‹ Tephillat adath yeshourounChapitre 2 sur 202 · V NOTES · texte numérisé non relu

V NOTES

eues, et dans lesquelles le Très-Haut leur apparut entouré de Séraphim , d^Ophanim et de Udiots^ esprits supérieurs que nous désignons sous le nom générique Anges.

Ce sont ces visions saintes et mystérieuses que nous avons consacrées dans nos prières sous la dénomination de Kedouscha (sanctification).

La Kedouscha des Schemoné-Esseré ne peut se dire qu'en assemblée de dix hommes au moins.

Note 14, page 47. — yoB^ LE SCHEMA.

Le Schéma doit être récité trois fois par jour, dans la prière du malin , dans celle du soir et en se couchant. Le Schéma , comme proclamation d'un Dieu UN , est une des parties les plus essentielles de notre service divin. C'est la plus haute confession religieuse de l'Israélite.

La Mischna dit (*) : « Ne manque pas de dire le Schéma ni de faire ta prière ; mais quand tu prieras, que ce ne soit pas une affaire d'habitude (une sorte d'obligation quotidienne dont tu t'acquittes à regret) ; que ce soit un acte de soumission et d'humilité devant ton créateur. »

Pour qu'il en soit ainsi, pour que la prière soit une affaire de cœur, il faut comprendre ce qu'on dit. Aussi le Talmud dit-il :

Vji^ Twmf \wb ^DD yDiy

« Tu peux réciter le Schéma dans telle langue que tu comprends. »

Il en est de même de toutes les autres prières, mais individuellement; en commun, c'est-à-dire dans la Synagogue ou dans toute autre réunion de prières, nous ne devons nous servir que de la langue sacrée, de l'hébrou, et en cela nous obéissons aune noble pensée d'Ezra, qui, vivant à Bab} ione, n'a cependant pas voulu rédiger les prières en chaldéen, la langue du pays, mais en hébreu, la langue des Israélites de tout pays. Israël est dispersé, s'était dit le saint homme ; il lui faut conserver un signe de ralliement. Ce signe sera la langue de Moïse , de David , d'Isaïe , etc. (**) ♦

Note 15, page 51. — T\yVV TÙW/ SCHEMONÉ-ESSERÉ.

Le Schemoné-Esseré (les 18 Bénédictions) est après le Schéma la principale prière de tout le Rituel. Il réclame une ferveur particulière , et il n'est pas permis de s'interrompre par un seul mot , une seule pensée profane ; si on l'a fait, il faut recommencer toute la prière. Voici ce que dit Maimonides (C"!30"l) de l'origine de cette prière : « Lorsque nous étions réunis en un corps de nation , alors que le peuple

(*) Voyez, à la fin du Rituel, Pirké Aboth, chap. Il, 18, page 8. (**) Voyez note 15 ci-après.

NOTES. vj

parlait Thébreu dans toute sa pureté, les Israélites n'avaient pas de formule de prières ; chacun priait , louait , épanchait son cœur devant le Seigneur suivant ses inspirations et les sentiments qui ranimaient. Mais emmenés captifs par Nabuchodonosor, leurs enfants nés sur la terre étrangère oublient bientôt la langue nationale ; ils la corrompent, y mêlent la langue des peuples parmi lesquels ils vivent; et puis, lorsqu'ils veulent adresser leurs prières à Dieu , épancher leur douleur dans le sein de la religion , ou remercier la Providence, qui veille encore sur eux dans l'exil, ils ne trouvent plus dans la langue sacrée assez d'expressions pour rendre leurs pensées. Pour remédier à cette situation, Ezra assemble le grandsynode, et compose le Schemoné-Esseré (les i8 Bénédictions) que nous récitons encore aujourd'hui, et qui dés lors fut adopté par tous les Israélites \ ces prières répondent à tous les besoins de l'homme sensible et religieux, et nous ne devons rien y changer. » (Hil'khoth Tephillah.)

Les Schemoné-Esseré des samedis et fêtes, bien qu'ils ne renferment pas 18 bénédictions, n'ont pas moins conservé le nom de Schemoné-Esseré. Ces prières commencent toujours par les trois premières bénédictions renfermant des louanges à Dieu, et finissent par les trois dernières renfermant des actions de grâce ; les formules intermédiaires seules ont été chan^ gées selon les fêtes auxquelles elles se rapportent.

Note 16, pages 51, 52, 54, 59 et 60. - li^DT SOUVIENS-TOI, etc.

Enlre Rosch Haschana et Kippour, c'est-à-dire dans les dix jours de pénitence, on intercale

Selon les rabbins , le jour de Rosch Haschana est consacré à la révision annuelle des actes des hommes et à leur jugement. Les bons, dit le Talmud, sont immédiatement inscrits pour une vie heureuse; les méchants sont jugés selon leurs œuvres. Mais comme nul ne doit se croire ni parfaitement juste ni complètement méchant, le Juge suprême accorde un délai de dix jours (de Rosch Haschana à Yom Kippour) pour laisser aux hommes le temps de faire pénitence, et le jugement définitif n'est prononcé que le Yom Kippour. Ceux qui pendant ces dix jours se seront , par des prières et des bonnes œuvres, réconciliés avec Dieu, sont inscrits peur la vie.

