‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 122 sur 234 · LA VIK OIIRKKENNE AU MILIEU DU PAGANISME · texte numérisé non relu

LA VIK OIIRKKENNE AU MILIEU DU PAGANISME

avons l'exemple du lis. —J'avais besoin d'argent! — Mais il « faut vendre tous ses biens et en distribuer l'argent aux « pauvres. » — Je me dois à mes enfants, à ma famille. — « Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière « n'est pas apte à l'œuvre de Dieu. » — Je ne suis qu'un ouvrier aux gages de qui me paye. — « Personne ne peut ser- « vir deux maîtres à la fois. » Si vous voulez être le disciple du Seigneur, prenez votre croix et suivez le Seigneur, c'està-dire supportez la misère, la souffrance, n'y aurait-il que votre corps qui est déjà une espèce de croix. Parents, époux, enfants, il faut tout quitter pour Dieu. Eh quoi! vous hésitez à renoncer à votre industrie, à votre trafic, à votre métier, en vue de vos enfants et de vos parents? Mais il vous a été enseigné qu'on doit tout abandonner, famille, affaires, profession, pour suivre le Seigneur. Jacques et Jean appelés par le Seigneur quittent leur père et leur barque. Matthieu se lève sur-le-champ de son comptoir. La foi trouvait alors qu'ensevelir son père c'est un retard. En est-il un seul qui ait répondu à l'appel du Seigneur: « Je n'ai pas de quoi « vivre?» La foi ne craint pas la faim : elle n'ignore pas que la faim doit être méprisée pour Dieu, comme tout genre de mort\ »

Il y a certainement de la grandeur dans ce stoïcisme qui s'arme de l'Évangile pour combattre ce qu'il regarde comme une faiblesse coupable ; mais tout cela n'est (ju'un magniiique hors-d'œuvre qui ne touche pas même à la question. Nul doute qu'on ne doive être disposé à tout quitter pour suivre le Seigneur ; mais il s'agissait précisément de savoir

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