‹ Tephillat adath yeshourounChapitre 198 sur 202 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

1. La loi dont il est question ici est la loi orale ou traditionnelle, car, la loi écrite , tout Israël Pavait reçue. Cette loi orale est l'explication indispensable pour l'exécution de la loi écrite.

Les Anciens, auxquels il faut ajouter les Juges jusqu'au temps de Samuel.

Les membres de la grande Synagogue. — C'était un sénat composé de cent vingt savants, et institué mx Esdras au retour de la captivité de Babylone. C'est ce même sénat n^n^H HD^D ^l^3X qui , sous la présidence de ce docteur, a rédigé nos prières. Depuis cette époque, et il y a de cela vingt-deux siècles, ces prières n'ont pas été changées, et elles se récitent toujours en hébreu dans les temples de tous les Israélites du gIob(3. (Voyez notes 14 et 15 du Rituel.)

Formez beaucoup d'élèves; répandez l'instruction et le travail dans les masses , et vous en chasserez la superstition , le fanatisme et la discorde. Remontez à la source de tout le mal qui se fait dans le monde, vous rencontrerez l'ignorance et le désœuvrement troublant les eaux limpides de la civilisation.

4. Ne dédaigne pas. — Par cette locution , les rabbins veulent dire :

Que nous devons une soumission complète aux conseils des sages ;

Que nous ne devons pas craindre la gêne que leurs fréquentes visites pourraient nous occasionner, ni regretter les sacrifices que leur présence nous impose.

Nous devons recueillir avec soin les miettes qui tombent, pour ainsi dire, de leur table , c'est-à-dire nous appliquer à deviner leur pensée , étudier

(*) Les numéros des notes répondent aux numéros des paragraphes (Mischnoth) de chaque chapitre.

leurs paroles, observer leurs actions , pour en faire notre profit et augmenter ainsi nos connaissances.

8. Considère- les comme également coupables. — N'aie pas plus de conflance dans les paroles de Tun que dans les paroles de l'autre*

10. Aime le travail. — La plupart des anciens rabbins exerçnienl une profession. C'était à leurs yeux une honte que de mener ufie vie oisive, sous prétexte qu'il faut donner du temps à l'étude de la loi. Écorche les chevaux morts, disaient-ils, et ne dépends pas de la bienfaisance d'autrui. Nourristoi pendant les jours de fête aussi mal que dans les jours ordinaires de la semaine , et sois indépendant. (R. Âkiba, Pessachim.)

11. Ceux qui instruisent le peuple ne sauraient être trop clairs, trop positifs dans leurs discours, afin de ne pas laisser de porte ouverte aux fausses înterprélalions; car, après leur mort, leurs successeurs pourraient abuser de leurs paroles équivoques ou imprudentes, et profaner le nom de l'Éternel.

17. Rien de plus avantageux que le silence. —Nous trouverons plus loin cette leçon : np^nt^ riDDH*!? ^^D La sauvegarde delà sagesse, c'est le silence.

18. Le principe professé par R, Siméon ben Gamliel est le complément indispensable de celui de son immortel homonyme R. Siméon le Juste. Celui-ci a dit : Le monde subsiste par la loi , le culte et la charité. Celui-là dit : Le monde se maintient par la vérité, la justice et la concorde. Et en elTet , l'un ne va pas sans l'autre. La loi veut la vérité , le culte exige la concorde, et la justice recommande la charité.

. Réunissez-les tous , et vous formerez un lien sextuple qui fera le bonheur de votre vie en ce monde et votre félicité dans l'autre.

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