‹ Tensions Artérielles et Vis viscosité Sanguine Dans Le Glaucome PrimitifChapitre 9 sur 51 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Tous les auteurs s'accordent à diviser les glaucomes, en primitifs, et secondaires. Primitifs, ils ne relèvent d'aucune affection oculaire antérieure, et se présentent dâns toute leur pureté. Secondaires, ils compliquent la maladie causale sur laquelle ils se sont greffés et revêtent, selon l'allure de celle-ci, des aspects cliniques différents. Alors que les premiers constituent une entité morbide, ayant son individualité propre, les seconds sont plutôt un syndrome compliquant des états pathologiques locaux très dissemblables, et selon des mécanismes tout différents. Tantôt c’est une iritis avec séclusion pupillaire qui entraîne l’hypertonie, tantôt une luxation du cristallin, ou une synéchie totale antérieure, tantôt enfin une intervention chirurgicale sur le globe. Dans tous les cas, la causeest pour ainsi dire palpable, l’étiologie s'impose.

Dans le glaucome dit primitif au contraire, on ne trouve aucune lésion locale, aucun état patho-: logique en rapport évident avec l hypertention. Ce R. Alexandre 3

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n’est pas à dire que cette affection soit réellement primitive, et qu’il n’existe pas de lésion causale; mais, jusqu’à présent, elle échappe à nos moyens d'observation. C'est. cette obscurité étiologique, caractère essentiel du glaucome dit primitif,qui nous à déterminé à limiter notre sujet, au détriment du glaucome secondaire.

On divise généralement les glaucomes primitifs en glaucomes chroniques simples, et en glaucomes inflammatoires ou irritatifs. Nos observations justilient pleinement cette manière de voir, et s’adaptent partaitement à ce mode de classement que nous avons adopté.

Chez 9 de nos malades, l’affection a évolué lentement,insidieusement : quelquefois, lorsque les lésions étaient unilatérales, elles sont restées. ignorées plusieurs mois, en dépit d’une baisse considérable de vision du côté atteint. D’autres fois, quelques troubles visuels (sensation de brouillard, vision d’arcs-en-ciel) passagers, associés à une diminution progressive de l’acuité visuelle, amenèrent le patient à consulter l’oculiste qui constata, un rétrécissement du champ visuel, une excavation papillaire, et une élévation du tonus.

Par opposition avec les premiers, d’autres de nos malades présentèrent des signes plus ou moins graves d’irritation locale (rougeur de l’œil, injection périkératique, douleurs oculaires et péri-orbitaires, etc., etc.). Nous les avons réunis sous la dénomination de glaucomeés inflammatoires, quelle que soit

leur évolution : aiguë, subaiguë ou chronique avec poussées irritatives intermittentes. Cette marche d’ailleurs, n'est pas immuable pour chaque cas : tel glaucome qui avait débuté par un accès brusque et intense, pourra évoluer ultérieurement comme un glaucome subaigu; tel autre, d’abord chronique irritatif, passera très rapidement à l’état de glaucome absolu avec cécité complète et définitive.

Une forme spéciale de glaucome inflammatoire est le glaucome hémorragique. La coïncidence d’hémorragies intra-oculaires et d'élévation du tonus constitue un type clinique particulier, avec son allure souvent rapide, son pronostic toujours grave. Nous en avons fait un groupe à part dans ce travail.

Nos mensurations ont porté sur 27 cas de glaucome ainsi répartis É

Seize cas de glaucome nflammatoire ;

Neuf cas de glaucome chronique simple ;

Deux cas de glaucome hémorragique.

Nous donnerons d’abord les chiffres obtenus successivement dans ces trois groupes avec l’oscillomètre ; et ensuite ceux fournis par le viscosimètre.

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