Rasch. Obst. Trans., 1884, vol. XXV, p
communication du vagin avec l'inlcstin par l'inlermédiaire de la cavité kystique. Il se forme alors une fistule iiiteslino-kystovaginak, suivant l'expression du D'' L.-II. Petit ' qui a consacré à ces faits une description particulière dans son remarquable travail sur l'anus iléo-vaginal. M. Petit n'a trouvé dans la science que deux observations de ce genre, l'une de Colman% l'autre de Muller. Dans celle de Colman, « l'ouverture du kyste dans le vagin se fit après inflammation spontanée, quelques mois après le terme normal de la grossesse. On retira l'une après l'autre toutes les parties du fœtus putréfié. La communication entre l'intestin et la cavité du kyste se fit au cinquième jour; la malade guérit. Dans le cas de Mûller, le kyste resta indifférent pendant trois ans après le terme normal de la grossesse ; alors, à la suite d'une nouvelle grossesse intra-utérine suivie d'avortement provoqué au quatrième mois, le kyste s'enflamma ; on l'ouvrit par le cul-de-sac postérieur du vagin et on en retira tout le contenu; deux jours après, des matières fécales sortirent par cette voie. La femme mourut d'épuisement. » On retrouvera publiée plus loin l'intéressante observation de Miiller (F. Élytrotomie).
Pour résumer ce qui concerne tous les faits d'élimination que nous venons de passer en revue, nous dirons que l'issue par l'intestin est celle qui est la plus fréquemment observée au cours de la rétention d'un fœtus extra-utérin : environ dans le quart des cas.
Yient ensuite l'ouverture à la paroi abdominale qui survient en moyenne dans le cinquième des cas.
L'élimination par le vagin et la vessie offre à peu près la
1. L.-H. Petit. De l'anus contre nature ilôo-vagiual, Ann. de Gynécologie, décembre 1882, janvier, février, avril, mai, juin et juillet 1883.
2, Colman. The medic. and phys. Joarn. London, 1799, vol. II, p. 262.
mémo fréqucnco : clic ne se montre guère que sept ou huit fois sur cent cas.
Quant au pronostic, ce que nous avons dit plus haut nous dispense d'y insister longuement, La comparaison entre les diverses statistiques est trop difficile pour qu'on puisse en tirer des données sérieuses. Il est cependant certain que de toutes les voies d'éliminations, c'est la voie abdominale qui offre le moins de danger. L'ouverture dans l'intestin ou dans le vagin est plus grave, sans qu'il soit possible d'indiquer nettement la différence du pronostic de ces deux éventualités.
Enfin, l'élimination par la vessie, si l'on s'en rapporte au chiffre de Puecb, qui est le plus considérable, présenterait un pronostic plus sérieux que celui de l'issue abdominale et moins grave que celui de l'ouverture dans l'intestin ou le vagin.