Il est inutile d'ajouter ici que la prière et la pénitence, le Yom Kippour même, n'effacent que les péchés contre Dieu. Le mal fait à notre prochain doit être réparé, si nous voulons que Dieu nous pardonne.

Un des articles de foi de l'Israélite (le 3^, voyez page 345) porte «que Dieu n'est pas un corps et qu'il n'a rien de corporel.n Cependant les Saintes-Écritures se servent, en parlant de Dieu, des idées et du langage des hommes, pour être intelligibles. Ainsi, nous trouvons : ^"J TL^. ia maim

vij NOTES.

de Dieu; *>*» j^j;, l'œil de Dieu, Dieu a dit à Moïse (Exode, vi, 8): ^T^ flK '^n^ityj » /«* l^^^ la main, pour fai fait serment. C'est de ce point de vue qu'il faut considérer les mots : I^DriD» inscris-nous ; IJOnH» confirme w)tre inscription y que nous employons de Rosch Haschana à Yom Kippour. (Voyez les prières de ces fêtes.)

Note 17. page 54. — C'^'^t^^O^I VELAMALSCHINM. Cette formule ne fait pas partie des 18 Bénédictions, et voici ce qu'en dit le ïalmud : « En l'an du monde 3800, du temps de Rabbi Gamliel, il se forma en Israël une secte nombreuse qui professait l'athéisme , et qui cherchait par tous les moyens à détourner le peuple de ses devoirs envers Dieu. Alors Rabbi Gamliel , assisté de son collège , composa cette formule de prière pour demander à Dieu la destruction de celte secte dangereuse.» Cette prière a encore cela de remarquable qu'elle a donné lieu à beaucoup de persécutions contre les juifs, leurs ennemis ayant voulu y trouver la preuve que les juifs maudissaient l'autorité du pays qui leur donnait asile, ce qui ne s'accorde ni avec le sens de cette prière , ni avec les principes des rabbins, qui nous ordonnent de prier pour la prospérité du pays et de son gouvernement.

Note 18, page 66. - UTH ^Ç1^1

Cette prière est composée de versets des saintes Écritures; elle a été rédigée à l'époque des croisades, où le sang de nos malheureux frères coulait à flots en Europe et en Asie. On y remarque beaucoup de répétitions , mais l'ensemble offre l'image de cette douce résignation, ce ton de respectueuse franchise envers Dieu, qui distingue particulièrement nos prières.

Note 19, pages 70 et 154. — n^llDn n^<''1p LECTURE DE LA LOI.

Ezra et son collège ont prescrit que trois fols par semaine il fût fait lecture de la Loi devant le peuple assemblé dans la Synagogue , et on a fixé pour cette lecture les samedis, lundis et jeudis.

Le livre de la Loi se compose des cinq livres de Moïse (Pentateuque), écrits très correctement sur vélin et roulés sur deux cylindres en bois. Il est divisé en sections , en nombre égal aux semaines de l'année. Le samedi on en lit une section entière (une Sidra), et on appelle sept hommes qui prononcent les Bénédictions rapportées pages 72 et 157. Les lundis et jeudis on ne lit qu'un chapitre de la section du samedi suivant , et on n'appelle que trois hommes. Les Cohanim (descendants d'Aaron) sont appelés les premiers ; les descendants de la tribu de Lévi viennent ensuite , et après eux les autres membres de la communauté.

Ces lectures se font aussi le samedi après midi, aux jours de féSe, demi-fétes, Néoménies, Pourim , 'Hanouka et aux jours de jeune.

NOTES. viij

Note 20, page 77. - rWTD KEDOUSCHA.

Ici la Kedouscha se trouve répétée pour ceux qui arrivent trop tard à la Synagogue ou pour ceux qui font leur prière chez eux sans Miniane.

Note 21, page 81. — )y)^y ALENOU.

Cette prière a suscité beaucoup de persécutions aux Israélites. Dans les anciennes éditions, on lit après D^IDH vDD ces mots:

î;'»ti'V t6 b^ b^ D^b^DnDi pni b^nb D^inntî^D nnw

«Eux se prosternent devant de vaines images, et invoquent des dieux qui

ne peuvent les secourir.»

Il y avait en effet du courage de la part de nos ancêtres à s'exprimer ainsi dans les temps barbares du moyen-âge ; cependant il n'est jamais venu à l'idée des Israélites de contester aux chrétiens le mérite d'adorer l'Étre-Suprême. Il est évident qu'on n'avait eu en vue que ces idolâtres qui se prosternent devant des dieux de bois ou de pierre , et qui mettent leur confiance dans de vaines images. Toutefois, pour ne pas donner prise a la malveillance et aux fausses interprétations , le passage cité a disparu de nos Rituels du rit Aschkenas.

La prière Alenou se dit avec une solennité toute particulière le Rosch Haschana et le Yom Kippour. (Voyez page 273.)

Note 22, page 130. — blS^ YIGDAL.

Le Yigdal est attribué à RabbiSalomonben Gabirol, qui a fourni de très beaux cantiques à la Synagogue portugaise. C'est le résumé des treize articles de foi de l'Israélite donnés par le célèbre Maimonides, savoir :

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