Maximes et réflexions, p
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tildes. Ils vont fouillor dans les bas-fonds de la socic'té pour en retirer un monde de turpitudes qui jusqu'ici n'avait paru sur aucune scène, et que Molière lui-même, peu scrupuleux en pareille matière, aurait rougi de recueillir dans ses pièces. Voilà les types de convention ([uMls se plaisent à parer de {{ualités imaj^inaires, et auprès desquels ils prétendent faire pâlir comme autant de iigures bourgeoises et plates, la jeune tille, réponse ou la mère chrétiennes. Ils ignorent sans doute que les sociétés doivent leur grandeur et leur force à ces vertus calmes et modestes du foyer domestique qu'il leur plait d'avilir ou de défigurer. Certes, Messieurs, pour flétrir de pareils méfaits, il n'est pas nécessaire d'être chrétien, il sutfit d'être honnête. Il y a eu, j'aime à le reconnaître, de courageuses tentatives pour relever la scène française de cet abaissement, mais l'esprit général de la littérature dramatique continue à être détestable. Donc, aussi longtemps que le théâtre persévérera dans la voie où il s'est engagé, qu'il ne saura pas respecter la sainteté du mariage, la constitution divine de la famille, les lois de la pudeur et de la bienséance, les grands principes d'honnêteté morale sur lesquels repose la société, on ne devra pas s'étonner que les moralistes chrétiens soient unanimes pour le dénoncer comme une école de dépravation; et le reproche le moins sévère qu'on puisse lu adresser dans ces conditions, c'est de répéter avec Bossuet que l'homme y fait à la fois un jeu de ses vices et un amusement de la vertu.