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2 IL. — Nerfs de l'épithélium des papilles.
Du plexus sous-gemmal naissent les terminaisons nerveuses proprement dites. En règle générale, ces fibrilles terminales sortent isolément du plexus et pénètrent dans la couche épithéliale suivant une direction perpendiculaire ou plus ou moins oblique.
On peut en distinguer trois groupes en se fondant sur leur mode de distribution : celles qui se ramifient dans l’épithélium intermédiaire aux bourgeons (fibres intergemmales, interbulbaires, inter- ou intraépithéliales).
Celles qui se distribuent à la périphérie des bourgeons (péribulbaires, périgemmales) ;
Celles enfin qui sillonnent en tous sens les bourgeons eux-mêmes, sinsinuant entre les cellules qui prennent part à leur constitution (intrabulbaires ou intragemmales).
FIBRES INTERGEMMALES
Ces fibres se colorent assez vivement par la méthode de l’or, aussi leur découverte a-t-elle précédé de plusieurs années celles des terminaisons directement annexées aux bourgeons. Ce sont elles aussi que le procédé à l’argent fait apparaître en premier lieu.
Qu’elles naissent du milieu du plexus sous-épithélial ou se détachent successivement comme collatérales d’un tronc courant au-dessous de l’épithélium, ce qui s'observe fréquemment (PI, I, fig. 1), on les voit s'élever dans l’intervalle des bourgeons sous forme de fibrilles plus où moins épaisses, à peu près lisses et ne présentant, au cours de leur trajet, que des inflexions latérales
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légères. Elles cheminent à peu près parallèlement l’une à l’autre ou en divergeant faiblement et arrivent, pour la plupart, au voisinage immédiat de la surface épithéliale. Quelques-unes s'y terminent tout de suite parun petit bouton. (PI. IV, fig. 5.) Mais la majeure par üe d’entre elles s’'incurvent alors brusquement à angle droit et cheminent quelque temps dans les couches les plus superficielles de l’épithélium, avant de se terminer par un petit renflement ovalaire ou arrondi. (PI. I et Il, fig. let 2.) Il est habituel aussi de les voir décrire un demi cercle complet, mais de court rayon et affecter, comme le dit von Lenhossék, une terminaison en hamecon. L’exagération de cette disposition se traduit dans quelques fibrilles par un trajet un peu plus compliqué : arrivé très près de la surface libre, le ramuscule terminal revient sur lui-même et prend fin après un trajet récurrent d'importance variable, à différentes hauteurs de l’assise épithéliale, parfois même dans le voisinage immédiat de sa limite profonde. Enfin, dans les cas les plus complexes, on voit la fibrille s’infléchir une deuxième fois et, remontant de nouveau vers la surface, s’y terminer comme ses congénères, directement issues du plexus profond. (PI. I et Il, fig. Let 24°.) |
Chemin faisant, les fibrilles intraépithéliales émettent des collatérales ou se divisent dichotomiquement. Ces divisions, que j'ai fréquemment observées chez le chat (PI. V, fig. 9 0), m'ont paru moins communes chez le lapin. Il existe enfin un troisième mode de ramifications que j'ai rencontré surtout chez le mouton : c’est la division en touffes ou en pinceaux. On voit, dans ce cas, un filet se résoudre brusquement, après sa pénétration dans l’épithélium, en un nombre variable, souvent assez grand, de fibrilles légèrement divergentes, qui peuvent se subdiviser à leur tour. (PA dar)
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Les fibres intergemmales les plus voisines du bourgeon s’accommodent à sa forme, en s’incurvant parallèlement à sa surface dans une partie de leur trajet, puis reprennent leur direction verticalément ascen dante jusqu'à la surface épithéliale.
Au niveau du plateau des papilles caliciformes et fongiformes, on voit (chat, brebis) les fibrilles nerveuses s’agencer en des sortes d’anses souvent annexées aux anses capillaires des papilles secondaires et se prolongeant dans le revêtement épithélial. (PI. IT, fig. 1 d.)
L'existence d’anastomosesest difficile à constater avec certitude, étant données les ramifications nombreuses émises par les fibres et leurs directions des plus capricieuses et souvent récurrentes, aboutissant par places à un entrecroisement plexiforme, dans lequel il devient extrèmement délicat de décider s’il s’agit d’une simple émission de collatérales ou d’anastomoses avec une fibre d’autre origine.
FIBRES PÉRIGEMMALES
Quand une imprégnation massive du bourgeon n'y met pas obstacle, on peut reconnaître l'existence, à la périphérie de celui-ci, d’un système de fines fibrilles entrecroisées, s'appliquant exactement sur toute sa surface et l’enveloppant dans son ensemble comme d’un filet.
À la constitution de cette enveloppe fibrillaire prennent part un grand nombre de filaments nerveux minces, fortement variqueux, comparables à des séries de gouttelettes noires réunies par des anastomoses extrêmement fines. Issus de la couche fibrillaire sousgemmale, ces filaments sont peu flexueux, présentent une direction générale semblable et marchent, en se