De Corinia mil., n
250 l.-V COUItONNF. 1) T SOLDAT.
liire, à titiv seul de tradition, et sur l'autorité de la coutume. Pour commencer par le baptême, un peu avant de descendre dans l'eau, et à l'éiilisc niènie, nous jiii'ons, sous la main du pontife, que nous renonçons à Satan, à ses pompes et à ses an;j;es ; ensuite nous sommes ploniïés trois fois, répondant quelfjue chose de plus que le Seii;neur n'a déterminé dans l'Évangile. Au sortir de là, nous goûtons d'avance la concorde du lait et du miel ; à dater de ce jour, nous nous abstenons du bain quotidien tout une semaine. Nous recevons le sacrement de l'Eucharistie dans des assemblées qui ont lieu avant le jour, et seulement de la main de ceux qui président, quoi(jue le Seigneur l'ait confié à tous et à l'heure du repas. Nous faisons annuellement des oblations pour les défunts et à la fête natale des martyrs. Nous regardons comme inconvenant de jeûner et de prier à genoux le jour du Seigneur. Nous jouissons de la même immunité depuis le jour de Pâques jusqu'à la Pentecôte. Que quelque chose de notre calice ou de notre pain tombe à terre, nous le souffrons avec douleur. S'agit- il d'aller et de venir, de sortir ou d'entrer, de nous habiller, de nous chausser, de descendre au bain, de prendre place à table, d'allumer les flambeaux, de nous asseoir, d'entrer au lit, quelque acte enfin que nous fassions, nous marquons notre front du signe de la croix. Demande-moi un témoignage des Écritures en faveur de ces institutions et d'autres semblables, tu n'en trouveras aucun. Mais on te montrera la tradition qui les fonde, la coutume qui les conlirme, la foi qui les observe *. »
Nous retrouvons ici le prêtre de Carthage dans tout l'éclat