Spiogelberg, Arch. fur Gyn., 1878., XIII, H. I, p
après l'avoir irrigué soit avec de l'eau glacée, soit avec de l'eau très chaude.
Extraction du fœtus. — Une fois le kyslo ouvert, on pénétrera avec la main dans son intérieur et on procédera à l'extraction du fœtus. S'il est vivant, on l'extraira comme dans l'opération césarienne, c'est-à-dire qu'on va chercher les pieds et qu'on opérera son dégagement suivant les règles classiques.
Si le fœtus est mort et putréfié, son extraction ne sera souvent possible que par lambeaux ; on retirera alors successivement ses différents fragments : parties molles, portions du squelette, etc. Il existe souvent des adhérences intimes entre le fœtus et la face interne du kyste il est important de ne pas faire d'efforts pour extraire les parties adhérentes car on pourrait amener ainsi une rupture du kyste. Aussi devra-t-on procéder de la manière suivante, comme l'a fait le professeur Tarnier dans une des deux observations que nous avons rapportées plus haut, page 113. On laissera cette partie adhérente au fond du kyste en la séparant par une section du reste du fœtus, puis on nouera sur elle un fil solide dont les deux chefs seront ramenés au dehors. De cette façon, il sera toujours facile d'en faire l'extraction lorsqu'elle aura été détachée par la suppuration.
Conduite à tenir à l'égard du placenta. — Une fois le fœtus extrait, une importante question surgit : celle de la délivrance. Nous n'avons pas à revenir sur les considérations dans lesquelles nous sommes déjà entré à ce sujet, et nous exposerons simplement ici la conduite à tenir. Deux cas différents pourront se présenter : ou le fœtus sera vivant, et alors on devra bien se garder de toucher au placenta ; ou bien il y aura rétention et dans ce cas on pourrait, surtout si la rétention est ancienne, décoller le délivre et l'extraire sans qu'il survienne d'hémorrhagie ; toutefois, nous pensons qu'il sera toujours plus prudent d'abandonner cette élimination à la nature.
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Marlin', préoccupé des dangers qui peuvent résulter de la présence du placenta lorsqu'on opère sur un fœtus vivant, ou mort depuis peu, frappé de l'incertitude qui règne sur l'époque oii les vaisseaux placentaires sont oblitérés et de la possibilité dliémorrliagics au moment du décollement du placenta, a indiqué une nouvelle manière de procéder à l'extraction du délivre. Il a proposé de perforer la base du placenta en plusieurs endroits, avec de longues aiguilles, et de lier isolément chacun des segments ainsi circonscrits afin de pouvoir les enlever sans hémorrhagie. Frsenkel, tout en reconnaissant les grands avantages que présente cette méthode lorsque le placenta est inséré sur la paroi antérieure du kyste, fait remarquer que, souvent, dans la grossesse extra -utérine, le placenta s'insère sur des viscères qui seraient inévitablement lésés gravement si l'on employait ce procédé.
Dans quelques cas, on n'aura pas à s'inquiéter du placenta, car il est atrophié et parfois même, c'est à peine si on en retrouve des traces.
On a pensé que le placenta pouvait rester à l'intérieur du kyste et s'y résorber. Rousseau, dans son observation, déclare que la malade sortit guérie, conservant son placenta, sans autre accident qu'une fistule qui persista d'une façon intermittente pendant trois ans.
Il faut n'admettre qu'avec une extrême réserve les faits d'absorption placentaire, attendu que bien souvent il arrive, pendant les jours qui suivent l'opération, que le délivre s'élimine sous forme de très petits lambeaux qui peuvent passer inaperçus au milieu de la suppuration du kyste.
Cependant, il existe des faits indubitables de rétention indéfinie du placenta. Negri ' a rapporté une très intéressante observation dont voici les principaux détails. Il s'agissait d'une