‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 135 sur 234 · De CoTdtia mil., v · texte numérisé non relu

De CoTdtia mil., v

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inlerroge les lois de la nature, remue le champ de l'histoire, et s'ouvre de tous les côtés de vastes perspectives. C'est ainsi qu'après avoir allégué ce qu'il appelle la discipline de la nature, il remonte à l'origine des couronnes, pour en faiie l'historique à travers les siècles païens. Résumant à cet effet le traité composé sur la même matière par un commentateur latin, Claudius Saturninus, il montre que l'usage des couronnes a été inlrodnit par les différents personnages qui ont pris place sur les autels du paganisme comme autant d'hommes déifiés. C'est à eux également, dit-il, que sont consacrées ces guirlandes de tleurs, la couronne de laurier à Apollon ou à Bacchus, la couronne d'olivier à Mhierve, la couronne de chêne à Jupiter, etc. Voilà de quelle source impure découle l'usage dont je parle. A l'exemple des dieux, la multitude se couronne pour téter le triomphe des princes ; les époux, le jour de leurs noces ; les acteurs, sur le théâtre ; les esclaves, après leur attranchissement. Même coutume pour les ordres de l'État, les magistrats, la milice. « Or, s'écrie Tertullien en adressant au soldat chrétien cette sublime apostrophe, tes ordres à toi, tes magistrats, le nom même de ta cour, c'est l'Église du Christ. Tu es son conscrit, car ton nom est au livre de vie. Ta [)Ourpre, à toi, c'est le sang du Seigneur; les clous de ton laticlave sont sur la croix* ! »

Parmi toutes les raisons que développe l'auteur du traité de la Couronne, il n'en est pas de plus sérieuse. S'il avait pu prouver que la guirlande de laurier qui ornait la tête des soldats à la distribution des largesses impériales n'était pas un simple signe de réjouissance, mais un hommage rendu à

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