LETTRE DE M. PIERRE DE IASIKOW A MR. LE DR
RENARD, SECOND SECRÉTAIRE DE LA SOCIÉTE. — J'ai recu le N. I. du Bulletin 41847 et le Diplome de M. Umow, que je viens de lui remettre. Veuillez avoir la complaisance d'exprimer ses remercimens Îles plus sincères à la Société en lui communiquant que M. Umow, s’occupant spécialement des Lépidoptères du Gouvernement de Simbirsk et possédänt déjà une grande collection, est prêt à offrir une partie de ses doubles, en cas que la Société désire èlre au courant des découvertes récentes, ou veuille compléter ses collections de Lepidoptères pour ceux du bord da Volga.
Pendant mon séjour à Moscou nous sommes convenus avec son Excellence M. Fischer de Waldheim qu'il décrirait les ossemens de $auriens que je lui ai remis (*} et que je fournirais une notice géologique sur leur découverte et leurs gissemens ; mais comme depuis mon retour à Simbirsk J'ai été élu Président du Comité de la Bibliothèque Karamsinienne, fondée dans notre ville, et comme son établissement con-
somme fout mon lemps, au point que jusqu'à présent jenai
(*) V. Notice sur quelques sauriens de l’Oolithe du gouvernement de Simbirsk p. 362— 370.
Din
pu rediger l'article, et ne pouvant pas même préciser la fin de ces occupations tout à fait inattendues, je ne voudrais pas arrêter l'impression de l’article de M. de Fischer, je vous prie de lui communiquer les renseignemens suivans sur Îa découverte et les gissemens des ossemens de Sauriens de notre Jura, afin de rendre l’article complet.
Les N° 1 et 2 sont les premiers ossemens de Sauriens que j'ai découverts en 1829 sur la rive droite du Volga à 6 verstes de Simbirsk, en remontant le fleuve, passé la Novaïa Palivna le long de la grande dénudation des couches jurassiques identiques avec le Jura de Moscou.
Les N° 5. 5. 8 et 9, Vertèbres de l’Ichthyosaurus platyodon de Conyb. furent trouvés en 1830, 1842 et 1845 plus près du ravin de Palivna sur l’effleurement de la couche calcaire compacte jurassique.
Le N° 4, 6 et 7 une partie de l'omoplate, de la côte et les vertèbres caudales enclavées dans le calcaire furent trouvées en 1838 et 1842 le long de la grande dénudation des roches jurassiques.
Le N° 10, verièbre d’Ichthyosaurus thyreospondylus Owen, a été découvert en 1845 au bord du Volga tout près de Simbirsk. Les N° 11, 12, 13, 14 et 15 idem, furent trouvés en 1845 après avoir passé la grande dénudation des couches, pas loin de Staraia Palivna dans l'argile de Bessonovka (argile d'Oxford ) qui forme l'étage supérieur du Jura de Simbirsk et parait ne pas exister dans le bassin jurassique de Moscou.
Le N° 16. Cräne du Rhinosaurus Jazikovii Fisch. quoique découvert dans le gouvernement de Simbirsk, est sans indicalion précise de localité. Le calcaire qui le remplit, comparé au calcaire compacte de Palivna, présente une identité parfaite, alors il est juste de présumer que le crâne a élé extrait d'un gissement jurassique du gouvernement de Simbirsk appartenant à l'étage moyen, semblable au Jura de
Moscou. En cas que mes occupations le permettent je tacherai de donner une notice sur le gissement des ossemens de
Sauriens en comparant le Jura de notre bassin à celui de
Moscou.
Pierre de Iasikow.
le 27 Juin 1847 Simbirsk.
LETTRE DE MR. LE MAJOR WANGENHEIM DE QUALEN. — So eben komme ich von einer Excursion längst der am westlichen Uralrande auf Devonian abgelagerten, überall stark nach Osten emporgehobenen , innern Linie des Bergkalks zurück und habe die Ehre die Kaiserl. Naturforschende Gesellschaft zu benachrichtisen, dass ich so glücklich war, in dieser alten Gebirgsart, den fossilen Hauzahn und mehrere Knochen eines portveltlichen Riesenthiers zu entdecken.
Im Kaiser. Museum des Bergkorps, so wie auch in der Mineralogischen Gesellschaft in Petersburg befinden sich als Mineral-Substanz , Handsiücke eines schwärzlichen Feuersteinartigen Kalksteins von Sigan am westlichen Uralrande, der von Murchison als die innere, näher dem Ural zu liegende Linie des Berkalks erkannt wurde. Obgleich nan dieser schwarze Bergkalk überall hüchst arm an fossilen Thierresten erscheint — im Gegensalze mit dem weissen bBergkalke der äussern Linie bei Sterlitamak, der damit überfüllt ist — so habe ich doch nach Tage langem Suchen mit meinen Leulen mehrere sehr bezeichnende Leitmuscheln des Bergkalks entdeckt; unter diesen zeichnet sich besonders eine wohl erhallene Cephalopode aus, welche ich anfänglich für Belorophon hiulcus hielt, in der ich aber bei genauerer Untersuchung Goniatites Diadema Goidf. zu erkennen glaube; wenigstens hat sie mit der von Verneuil im Bergkalke des Urals entdeckten die täuschendste Achnlichkeit, (Géologie de la Russie. Tab. XXVIT. fig. À. c. )
so dass — da sowohl der Hauzahn als auch die Leïtmuscheln, sich im Gesteine des Berokalks befinden — die Gleichzeitiekeit beider organischen Ueberreste, selbst für denjenigen, der die Gebirgsart. nicht kennt, als erwiesene Thatsache dasteht.
Der Hauzahn mag von der Wurzel bis zur Spitze ungefäbr 8 bis 9 Werschock Länge gehabt haben, welches aber nicht so genau zu bestimmen ist, da die Spitze des Zabns beim Herausarbeiten aus der sprôden Gebirgsart in Trümmern zersplilterte , auch aus der Mitte ein ungefähr Werschock langes Siück unter dem Hammer zerbrôckelte. Die beiden Fragmente aber, welche noch vorhanden sind, bezeichnen demohnseachtet sebhr deutlich die ganze Form des Zabns. Die Länge beträgt über 6 Werschock, der Umfang in der Ründung am untern Ende des Zabns, ebenfalls bis 6, an der abgebrochenen Spitze aber kaum 47, Werschock. Der Zahnist vôllig rund, die Oberfläche glatt und mit einer hautartigen Membran von grauer Farbe bedeckt. Das Innere des Zahns aber ist in die schwvarze Gebirgsart des Bergkalks übergegangen, doch kann man sehr deutlich einen von der äussern Masse, wie mit einem Radius umgebenen inneren Kern erkennen, auch ist der Zahn nach Oben zu gekrümmt, ganz so wie alle diese Erscheinungen auch an den kleinen Hauzähnen der Saurier aus dem Westuralschen Kupfersandsteine beobachtet werden. Ausser diesem Hauzahne ist besonders noch ein fossiler Knochen, als ein solcher sehr deutlich zu erkennen, doch wage ich es nicht zu bestimmen, welchem Theile des Thieres er ansehôrle.
Neben diesen beiden Gegensländen aber, die jeden Zwe:ifel an eine eltwaïge Täuschung zurückweisen , finden sich im Bergkalke noch eine Menge anderer organischer Ueberreste, deren Grôüsse und eigenthümliche Formen mich in Erstaunen setzen. Mit einem Blicke auf den so deutlich bezeick. neten Hauzahn und fossilen Knocher bin ich vielleicht zu sehr geneigt, alle diese Ueberreste — wenigstens viele