‹ Témoignage devant la Commission royale [microforme]Chapitre 29 sur 43 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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mille a le droit de controler lui-même le genre d'éduc fants,” que 4 ce droit, il le tient de Dieu, ” terre ne peut lui enlever même l'exercice ” ?

ation donné à ses enetque nulle autorité sur la

Comment expliquer qu'il ait répété cette grave accusation dans deux où trois autres endroits de ses correspondances ?

Une pareille interprétation ne pouvait se soutenir un seul instant. Cependant, quelques personnes qui partagent les vues de notre contradicteur

se sont plu à répéter cette accusation comme un puissant argument ? Hélas !

Ce qu'il y a de plus étonnant, c'est que notre contradicteur lui-même s'est chargé de détruire cette fausse interprétation qu'il donnait à notre article. Ainsi dans sa lettre publiée le 20 avril, il fait l’aveu suivant :

Il est reconnu que les droits de l'Eglise sont sauvegardés dans la question qui nous occupe.

Comme ces droits sont les plus augustes et les renferment les Conséquences morales qui découle ciences peuvent se rassurer.

C’est là un très grand point d'acquis.

“ Il ne me reste plus,” dites-vous, “ qu'à déterminer “ droits respectifs du père de famille et de l'Etat. ”

Je cherche comment vous déterminez les droits du pèr que ceci etc., etc...

plus importants, et qu'ils nt des autres, nos conset à appliquer les e, je ne trouve

“ Les consciences peuvent se rassurer ” de les troubler en nous faisant dire ce nous n'avons jamais voulu dire ?

et pourquoi alors avoir essayé que nous n'avons pas dit et ce que

Plus tard, M. l'abbé Verreau résumant ses “or'espondances (lettre publiée le 31 mai), a écrit ce qui suit :

Maintenant, Monsieur le Directeur, je vais résumer e qui ressort de mes lettres et de vos remarques.

10 Dans mon témoignage, j'avais donné Comme un fait constant que les droits de l'Eglise, dans l'éducation des enfants, sont respectés par notre législation scolaire et en particulier, par l'organisation des écoles de Montréal.

Vous avez admis ce fait.

“ Les droits de l'Eglise, dites-vous dans le numéro du 17 avril, étant # admis non seulement en théorie, mais en pratique, étant exercés par l'E- “ vêque ou ses délégués et par les curés, il reste à déterminer et à appli- “ quer les droits respectifs du père de famille et de l'Etat. ”

Et dans le numéro du 18 avril : « Qu'on le remarque bien, les droits de “ l'Eglise ne sont pas du tout en cause. ”

Partant de là, l'£tendurd a déclaré que, duns le débat ac simplement des droits du père de famille, et il a affirmé :

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tuel, il s'agit

Oui, il s'agissait 4 simplement des droits du père de familie ” : oui, nous

avions fait, au sujet des droits supérieurs de l'Eglise, d'importantes ré-

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serves ; 1} était donc inutile—pour ne pas dire davantage—de cherches: à

faire croire, ne fut-ce que pour un instant, que nous avions méconnu ct diminué ces droits sucrés.

En lisant cette tirade, on pourrait croire que la discussion entre l’Etendurd et moi roule uniquement sur une question de doctrine, et que, tour à tour, j'admets et je nie l’orthodoxie des opinions de mon contradicteur.

Cependant, on se tromperait grandement, vous devez le savoir, Monsieur le Directeur.

Quand vous avez dit que les droits de l'Eglise sont admis, vous avez reconnu et constaté un Juit, fait particulier dont nous sommes tous témoins à Montréal : il n’ctait pas question de votre doctrine.

Vous avez été forcé d'admettre qu'à Montréal, —et c’est le cas pour tout le pays, —ce que vous appelez l'Etat, notre gouvernement a si bien organisé les écoles que les droits de l'Eglise sont parfaitement sauvegardés,

Voilà le fuit : j'en ai pris acte.

Quand je vous ai prévenu de faire attention à certaines propositions énoncées par vous, vous priant de les soumettre à un théologien, parce qu'elles sont malsonnantes aux oreilles catholiques, il s'agissait d’un principe que vous veniez d'émettre, principe qui dénote une ignorance déplorable de la véritable doctrine.

Je l’ai constaté aussi, sans trop insister.

Ces deux constatations ne sont pas contradictoires, c’est de la dernière évidence.

Dans l’une, il s’agit du fuit de nos législateurs.

Dans la seconde, il s’agit d’une doctrine de l’Etendurd.

Que vous désiriez conserver à l'Eglise tous ses droits, je l'espère ; mais je n'ai pas à mn occuper : ce n’est pas ce qui est en cause. Toutefois, si vous avez de bonnes intentions, elles ne sont pas servies par une science également bonne.

Ai-je besoin d'ajouter qu’une proposition peut étre con-

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damnable sans que l’auteur le comparer les grandes l'exemple de Fénelon.

Nos consciences Peuvent se rassurer, je l'ai dit et je le répète : elles peuvent ge rassurer, non parce que l'Ætendard est encore orthodoxe,ce qui importe peu; mais parce qu’on a cherché à nous aiarmer en disant que nous subissions, que nous favorisions, que nous cherchions à maintenir une loi tyrannique, une loi qui nie au père un droit qu'aucune autorite sur la terre ne peut lui enlever.

Oui, en dépit de beaucoup de bruit, l’'Etndard a dû reconnaître la vérité. L'Eglise, par ses évêques, par ses prêtres, par d'excellents maîtres, peut exercer et, de fait, elle exerce son action bienfaisante sur l'intelligence et sur l’âme de la jeunesse montréalaise. Cette liberté était due à PEglise, sans doute ; mais ce sera la gloire, bien méritée, de nos législateurs de ne l’avoir point méconnue,

Ce point admis par l'Etendard, le re je le répète, est secondaire et mérite arrête.

SOUpçonne ? Sans vouloir choses aux petites, je rappelerai

ste de sa réponse, à peine qu’on S'y

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