‹ Témoignage devant la Commission royale [microforme]Chapitre 26 sur 43 · REPONSE DE L'ETENDARD · texte numérisé non relu

REPONSE DE L'ETENDARD

Le 8 juillet, plus d’un mois après la publication de ma dernière lettre, qu’il avait retenue plusieurs jours dans ses bureaux, l’£tendard commença sa réponse et la publia dans une suite d'articles que je tiens à reproduire, malgré leur étendue. Comme ils se réfutent en grande partie d’eux-mêmes, je me contenterai de répondre à quelques-uns des principaux arguments à mesure qu’ils se présenteront, Toutes les pièces du débat se trouveront ainsi sous les yeux du lecteur.

Je pourrais bien me plaindre un peu du long retard qui à fait perdre de vue au lecteur plusieurs points importants de la polémique ; mais il est dificile de résister à une raison aussi convaincante que celle donnée par M, le Directeur : il n’a pas eu le temps de lire mes lettres. Le temps est une des nombreuses choses qui manquent à l'Etendard. T1 est évident qu'on y procède, trop souvent, avec légèreté et précipitation ; le lecteur verra plus loin qu'on ne peut faire mieux, faute de temps.

Je n'écrivais pas pour M. le Directeur seul : plusieurs de ses amis ont pu lire ce qu’il ne lisait pas ; il s’en est aperçu. C’est pour cela, probablement, qu’il nous donne aujourd’hui deux colonnes, au risque de ne pouvoir müûrir sa pensée et peser ses expressions, au risque de ne pouvoir se relire avant de se faire imprimer, car.il n’a commencé qu’hier et il a dû se hâter. J'aurais mieux aimé qu'il se fût relu toute la journée, demain et après demain ; je l'aurais voulu pour l'honneur de la presse canadienne, par respect pour les hauts personnages de France et de Rome, auprès

desquels il a la prétention de pénétrer : pour m'épargner enfin le chagrin de constater qu’il ne connaît absolument rien du sujet qu’il veut traiter.

Deux ou trois jours, quand on a pu attendre un long mois, c’est bien peu de choses.

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