PREFACE III
pièce. Comme le ZT^Çormand, procède le Toulousain Tailhade. Et quand la langue française courante ne lui fournir pas F expression suffisante, il va chercher dans le vocabulaire du XVIe siècle, ou dans le dictionnaire latin qu'il feuillette sans cesse et où il puise à pleines mains.
Le latiniste consommé se révèle en effet non seulement dans Terre latine, mais dans la plus courte ballade, dans la plus légère chronique de éM. Tailhade. oius si faut-il une certaine culture pour le lire. Si par malheur les études classiques étaient supprimées, et que la barbarie de l'enseignement moderne triomphât, on ne comprendrait plus les pages toutes latinées de éM. Tailhade.
Ce n'est pas seulement dans l'arsenal des classiques romains qu'il va chercher des provisions ; mais comme les hymnes et les vieilles proses liturgiques lui sont familières ! zMieux que zM. Huvsmans, il connaît dans toutes leurs retraites cachées les forts et délicieux cantiques du moyen-âge, lesquels relèvent, pour la sonorité, de l'ancienne Italique.
Cette traduction de la 'Bible, inexacte, foisonnant de contre-sens et que l'Église a conservée, pour les psaumes seulement, a donné leur accent à tous les chants sacrés qui retentissaient dans les vieilles cathédrales. On sent partout l'influence de /'italique,