Tusculanes, 1. n, c. xiv, xvi, xvii
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peine connu la veilhî, sera oublié le lendemain, lui j)arler, dis-je, de la gloire (jui lui «st réservée dans les siècles futurs serait une pure dérision. Une pareille pei'spective pouvait sembler flatteus*' à un homme tel que Cicéron, et par conséquent ranimer son courage au milieu des épreuves de la vie ; il est à peine nécessaire de taire observer (ju'elle est de nul eH'et sur la grande majorité du genre humain. Qu'est-ce donc (pril tant inculquer à l'esprit de Thomme pour aguerrir sa volonté contre; la soufiVance et la douleur ? A coup sûr, autre chose que les belles phrases d'un écrivain (pii, dissertant sur la générosité avec laquelle on doit accomplir les sacrifices corajnandés j)ar le devoir, ne trouve pas même l'occasion de prononcer une seule fois le nom de Dieu. Tertullien, éclairé par la foi, voit les choses de plus haut ; il envisage d'un coup d'œil plus sûr les réalités de la vie. Pour exhorter les martyrs à tenir ferme en face des souffrances qui les attendent, il énumère, lui aussi, les exemples de constance que rapporte Cicéron. Il fait passer sous les yeux du lecteur Lucrèce (|ui se poignarde en présence de sesproches pour venger l'outrage «ju'a subi sa pudeur ; Mutins Scévola qui met la main au feuafin (|ue la postérité célèbre sa grandeur d'âme ; Heraclite. Empédocle, Pérégrinus, que le désir de la renommée pousse à sacrifier leur vie; Didon et l'épouse d'Asdrubal, qui affrontent les flammes l'une et l'aulre; Régulus, à qui te patriotisme fait mépriser les plus cruelles tortures; Cléopàtre, qui livre son bras au.v reptiles pour ne pas tomber vivante aux mains de son ennemi \ Mais dans <{uel but rappelle-t-il aux martyrs ces ti-aits de courage de l'antiquité pa'tenne? Est-ce j)()nr les éblouir par le faui éclat d'une gloire mondaine:^