‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 196 sur 211 · A NT OO NE · texte numérisé non relu

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tache ordinairement plus fermement qu'au cerveau, il n’en reste nuls vestiges.

Jl n’y a point de doute que l'arachnoïde n'y soit aussi contenue

Au reste il faut dire que, quoique les formes anatomiques élémentaires de ces trois membranes

sé soiént conservées, comme 1° les cellules de J'épitheliam qui tapissent à l'ordinaire la face interne de Ja dure-mère, les deux faces de l’arachnoiïde, la face externe de la pie-mère et ses plexus.— Je les fibres du tissu cellulaire , dont se forment communément .la dure-méère, larachnoïde et la pie-mère, mais leur conformation, comme celle des enveloppes du cerveau s’est détruite, s'est effacée absolument.

Voici la structure interne de la croûte de Ja sub$tancé eérébrale de Mammouth.

«Substance interne. Quant à la substance jaunà- ‘tre et blanchâtre,. située sous la croûte décrite, elle‘ne présente à l'œil nu qu’une masse granuleuse; méine examinée au microscope elle ne présente

. ‘rien: qu'une foule de grains de forme et de grosseur

diverses. Du reste il faut remarquer que, même dans le cerveau frais, avec quelque grande précaution qu'on en melte une partie sur le verre du microscope ; on n'y voit le plus fréquemment qu'une masse granuleuse, et ce n’est que rarement qu'on parvient à distinguer un filament nerveux, le plus souvent d’une forme variqueuse. En examinant cependant la méme substance

avec plus d'attention et plus de persistance on y distingue clairement les formes constantes qui suivent :

1. Masses plus ou moins arrondies qui se présentent d’abord à la vue. Ces masses sont évidemment granuleuses; n'ayant ni contours, ni grosseur déterminées ; parfois d’üne forme anguleuse ou oblongue C; et pour la plupart réunies en groupes, mais quelquefois on les apperçoit isolées D. àa.;, et c’est alors qu'on voit manifestement, qu'elles sont d’une grosseur différente et d'une structure granuleuse D. b. puisqu'elles se décomposent cà et là sous les yeux en petits grains D: e. On s'assure alors facilement que les masses arrondies, quoiqu'elles paraissent être des corps indépendants lorsqu'elles sont observés en grouppes, n'ont point de cellules, et ne sont qu'une aggrégation accidentelle de la substance granuleuse.

2. Grains qui composent fes masses arrondies, ayant uue grosseur différente E. Les uns représentent une forme moléculaire (grossissement de 150 fois } E. a., dans les autres on peut aisément distinguer des contours opaques et un milieu transparent —E. b.; la forme de ces derniers est pour la plupart oblongue, et souvent parfaitement ronde.

3. De cette même substance granulée se sépas rent des corps isolés d’une forme parfaitement ronde F., d’une grosseur bien moindre que les masses arrondies ; mais outre la grosseur ces corps

ronds se distinguent encore par leurs contours très précis et réguliers, qui nous portent à les reconnaître de suite pour des cellules. Elles sont remplies d’une matière granuleuse d’une couleur jaunâtre. Leur grosseur est très variable. F, à. b. c.

4. Nous observons encore des globules G. d'une grosseur considérable , dont le volume égale celui des masses arrondies. Ces globules offrent un contour prononcé G, a. dans l’intérieur duquel on en distingue un autre moins précis G. b; au centre de l’un et de l’autre se trouve un noyau G. c. à point opaque dans son milieu. Ainsi on voit évidemment que le globule de ce genre par son organisation diffère entièrement des rnasses arrondies ; en outre on n’observe point de substance granu- Jeuse dans son intérieur , au contraire il présente un corps transparent, de sorte qu'en l’appercevant au milieu des masses arrondies, on l'y prendrait pour une cavité et l’on ne peut distinguer complétement sa véritable organisation qu'après lavoir sole.

5. Outre tout ce que je viens d'exposer, on y remarque encore des corps diaphanes à contours à peine visibles, mais réguliers H:; il est fort probable que ce sont des cellules adipeuses. Elles présentent tantôt un noyau unique H. b., tantôt deux H. a, quelquefois elles se rangent les unes près des autres dans la direction d’une ligne EH. c. et offrent chacune un noyau plus ou moins précis.

Parfois elles apparaissent déchirées, mais non pas

ratatinées il. d, phénomène bien étrange, si elles sont vraiment des cellules adipeuses. Il y a en outre d'autres cellules, d’une forme oblongue ; mais ces dernières sont d’une couleur jaunâtre et renferment une substance granuleuse H, e; les uues et les autres ressemblent beaucoup aux cellules qui se trouvent dans la graisse de Mammouth.

G. Parmi toutes ces formes on découvre, avec un grossissement de 290 fois les filaments avee des caractères de tubules nerveux F., savoir, avec des dilatations variqueuses à leur prolongement F. à. et avec une masse grumeleuse à leurs bouts J. b. Ces dilatations sont souvent assez régulières, alors le tubule entier prend un, aspect moniliforme K. L'examen le plus attentif et le plus persistant décèle que, dans la substance granuleuse renfermée au dedans du crâne, les tubules nerveux L. se trouvent en quantité beaucoup plus grande que les autres formes. Ces tubules s’arrangent ou d’une manière très différente et . irrégulière L. a, ou d’une façon plus ou moins déterminée et notamment en forme de rayons divergents EL. b. Cette dernière disposition des tubules nerveux se montre dans le cerveau, après l'avoir trempé dans de l'huile d'amandes douces et comprimé au moyen du compressorium de Purquinie. C'est à cette dernière cause que j'attribue la disposition des filaments en rayons. Il arrive quelquefois que ces filaments s'unissent l’un à

autre L. c. et nagent dans le liquide en petits

morceaux.

… 7. Enfin dans la masse de la substance cérébrale on touve des vaisseaux sanguins qui se distinguent évidemment des filaments nerveux par leur couleur rouge et leur contour plus grand, M.

quelquefois même par leurs ramifications.

Muscles.

J'ai déjà dit que toutes les parties molles ont été envoyées à la Société séparées du squelette et dans un état si confus qu'il est diflicile d'y reconnaitre à la première vue le tissu musculaire. Cependant en les examinant de plus près , on y peut au moins distinguer les pièces de ce tissu et

déterminer sa nature musculaire, non seulement

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