‹ Terre et cielChapitre 11 sur 15 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

« I. Parmi les ouvrages hostiles à la religion, publiés dans ces derniers temps, Tun surtout nous a paru digne d'Être signalé : c'est un livre qui traite de la terre, du ciel, du temps et de l'humanité, du monde, des anges et de Dieu, et plus particulièrement de l'état de l'homme après la vie présente. On ne saurait croire combien, dans un seul volume d'une médiocre étendue, on a pu accumuler d'absurdes rêveries et de monstrueux blasphèmes.

u Des docteurs catholiques ne manqueront pas, sans doute, d'en donner une réfutation méthodique et complète sur tous les points ; peut-être même ce travail est-il déjà accompli. Mais, pour détruire toute hauteur qui s'élève contre la science du Christ », c'est plus qu'assez de l'autorité de l'Église, si généralement niée par les incrédules. C'est pourquoi nous avons résolu de rassembler, de noter et de condamner quelques-uns des principaux chefs d'erreurs que ce livre renferme, ceux-là surtout qui sont en opposition avec la foi catholique sur le sort final des bons et des méchants.

u II. Nous déclarons avant tout condamnable et tout à fait inadmissible la doctrine enseignée çà et là dans cet ouvrage : que la créature angélique ou humaine, à raison de la liberté et de l'activité dont elle est douée par l'essentielle et immuable condition de sa nature, est et sera toujours dans un état d'épreuve sans pouvoir parvenir jamais au terme de sa destinée; de telle sorte que, si, en vertu des mérites de sa vie précédente, cette créature était mise en possession du ciel, elle pourrait encore et toujours, par l'abus de sa liberté, se précipiter dans l'enfer ; de même que, reléguée pour ses démérites aux lieux des châtiments, elle pourrait de nouveau, après avoir satiifait à la justice divine par une expiation égale à ses offenses, remonter au ciel, sans être toutefois assurée de n'en pas déchoir encore.

• 1. Il Cor.,!, 5.

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