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CONCLUSIONS

1° Sur la morphologie des cellules des bourgeons, la méthode de Golgi ne fait que confirmer les connaissances acquises par les procédés antérieurs.

Il en existe deux formes fondamentales fixes dans leurs caractères principaux, variables dans leurs détails ; elles correspondent aux cellules dites de soutien et aux éléments qu’on qualifie de gustatifs.

Ces deux variétés, morphologiquement distinctes, se comportent d’une manière tout à fait analogue, sous l'influence des réactifs, en particulier des sels d’or et d'argent, et présentent avec les terminaisons nerveuses des relations identiques. L'une et l’autre peuvent être rencontrées au centre même du bourgeon; les expressions de périphériques et d’axiales, de recouvrantes et de centrales, doivent donc être rejetées comme insuffisantes ou limitées dans leur valeur. Enfin, éléments de soutien et cellules sensorielles sont surmontés à leur extrémité périphérique d’un appendice différencié : cil, pointe ou bâtonnet.

L'ensemble de ces analogies me paraît bien de nature à soulever des doutes sérieux sur la valeur des hypothèses, souvent gratuites, des auteurs, relativement à la signification fonctionnelle spéciale aux différentes catégories de cellules des bourgeons. Si c'est une loi universellement admise en anatomie générale

qu'à une différenciation morphologique d’un élément répond toujours une spécialisation de sa fonction, rien ne prouve par contre qu'il faille attribuer en propre, avec Schwalbe, la sensibilité gustative aux éléments à pointe ou à bâton, laissant aux cellules ciliées périphériques, un simple-rôle.mécanique, ou supposer comme Arnstein, une origine toute différente aux terminaisons nerveuses affectées à chacune des variétés cellulaires.

Partant d’une autre loi également vérifiée pour les terminaisons sensitives en général, il serait, maintenant que les relations de contiguïté semblent bien établies, tout aussi légitime d'admettre avec Drasch * et Rauber “, l’action purement mécanique de toutes les cellules du goût, qui, différenciées par la proximité de terminaisons nerveuses particulières, constitueraient un simple système canaliculaire facilitant l’arrivée des substances sapides au contact des terminaisons.

Quoi qu'il en soit, les cellules des bourgeons ne sont pas des cellules nerveuses; mais il est permis de les considérer suivant l’hypothèse admise, ou bien, ainsi que l’a fait Retzius pour les cellules ciliées de l’épithélium auditif, comme des éléments épithéliaux différenciés, entrés secondairement au service de la conduction nerveuse, c'est-à-dire des « cellules sensorielles secondaires »; ou bien comme de simples auxiliaires perfectionnant l'impression sur les fibrilles terminales du

glosso-pharyngien.

2° Les terminaisons des nerfs de la gustation forment au-dessous du revêtement épithélial des papilles fongiformes, caliciformes et foliées, un plexus formé de fibrilles variqueuses en majorité et dont le plus grand nombre possèdent une orientation commune. Ce plexus est surtout riche dans la zone des bourgeons où on le

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