Frœiikcl. Arcli. fiir Gyu., 1879, B'' XIV, p
Dans doux autres cas, Goelet etHarrison {V. obs. III et IV,
p. l o4) pratiquèrent Imcision du vagin pour des g-rossesses extrautérines de trois et quatre mois et réussirent à sauver les femmes. Toutefois dans ces deux observations, il faut noter que I intervention a été motivée par l'apparition d'accidents plus ou moins graves. Il n'y a donc en réalité que deux cas, ceux de G. Thomas et d'O'IIara où l'opération a été faite de propos délibéré, pour éviter à la femme les conséquences d'une rupture Nous ne faisons qu'indiquer ici ces faits sans conclure - car ce n'est qu'après avoir étudié l'élytrotomie en général dans ses indications, son manuel opératoire et ses résultats, qu^il nous sera permis de les apprécier à leur juste valeur.
n. TRAITEMENT AU MOMENT DE LA RUPTURE DU KYSTE
Jusqu'ici nous avons envisagé les cas où l'on est appelé ù traiter une grossesse extra-utérine dès l'apparition de ses premiers symptômes. Mais, le plus souvent, ce n'est qu^au moment ou de graves accidents éclatent que la femme réclame l'assistance du medecm. Lorsque la rupture du sac vient d'avoir lieu ■ quelle est la conduite qu'on devra tenir? En présence de tous ' les signes dune hémorrhagie interne et de l'imminence de h ^ mort de la femme, ne devra-t-on rien tenter pour laluv j: ^Keller /.c. ... p. 60) déclarequ' « il n'y a qu'un seulremède" un seul qui soit logique, et quelque terrible qu'il paraisse u ^ même, il doit être tenté, car les dangers que' court la l^e sont plus terribles et plus certains encore. Il faut anï Ihemorrhagie, extraire le corps du délit et faire la toil tte ,
-'nyaquelag::^^^^ Keller invoque d'ailleurs à Pappui de colto nnir.;^ v
éo-ard. « M. KœLcrlé, ajoute Koller, nous a souvent répété que, pour son compte, il n'hésiterait pas un seul instant, si jamais il était appelé au moment de la rupture d'une grossesse extrautérine et s'il voyait que l'opération pût olîrir encore une seule chance de salut à la malade. »
D'autre part, Parry [loc. cit., p. 212) affirme que le seul moyen de secourir une femme dans une circonstance aussi terrible est la gastrotomie : il faut ouvrir l'abdomen et lier les vaisseaux ou extraire le sac en totalité. Parry ^ cite Harbert comme avant émis cette opinion en Amérique dés l'année 1849. Slephen Rogers Ta ensuite soutenue en 1866 devant , l'Association des médecins américains. En Angleterre, dans . une importante discussion qui eut lieu en 1871 à la Société J obstétricale de LondresS Meadows, Graily, Hewitt, Greenhalgh, ] Playfair, se montrèrent partisans de l'intervention dans les
mêmes conditions.
Lusk^ revenant sur le conseil donné par Kiwisch, l'apprécie ainsi • c( Kiwisch conseille, en pareille circonstance, de faire une incision de dix ou douze centimètres et demi à travers la paroi abdominale et au niveau de la ligne blanche. Afin de savoir d'une manière certaine s'ily aunehémorrhagiemterne, il conseille, quand on est arrivé sur le péritoine, de pratiquer d'abord une petite ponction et d'introduire une pipette dans la cavité abdominale. Sila présence du sang est alors constatée, on doit inciser le péritoine le long de la plaie abdominale et. après avoir lié les vaisseaux saignants, enlever le kyste et nettoyer avec soin le péritoine. .
« Il est étrange de dire, étant donné ce qu'il parait y avoir d. sagesse dans ces instructions, que personne, en ces temps de de chirurgie abdominale, n'a eu assez de hardiesse pour les mettre à exécution. Les raisons de cette timidité résident sans