‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 208 sur 234 · Pensées de Pascal, 2* partie, art, v, § 3 et · texte numérisé non relu

Pensées de Pascal, 2* partie, art, v, § 3 et

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Iiillicii (|iii se pcrmeltc de pai'cillcs a[)oslr()|»li(is. Lui aussi ne cruiiitlra |)as <1<' dire c(! mot resté t'aineu\ : « Le Fils de Dieu est né; je n'en rougis point parce qu'il faut en rougir. Le Fils de Dieu est moii : il tant le croire parce que cela révolte la raison. Il est ressuscité du tombeau où il avait été enseveli; le fait est certain parce ((u'il est impossible'. » Jamais, il faut bien l'avouer, on n'a gardé moins de ménagement envers les délicatesses du sens humain : c'est l'audace du langage poussé juscju'à sa dernière limite. Toutefois, il serait peu juste d'abuser de ces fortes expressions, comme on l'a fait plus d'une fois, faute d'en bien saisir la portée. Elles signifient tout simplement que l'incompréhensibilité d'un mystère n'est pas un motif pour le rejeter, et que le propre des opérations divines, c'est de s'imposer à l'esprit avec d'autant plus de force qu'elles semblent le heurter davantage. Or rien n'est plus vrai, si l'on veut bien reconnaître que cette manière d'agir, si étrange qu'elle paraisse à prennère vue, est le plus sûr moyen d'empêcher que les hommes ne coiifundenl l'aelion divine avec la leur". Mais du reste, ni

J. Di' Carne Chrisli, v.

2. Maloliranche s'y prend d'une antre laïun poin' démnutrer que l'iucompréliensihilité des mystères est nue raison de les admettre. Il s'appuie sur la croyance qu'ont reucontrée les vérités de la foi, croyance inexplicable dans l 'hypothèse d'un enseiguemeut mal foudé. « Comment, |Kir exemple, accorder l'unité avec la triuité, une société de trois personnes dilTéreutes dans la simplicité parfaite de la ualure divine? Cela est incompréhensible, assurément, mais cela n'est pas incroyable. Cela nous passe, il est vrai; mais un peu île bon sens, et nous le croirons, du moius si nous voulons être de la reliirion des apôtres : car enfin, supposé qu'ils n'aient point connu cet ineffable mystère, ou qu'ils ue l'aient point enseigné à leurs successeurs, je soutiens qu'il n'est pas possible qu'ini sentiment si extraordinaire ait pu trouver dans les esprits cette créance universelle ipi'on lui donne dans toute l'Église et parmi tant de diverses

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Tertullien ni Pascal ne prétendent (ju'il puisse y avoir une contradiction réelle entre les mystères de la loi et les principes de la raison. Le grand a{)oloiiiste du dix-septième siècle s'exprime à cet égard avec une netteté qui bannit toute équivoque : « La foi, écrit-il. dit bien ce que les sens ne disent pas, mais jamais le contraire. Elle est au-dessus et non pas contre '. » Le théologien de TÉglise d'Afrique est encore plus explicite sur le caractère rationnel des œuvres divines : « Dieu ne prescrit rien qui ne soit fondé en raison. — Que peut-il y avoir de divin qui ne soit rationnel '? — Dieu a voulu que rien ne fût compris ni expliqué que d'accord avec la raison ^. » Son sentiment se réduit donc à ceci : les mystères de la foi semblent révolter la raison, et cette contradiction apparente, loin d'ébranler votre foi, est de nature à la fortifier, en nous montrant que Dieu triomphe par les voies mêmes où échoueraient les efforts de l'homme ; mais lorsqu'on pénètre au fond des choses, cette prétendue opposition disparaît, et l'on découvre des rapports de convenance qui font ressortir ce qu'il y a de rationnel et de parfaitement logique dans le plan divin.

natioQS. Plus cet adorable mystère parait moustrueux, souffrez cette expression des ennemis de la foi, plus il choque la raison humaine, plus il soulève Timagination, plus il est obscur, incompréhensible, impénétrable, moins est-il croyable qu'il se soit insinué naturellement dans l'esprit et dans le cœur de tous les catholiques de tant de pays si éloignés. Je le comprends, Théodore, jamais les mêmes erreurs ne se répandent universellement partout, pi'incipalement ces sortes d'erreurs qui révol. tent étrangement l'imagination, qui n'ont rien de sensible, et qui senv bleut contredire les notions les plus simples et les plus communes. » (XIV* Eïilrelien sur la nirlaphysiquc, i.

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