ETC
a là un rythme normal et une modification régulière de tempérament que la nature même réalise. Quandl nos forces ont été réparées par la nourriture et par le repos, nous atteignons le maximum de vitalité'
que notre organisme nous permet d’atteindre, et notre système nerveux se trouve à son ton le plus haut. 11 en résulte d’abord que nous sentons plus vite et plus fortement, par conséquent aussi d’une manière plus durable. En outre, l’onde nerveuse, s échappant avec plus d’abondance et de force non seulement se lance dans les canaux les plus voisins et les plus perméables, mais encore s’échappe aussi en partie par d’autres canaux moins
voisins et moins perméables. 11 se produit ainsi dans le cerveau un grand nombre de « décharges supplémentâmes » qui servent d’accompagnement à la déchargé principale. Spencer a fort bien montré que ce résultat physique entraîne, comme résultat, psychique, la production d’idées plus nombreuses plus distinctes et plus étendues. C’est dire que l’in' telligence fonctionne mieux, avec plus de rapidité et de sûreté, sur un champ plus vaste. Enfin, toute ce te énergie mentale tendant à se dépenser par des elle s extérieurs, la voionté se trouve elle-mêml tendue toute prête à agir, avec la pleine conscjenee de la force qui est en elle et du but auquel elle tend. Au contraire, pendant le sommeil |e tempérament redevient sensitif ou affectif, au détri-
ment de l’intelligence et de l’activité. La vie végétative reprend le dessus et, avec elle, le mouvement général de réintégration. Pour comprendre les effets moraux de cet état, rappelons-nous que les impressions reçues et emmagasinées par le cerveau ont deux origines : l’une viscérale, l’autre sensorielle. Le système viscéral, mis en communication avec le cerveau par le grand sympathique, lui transmet les impressions venant du cœur, de l’estomac, des intestins, des poumons, du foie, etc. Les impressions sensorielles sont dues aux nerfs sensitifs, qui transmettent les excitations venues des organes des sens et des muscles. Le système viscéral répond donc aux fonctions de nutrition interne, le système sensoriel aux fonctions de relation avec le milieu. On a proposé de distinguer le moi viscéral et le moi sensoriel; ce sont des synonymes de « vie végétative » et « vie animale ». Ces deux vies expriment le caractère systématique des impressions venues soit du dedans soit du dehors, qui vont jusqu’à s’organiser en des espèces d’individualités secondaires : moi viscéral et moi sensoriel. Les impressions reçues par le cerveau, constituent des mémoires, et on peut distinguer en nous une mémoire générale des impressions internes et une mémoire générale des impressions sensorielles (qui se subdivisent d’ailleurs elles-mêmes en mémoires secondaires). Selon M. Tissié, l'état de