Tertuli.ady. MarcJoii., lib. ii
30 EXTUAIT DES DÉCHETS
l'avons pas reçue de la bouche des hommes, mais qu'elle nous est venue de Jésus^hrist ldi*méme, Fils unique et étemel de Dieu, par le ministère de ses apôtres \ dans ce passage surtout où le même adorable Jésus, s'annonçant à Tavance et se montrant déjà comme le Juge de» vivants et des morts, nous rapporte la sentence qu'il doit prononcer contre les réprouvés au Jour du dernier jugement : Betireivous de moif maudits; aUe% au feu éternel < ; et il ajoute : Ctux-ci iront à l'éternel supplice^ et les justes dans ta vie éternelle «. Or, qu'il s'agisse ici d'une éternité véritable et prise à la rigueur, soit pour les bienheureux, soit pour les réprouvés, c'est ce qui ressort évidemment de la clarté* du texte ; c'est d'ailleurs ce que viennent confirmer mille passages du Nouveau ou de l'Ancien Testament. Bien plus, la sainte mère l'Église, d qui il appartient de juger du véritable sens et de Vinterprétation des saintes Écritures ', ne l'a Jamais entendu autrement. Nous en avons une preuve manifeste dans la profession de foi fbrmulée et souscrite par les Pères du quatrième concile de Latran : Tous (c'est-à-dire les réprouvés et les élus) ressusciteront avec les corps dont ils sont maintenant revêtus, afin de recevoir selon leurs mérkes^ les méchants un châtiment éternel avec le démont et les bons une gloire sans fin avec Jésus-Christ *. Le concile de Trente et le Symbole de saint Athanase sont en parfait accord avec cet enseignement.
« V. Nous déclarons de plus que cd serait un vain subterfuge de dire avec l'auteur pl^cité : que l'enfer à la vérité est éternel, mais que nul n'y doit éternellement demeurer. Car il est écrit : Si Varlre tombe au midi ou ttu septentrion ^ en quelque lieu qu'il soit tombé, il fj demeurera **» Sur quoi saint Bernard ; « Il y sera, dis-je, immua- « blement et irrévocablement fixé. Jamais il ne pourra se relever, ja- « mais même changer de place ^. » Avant ht! saint Augustin avait réfuté les mômes rêveries t « Que l'on n'apporte point ici, dit-il, l'opi- * nion erronée d'après laquelle quelques-uns cherchent à se faille M illusion t à savoir, que c'est le feu qui est appelé étemel, et non le « Châtiment. Ils croient, en effet, que ce feu étemel ne sera qu*un « lieu de passage pour ceux à qui ils promettent le salut par le feu, (t en sorte que ce feu serait bien allumé pour l^étcrnité. mais que son
i. ôali, î, 1!. .