‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 183 sur 234 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

:{3i T K A I T !•; 1) i: i, a i' a t i i: se. e.

le mal ir étant que Vimpatience du bien*. Ucnoiicement aux jouissances de la terre en vue du bonheur céleste, pardon des offenses, modération dans la douleur ({iia nous cause la perte de nos proches, éloi^Miement de toute idée de vengeance, oubli des injures, pratique de la charité sous toutes ses formes, résignation au milieu des souffrances corporelles, voilà autant d'applications particulières de la vertu morale dont Tertullien entreprend léloge". Mais bien qu'à certains égaras la patience ne soit pas étrangère à ces différentes manifestations de la sainteté, il est vrai de dire que l'auteur donne à son sujet une extension (jui en élargit trop la notion : il confond la patience avec la force dont elle n'est que l'élétnent passif. L'exagération dans la louange comme dans le blâme est un écueil Contre lequel vient échouer trop souvent l'àme ardente du prêtre de Carthage. Sénèque était tombé dans le même défaut, lorsque, pour prémunir ses lecteurs contre la colère, il s'ingéniait à prouver qu'elle est le plus grand de tous les vices'. C'est une tentation assez naturelle à certains écrivains de se passionner pour le sujet qu'ils traitent, à tel point qu'ils ne voient plus rien au delà soit en bien soit en mal. Ces traces de déclamation sont moins sensibles quand Tertullien et Sénèque tracent la peinture, l'un, du vice qu'il attaque, l'autre, de la vertu qu'il défend. Après avoir montré que la patience chrétienne, inspirée par la grâce divine, formée sur l'exemple et les préceptes de Jésus- Christ, est ordonnée par rapport à la béatitude céleste qui

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