‹ Terres cuites d'Asie MineureChapitre 24 sur 35 · PLANCHE · texte numérisé non relu

PLANCHE

COLLECTION W.-H. WADDINGTON

style, et elle n'est pas debout sur son piédestal, montrant avec un geste superbe les trophées qu'elle a conquis. La draperie en désordre, agitée par le souffle du vent, la déesse arrive au vol du haut de l'Olympe, et ses mains semblent n'avoir porté qu'une ténie. La jambe droite est nue, de même que les bras et le sein gauche; une ceinture et une agrafe fixée sur l'épaule retiennent la tunique. Légèrement tournée vers la droite, la tête est parée de boucles d'oreilles, et un strophium orné, sur le devant, d'un disque d'or ou d'une pierre précieuse entoure les cheveux peints en rouge. Certes, il y a dans cet ensemble un souvenir de la bonne sculpture grecque; il y a aussi cette marque native de l'art d'Asie Mineure : la maigreur exagérée du corps. Mais ce qui ôte leur intérêt aux figures de ce genre, c'est l'ignorance où nous sommes des événements qui les ont fait naître et qui leur donneraient souvent une grande valeur. En perdant leur date et leur attache historique, elles ont perdu toute physionomie distincte. A peine si le style et le costume nous permettent de les classer par à peu près. Qu'y faire ? Dans une série si nombreuse, qui s'est maintenue jusqu'à l'époque chrétienne, le dommage est de ceux que nous avons le plus à déplorer.

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