‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 136 sur 234 · De Coruna mil., vu. \ii, xm · texte numérisé non relu

De Coruna mil., vu. \ii, xm

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(|ii('l(|iu' divinité, ses réclamations eussent été parfaitement jiistiliées; mais, malgré tout(^ rérudition (ju'il déploie en recherchant Torigine des couronnes, il n'établit nullement ce point essentiel. Les païens attribuaient bien à Mercure l'iiivention des lettres : fallait-il pour cela s'abstenir delà littérature, sous peine de commettre un acte d'idolâtrie? Tertullifii lui-même est obligé de reconnaître (pic toutes les substances, en tant (|ue créatures de Dieu, sont pures, et à ce titre d'un usage général, bien que la manière d'en user ne soit |)as indifférente. De plus, il n'hésite pas à convenir qu'il est une foule d'objets consacrés par les pa'iens à leurs divinités et dont les chrétiens pouvaient se servir sans le moindre scrupule : autrement la vie serait devenue impossible '. Or, cette simple réflexion, dont la justesse est évidente, ne suffirai t-elle pas pour enlever à son argument toute sa valeur ? Aussi, pour échapper à une objection (jui l'embarrasse, Tertullien se rejette-t-il sur ce que l'usage des couronnes était totalement ignoré dans l'Ancien Testament. « Ni le temple de Dieu, dit-il, ni l'arche d'alliance, ni le tal)ernacle du témoignage, ni l'autel, ni le chandelier n'ont été couronnés'; le peuple juif a toujours ignoré [un tel usage, exclusivement pa'ien ^. » Singulière inadvertance de la part d'un homme si versé dans la science des Écritures! Rien n'est moins exact que celte assertion émise avec tant de confiance. Dans le livre de l'Exode il y a plus de dix passages où il est question des couronnes d'or qui surmontaient l'arcln! d'alliance et l'autel. Une couronne d'or, dit l'Ecclésiastique, entoui'ait la mître d'Aaron et des grands-prêtres ses successeurs. Isaac compare la justice

^. De Corona mil., x.

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