De Patienlia, xi
■2. Ibid., XV.
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« De même que la iblie a des signes certains, s'écrie le philosophe, le visage hardi et menaçant, le front triste, le regard farouche, la démarche précipitée, les mains convulsives, le teint changeant, la respiration fréquente et s'échappant avec violence, ainsi l'homme en colère présente des symptômes semblables. Ses yeux s'enflamment, étincellent ; un rouge éclatant couvre son visage, le sang bouillonne dans les cavités de son cœur, ses lèvres tremblent, ses dents se serrent, ses cheveux se dressent et se hérissent, sa respiration est gênée et bruyante, ses articulations craquent en se tordant; il gémit, il rugit ; sa parole s'embarrasse de sons entrecoupés ; ses mains s'entre-choquent fréquemment; ses pieds battent la terre; tout son corps est agité, tous ses gestes sont des menaces : tel est le portrait hideux et repoussant de celui que décompose et gonfle la colère \ »
Si le moraliste païen peint à merveille les effets physiques