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su dcbaiTasseï' d'iui liuiimir (|iii |)ai' ses laleuls dumiail di' l'ombrage au pouvoir on dont les richesses excitaient l'envie, les dt'laleurs se hâtaient de glisser à la sourdine, sous le prétexte le plus futile, une accusation de lèse-majesté, et la peine capitale était prononcée. « Un épiait les paroles de Tivresse, dit Sénèque, les naïvetés de la j)laisanterie : tout était danger, tout prétexle de sévir ('-lail i)()n. On ne s'int'orniait ])lii> du n'-sultal des accusations, parce <|u'il n'y en avait (jn'un ' . » Vous concevez dès lors. Messieurs, qu'un procédé si commode n'ait pas dû être négligé à l'égard des chrétiens: les charger du crime de lèse-majesté, c'était les vouer à une mort certaine.
Ici du moins, je dois l'avouer, la magistrature romaine trouvait une apparence de raison dans le refus d'un chrétien de jurer par le génie ou par la fortune des Césars. Qui ne voit avec fiuelle facilité des légistes aussi exercés (jue ceux de l'aiirieniit' Home pouvaient transformer ce refus en manque de res|)ect pour la majesté impériale? Grâce au progrès intellectuel dont nous sommes redevables à l'Évangile, nous avons peine à comprendre; aujourd'hui (jne l'esprit d'un peuple ait [)U descendre jus(pi'à déitier les hommes les plus infâmes (jui aient paru sur la terre; et c'est avec raison (pie nous voyons le comble de la démence dans les prétentions de cette lignée de misérables assez dupes d'eux-mêmes pour j)reniln' Ifiir divinité au sérieux. Mais, sans vouloir contester (jue la manie de l'apothéose chez les premiers empereurs romains présente à certains égards les symptômes d'une véritable folie, je dirai néanmoins que leur conduite était plus logique qu'on ne le pense d'ordinaire. Ne perdons pas de vue