IMPORTATION. EXPORTATION
1829. 4.096.995 doll. (20.484.975 fr.) 3.451.545 doll, (17.257.725 fr.) 1859. 6.620.680 — (35.103.400 — 6.785.565 — (33.927.825 — [ 1866. 5.784.849 — (28.924,245 — ns
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Le produit total des importations et exportations pour 1880 a été de 2,625,417 doll., soit 31,127,085 fr.
Gouvernement. Le gouvernement de Terre-Neuve est constitué par un gouverneur nommé par la Reine, assisté d'un conseil exécutif de six membres et un conseil législatif de onze membres. La législature est formée de deux Chambres : l'une,
des droits d'importation ; il était en 1866 de 721,390 dollars
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Terre-Neuve est divisée en quatre districts électoraux dénommés d’après les baies : deux sont à l’Est et au Nord : le district de Hare-Bay et de Pistolet-Bay, et celui de White-Bay et Canada Bay; les deux autres sont à l'Ouest : le district de Saint-Georges-Bay et Port à Port, et celui de la Baie des Iles et de Bonne-Baie.
Steamers.— La communication par bateau à vapeur se fait de quinzaine en quinzaine, pendant neuf mois de l’année, par une ligne de steamers qui vont de Liverpool à Halifax. Il y a aussi deux navires qui font le service des côtes et vont même jusqu’au Labrador. Ces services maritimes reçoivent du gouvernement colonial un subside annuel de 13,800 dollars (684,000 fr.).
Chemins de fer.— Terre-Neuve n’a pas encore de ligne complète de railway; mais dans un avenir prochain on peut compter sur l'existence d’un chemin de fer quitraversera toute l’île. On avait d’abord (1875) fait les études d’une ligne qui devait aller dé Saint-Jean àla baie de Saint-Georges, ce qui aurait diminué lu durée du voyage d'Europe au Canada de 30 à 40 heures; mais depuis (1880), on s'occupe de pousser activement la construction d’un chemin de fer à voicétroite, qui aura une longueur de 350 milles et qui suit la côte orientale, de Saint-Jean à Halls-Bay, cesser vant aussi une contrée agricole et minière dont il assure les débouchés. Il doit être achevé en 1885 par la Compagnie américaine qui s’en est chargée moyennant un subside, pendant vingt-cinq ans, de 180,000 dollars et la concession d’une portion de terrain le long de la ligne,
Télégraphes. — La position géographique de Ter: 3-Neuve en a fait un des centres télégraphiques les plus importants du monde,
mais elle n’en a guère profité par elle-même.
Phares. — Il y à au cap Race un von phare, entretenu par le
44 J.-L. SOUBEIRAN.
gouvernement britannique au moyen d’un droit de tonnage de 1/10 de penny sur les navires qui passent près de ce point de la côte ; mais le total des recettes ne suffit pas pour en couvrir les frais de construction et d'entretien. On compte établir au cap Race un sifflet d'alarme, qui serait de la plus grande utilité dans une région où règnent souvent des brumes intenses.
Éducation. — La colonie dépense annuellement 88,860 doll. (444,300 fr.) pour l'éducation qui est donnée dans les écoles des diverses confessions.
Religion. — Les Terre-Neuviens jouissent de la plus entière liberté et les diverses religions et sectes ont leurs représentants dans le clergé de la colonie.
Agriculture. — L'agriculture a été, jusqu’au commencement de ce siècle, si peu de chose à Terre-Neuve, qu'il n’y avait pas lieu d’en parler. Pouvait-il en être autrement dans un pays où, pendant plus d’un siècle, on a considéré comme un crime de tenter une culture quelconque, d’enclore un terrain, de construire une maison, et où le gouverneur (Waldegrace) écrivait au shériff de Saint-Jean : « Vous prendrez le plus grand soin que Jeremiah »Morotty et John Fitzgerald ne construisent pas de cheminées »dans leurs maisons, ou tout au moins qu'ils n’y allument pas »de feu »? Il n’y a guère plus de soixante et dix ans qu’on tolère l'établissement de fermes. L’Océan était la source de la richesse du pays: tout était sacrifié à l'Océan et à ses habitants, que pourraient éloigner les bruits ou les odeurs des iadusiries terrest:es.
