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Très judicieusement l’éminent auteur insiste sur la différence de pression artérielle entre les maladies hospitalières et celles de la clientèle.
« Pour le diabète, les notations m'ont donné à l'hôpital une moyenne de 22,5, chiffre supérieur encore à celui de brightisme. Le chiffre maximum avait été de 26,5, le chiffre inférieur de 17,5. De même que les brigthiques, les diabétiques de la ville présentent en général, et pour les mêmes raisons une pression plus élevée que ceux des hôpitaux. Cela tient à ce que des malades n'’entrent guère dans nos salles pour cette maladie qu’à une époque de leur aflection où ils sont arrivés déjà à un certain état d'épuisement, ou atteints d’accidents asystoliques qui dépriment plus ou moins la pression artérielle ».
« Pour les malades de la ville une statistique por-
tant sur 36 diabétiques a donné :
Pression marina. aus. Te, TA 31
PR MAT CR RENE 10 — Moyennes rl Ron ri Re 23,44
Chiffre le plus fréquent ............... 96
« Mais les documents me manquent pour déterminer quelle est chez les diabétiques, la part qu'il faut faire pour expliquer cette hypertension, à l'artériosclérose et à la néphrite interstitielle qui lui est souvent associée, et quelle part appartient à la glycémie elle-même ou aux causes qui lon fait naître» (pages 168-169).
« Une pression supérieure à 94 devra faire
Dane rechercher la glycosurie, et si celle-ci n'existe pas, considérer le sujet comme atteint de néphrité nterstitielle et de sclérose artérielle généralisée capillaire. Un sujet présentänt une pression inférieure à 18, s’il n’est pas cachectique ou en asystolie, n'estrsuisant toute vraisemblance point affecté de cette maladie » (tbid., page 187-188). .
Ce sont très probablement ces raisons qui ont fait dire au Professeur Teissier (de Lyon) au Gongrès français de médecine de Paris de 1904 : « J'estime en effet que d’une façon générale lé diabète doit être considéré toujours, ainsi que l’enseignait Potain, comme une des affections capables de surélever au maximum la tension artérielle ». À
Le Professeur Bouchard dans son Traité de Pathologie générale (t. IV, een pages 355-356) produit une très intéressante statistique des tensions artérielles hyper, hypo et normales.
Voici les chiffres se rapportant au diabète :
Pression inférieure à la normale... 140 pour 1060 Préssion normale..::-..1 Ni Ve 38181 5 Tone Pression supérieure.............. 614 —- 1000
L'auteur désigne pour normale une pression de 17 à 19 centimètres de mercure comptés au sphygmoanomètre de Potain.
Le Congrès Français de Médecine (Paris, 1904) a été le siège dé communications et discussions très instructives au sujet des relations entre le diabète et l'hypertension.
Les Professeurs Bosc et Vedel,semblent partager entièrement les idées du maître ai (pages 244- 245 du Rapport).
« Le diabète gras, maladie bradytrophique, élève fortement la tension artérielle. D'après Broadbent, le diabète des sujets âgés s'accompagnerait toujours d’une hypertension élevée, tandis que le diabète des jeunes ne présenterait qu ‘une tension faible.
La cause en est sans doute que chez les gens âgés le diabète va avec une sclérose généralisée, rapidement progressive. D’après Potain la pression maxima atteinte dans ses examens serait de 31 cm. d'Hg., la pression moyenne de 23,44 et le chiffre le plus fréquent celui de 26. Ainsi que le fait remarquer le même auteur, les documents font défaut pour juger ce qui revient, dans l'explication de. l'hypertension, à l’artériosclérose, la néphrite, la glycémie. » |
« Le diabète peut, dans ses dernières périodes, se présenter avec une tension basse: celle-ci dépend alors d'une faiblesse du cœur et entraîne’ par suite un pronostic très grave. » |
L'affirmation de l existence de l Hypateneion dans le diabète provoqua une réponse documentée du
Professeur Teissier (dont nous avons déjà cité le passage où il rend justiee à Potain dont l’enseignement présente le diabète capable de proyoquer Fo et qui tend à faire comprendre
que: €. . Si l’on a pu dire que Île diabète s’accom-
pagne plus souvent d’hypotension que d’hyperten-
sion, c’est que les cas visés avaient trait vraisemblablement à cette forme spéciale de diabète, cachectisant, le grand diabète pancréatique des hospita-
lisés ou encore des diabètes communs évoluant vers
la tuberculose. Mais le diabète gras, celui qui cons-
titue la très grande majorité des cas de la pratique
courante et qui s'accompagne si souvent d’albuminurie passagère concomitante ou alternante, comporte presque toujours une hypertension prononcée, »
Le D' Ch. Severie (op. cit., page 20) croit devoir produire cette restriction concernant les diabétiques tuberculeux : « Ce n’est pas tant parce que le diabétique devient tubereuleux que sa tension baisse, que parce qu’il maigrit. Or, si dans un certain nombre de cas l’'amaigrissement est dû à une tuberculose commençante, dans beaucoup d'autres cas, il n'est pas dû à la tuberculose, mais à un régime mal réglé et à des troubles digestifs. »
Le Docteur P. Bouloumié (Vittel) vient à l'appui de cette opinion (Congrès de Paris, 1904) : « En ce qui concerne le diabète, mes observations montrent qu'il paraît y avoir, quoi qu’en ait dit Potain, autant de cas, sinon plus, avec des tensions basses qu'avec des tensions élevées, et que ces tensions basses ont été constatées surtout mais non exclusivement à l’hôpital, sur des sujets atteints de diabète dit pancréatique, et que j'avais d’abord cru. par cela
même qu'ils avaient une tension basse, être des