Ad Nationes, 1. 1, c. xvn
2. Ibid.^ 1. u, c. IV. « Nam alias natiu'a sic est, ut qui melius dixerit, liic. vprius dixisse \àdeatui', uou qui verius, is melius. »
■l. Ibid., 1. Il, c. VII.
i. Ibid.. 1. I, c. vu.
que les sectes philosophiques ont toute liberté pour aitaijuer les coutumes et les cérémonies païennes, on ne reconnaît pas même aux disciples" de l'Évangile le droit de pratiquer un culte auquel leur conscience les oblige. De plus, les partisans du polythéisme ferment volontairement les yeux sur un fait palpable qui devrait servir aies éclairer. Ils conviennent euxmêmes que la prati(jut' de l'Evangile produit des effets merveilleux sur la conduite de leurs fils, de leurs femmes, dv leurs esclaves. Eh bien, loin de se sentir portés à s'instruire dans une doctrine dont ils voient les résultats, ils redoublent de haine contre ceux (jui l'enseignent ou la professent. « Tel mari ()iii. auparavant, ne pouvait entendre les rats trotter dans l'appartement sans frémir et sans concevoir des soupçons sur la vertu de sa femme, aime mieux la voir coupable que de la savoir chrétienne. » Voilà jusqu'où l'on pousse les préventions. Pour échapper à l'argument qui ressort de la vertu des chrétiens, on aime à se rejeter sur les désordres partiels qui ont pu se glisser parmi eux ; mais on parle ainsi pour s'étourdir soi-même \ J'aime, Messieurs, à citer la réponse de Tertullieu, parce qu'elle réfute à merveille une objection qu'on rencontre le plus souvent dans la bouche de ceux qui devraient être les derniers à la faire.
« Nous ne contesterons pas au sujet de quelques-uns les vices que vous leur reprochez : il suffit, pour absoudre notre nom, que nous ne soyons pas tous vicieux, qu'il n'y ait de coupables qu'un petit nombre. Prenez le corps le plus beau, le plus pur, il s'y trouvera toujours quelque défaut ou quelque imperfection, ne serait-ce qu'une verrue ou une lentille. Le