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LES ROM AN 5 QUON NE LIT PLUS 21Q

çeoises, le Dictionnaire des hérésies faisant bon ménage avec les contes pervers et charmants de Maizeroy.Du pont Michel à la Frégate, les écrits parus d'hier heurtent les in-folio plusieurs fois centenaires. Les auteurs de complexion amène y savourent la joie de retrouver leur griffe sur tel ou tel exemplaire quémandé par un ami.

Ici, rien de pareil. La vieillerie et non le bibelot, le démodé au lieu de l'antiquaille font tous les frais du contingent. C'est le roman d'avanthier, le relief du banquet, la carcasse du feu de joie, tout ce qui reste d'un plaisir vidé par d'autres, la lie et non le bouquet du flacon.

Parmi les auteurs qui hantent, comme les mânes de Virgile, ces limbes provinciaux, il n'en est pas de plus tenace ni de plus répandu que Walter Scott. Au pied du cirque de Troumouse, sur le versant espagnol du Marboré, dans une auberge où Maritorne elle-même aurait eu peine à vivre, nous lûmes, oubliées sans doute par quelque bachelette maintenant sexagénaire, les aventures d'Ivanhoé. L'an dernier, à Barèges, quand les premiers froids de septembre donnèrent au coin du feu son charme d'arrière-saison, le Maître de Ravenswod, le sergent More M' Alpin, le conteur Jedediah Cleishbotham furent nos compagnons assidus. La bruyère de Lammermoor, la forêt de Robin Hood, la grotte des outlaws, remplacèrent les promenades interdites par une inclémente

saison. Jeunes filles pâmées, braconniers ravisseurs,hommes-liges modèles,héroïques templiers, tout ce monde fallacieux de bric-à-brac et de ruines en trompe-l'œil amusa notre désœuvrée solitude. Le choix d'ailleurs était malaisé, la seule bibliothèque ouverte renfermant, sans plus, les contes de Waiter Scott et les joyeusetés de Paul de Kock.

Or, nonobstant l'opinion de Charles Monselet : ce O Paul de Kock qu'embellissent les roses ! » et la préférence césarienne du Chancelier de Fer, nous n'avons jamais su goûter comme il faudrait le comique en honneur chez le Gaulois susdit. Les résultats de ia digestion, les troubles de l'intestin nous échappent de la façon la plus entière en tant que moyen d'exciter le rire. « Fi! le malappris qui nous vient entretenir sans cesse de discours orduriers! » hurle Mondor à Tabarin, l'aïeul de tous les conteurs brenneux : et, sans nul doute, Mondor a bien raison.

A part le cycle des romans de Dumas, cet improvisateur nègre qui contait sans trêve ni raison d'enfantines légendes, à part les œuvres d'Alexandre Dumas, aucun grimaud n'est plus fréquent, dans ces villes mortes de la librairie, que le macaronique Paul Féval.

Est-il un homme encore, parmi les trente-six millions de Français, qui se puisse vanter d'avoir lu les cAmours de Taris ? C'est là qu'on trouve un émigré, devenu le chef d'un clan d'Indiens Ché-

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