INDICATIONS KT CONTRE-INDICATIONS
L'indicalion principale, celle qui du reste a été donnée par tous les auteurs qui depuis Baudelocque ont conseillé celte opération, est la présence du kyste dans l'excavation.
Nous dirons même que c'est plus qu'une indication, c'est une condition nécessaire, indispensable, ^oxxy qu'on puisse songer à pratiquer cette opération.
Le kyste étant accessible par le vagin, on doit rechercher si le placenta ne se trouve pas sur le segment de la tumeur où doit porter l'incision. Si le toucher fait reconnaître que le placenta n'est pas à ce niveau, il n'y a pas de contre-indications.
Si le placenta est à ce niveau, il faut distinguer les deux cas suivants : ou le fœtus est vivant, ou le fœtus est mort.
Avec un fœtus vivant, nous ne croyons pas qu'on puisse pratiquer l'opération et nous pensons qu'il est préférable d'avoir recours à la laparotomie, comme nous l'avons déjà dit plus haut; car il est probable qu'il serait à peu près impossible de se rendre maître de l'hémorrhagie. Dans le cas de rétention du fœtus mort, en raison de la cessation de la circulation placentaire, il est probable que l'hémorrhagie serait pou abondante ou nulle. La présence du placenta dans ce cas ne serait donc pas une contre-indication formelle. Quant au moment où l'on doit pratiquer celte opération, nous renvoyons aux chapitres précédents où est traitée la question de l'intervention en général dans le cas de grossesse extra-utérine ; nous nous bornons ici à rappeler que si l'on peut discuter sur le moment de l'intervention lorsque le fœtus est vivant, l'état général de la femme, lorsque le fœtus est mort, ou l'état local (accumulation progressive et rapide du liquide intra-kyslique) fournissent des indications qui ne permettent pas la temporisation.