‹ Tentatives Chirurgicales Dans Le Traitement De La Méningite TuberculeuseChapitre 9 sur 34 · FRIC · texte numérisé non relu

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que c'étaient des méningites secondaires survenues chez des tuberculeux et dues à d’autres microbes.

Nous avons dit que l'exsudat ne dérivait pas de la granulation, mais que l’un et l’autre étaient engendrés par la mème cause. S'il en était autrement, il n'y aurait pas de granulie méningée sans exsudat, et les expressions de tuberculose méningée et de méningite tuberculeuse seraient synonymes. Or nous savons qu'il n’en est rien, Nous savons aussi qu'il n'existe pas de proportion forcée entre l’abondance des granulations et l’intensité des lésions inflammatoires. Une méningite tuberculeuse avec peu de granulations peut s'accompagner d’un exsudat très abondant.

Si l’on peut émettre une hypothèse pour différencier la tuberculose méningée, avec peu ou pas d’exsudat, de la méningite tuberculeuse, caractérisée par un exsudat d’abondance variable, mais constant, il semble que dans le premier cas, le bacille tuberculeux, en généralisant ses ravages, ne puisse produire que la granulation, tandis que dans le second cas, son champ d’opérations, pour ainsi dire, se trouvant restreint, il puisse y engendrer ses deux produits habituels, la granulation et l’exsudat.

Nous sommes ainsi amené à l’idée de tuberculose locale. Nous employons ce mot dans son sens actuel, car nous aurons à nous demander plus loin s’il répond à la réalité des choses, ou si au contraire l’infection tuberculeuse n’est pas toujours ou à peu près généralisée, susceptible seulement de produire des manifestations localisées.

Cette manière de voir trouve un appui dans le fait qu'on observe tous les intermédiaires entre la tuberculose méningée sans exsudat et la méningite tuberculeuse la mieux caractérisée. Et M. Chantemesse (1) fait observer dans sa thèse qu'on serait mal fondé à les opposer radicalement l’une à l’autre. Autrement dit,

(1) Thèse 1884, Paris.

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