‹ Tephillat adath yeshourounChapitre 190 sur 202 · T T ; T T T : V TV •• T · texte numérisé non relu

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22 PIRKÉ ABOTH, Chap. V,

TRAITÉ DES PRINCIPES

questions dans Tordre où elles ont été posées; quand il ne comprend pas une chose , il l'avoue franchement; enfin, il rend hommage ala vérité. Le.sot fait le contraire de tout cela.

11. Sept calamités publiques suivent sept violations de la loi religieuse. Si une partie du peuple paie la dîme et que Tautre ne la paie pas, la sécheresse désole la terre; les uns auront de quoi se rassasier, les autres endureront les horreurs de la faim. Si personne ne veut plus payer la dîme, la disette devient générale. A-t-on décidé de ne plus prélever la Hala (la part du pauvre sur chaque cuisson) , la famine est complète et meurtrière. Les épidémies se déclarent quand les criminels ne sont pas déférés aux tribunaux, et aussi à cause des droits que s'arroge le propriétaire sur les fruits de Tannée sabbatique (qui doivent être abandonnés aux pauvres). La guerre désole le pays lorsqu'il y a déni de justice, iniquité dans le jugement et fausses interprétations de la loi. Les bêtes féroces ravagent la terre quand les hommes se parjurent et blasphèment le nom sacré de TÉternel. Les proscriptions, Texil et Tesclavage frappent les peuples qui se livrent à l'idolâtrie , à Tinceste, au meurtre et à la violation de Tannée sabbatique.

12. Il y a quatre époques où les épidémies.peuvent se déclarer : à la quatrième et k la septième année ; à la fin de la septième année, et à l'issue des fêtes annuelles. A la quatrième année , pour suppression de la dîme de Tannée précédente; ala septième année, pour suppression de la dîme de la sixième ; a la fin de la septième année , pour abus des fruits de Tannée sabbatique , et a l'issue des fêtes pour détournement des deniers consacrés aux pauvres.

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13. Les hommes sont mus par quatre sortes de sentiments relativement à la propriété. Il y a des hommes qui disent: Je garde ce que j'ai , tu peux garder ce que tu as ; c'est le sentiment du vulgaire ; on dit aussi que ce fut le caractère des habitants de Sodome. Un autre dit : Prends ce que j'ai et donne-moi ce que tu as; c'est la manière de voir d'un ignorant. Celui qui dit : Garde ce que tu as et accepte ce que j'ai, est un homme religieux. Celui qui dit : Je garde ce que j'ai et je prends ce que tu as, est un méchant.

14. Il y a quatre sortes de caractères parmi les hommes. Il y en a qui sont prompts à se mettre en colère et prompts à se calmer; ceux-ci compensent leur défaut par leur qualité. Il y en a qui sont difficiles a irriter et difticiles à apaiser ; ceux-ci ternissent leur qualité parleur défaut. Ceux qui sont difficiles à irriter et prompts a se calmer sont des hommes de bien. Ceux qui sont prompts à s'irriter et lents à s'apaiser sont des hommes dangereux.

15. Quatre qualités distinguent les étudiants. Celui qui conçoit facilement et oublie vite perd son avantage par son défaut ; celui qui conçoit difficilement et retient long-temps répare son défaut par son mérite. Celui qui apprend vite et oublie difficilement est heureusement doué; celui qui conçoit difficilement et oublie vite est malheureux.

16. On distingue quatre classes dans les hommes qui donnent l'aumône. L'un donne et ne souhaite pas que d'autres donnent, c'est un jaloux (il veut seul avoir la réputation d'homme charitable). L'autre désire que son voisin donné, mais lui ne donne rien , c'est un avare (son bien ne lui profitera pas). Celui qui donne et engage les autres à donner, c'est un homme vertueux. Enfin le quatrième ne donne rien et empêche les autres de donner , c'est le méchant.

17. Les étudiants sont divisés en quatre classes. Les uns fréquentent l'école , mais n'étudient pas ; ils ont le mérite d'y avoir été (et d'avoir écouté). Les autres étudient chez eux, mais ne fréquentent pas les écoles ; ils ont le mérite d'avoir travaillé (mais ils n'ont pas joui de l'enseignement

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oral des grands maîtres). Ceux-ci fréquentent les écoles el y travaillent, ce sont des hommes de mérite. Enfin les derniers ne fréquentent pas les écoles et n'étudient pas chez eux, (ce sont des hommes comparables a la brute ;) leur ignorance les rendra méchants.

18. On distingue encore quatre classes d'étudiants. On peut les comparer a l'éponge , a l'entonnoir, a la cuve et a l'étamine. L'éponge absorbe tout, bon et mauvais; l'entonnoir laisse échapper d'un côté ce qu'il reçoit de l'autre; la cuve conserve la lie et laisse couler le vin ; enfin , l'étamine garde la fleur et laisse passer la farine commune.

19. Toute amitié qui n'a pas la vertu pour base cesse avec la cause qui l'a fait naître ; mais l'amitié qui est basée sur la vertu est indissoluble. Le sentiment d'Amnon pour Thamar n'était pas basé sur la vertu : il a disparu avec la cause qui l'avait fait naître. L'amitié de David pour Jonathan a duré toute leur vie , parce qu'elle avait pour base le désintéressement (et la vertu). -

20. Toute discussion qui a lieu dans l'intérêt du ciel (la justice et la vérité) atteindra son but; mais toute discussion qui n'a pas cet intérêt finira par avorter. Les discussions de Hillel et Schamaï avaient pour but l'intérêt du ciel (elles tendaient à fixer le vrai sens de la loi : ces discussions ont fini par faire triompher la raison). Les discussions de Korah et de son parti avaient pour but un intérêt égoïste (elles ont causé la ruine de ceux qui les avaient soulevées).

21. Celui qui dirige le peuple dans la bonne voie ne faillira jamais; celui qui le dirige dans la mauvaise voie ne saurait jamais réparer son crime. Moïse était vertueux, et il dirigea le peuple dans la bonne voie ; le mérite des autres lui a été compté , ainsi qu'il est dit : Il est juste devant Dieu et remplit ses engagements envers Israël. (Moïse, V, xxxiii, 21.)

Jéroboam était un pécheur, et il a encouragé le peuple a

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