Mais aujourd’hui les Terre-Neuviens et leur gouvernementsont mieux avisés, et on s’est décidé à profiter des observations faites en 1864 par Alexandre Murray et ses collègues. On sait, depuis cette époque, qu’il existe dans l’île de vastes superficies de terrains propres à l’élevage des moutons (à tel point que la laine qu'on y recueille serait supérieure à celle qu’on retire de la plupart des pâturages de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande). Sur
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la côte Ouest, dans le district de la baie de Saint-Georges, dans la vallée de Cœurduroy et dans la péninsule de Port à Port, l’agriculture peut utiliser 730 milles carrés de terrains excellents, dont la qualité est au moins égale à ce que l'Amérique du Nord offre de plus riche (D° Howley). On peut encore tirer un excellent parti des terrains situés à la baie des Iles (1,330 milles car rés), à la baie de Notre-Dame, dans le bassin de la Gandèr et de ses tributaires (1,700 milles carrés), dans la vallée de l’Exploit, autour du lac-indien Rouge, à la baie de la Trinité, à celle de Bonavista : ce qui représente, comme disponibles pour l’agriculture, 4,500 milles carrés ou 7,880,000 acres, dont le huitième tout au plus est aujourd’hui mis en exploitation. Le produit annuel est au moins de 750,000 doll. (3.750,000 fr.). La pomme de terre surtout prospère, et le rendement est de 7 à 800,000 bushels par an, soit 4 bushels par tête.
Il y a là des ressources qu’on ne soupçonnait pas dans la colonie même, et qui ne pourront qu'augmenter quand l’île sera dotée, comme on en a le projet, d’un chemin de fer qui la traversera du Sud au Nord st de l'Est à l'Ouest.
Au bord des rivières, sur les vallonnements qui les délimitent et dont l'irrigation est facile, on trouve les meilleures conditions pour l’élève des bêtes à cornes. Le voisinage de la côte, le peu de temps qu’exige la traversée pour l’Europe (5 à 6 jours), sont des conditions très favorables pour cette industrie, et lui assureront des débouchés certains pour l’expédition en Angleterre des animaux vivants ou des viandes conservées. Les fermiers trouveront, dès les premiers temps, profit à fournir les marchés locaux, qui n’ont été jusqu'ici approvisionnés qu’au moyen d’animaux amenés de la Nouvelle-Écosse; la longueur du chemin par terre et les épreuves de la traversée fatiguent les animaux introduits du continent americain et diminuent leur valeur, sans que cette dépréciation soit préjudiciable aux marchands; mais ceux-ci ne pourront soutenir longtemps la concurrence des produits des fermes du pays.
16 J.-L SOUBEIRAN.
Minéraux. — Ce n’estque depuis une époque récente qu'on connaît les ressources minéralogiques de Terre-Neuve : on a FOUR commencé à en tirer parti en 1863 seulement ; mais les ngrès | être ont été rapides. En 1864, on a misen exploitation, au nord de la } On baie de Notre-Dame, à Tilt-Cove, des mines de cuivre pyriteux, j de Pl un peu ferrugineux, mais non arsenical, et qui produisent | pe 8 à 12 °/, de métal pur. Le professeur Steward, de Nevada, À ca déclare qu’il n’a jamais rencontré de minerai plus riche, et que | Main: les conditions dans lesquelles il se rencontre au milieu de 1 Le roches métamorphiques et laminaires permettent de croire à une | FU exploitation indéfinie (an absolute assurance of perpetuity of the ï La Working). 1 du g' Depuis, en 1874, on a ouvert une nouvelle mine, 12 milles ; Vé, plus au Sud, à Belt’s Cove'. De nouvelles exploitations ont été ï des f inaugurées en 1878, à Little-Bay et à Copper-Cliff, qui annon- 1 la Ga cent des résultats encore plus satisfaisants. ) sont. Le minerai de cuivre est si ahondant dans les diverses par- Ÿ Pinu ties de l’île que le professeur Steward avait, dans son exploration trouv de la contrée, négligé souvent de noter les indications de gise- retire ments qu’il rencontrait. à son Toutes ces mines sont reliées à la côte par un tramway,et Le on pense à construire un chemin de fer qui suivra la côte et gin, | desservira toutesles exploitations métallurgiques. | faire L'or se trouve, à Terre-Neuve, à la base du silurien inférieur, ; fiale. en lits ou en poches dans la serpentine, mais jamais en veines ; Qu partout où il existe, son extraction est facile, gaue Onrencontre, d’après M. Howley, la serpentine surune super- acc ncie de 5000 milles carrés. M. Murray, à la suite de ses inves- it tigations géologiques, a été amené à penser qu'il y a de grandes 5 probahilités d’une exploitation possible dans la baie de la Con. NB ception et au voisinage immédiat de Brigus.-Lookont, car ila mue trouvé presque partout dans la roche des traces d'or ; maisil À semb 1 Eu quatre ans, on a extrait de Bett's-Cove 102,400 tonnes, d’une valeur de È Pé 512,000 livres (2,560,000 fr.). nl
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