

Fidèle à son principe d^unification des matériaux, Tinventeur

a constitué les montants de sa tourelle avec des hampes de

poteaux simples. D'espace en espace, ces montant?^ sont réunis

par des cercles construits comme les traverses *Ies lierses,

c'est-c\-dire qu'ils sont formés par deux fers en U, dont les

cavités se regardent. Les isolateurs sont fixés sur les

ntants, mais d'un seul côté seulement, du côté tourné vers

térieur. L'ensemble de la construction doit être d'autant

ux fixé à sa base que la traction peut être fort irrégulière,

168 téuIphonie pratique

t ar la nappe des fils venant dans une direcUon fait rareai€?nt équilibre à celle deg conducteurs arrivant dans la direction opposée. Il est souvent nécessaire d'assurer la stabilité par des haubans. La tourelle est recouverte d'un toit en ?Anc surmonté d'un paratonnerre. Les câbles sortant du bureau arrivent au sommet du toit et descendent le lonL^ des tubes en U pour se relier aux isolateurs.

TouRELLKS Hêlz. — M. Belz a complété l'installation du

réseau de Nice par une tourelle de iOO fils [flg. IOO\ Elle a 3,60nY de hauteur, et sa base est un dodécairone, dont le cercle circonscrit a ÎJ mètres de diamètre.

Les nuïutants sont semblables à ceux de*=i herses du même système; ils sunt boulonnés sur hi plate-lorme parFintermé' diaire de solides fers à T. Des cercles en fer plat les assemblent de distance en distance.

Les ceintures de fer plat sont au nombre de trois; la première est distante du sommet de la tourelle de 0;7îm, la seconde éloiijrnce de la première de 0,88 m, la secrmclc tle la troisième de n,yim, et eiilin l,OTm sépare la troisième de la base.

Chaque face du dodécaironc comporte trois montants.

Au centre de la construction s'élève une colonne compoi de trois fers en U, dont les creux sont tournés vers Tintérieu

Ijr.NES TÉ LK PHONIQUES KM*

c'est au centre de cette espèce dr tube que sont loçrés les 1 àbles venant du bureau. Ces fers t-n \.l nnnt cerclés par des îers plats, reliés par des tirants à La charpente exté rie Lire. Le tout est recouvert dune toiture.

Conducteurs souterrains, leur spécification. — Les lignes souterraines sont à d<>ublo (il; elles sont construites on câldea contenant des conducteurs en nombre pair, Le« modeler L^énérah'Uient employés ïsnnt à 2 ou à 14 conducteurs, c'est- àdire quils contiennent une ?;eule ligne ou bien sept liïfues di (Té rentes.

Dans le câble à dt^ux conducteurs, chaque finie est formée d\me corde de trois lils île cuivre de 0,5mm, recouverte de deux couches de irutta-percha, alternant avec deux couches de composition-chatterton, la première couche de cette composition étant applitiuée directt.^ment sur le toron de cuivre, le tout formant un cylindre de lî^Snim de diamètre; elle est ensuite enveloppée d'un gui page de coton.

Les deux conducteurs, câblés ensemble et avec deux cordelettes de filin^ sont recouverts d un ruban de coton, puis introduits dans un tuyau en plomb de 1 .2rinim d'épaisseur,

La conductibilité t'^lectriqur du cuivre employé doit être au moins les 93 centièmes de celle du cuivre pur. On admet que la résistance â zéro degré centigrade d'un kilomètre do cuivre pur de 1mm de diamètre est en ohms légaux de 20,343, et que le coenicieni d'augmentation de rtîsistancc est de 0,t)0;J9 par degré centigrade,

La gutta-percha est de premier choix et bien homogène; la résistance qui représente Tisolemcnt de chaque conducteur doit rester comprise entre 200 et 2000 mégohms par kilomètre, à la température de 24 degrés centigrades, après deux minutes d'électrisation, avec une pile équivalente à 2()0 éléments Daniell.

La capacité électrostatique, par kilomètre de cflble, ne dépasse pas 26 centièmes de micro far ad.

L'emploi du goudron est interdit dans la préparation des enveloppes*

La composition du câble à 14 conducteurs est la suivante :

Chaque conducteur est composé de trois fils de cuivre de 0j5 mm

recouverts de doux couches de gutta-percha, le tout formant

cylindre de 2,3mm de diamètre, puis d'un guipage de coton,

eux conducteurs câblés forment le conducteur double,

3pt Conducteurs doubles semblables, mais guipés de cou-

s difTé rentes, sont cables ensemble, puis recouverts de deux

no TÉLÉPHONIE PRATIQUE

riJbanî? de coton enroulés en sens inverse et introiluits ensuite dans un tuyau en plomb de IjâStnm dt'^paîsseur.

Les câbles sont falïPÎquéî^ par bouts de .^00 mètres et chaque bout est enroulé sur une bobine, an fur et â mesure de la fabrication. Tous les conducteurs f l'une niêmf^ section de eâbte doivent rtre sans ï^oudure.

La fabrication est survelHûe dans les usines de Tadjudicataire par les agents de Tadministration, Les matitTes destinées à la confection des câbles leur sont présentées; ils peuvent, dans le cours des opérations, refuser celles qui ne leur paraissent pas de bonne qualité.

Les vérifications électriques dos câbles comprennent deux séries crexpériences, La premiï'Te série est faite sur les conducteurs recouverts de gutta-percha (âmej avant leur eâblaffe et après qulls ont séjourné pendant vingt-quatre heures dans de Teau maintenue, [lendant toute la durée de Timniersion, à une température de 2* degrés centigrades. Les mêmes essais peuvent l'tre répétés dans des eonilitions identiques, après immersion dans de Teau â 14 degrés centiirrades: dans ces nouveaux essais chaque i\\ doit damner un isolement de 4 à 6 fois supérieur à celui qu'il avait présenté^ dans les essais à 24 degrés.

La seconde série d'expériences est faite après le câblage des funes et reuroulement sur les Ixïbînes, Au moment des essais, les câbles doivent avoir séjourné depuis au moins il heures dans Tair humide à une température do 20 degrés centigrades. Dans ces derniers essais, la conductibilité et l'isolement ne doivent pas être inférieurs aux miiiima indiqués ci -de s su s, en faisant la correction de température,

La capacité ne doit pas avoir augmenté.

Los conducteurs recouverts de gutta-percha sont présentés. pour la vérification de risolement, par longueurs de 510 mètres pour le motlèle â un conducteur double, et 513 mètres pour le modèle à sept conducteurs doubles, ou par des longueurs qui soient des multiples exacts des premières.

Gà.ble Fortin-Hermann. — Le câble Fortin-Hermann est particulièrement propre aux constructions téh'^phoniquesj en r^jison de sa très faible capacité électrostatique.

Grâce à rafTabilité bien connue de M. Fortin, il nous a été permis de visiter les ateliers de construction ilu boulevard Montparnasse, ainsi que la vaste usine en construction sur 1*^ boulevard Brune, à Paris. Nous ne pouvons résister au dét de faire connaitre à nos lecteurs quelques intéressants délai de fabrication.

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