‹ Témoignage devant la Commission royale [microforme]Chapitre 37 sur 43 · AO · texte numérisé non relu

AO

Notre contrudicteur ne s'est pas contenté de nier aux parents une grande partie de leurs droits=-la partie qu'ils doivent principalement exercer euxméêmes.——il à aussi risqué quelques arguments pour établir une espèce de démonstration à l'appui de sa thèse.

Ce que nous nommons arguments ici constitue plutôt quelques objcetion que M. l'abbé Verreau nous oppose sous forme de questions dans au lettu publiée le 1er de mai.

Car quand M. l'abbé est embarrassé sur ce point, il pose Éiamême des questions.—[#xemple :

Convaincu par le frère Réticius d'aveir affirmé dans son témoignage l'existence d'un fait qui n'existe pas (voir lettre du W, Réticius, Etendur du 17 avril), que pensez-vous que va dire M. l'abbé Verreau ?

Admettre qu'il s'est trompé et expliquer comment Ja chose a pu arriver ? puis prier les commissaires de retrancher cette partie de son témoignage ?

Oh non ! Il a une autre tactique que celu, [1 pose des questions !

Et c'est ainsi que deux où trois jours après, il posait au Frère Réticius trois questions portant sur un même point, trois questions dont deux au moins, étaient d'une inutilité patente et ont fait sourire tout le monde. Car quand quelqu'un a reçu de son évêque diocésain permission de publier un écrit, il serait ridicule d'exiger qu'il reçoive ou demande de plus la permission d'un évêque voisin, du cardinal MeClosky, où du patriarche des Indes.

Le Frère Réticius n'a pas répondu: ces questions, en effet, ne méritaient pas de réponses.

L'Etendard touche ici à des faits que j'examinerai ct discuterai plus loin, note B.

(1) Ætendaurd du 10 juillet.

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Notre contradieteur nous pose donc, à nous aussi, des questions. Après avoir affirmé le droit des parents, nous avons ajouté que nulle autorité sur terre ne peut légitimement leur en enlever l'exerélce. C’est à

* cela que s'attaque M. l'abbé Verreau

Mais, dit-il par ses questions, prétendez-vous reconnaître par là au père le droit d’“inoculer à son fils des principes contraires à la morale ou de lui donner une éducation vicieuse ”, etc.

Pas du tout, M. l'abbé. Il ne faut pas confondre l'exercice d'un droit avec l'abus de ce droit. Une personne ne doit pas plus abuser de son droit de père que de son droit de liberté, pas plus qu'un prêtre ne doit abuser de l'autorité que lui donne son caractère sacerdotal.

En citant ma question, l’Etendard oublie de dire que je répondais immédiatement :

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